Numéro · Al-Azan · juin 2005 Citer
Al-Azan #131
- Type
- Périodique islamique
- Editeur
-
Al-Azan
- Date
- juin 2005
- numéro
- 131
- Résumé
- Bulletin Mensuel de l’AJMCI Plateau-Dokui
- nombre de pages
- 4
- Sujet
- Terrorisme
- Langue
- Français
- Source
- Nurudine Oyewolé
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-issue-0001406
- Table des matières
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p. 1 [Edito-Azan] PROFANATION DU SAINT CORAN : LES MUSULMANS DISENT NON (NUR'DINE O)
Cet éditorial dénonce la profanation du Saint Coran par des soldats américains dans le camp de Guantanamo. L'auteur critique les tentatives de communication de l'administration américaine pour redorer son blason. Il s'interroge sur le silence des musulmans africains face à ces événements. L'article appelle à un éveil des consciences face à cette atteinte grave à la dignité de la foi.
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p. 2 [IJTIHAD] LA MUSIQUE ET LES CHANSONS (Youssouf Al Qardawi)
Cet article traite du statut de la musique et des chansons en Islam, affirmant leur licéité d'après plusieurs hadiths authentiques. L'auteur pose un cadre et des limites à cette liberté pour le croyant. Il rappelle que la musique ne doit pas aller à l'encontre des prescriptions religieuses. Elle ne doit pas inciter au plaisir charnel ni occuper tout le temps du croyant, afin de préserver son équilibre spirituel.
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p. 2 [ESPACE JEUNES] LA VIOLENCE (Abdoul Karim)
L'article aborde le problème de la violence chez les jeunes, souvent engendrée par l'environnement social et les médias. Il rappelle que l'Islam s'oppose fermement à toute forme de violence gratuite. L'auteur exhorte le jeune musulman à cultiver la maîtrise de soi. Il insiste sur l'importance de l'humilité et de la patience face aux épreuves de la vie.
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p. 2 [Echos du Minaret] L'USAGE DU CERCUEIL DANS NOS ENTERREMENTS (Baïkro Bamou)
L'auteur critique la tendance croissante des musulmans à se faire enterrer dans des cercueils. Il souligne que cette pratique ne relève pas des traditions islamiques originelles. En s'appuyant sur des hadiths, il encourage le retour aux pratiques d'inhumation simples. Ces rites funéraires spirituels ont été légués par les anciens pour honorer le défunt selon la Sunna.
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p. 3 [PORTRAIT] EL HADJ OMAR TALL (KADRE)
Cet article retrace le parcours politico-religieux d'El Hadj Omar Tall, figure majeure de l'islamisation de l'Afrique de l'Ouest au XIXe siècle. Il détaille ses origines ainsi que son portrait physique et spirituel. Le texte aborde ses conquêtes militaires pour fonder son empire. Enfin, il souligne l'important patrimoine écrit légué par ce leader à la postérité.
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p. 4 [INTERVIEW] M. DOUMBIA YOUSSOUF : CHARGÉ DE L'ORGANISATION (La Rédaction)
Cet article présente une interview de M. Doumbia Youssouf, responsable de l'AFRAMSI. Il dresse le bilan positif de l'association après 15 ans d'existence. L'entretien aborde les objectifs de solidarité et de formation au sein de l'entreprise. Il met en lumière les efforts d'entraide déployés par les agents musulmans.
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p. 4 [IDENTITE] Le musulman et lui-même (III) LE MUSULMAN ET SON AME (D. Mohamed Ali Al Hachimi)
Cet article traite de l'importance pour le musulman d'élever et de purifier son âme. Cette purification s'obtient par une pratique assidue de l'adoration. L'auteur recommande la fréquentation des gens de bien pour s'améliorer. Il insiste également sur la récitation fréquente d'invocations et de supplications pour renforcer le lien avec le Créateur.
Annotations de valeur
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- Gemini 3.5 Flash
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- contenu
-
**Al-Azan**
Bulletin Mensuel de l'AJMCI PLATEAU-DOKUI
Paraissant depuis le 10 Juin 1994
Prix : 100 Frs
Porteur du Message, Acteur de son Epoque
**SOMMAIRE**
**IDENTITE**
Le Musulman et lui-même (III)
**IJTIHAD**
LA MUSIQUE ET LES CHANSONS
**ECHOS DU MINARET**
DE L'USAGE DU CERCUEIL DANS NOS ENTERREMENTS
**ESPACE JEUNE**
LA VIOLENCE
**PORTRAIT**
EL HADJ OUMAR TALL
**INTERVIEW**
M. DOUMBIA YOUSSOUF
Chargé de L'organisation de l'AFRAMSI
(Association Fraternelle des Agents Musulmans de la SIB)
**HADITHS À MÉDITER**
Visite celui qui ne te visite pas, et offre des cadeaux à celui qui ne t'en offre pas. (Al Bokhari)
Lorsqu'un homme cesse d'invoquer Dieu pour son père, et sa mère, il sera privé des bienfaits. (Ad-Dailimi)
**Al-Azan**
Directeur de Publication
NURUDINE Oyewole
Coordinateur
Baikoro BAMORY
Contacts : 07.70.14.83
05.92.32.36 / 05.18.67.67
Site web:www.ifrance.com/alazan
http://alazan.ifrance.com
**Edito-Azan**
**PROFANATION DU SAINT CORAN : LES MUSULMANS DISENT NON**Lire le texte intégral — 3 529 mots restants Réduire le texte intégral
«Chasser le naturel, le voilà qui revient au galop» nous clame l'adage. Pour autant, faire mentir cette vérité, c'est l'exercice auquel se livre la diplomatie américaine depuis que le magasine américain Newsmeek a revelé la profanation du Saint Coran par ses soldats dans le camp de Guantanamo où sont incarcérés des terroristes supposés, arrêtés lors de la guerre contre le pouvoir des talibans en Afganistan après les attentats du 19 Septembre 2002.
En effet, face à la vague de manifestations de protestations souvent meurtrières (15 morts à Jalalabad en Afganistan), le secrétariat d'Etat américain aux affaires étrangères s'est lancé dans une campagne de communication tous azimuts. Premièrement, des pressions ont été exercées sur la direction du magasine auteur de l'information. Celle-ci a présenté ses sincères excuses au motif que la source de l'information n'avait aucun fondement fiable.
Deuxièmement, les autorités américaines se sont vues obligées d'expliquer les efforts de formation et d'éducation qu'elles déploient afin d'inculquer une attitude respectueuse des symboles de l'Islam à leurs soldats.
En dépit de toute cette offensive médiatique pour « relooker » leur image très écornée auprès des musulmans, il est presque impossible à parier sur les chances de réussite de celle-ci. Pour les musulmans, les américains ont décidé de s'attaquer à l'Islam et aux musulmans et cet incident exhale cette senteur de mépris. A juste titre d'ailleurs, si l'on s'en tient à plusieurs faits symboliques. D'abord, la thèse du « choc des civilisations » défendue par le PR Samuel Hutingtone qui croit que le clash est inévitable entre la civilisation judéo-chrétienne et la civilisation islamique ; l'emboitement de son pas par GEORGES Bush qui s'écriait dans son discours d'après 19 Septembre, «la guerre que nous allons lancer est une croisade» ,même s'il s'est employé à le rectifier après ; l'invasion de l'Irak avec ses centaines de milliers de morts civiles et les humiliations subies par la population et les prisonniers d'ABOU abraib ; le traitement impartial du problème palestinien...
Toutefois, une satisfaction est à relever dans cette affaire. Pour une fois les américains se sont retrouvés dans les cordes, obliges de se justifier à la face du monde, suite à une information banale rapportée par la presse. Ici encore nous découvrons le poids de la communication, une arme redoutable lorsqu'elle est bien manipulée par une société civile alerte et consciente. Les musulmans n'ont pas laissé passer cette occasion et ont bien signifié leur colère aux américains et au monde entier. Histoire de mettre en garde tout autre esprit haineux, écervelé ou libertaire qui voudrait se donner de la contenance en profanant les symboles de l'Islam.
A dire vrai, je me suis interrogé sur le silence des musulmans africains. Que traduit ce mutisme ? Sommes-nous trop noyés par notre mare de misères ? Avons-nous peur d'écorcher l'oncle Sam ? Notre société civile est-elle encore en dormition ? Autant de questionnements qui nous conduisent à penser que l'éveil des consciences des masses reste un travail colossal à bâtir. Dans ce domaine, la responsabilité de nos dirigeants associatifs et religieux est déterminant. Pour autant, chacun à son niveau et à celui de sa famille peut jeter les bases de ce chantier pharaonique. Car ceux de nos frères qui ont réagit ont compris que le coran, «le faux ne l'atteint (d'aucune part), ni par devant ni par derrière, c'est une révélation émanant d'un sage, Digne de louange» S41V42
MAA SALAM
NUR'DINE O
**Al-Azan Juin 2005**
**DJOUMADA AL-AWAL 1426 H JUIN 2005 N° 131**
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IJTIHAD
LA MUSIQUE ET LES CHANSONS
La musique et la musique sont un divertissement grâce auquel l'âme se repose et le cœur et les oreilles se réjouissent. Pour cela l'Islam, les a permis. En effet, des hadiths sahih confirment bien leur licité. En effet, des hadiths Sahih confirment bien leur licité en Islam. Selon Al Bokhari, Aïcha (RAA) rapporte qu'une fille se maria avec un homme Ansar. Le prophète (SAW) lui dit : «Ô Aïcha ! Est-ce que les gens se sont bien amusés ? Les Ansars aiment bien s'amuser» Ibn Abbas dit : Aïcha maria une de ses proches à un homme des Ansar Le prophète (Saw) vint et dit : As-tu envoyé un chanteur au mariage ? Elle répondit par la négative. Il dit : «les Ansar sont des gens qui aiment beaucoup la poésie, tu aurais dû envoyer un chanteur à ce mariage» Hadith de Ibn maja). Enfin Aïcha (RA) rapporte qu'Abou Bakr (RA) entra chez elle à l'approche du Aïd Adha (fête de tabaski). Il y trouva deux filles qui chantaient et tambourinaient. Le prophète (SAW) était là, il portait un chale sur lui Abou Bakr entra et grogna sur les deux filles. Le prophète (SAW), montra son visage et lui dit :
«Laisse-les, ô Abou Bakr nous sommes en période de fête» (Hadith de Boukhari et Muslim)
De ces récits nous pouvons conclure que la musique n'est nullement interdite par l'Islam. Cependant, il convient d'apporter un cadre à cette liberté.
1°) Le thème des chansons ne doit pas aller à l'encontre des prescriptions de la religion
2°) Si le thème abordé est licite, il ne faut pas que la façon de chanter incite au plaisir charnel
3°) L'islam luttant contre tout excès, fût-il du culte, il est évident que ce divertissement ne doit pas occuper tout notre temps.
4°) Les chansons sont interdites si elles sont liées à des soirées de débauche.
Comme on le voit tout acte ne valant que par l'intention, l'utilisation de la musique ne doit servir qu'à la construction de notre âme et non à sa destruction.
Source : Le licite et l'illicite en Islam
Youssouf Al Qardawi
ESPACE JEUNES
LA VIOLENCE
Force brutale exercée contre quelqu'un, acte de nature à faire impression sur un individu en portant sur sa personne un mal considérable et présent, la violence est devenue aujourd'hui plus qu'autrefois un mode d'expression de la société, plus singulièrement des jeunes. Engendrée le plus souvent par l'environnement, le contexte sociale et l'action des masses medias, la violence prédispose les jeunes à l'adoption d'attitudes libertaires expression d'un marasme social. D'aucuns voient en son exercice un besoin d'affirmation de soi parfois au mépris de toutes valeurs que prône la religion.
Dans une société de melting-pot ou les différences sont, bient malheureusement, de potentielles sources de violence, la spiritualité devient le dernier rempart. L'Islam est-il besoin de le rappeler, s'oppose à toutes sortes d'actions volontaires
destinées à faire du tort à autrui sans raison valable. Le prophète (SAW) dit : «Trois choses, quiconque les possède Dieu le protègera sous son égide, déploira sa clémence sur lui, et l'entrera au Paradis : lorsqu'on lui donne, il est reconnaissant ; pardonne quand il peut se venger ; se maîtrise quand il s'irrite» (Al Baihaki d'Après Ibn Abbass). Le jeune musulman se doit de rester humble, tolérant sans pour autant sombrer dans la lâcheté et la bassesse. De plus il doit recommander ce qui est bien et déconseillé le mal, endurer patiemment ce qui peut l'atteindre et se défendre quant il le faut. Tout cela est le propre d'une âme résolue. Que Dieu nous guide (Amin)
Abdoul Karim
Echos du Minaret
L'USAGE DU CERCUEIL DANS NOS ENTERREMENT
De nos jours, l'on constate que de plus en plus des musulmans sont enterrés avec des cercueil. Effet de mode, complexe vis à vis des autres, ignorance de sa religion ? Seule une bonne enquête peut y repondre.
Une chose est sûre, cette pratique ne fait nullment partie des traditions musulmanes, même si elle est tolerée dans certains cas. C'est pourquoi nous rapportons ces hadiths. «Creusez dans la terre et approfondissez, ayez soins de bien faire cela». (Timidy). «La tombe latérale est de notre pratique, la fosse est de l'usage des autres.» (Ahmed, Abou Abou Daoud et Tirmidy)
Chers frères et sœurs, avant de poser un acte, il faut toujours se demander le point de vue de l'Islam. Evitons donc de faire du suivisme, car Allah nous dit : «vous êtes la meilleure Communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes, vous
ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah» S3 V110. A chacun sa culture donc.
Eduquons notre entourage et nos enfants à cette bonne pratique qui d'ailleurs nous allège la tâche et donne toute sa spiritualité à cette cérémonie qui tend pour beaucoup à devenir un simple marchandage, un ballet de voitures et de grosses lunettes noires.
Nous devons plutôt demander le pardon pour notre mort pour qu'Allah lui facilite son interrogatoire au lieu de contester les prescriptions divines par des pratiques importées. «Demandez le pardon et l'affermissement pour votre frère dans son interrogatoire qu'il subit à présent» disait le prophète après l'enterrement. Revenons donc aux bonnes pratiques à nous leguées par nos ancetres.
à la plume, Baïkro Bamou
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Al-Azan Juin 2005
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**PORTRAIT**
**EL HADJ OMAR TALL**
*Quand on parle de l'histoire de l'islam, on a tendance à en omettre un pan qui est celui concernant l'Afrique noire. L'Afrique de l'Ouest a abrité des entités politiques qui ont joué un rôle de premier plan dans la diffusion de l'islam en Afrique sub-saharienne. Cela est l'œuvre de grands hommes comme El Hadj Omar Tall dont nous proposons ici le parcours politico-religieux et le rôle qu'il a joué dans l'islamisation de l'espace soudanais au XIXème siècle.*
**Origine et naissance**
El Hadj Omar Tall est un marabout d'origine toucouleur. Il est né vers 1794 à Alloar aux environs de Guédé entre le lit principal du fleuve Sénégal et son bras méridional, le marigot de Doué à une quarantaine de kilomètres de Podor (République du Sénégal). Il est né de Saïdou Ousmane Mouktar et de Sokona Adama de Fouta Toro. Issu d'une famille maraboutique, il reçut son initiation au Coran de son père. La tradition nous dit qu'il se distinguera dès sa tendre enfance par son intelligence, son honnêteté, sa force de caractère et sa ferme volonté d'acquérir le savoir. Avec son initiation à la lecture de Coran, il venait d'entamer la longue marche d'un homme déterminé sur le chemin du combat pour la cause d'Allah.
**Portrait de l'homme :**
Le cheick était un homme grand et mince. Avec son visage immobile et son regard aigu, il ne souriait presque pas. Il était toujours enturbanné et vêtu d'un boubou ou d'un burnous de blanc immaculé. Il portait sa canne et son chapelet. Homme très instruit, il accordait une très grande importance à l'éducation religieuse et à l'entraînement spirituel des talibés. Les prières, le zikr, les pratiques conformes à la sunna étaient rigoureusement enseignées par le cheick.
**Le parcours politico-religieux :**
Omar Tall fera très tôt la connaissance de la Tidjinia à Walata où il poursuit ses études. En 1825, il se rendit à la Mecque où il séjourna pendant 15 ans. Là, il approfondit ses connaissances auprès du cheick Mohammad Al Gali, le compagnon fidèle de Cheick Tidjane, fondateur de la Tidjania. Omar Tall retournera dans son Fouta natal avec une grande ambition religieuse : *balayer le pays des noirs du paganisme*. Il s'établit à Dinguiraye (ville de la Guinée) et s'entoure de talibés. Dans cette localité, le Cheick se prépara minutieusement à l'accomplissement de sa mission. Il acheta des armes dans les comptoirs européens de la Côte Sierra-Léonnaise et entreprit une campagne de recrutement de combattants qui le conduit au Fouta Toro en 1846. Il constitue une armée de près de 3000 hommes. Le 21 Mai 1854 El Hadj Omar part de Dinguiraye en direction du Nord pour occuper Nioro (sud est du Mali actuel) et jeter les bases de son empire religieux le 11 Avril 1855.
Son œuvre impérial se passe dans un Soudan Occidental placée au centre des convoitises européennes. Ces derniers avaient implanté dans de nombreuses villes des fortins notamment le long du fleuve Sénégal qui leur avait servi de porte d'accès au Soudan.
El Hadj Oumar Tall se heurte alors aux intérêts français dans sa marche vers l'Est à Médine en 1857. Il poursuit sa conquête en direction du Sud Est jusqu'à Ségou (dans l'actuel Mali) sur le fleuve où il installa son fils Ahmadou comme roi. Il brise ainsi la coalition entre Fama de Ségou et le chef du Macina et prend possession de Hamdallaye (capitale du royaume du Macina) le 16 Mai 1862. A Hamdallaye, fit appeler son fils Ahmadou et lui confie le commandement de l'empire avec titre de roi de Ségou. Il dira à l'occasion : *«soyez témoin, tournez-vous vers lui, je lui remis mon pouvoir, je ne me réserve rien !»*. L'opposition des Macinankés (peuls du Macina) était encore vive mais le Cheick réussira à sortir de Hamdallaye pour se diriger vers Bandiagara où il disparaît dans la grotte de Déguembéré le 12 fevrier 1864. Ainsi, s'achèvera en 10 ans (1854-1864) la longue marche qui contribuera à diffuser réellement l'Islam et asseoir les bases d'un renouveau politique au Soudan occidental.
**Quelques grandes réalisations du Cheick**
**Le patrimoine écrit :**
Ecrivain talentueux, imam et éducateur, il forgeait la foi de ses talibés par de nombreuses exhortations. Il écrivit quatre ouvrages dont, le livre des conseils qui explique les devoirs d'un musulman et Arimah (les lances) qui montre le parti du Miséricordieux contre les gorges du parti des maudits. El Hadj Omar Tall lègue à son fils Ahmadou un important fond de manuscrit arabes que les français découvrent à la prise de Ségou en 1890. Ce patrimoine écrit sera transféré à Paris et confié à la bibliothèque nationale. L'inventaire le plus complet de cette bibliothèque n'a été publié qu'en 1985 par une équipe internationale de chercheurs. La collection représente actuellement l'un des fonds de manuscrit du sub-saharien en langue arabe les plus riches et les plus conservés. L'ensemble se compose de 518 recueils soit quelques 12.000 feuilles et plus de 500 kg de document selon Docteur Mahamoud Abou Zoubair (CEDRAB-Tombouctou).
**La ville de Dinguiraye**
Dinguiraye est le chef lieu de la préfecture qui porte le même nom en république de Guiné Conakry. Cette ville doit sa création à El Hadj Omar Tall. Elle est considérée de ce fait comme le berceau de l'empire omarien. Il a lui même dirigé les travaux d'aménagement de la ville à partir d'un campement où il s'était, au tout début de sa conquête, installé avec ses talibés.
Le pouvoir à Dinguiraye était fondé sur l'Islam, et la justice rendue selon les prescriptions du Coran. Omar Tall fit ainsi de Dinguiraye un véritable foyer de civilisation islamique au milieu du XIXè siècle.
El Hadj Omar Tall a marqué d'un sceau indélébile l'histoire du Soudan occidental. Grâce à sa politique d'intégration économique et sociale, il favorisa le brassage des populations. Il surpasse les marabouts Sarakollés dont l'œuvre d'islamisation s'est estompée au profit des activités commerciales. Il réunit toute la région allant de Dinguiraye en Guinée à Tombouctou au Nord est, à Nioro au Nord de la république du Mali. Il disait : *« Ne jugez pas quelqu'un selon origine mais jugez-le selon ce qu'il a fait pour son pays et pour le triomphe de l'Islam.»* Une citation qui dénote de la détermination d'un homme pour la cause de Dieu.
Réalisé par KADRE
Source : An-Nasr bulletin d'information de l'AEEMB
Al-Azan Juin 2005
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INTERVIEW
M. DOUMBIA YOUSSOUF : CHARGÉ DE L'ORGANISATION
L'AFRAMSI (Association Fraternelle des Agents Musulmans de la SIB) est une association regroupant les frères et sœurs musulmans travaillant à la SIB (Société Ivoirienne de Banque). Mise en place depuis près d'une dizaine d'années, elle fait figure de pionnère de la famille des associations musulmanes corporatives. Pour en faire davantage connaissance, nous avons rencontré pour vous un de ses responsables en la personne de Mr Doumbia Youssouf.
AL AZAN : Salam Aleykoum, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
M. DOUMBIA YOUSSOUF : Je suis M. Doumbia Youssouf, agent à la SIB et responsable du département organisation de l'AFRAMSI.
AL AZAN : Pouvez-vous nous faire un bref historique de votre association ?
M. D.Y : Malgré le nombre d'associations islamiques foisonnant dans la communauté, il nous est apparu un vide en notre lieu de travail, où il faut le dire, nous passons une majeure partie de notre existence. L'idée est donc venue de nous regrouper en novembre 1991. Ce fut un travail laborieux, de patience et d'abnégation. En fin de compte, du nom initial Benkâdi, nous sommes arrivés à celui de AFRAMSI à la suite de l'assemblée constitutive de Février 92.
AL AZAN : Quels ont été les objectifs fondateurs de l'AFRAMSI ?
M.D.Y : Les objectifs étaient précis : assurer la formation des membres, cultiver la solidarité, l'entraide et la concorde entre les frères et sœurs ainsi qu'avec les structures islamiques existantes.
AL AZAN : Après 15 ans d'existence, quel bilan pouvez-vous tirer du parcours de l'AFRAMSI ?
M.D.Y : c'est un bilan très positif. Au plan spirituel, les frères et sœurs ne sont plus complexés d'afficher leur islamité. Tout le monde va à la prière de vendredi. Au niveau de la mobilisation, il y a un engouement très perceptible dû à des actions de solidarité posées par l'AFRAMSI et fort appréciées à sa juste valeur lors d'événements heureux ou malheureux touchant des membres. Nous avons enregistré le départ à la Mecque de nombreux frères et sœurs. Envers les structures sœurs existantes, l'AFRAMSI a toujours apporté son soutien lors des congrès et des activités phares. On peut citer l'AEEMCI, l'AJMCI, La LIPCI, la Coordination d'Abobo, la LIPCI, la radio Al Bayan, le CHU de Treichville...
AL AZAN : Est-ce que l'existence de l'AFRAMSI ne vous attire pas des ennuis au sein de votre entreprise ?
M. D.Y : Le fonctionnement de l'AFRAMSI ne gène en rien celui de la SIB. D'ailleurs, il existe plusieurs autres structures mutualistes à côté de
l'AFRAMSI. C'est le lieu de rendre un hommage à nos dévanciers, singulièrement à l'ainé Mory Soumahoro qui a su négocier avec la diection du personnel, pour que le 13e salaire versé aux travailleurs en Décembre à cause des fêtes de fin d'année (grégorienne) soit versé aux travailleurs musulmans au moment de leurs fêtes (Tabaski en particulier). Cet acquis perdure depuis 15 ans.
AL AZAN : Quel appel lancez-vous aux frères et sœurs des autres entreprises ?
M. D.Y : Il est à souligner que plusieurs autres entreprises nous ont emboité le pas. Surtout dans le secteur bancaire, la SGBCI avec BADEYA et la BIAO. Mon souhait est que les autres puissent y arriver. Car rien ne vaut le soutien moral, spirituel et matériel des frères et sœurs en période d'épreuves. En plus, être en communion spirituelle avec ses frères et sœurs procure toujours reconfort, sécurité et bien-être.
AL AZAN : Comment arrivez-vous à vous former ?
M.D.Y : Nous organisons périodiquement des conférences. Avec l'arrivée de l'actuel président El Hadj Dagnogo Bamori, nous avons un imam attitré qui vient nous donner des cours régulièrement tous les vendredis soirs (entre 17 h et 18 h).
AL AZAN : Vos derniers mots ?
M.D.Y : Je rends grâce à Allah qui a inspiré nos devanciers pour initier une telle œuvre vertueuse. Je tiens à dire ma reconnaissance à ces personnes : TRAORÉ MAMADOU (imam de la Riviera Golf), FOFANA ABOUBAKAR (imam d'Aghien), COULIBALY SALIF et l'actuel président DAGNOGO BAMORI. Je dis un grand merci à notre Directeur Général M. Atta Kobenan pour sa compréhension, ainsi qu'à tous les membres. Nous, nous sommes vers la fin de notre temps de service. L'espoir est permis avec l'arrivée des jeunes dynamiques qui nous donnent entièrement satisfaction. Qu'allah nous aide tous !
IDENTITE
NUR'DINEO
Le musulman et lui-même (III) LE MUSULMAN ET SON AME
Pendant qu'il prend soin de son corps et de son esprit, le musulman doit veiller à élever son âme par l'adoration et la soustraire des passions terrestres. Pour cela,
Il doit raffiner son âme par l'adoration. «ceux qui pratiquent la piété, lorsqu'une suggestion du diable les touche se rappelle (du châtiment d'Allah) et les voilà devenus clairvoyants » S7v201
Il fréquente les gens de bien et assiste aux rassemblements religieux. Pour cela, le musulman doit veiller à choisir ses amis
et à fréquenter le plus souvent des assemblées qui purifient et augmentent la foi.
Il répète frequemment les invocations et des supplications. Le prophète répétait toujours des invocations avant et après tous les actes qu'il accomplissait. Le musulman se doit de les apprendre ainsi que d'autres invocations qu'il répétera, le plus possible, aux moments propices. Ainsi son cœur sera en contact permanent avec Allah et son âme en sera purifiée.
Source :
La personnalité du Musulman
D. Mohamed Ali AL Hachimi
La umma au Quotidien
• Naissance : La COMUDO a enregistré plusieurs naissances ce moi-ci les filles de l'Iman Souleymane dont le baptême a eu lieu le 16 Mai, frère Yaro Issiaka, du frère Soumahoro Sidy (électricien de la mosquée) Le fils du frère Diarrassouba Issa (nouvellement arrivé au Dokui. Qu'Allah fasse de tous ses enfants des lumières pour leurs parents et pour toute
la Communauté. ( Amin)
• SECOFIS 2005 : Le sous-comité d'Adjamé organisera son séminaire communal de formation Islamique d'Adjamé du 23 au 30 Juillet 2005 avec une participation de 4.500 Frs/personnes.
Pour vos communiqués contactez nous au 05.61.21.12
Al-Azan Juin 2005Annotations de valeur
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- Gemini 3.1 Pro
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Al-Azan #131. Al-Azan, n° 131, juin 2005. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/45836.
Al-Azan #131. (2005, juin). Al-Azan(131). https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/45836
Al-Azan #131. Al-Azan, juin 2005, n° 131. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/45836.