Numéro · Al Maoulid Info · 5 juillet 2007 Citer
Al Maoulid Info #00
- Type
- Périodique islamique
- Editeur
-
Al Maoulid Info
- Date
- 5 juillet 2007
- numéro
- 0
- Résumé
- Bimensuel islamique satirique d'information et de réflexion
- nombre de pages
- 8
- Langue
- Français
- Source
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Abdoulaye Sounaye
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-issue-0000201
- Table des matières
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p. 2 [Théologie] L'ISLAM, RELIGION DE LA PROPRETÉ
Cet article traite de l'importance de la propreté en Islam pour la validité de la prière. Il distingue la propreté apparente, obtenue par la purification par l'eau ou le Tayammum, de la propreté invisible. Cette dernière est liée aux pollutions spirituelles comme la mécréance, lesquelles sont purifiées par les bonnes actions et le repentir sincère. L'article souligne ainsi la dimension holistique de la pureté dans la pratique religieuse musulmane.
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p. 2 Extrême pauvreté: Comment en est-on arrivé là? (BC)
L'auteur dénonce la mal gouvernance et la complicité des dirigeants locaux avec les institutions internationales, menant au pillage des ressources nationales. Malgré les programmes d'aide et les théories économiques, la pauvreté persiste et s'aggrave pour les populations rurales. L'article questionne les causes structurelles de cette détresse sociale persistante. Il met en lumière le décalage entre les politiques publiques et la réalité vécue par les citoyens les plus démunis.
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p. 2 [A vol d'oiseau] Dounia tv: Le mélange des extrêmes!... (Al maoulid)
Cet article analyse le succès et le style de la chaîne de télévision nigérienne Dounia TV. L'auteur s'interroge sur la cohabitation surprenante, au sein de la même grille de programmes, de prêches religieux et de musiques profanes mondaines. Cette juxtaposition soulève des questions sur l'identité éditoriale de la chaîne. Le texte explore les enjeux de cette programmation hybride dans le paysage médiatique local.
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p. 2 [Lentement & sûrement] Aux pas des médias communautaires
L'article dresse un état des lieux du développement des radios communautaires et rurales au Niger, soulignant leur rôle crucial dans le désenclavement des zones rurales. Il pointe également du doigt les difficultés financières de ces médias et l'absence d'aide publique. Ces radios sont présentées comme des vecteurs essentiels d'information et de lien social. Le texte appelle à une meilleure reconnaissance institutionnelle de ces acteurs médiatiques.
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p. 3 Le ministre d'Etat sénégalais, Cheikh Mamoune Niass, sur les traces de Cheikh Ibrahima Niasse. (Barham Cheikh)
Cet article relate le séjour au Niger du ministre d'État sénégalais Cheikh Mamoune Ibrahima Niasse en juin 2007, notamment à Kiota pour le 4ème congrès de l'Association Nassiratou-d-dine. Il évoque son pèlerinage sur les traces de son père, Cheikh Ibrahima Niasse, ainsi que son recueillement sur la tombe du résistant sénégalais Albouri N'diaye à Dosso. La visite souligne les liens historiques et spirituels profonds entre le Sénégal et le Niger. L'événement a été marqué par une forte ferveur religieuse.
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p. 3 [Mécénat] Don de cinq millions cfa et de cinq sièges de pèlerinage tous les ans à l’Association Nassiratou-d-dine.
L'article met en avant la générosité de Cheikh Mamoune Niasse, qui a annoncé l'octroi annuel de cinq millions de francs CFA et de cinq sièges de pèlerinage à la Mecque pour l'Association Nassiratou-d-dine. D'autres dons de sièges de pèlerinage ont également été attribués à des personnalités locales de Dosso. Ce geste symbolise le soutien aux institutions religieuses locales. Il renforce les capacités de l'association à remplir ses missions sociales et spirituelles.
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p. 3 Albouri N’diaye raconté par Moumouni Djermakoye (Moumouni Djermakoye)
Ce texte historique, extrait des mémoires de l'auteur, relate la fin tragique du résistant sénégalais Albouri N'diaye, poursuivi par les troupes coloniales vers Sokoto. Il décrit comment Djermakoye Aouta a fait récupérer son bras pour lui offrir des obsèques religieuses dans l'enceinte de la Mosquée de Dosso. Ce récit rend hommage à la dignité et à la mémoire du résistant. Il témoigne de la solidarité historique entre les peuples face à la colonisation.
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p. 4 Le soufisme ou l'humanisme de l'islam (Elias)
Cet article retrace l'émergence historique du soufisme sous les dynasties Omeyyade et Abbasside, en réaction à un islam officiel et littéraliste. Il définit le soufisme comme l'aspect ésotérique (batin) et intérieur de l'Islam, s'appuyant sur l'exégèse spirituelle du Coran et les paroles prophétiques (Ahadith Qudsiya). Le soufisme est présenté comme une voie d'humanisme et de spiritualité profonde. Il constitue un pilier essentiel de la pratique mystique musulmane.
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p. 4-5 [Autres temps, autres hommes] Le supplice de Hallaj
L'article relate le parcours spirituel et le martyre d'al-Hallaj, condamné à mort en 922 à Bagdad pour avoir proclamé son union mystique avec Dieu par la formule 'Ana al Haq' (Je suis la Vérité). Son sacrifice est devenu une source de force pour le mysticisme musulman, réhabilité plus tard par de grands traités de soufisme. Le texte explore également la conversion d'Al-Ghazali au soufisme, soulignant la nécessité de purifier l'âme par le dhikr. Il met en lumière l'impact historique d'Al-Ghazali et d'Abd al Qadir al-Jilani sur la reconnaissance de cette voie spirituelle.
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p. 5 La CANIZAWA, une nouvelle mangeoire des politiciens? (Barham Cheikh)
L'auteur critique la gestion de la Caisse Nigérienne pour la Zakat et le Waqf (CANIZAWA), un projet pourtant louable destiné à lutter contre la pauvreté. Il dénonce l'accaparement de cette manne financière par la classe politique nigérienne au détriment des oulémas et des populations démunies. L'article appelle à une gestion plus transparente et éthique des fonds religieux. Il souligne le risque de détournement des objectifs sociaux de la Zakat.
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p. 5 Qui était Ibn Arabi?
Cet article retrace la vie et l'œuvre d'Ibn 'Arabi, figure majeure du soufisme, né en Andalousie. Il détaille ses connexions spirituelles, notamment avec Abou Madyan, ainsi que son œuvre monumentale rédigée à la Mecque, le Kitab al Futuhat al Makkiya. Ibn 'Arabi est reconnu pour sa contribution immense à la métaphysique soufie. Son héritage intellectuel continue d'influencer la pensée islamique contemporaine.
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p. 5 [L'oasis du zikr] Le zikr et ses formes d'évocation
L'article aborde la pratique du zikr (évocation de Dieu) chez les soufis, souvent mal perçue par certains détracteurs. Il défend la légitimité des différentes formes de zikr, qu'il soit pratiqué à haute voix ou de manière silencieuse, en s'appuyant sur les hadiths et la lecture du Coran. Cette pratique est présentée comme un moyen fondamental de rapprochement avec le Divin. Le texte cherche à dissiper les malentendus entourant ces rituels spirituels.
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p. 6 [Attaques armées de rebelles dans le nord du Niger] Si les rebelles savaient... et si le pouvoir pouvait. (Mahamadou Issaka)
L'article analyse la situation de crise et d'insécurité dans le Nord du Niger, marquée par les attaques du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). L'auteur appelle au dialogue entre le gouvernement et les rebelles pour instaurer une paix durable, tout en saluant l'initiative de concertation politique sous l'égide du Premier ministre Seini Oumarou. Le texte souligne l'urgence d'une solution pacifique pour stabiliser la région. Il met en avant la nécessité d'une volonté politique forte pour résoudre le conflit.
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p. 6 Hama Amadou cultive son jardin! (Mouhamed Mamoudou)
Ce texte commente la reconversion et les activités de l'ex-Premier ministre Hama Amadou après sa chute politique. Il s'intéresse particulièrement à l'acquisition d'un vaste domaine agricole dans la vallée du Boboye, suscitant des interrogations sur les motivations réelles des politiciens derrière la ruée vers les terres agricoles de cette région. L'article interroge les liens entre pouvoir politique et accumulation foncière. Il soulève des questions sur l'éthique des anciens dirigeants.
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p. 6 Islam, femme, paix et développement durable. (Zeinabou Sow)
Ce compte-rendu retrace les assises du 4ème congrès statutaire de la Jamiyal Nassirat Dîne tenu à Kiota en juin 2007. Les interventions ont porté sur la santé de la reproduction, l'éducation, l'environnement et la place de choix que l'Islam confère à la femme pour le développement. Le congrès a mis en avant le rôle actif des femmes dans la société musulmane. Il a souligné l'importance de l'éducation féminine pour le progrès communautaire.
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p. 7 [Santé et cultures] Les femmes musulmanes, plus tolérantes que les hommes? (Dr. M.R.Z)
L'article analyse le rôle pacificateur des femmes musulmanes au Niger face aux tensions et dérives sectaires masculines. Lors du 4ème congrès de l'Association Nassiratou-d-dine à Kiota, des leaders féminines d'horizons divers ont plaidé pour l'unité, la cohésion et un islam de paix. Le texte met en évidence la contribution des femmes à la stabilité sociale. Il appelle à une meilleure reconnaissance de leur leadership spirituel et communautaire.
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p. 7 DROIT DE REPONSE (Chaibou Mamane, La Rédaction)
Le directeur général de Bonferey TV réagit à une critique parue dans le journal concernant la diffusion d'un documentaire controversé et la programmation musicale de la chaîne, rappelant qu'elle est encore en phase d'essai. La rédaction d'Al Maoulid répond en réaffirmant son soutien à la chaîne tout en maintenant son droit de regard critique. Cet échange illustre le débat démocratique au sein de la presse nigérienne. Il souligne l'importance de la liberté d'expression et de la responsabilité médiatique.
Annotations de valeur
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- contenu
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Nul n'aura la foi en Dieu, tant qu'il ne souhaite à son prochain ce qu'il souhaite à sa propre personne."
-Hadith-
Al Maoulid Info
" Le musulman, c'est celui dont personne n'aura à souffrir ni de sa langue ni de sa main ".
-Hadith-
RCCM: 964 Nim-2003-A NIF: 7023 / P
La tolérance est l'âme de la foi !
Prix: 300 fcfa
Bimensuel islamique satirique d'information et de réflexion
N°00 du 05 juillet 2007 - Bp: 12065 Niamey Niger- Tel: 96 59 00 62 - E-mail! lemusulman2006@yahoo;fr
Le ministre d'Etat sénéglais, Cheikh Mamoune Niasse, sur les traces de Cheikh Ibrahima Niasse.
P 3.
Si les rebelles savaient...et si le pouvoir pouvait.
P 6.
- Les femmes musulmanes plus tolerantes que les hommes ?.
P 7
Hama Amadou cultive son jardin
P 6
Collecte,gestion et distribution de la zakat :
La CANIZAWA, une nouvelle mangeoire pour politiciens ?
P 5.
4eme congrès ordinair de Nassiratou-d-dine :
Islam, femme, paix et développement durable.
P 6.
- Le supplice de Hallaj.
P 4
Le soufisme ou l'humanisme de l'islam
P 4.
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Al Maoulid
Société
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Théologie
L'ISLAM, RELIGION DE LA PROPRETÉ
A quoi consiste la propreté ?Lire le texte intégral — 8 955 mots restants Réduire le texte intégral
Les savants sont unanimes sur le rôle incontournable de la propreté pour la validité de la prière. Il y'a cependant deux types de propreté pour deux types de pollution : La propreté visibles pour une pollution visible et la propreté invisible pour une pollution invisible.
La propreté, au sens théologique du terme, est toute purification visant à enlever une souillure qu'elle soit apparente ou non.
La pollution apparente se voit à l'oeil nu tel que les dépôts de poussières, de graisses, d'excréments solides ou colorés etc. Alors que la pollution non apparente ne se voit pas à l'oeil nu. C'est le cas notamment de la mécréance (qui est une forme de souillure) et de la perpétration de tout acte banni par la loi islamique.
la propreté apparente se fait par la purification à l'eau pure, c'est le cas du lavage rituel pour la pollution masculine ou féminine, ou par l'ablution (on peut toutefois leur substituer le Taymam en cas de manque d'eau). Quant aux pollutions non apparentes, elles s'enlèvent seulement par l'accomplissement des bonnes actions, par le repentir ou parfois même...par la maladie !.
Selon Ibn Abbasse, d'après le prophète Mouhamed (psi), la maladie chez un croyant est aussi un élément purificateur des péchés.
Extrême pauvreté :
Comment en est-on arrivé là ?
Dans le cadre du programme spécial, vous serez rééquipée avec deux calebasses neuves, un rouleau de corde, un bâton de deux mètres en accacias sénégalensis !,et même deux sandales !
La mal gouvernance dans nos pays n'est pas une simple vue de l'esprit de la presse ou de certains partenaires techniques et financiers. C'est une réalité quotidienne palpable, atroce, que vivent nos populations notamment rurales dans leur chaires. Devant l'incapacité historique de nos gouvernanats à faire le bonheur de leurs peuples, on a assisté en quelque sorte à un "deal" entre ces médiocres dirigeants et les institutions de Breyton woods au terme duquel les dirigeants locaux doivent regner pour servir d'alibi à un pillage systématique éhonté des maigres ressources d'une population à bout de soufle du fait de la disette et de la maldie. Quant aux politiciens, ils doivent jouer le rôle de diversion contre leur propre peuple pendant que les richesses du sous sole comme l'uranium, l'or ou le petrole sont volés avec l'agreement officiel de ces valets locaux.
Par la suite, on fait croire au peuple que pauvreté et famine sont des phénomènes liés à la mauvaise récolte ou à la conjoncture internationale. Comme si trois mois de culture, et encore quelles cultures, suffisent à résorber les problèmes alimentaires et de pauvreté. Que de milliards engloutis, que de théories épuisées dans des ateliers, colloques, missions et autres séminaires fleuves financés à grands frais sur le dos des pauvres ! Mais la situation du pauvre malgrés tout allait toujours de mal en pie.
Aujourd'hui encore, nous sommes à l'heure du programme spécial du president de la République avec ses "cache for work" et ses "prêts sans intérêts" sensé eradiquer definitivement la pauvreté. Pendant ce temps, les tracteurs de fabrication chinoise et les fonds de la BRS au lieu qu'ils servent à renforcer les structures paysanes, allaient aux politiciens, députés et hommes d'influences en tous genre.
A cette allure, la pauvreté aura de beaux jours devant elle.
BC
A vol d'oiseau
Dounia tv : Le mélange des extrêmes !...
S'il est une télévision qui veut rompre d'avec une certaine médiocrité ambiante dans le domaine télévisuel au Niger, c'est bien la nouvelle télé numérique Dounia tv. Voilà une télé entièrement animée par des jeunes, "de la tête aux pieds" comme on dit, et dont le promoteur M.Habib Garba est un nigérien particulièrement compétent en la matière. Voici un groupe formée d'une télé et d'une Radio (Dounia fm) qui, pour la première fois au Niger, émettent 24h sur 24 non stop au grand bonheur des téléspectateurs et des auditeurs. Cette maison excelle aussi, il faut le dire, dans l'innovation tous azimut dans son domaine. C'est le moins qu'on puisse dire !
Ainsi depuis quelques temps, on constate un troublant mélange des genres au niveau de cette télé, une sorte d'association des extrêmes ! Comment comprendre en effet cette large place faite à la fois, et côte à côte, à la musique mondaine et à la religion ? Si, d'un côté, les adeptes de la foi musulmane en ont pour leur compte, de l'autre ils continuent toutefois de s'interroger sur la signification d'un tel amalgame.
En effet la télé Dounia est la seule capable d'aligner bout à bout plusieurs prêcheurs qui sont parfois hélas, d'idéologies aussi diamétralement opposés que le Maghreb et le Machreq (L'Est et l'Ouest) !.n Ce qui d'ailleurs n'est pas en soi une mauvaise chose. Seulement voilà, dans la seconde d'après, les déhanchements sauvages et immoraux inspirés par une musique congolo-ivoirienne bâtarde visiblement en mal d'inspiration, reprend tous ses droits !.
D'aucuns pensent que cette alchimie étonnante voire détonnante, était le secret du succès relatif du groupe. Pour le moment, le public apprécie le produit avec un sentiment fort mitigé. N'empêche, marabouts et artistes continuent de se bousculer sur les plateaux de Dounia. Puisque, conscient des enjeux, chaque camp voulait à tout prix préserver son territoire dans ce rare îlot de succès au Niger qu'est le groupe Dounia. L'attelage de Habib garba tiendra-t-il durablement la route ? Wait and see !
Dounia reste tout de même un bel exemple d'explosion de talents et d'ouverture sur le monde. Ce qui mérite d'être salué !.
Al maoulid
Lentement & sûrement
Aux pas des médias communautaires
Lentement mais sûrement, l'espace des médias communautaires s'élargit chaque jour un peu plus dans notre pays. Ainsi, en moins de dix ans une centaine de Radios communautaire sont implantées à travers tous le pays par divers PTF(partenaires techniques et financiers).
A cette grande chaîne de communication tissée à travers tout le pays, s'ajoute aussi les Radios rurales, qui ne sont pas à confondre avec les Radios Communautaires. (Une radio rurale peut être la propriété d'une personne physique ou morale avec toujours pour objectif le monde rural, alors qu'une radio Communautaire est sensée appartenir à une communauté qui n'est pas forcement rurale). Il y'a aussi les Radios régionales (ortn) sensées couvrir tout le territoire national et qui sont d'une certaine façon considérées comme des Radios rurales. Ces Radios de proximité, qui connaissent un succès remarquable dans leurs zones d'intervention, ont grandement contribué à désenclaver un monde rural abandonné et coupé du reste du monde.
Mais ces différents médias ne sont pas sans difficultés au niveau de leur fonctionnement. Par exemple tous les agents des Radios communautaires sont des volontaires sans salaire minimum et sans formation malgré les efforts multiformes déployés dans ce sens par certains partenaires conscients du problème.
Au regard de l'importance de ces médias, personne ne s'explique aujourd'hui encore les raisons pour lesquelles ces médias avaient été tout bonnement oublié lors de la distribution des fonds d'aide aux médias.
C'est là certainement une grave omissions à éviter l'année prochaine !
Al Maoulid
Mensuel islamique satirique d'information et de réflexion
N 001 - 2007
Bp : 12065 Niamey Niger
Tel : 96 59 00 62
E-mail : lemusulman2006@yahoo.fr
Directeur de publication
Elh Barham Cheikh
Comité de rédaction :
Moumouni Djibo
Dr. Zakarya Med Rabany
Mamadoul Taybou Issa
Dr. Abdoul Lawi Cheikh
Mohamed Mamoudou
Elh Barham Cheikh
Directeur commercial :
Boub0 Kountch0tarcy
Impression
INN
2000 exemplaires
Al maoulid-info N° 001 du 05 Juillet 2007
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Al Maoulid Actualité 3
Le ministre d'Etat sénéglais, Cheikh Mamoune Niass, sur les traces de Cheikh Ibrahima Niasse.
Le ministre d'Etat sénégalais, le richissime Cheikh, Mamoune Ibrahima Niasse, avait séjourné au Niger, précisément à Kiota, du 22 au 27 juin 2007. L'objet de la visite du ministre d'Etat était de prendre part au 4ème congrès de l'Association Nassiratou-d-dire (les partisanes de la religion musulmanes) tenu à Kiota du 23 au 25 juin sous la présidence justement du ministre d'Etat et de la première dame Mme Larba Tandja. Mais le but du ministre d'Etat à l'occasion de cette visite, était aussi d'aller en pèlerinage sur les traces de son illustre père, cheikh Ibrahima Niasse dont les séjours au Niger étaient des dates historiques pour les populations nigériennes. Dans un célèbre poème, Cheikh Ibrahima Niasse avait chanté son amour pour la ville de Kiota. Cette ville "dont les journées sont celles d'Allah". Or, une journée d'Allah est équivalente à mille ans de notre échelle. Ces liens spirituels si profonds, le hôte ne manqua pas de les souligner entre autres. "Mon père cheikh al-islam elhadj Ibrahima Niasse avait séjourné dans ces lieux, il avait prié et médité dans cette même maison. Voilà pourquoi moi et ma délégation sommes fières et émus, de nous retrouver sur ces mêmes lieux historiques", dit-il.
En dépit de ses multiples charges officielles, il avait tenu à marquer son séjour d'un calendrier très chargé. Présent à l'ouverture comme à la clôture du congrès, le cheikh avait fait des interventions au cours desquelles, il avait mis l'accent sur la nécessité de donner à la femme africaine les moyens de s'émanciper par l'éducation islamique en citant les célèbres poèmes de son père incitant filles et garçons à se bousculer sur les chemins de l'école. Pour le ministre d'Etat, seule une éducation islamique saine serait à même de libérer la femme musulmanes de toutes les pesanteurs.
Cependant,Tout au long de son séjour, Cheikh Mamoune Niasse était resté fidèle à la tradition de son père consistant à ouvrir ses portes aux populations de toutes les couches sociales . Il avait reçu aussi les délégations venues des pays voisins pour assister au congrès. Aussi avait-il tenu à rendre une visite de courtoisie au Khalife Cheikh Moussa dans sa résidence, puis à Seida Oumoulkheir Niasse, la fondatrice de l'Association, avant d'aller se recueillir sur la tombe de Cheikh Aboubacar Hassoumi Kiota.
Pour le ministre d'Etat, seule une éducation islamique saine serait à même de libérer la femme musulmanes de toutes les pesenteurs.
A la veille de son départ, le ministre s'était rendu à Dosso pour se recueillir sur la tombe du célèbre résistant sénégalais Albouri N'diaye dont la tombe se trouve justement à Dosso en face du palais du chef de province, dans l'enceinte même de la cour de la Mosquée d'en face.
En son temps, son père, Cheikh Ibrahima Niasse, s'était lui aussi recueilli sur la tombe de cet illustre combattant, lors de sa première visite au Niger dans les années cinquante. Alboury était un redoutable résistant à la pénétration coloniale française en Afrique de l'Ouest. Son épopée connaît encore quelques gloire à cause de ses faits d'armes face à l'armée coloniale dans les régions septentrionales du Sénégal.
Affaibli, du fait de l'inégalité des armements, le roi du Djolof (Sénégal) dut s'exiler en mettant le cap sur Sokoto à la recherche de renforts militaires. Il fut tué en cours de route par des clans rivaux à la frontière nigériane vers 1903.
Le reste du corps d'Alboury fut enterré à Dosso par Djermakoye Aouta.
Albouri était un ancêtre de la famille Niasse, c'est pourquoi Cheikh Mamoune, à l'image de son père, s'est intéressé à cet homme. N'oublions pas que Alboury était aussi un combattant islamique, autrement, il ne se serait pas dirigé vers ce grand centre islamique qu'était Sokoto. Aujourd'hui encore son histoire est toujours enseignée dans les écoles sénégalaises d'où l'intérêt de tous les sénégalais avertis pour sa tombe considérée comme une partie de l'histoire du Sénégal.
Avant de quitter la cité des Djermakoyes, le ministre d'etat sénégalais eut droit à une réception somptueuse au palais du chef de province de Dosso avant d'être reçu en tête-à-tête par le gouverneur M. Lawali Moutari.
La délégation sénégalaise qu'accompagnaient la télévision officielle sénégalaise ainsi que la Radio Sud fm et le journal Horizon (le plus lu du pays), avait particulièrement montré son intérêt pour la richesse historique et culturelle des peuples nigériens à travers la glorieuse histoire de la région de Dosso.
Barham Cheikh
Mécénat Mécénat Mécénat Mécénat Mécénat Mécénat MécénatMécénat
Don de cinq millions cfa et de cinq sièges de pèlerinage tous les ans à l'Association Nassiratou-d-dine.
Cheikh Mamoune Niasse est un homme riche mais c'est surtout un homme généreux qui savait mettre sa fortune son coeur au service de la cause d'Allah. Dans son propre pays, il est connu pour être un bailleur de fonds des grands projets islamiques et communautaires. Ainsi chaque année, il distribue une centaine de sièges de pèlerinage à la Mecque à ses concitoyens et aux musulmans de toutes les nationalités.
Au 4eme congrès ordinaires des femmes de Nassiratou-d-ine il annonça coup sur coup l'octroi de cinq millions de francs cfa et cinq sièges pour le pèlerinage, une opération qu'il compte renouveler tous les ans. Le ministre d'Etat avait accordé aussi d'autres sièges de pèlerinage à la Mecque à des personnalités comme le chef de province de Dosso (un siège) ou le gouverneur de Dosso M. Moutari Lawali (deux sièges).
rappelons que Mamoune Niasse avait activement participé au financement des travaux de réfection de la Grande Mosquée de Medine Baye à Kaolack au Sénégal.
Le ministre d'Etat, Cheikh Mamoune Niasse, recevant des cadeaux à la fin de la cérémonie.
Albouri N'diaye raconté par Moumouni Djermakoye
"Fait historique à retenir, il (Djermakoye Aouta) se montra chevaleresque (bien que n'étant à l'époque que simple Prince aux côtés d'un Djermakoye -Attikou- vieillissant) à l'égard du célèbre Résistant sénégalais Albouri N'diaye qui, pourchassé par les troupes coloniales, ne dut son salut qu'à un exil précipité. En route pour Sokoto, ce dernier perdit la vie dans une embuscade tendue par les ennemis des peuls à la frontière du Nigeria. Aouta le Grand envoya chercher la dépouille mortelle de l'Illustre combattant sénégalais. Hélas, seul un bras put être récupéré, le reste du corps étant en état de décomposition avancée. Malgré tout ce qui l'opposait au souverain de Dosso, le héros sénégalais eut droit à des obsèques religieuses, et son bras fut enterré dans l'enceinte de la Mosquée de Dosso. Aujourd'hui encore bon nombre de sénégalais viennent au Niger, à Dosso, s'incliner sur la tombe de ce valeureux fils d'Afrique. Le président Wade qui ignorait ce fait historique et à qui je narrais les péripéties de la fuite et de la fin d'Albouri, me promit de venir lui même à Dosso pour ranimer et revivifier dans la mémoire de nos contemporains, les liens d'estime, de respect et de solidarité qui avaient fini par unir d'une certaine façon, deux fortes personnalités d'horizons si lointaines et cependant si proches, deux hommes symbolisant le rapprochement des peuples au-delà des contingences historiques et géographiques."
Extrait du livre : 15 Avril 1974, Mémoire d'un compagnon de Seini Kountché
Al maoulid-info N° 001 du 05 Juillet 2007
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Al Maoulid Soufisme 4
Le soufisme ou l'humanisme de l'islam
par Elias
Texte paru dans la Tribune d Octobre No 19 (El Badil, Montreuil, 25 mars 1990)
Le soufisme s est d0velopp0 dans un cadre particuliLrement difficile, le pouvoir en place, sous les Omeyades et plus particulitrement sous les Abassides, 0tait tris sourcilleux sur I orthodoxie sunnite et jetait le discrBdit sur toute fausse note susceptible de donner plus d assise au chiisme.
Il n est pas du tout surprenant d assister une lutte sans merci pour la mainmise sur la religion dis I avtnement du deuxitme calife Omar. L 0laboration de ta vulgate coranique sous Ottoman avait donn0e le ton de ce qui allait advenir en matitre de politisation de la croyance. La volontO de r0genter le culte s en est davantage accentu0e.
Dés l'époque Ommeyade, il y eut un islam officiel, proche du pouvoir en place et un islam léglti-miste' incarné par les chi'ites qui réclamaient un "juste retour des choses". Le message coranique subira dès lors beaucoup d'avatars pour culminer à l'époque 'Abbasside par une volonté de faire triompher le courant littéraliste qui s'est non seulement attaché à mettre en avant l'aspect exotérique des Écritures Saintes mais en plus selon la technique de l'abrogation, s'est rangé sur les positions les plus restrictives voire répressives du message. Cette lecture littéraliste était le propre des théologiens de cour occupant des positions prédominantes dans le clergé informel de la judicature islamique.
Face à cette formalisation excessive d'une croyance basée sur l'émancipation des individus, d'autres catégories ont vu le jour pour mettre les pendules à l'heure : les philosophes et les soufis.
Les philosophes hellénisants n'avaient pas à proprement parler les coudées franches. Ils devaient promouvoir leur activité spéculative à l'ombre du dogme sous peine d'être taxés d'hérésie.
Les soufis
En schématisant à l'extrême, on pourrait dire que le soufisme est un ésotérisme par opposition à l'ésotérisme. Cette attitude ésotérique (batin) n'est pas fortuite, elle plonge ses racines dans le champ ouvert par le Coran. Dès lors que le soufisme représente l'aspect intérieur de l'Islam, sa doctrine est en substance un commentaire ésotérique du Coran. Le prophète lui-même a donné la clef de toute exégèse coranique dans ses enseignements oralement transmis et vérifiés par la concordance d'intermédiaires. Parmi ces paroles prophétiques, certaines sont fondamentales pour le soufisme, à savoir celles que le Prophète énonçait en sa qualité, non de législateur, mais de saint contemplatif, et qu'il adressait à ceux de ses compagnons qui furent, par la suite, les premiers maîtres soufis, puis celles où Dieu parla directement par la bouche du Prophète et qu'on appelle Sentences Saintes (Ahadith Qudsiya). Celles-ci relèvent du même degré d'inspiration que le Coran, mais non du même mode "objectif" de révélation ; elles énoncent, du reste, des vérités qui n'étaient pas destinées à toute la communauté religieuse, mais aux seuls contemplatifs. C'est de là que part l'exégèse soufie du Coran, "se basant sur la parole du Prophète selon laquelle chaque parole du Coran comporterait plusieurs sens et sur le fait que chaque lettre a son sens (hadd) et que chaque définition implique un lieu d'ascension" (matla') 1.
Le soufisme est né pratiquement avec l'Islam, cependant le terme tasawuf n'est apparu qu'aux confins du IIe et IIIe siècles de l'hégire. Un groupe de spirituels chi'ites aurait été le premier désigné sous le nom de soufis. Parmi eux un certain 'Abdak (210/825) antérieur à Jonayd et son maître Sari al-Saqati.
La Tradition du Prophète abonde en préceptes mystiques. N'est-ce pas lui qui incita à une lecture ésotérique du Coran. Abou Hurayra disait : "j'ai gardé précieusement dans ma mémoire deux trésors de connaissance que j'avais reçu du messager de Dieu ; l'un, je l'ai rendu public, mais si je divulguais l'autre, vous me trancheriez la gorge".
Après la disparition du dernier calife qui était le chef légal, théologique et mystique, l'autorité se divisa entre les jurisconsultes, les théologiens et les mystiques. Hassan al Basri (mort en 728) était probablement le premier mystique "pur" n'ayant pas de responsabilité dans la direction de l'État. C'est aussi le premier, sans doute, à avoir posé explicitement ce qu'allait être le fondement du soufisme : "Qui connaît Dieu l'aime, et qui connaît le monde y renonce"
Autres temps, autres hommes
Le supplice de Hallaj
En 264/977, Hallaj fait la rencontre de Jonayd et pratique sous sa direction les exercices spirituels. Il reçoit la Khirqa (le manteau de soufi) des mains du maître. Mais dès son premier pèlerinage à la Mecque, il rompt ses relations avec les soufis ainsi qu'avec les traditionalistes et les juristes.
L'union avec Dieu réalisée grâce à l'amour était le sujet de ses prédications en public à Bagdad. Les canonistes en conçurent beaucoup de colère et l'accusèrent de panthéisme. Les soufis ne le soutinrent pas sous prétexte qu'il aurait divulgué des secrets qui ne devaient être communiqués qu'aux initiés. Hallaj avait commis la faute de rompre publiquement "la discipline de l'arcane". Les politiciens et les juristes réclamèrent une fatwa pour l'envoyer au gibet. Il fut mis à mort par un jour de printemps en l'an 922, le 24 Du'l-Qa'da.
Mais quels qu'aient pu être ses effets immédiat, son martyre se révéla finalement comme une source de force pour le statut des mystiques et pour le mysticisme lui-même au sein de la communauté dans son ensemble.
Le verdict déclarant que personne n'avait le droit de prononcer de telles paroles : "Ana al Haq" (je suis la Vérité) fut graduellement oublié en faveur d'une opinion selon laquelle ce n'était pas l'homme dans ce cas qui parlait et maintenant, pour un nombre croissant de musulmans la formule condamnée est elle-même d'abord un élément important de la preuve que Hallaj fut l'un des plus grands saints de l'Islam, alors qu'elle sert, en même temps, de démonstration générale du fait que les soufis ne sont pas toujours responsables de ce qu'ils expriment.
Cette reconnaissance graduelle et tardive est due en partie à des traités de soufisme plus simples. Des ouvrages accessibles à la masse comme Ta'aruf de Kalabadhi ou Kashf al Mahjub (le Dévoilement des choses cachées) de Hujwiri.
Les IVe et Ve siècles connurent un foisonnement sans pareil de grands maîtres. Niffari est une des figures les plus intéressantes. Auteur de Kitab al Mawaqif (Le Livre des Stations) où il relate les révélations qu'il aurait eues en état d'extase :
"Il m'établit dans la Mort ; et je vis que les actes, tous sans exception, étaient mauvais.
Et je vis la crainte régnant sur l'espérance ;
et je vis la richesse changée en feu et adhérant au feu,
et je vis la pauvreté comme un adversaire qui dépose ;
et je vis que, de toutes les choses, aucune n'avait pouvoir sur l'autre ;
et je vis que le monde est une illusion et les cieux en mensonge.
Et j'appelai : "Connaissance" mais elle ne répondit pas.
Et je vis que toute chose m'avait abandonné, et que tout être créé
(Suite en page 5)
Al maoulid-info N° 001 du 05 Juillet 2007
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**La CANIZAWA, une nouvelle mangeoire des politiciens?**
La CANIZAWA, vous connaissez? C'est la Caisse Nigérienne pour la Zakat et le Waqf. C'est une caisse, tout ce qu'il y'a d'officiel, dont la mission consistera à collecter la Zakat à l'interieur comme à l'exterieur du pays, et à la distribuer aux pauvres, dans le cadre strict du programme de lutte contre la pauvreté! Quant au mot Waqf, il désigne en arabe tout don, legs ou prêt d'un bien quelconque au profit d'une personne physique ou morale. C'est le cas par exemple des terrains donnés pour la construction des Mosquées ou de tout édifice d'interet public pour ne citer que celui-là.
Les textes régissant cette nouvelle caisse qui fonctionnera au moyen d'un conseil national et d'une direction générale, sont déjà en bonne voie, d'où un atelier de validation des textes et projets de loi la concerant qui a été tenu le 30 juin 2007 à Dosso, et qui était présidé par ses promoteurs devant un groupe de marabouts qui n'y avaient vu que du feu!
Derrière donc ce nom barabre de CANIZAWA, se cache une trouvailles ingénieuse de la classe poitique nigérienne visant à subtliser davantage aux pauvres les demieres ressources qui leur sont destinée à travers la Zakat, cette aumône légale consacrée par l'islam et dont le principe est de prendre des riches de confession musulmane pour donner aux démunis sans distinction de race ou de religion.
On sait que le Niger tout comme le Sénégal, le Mali, le Burkina et le Tchad sont déclarés éligibles par la conférance islamique, au titre des pays bénéficiaires, à titre exceptionel, de la zakat émise par le monde musulman dans son ensemble. C'est une manne financière colossale de plusieurs milliards de dollars qui va être injecté dans plusieurs pays pour lutter contre la pauvreté.
L'idée de la conferance islamique est de s'impliquer energiquement dans la lutte planétaire contre la pauvreté à travers un mécanisme islamique de solidanté qu'est la Zakat et le Waqf. C'est un projet louable qui a le mérite d'être comme une alternative à l'echec des differentes thérapies de lutte contre la pauvreté présentée et soutenues jusque là à grands frais dans nos pays par l'occident.
Mais là où le bas blesse, c'est que nos politiciens, tels de vautours, ont déjà pris l'affaire dans leurs griffes ascerés avec le but non dissimulé de perpétuer là aussi le fameux syteme de partage, de clientelisme, de copinage et de predation au grand dame des oulémas et des marabouts, mais surtout au grand dame des pauvres populations nigériennes.
Devant cette affaire de CANIZAWA, le comportement de la classe politique nigérienne est bien comparable à celui d'un patron plaçant son chauffeur sur la banquette arriéré de sa voiture pour prendre, lui, le volant alors qu'il ne savait rien de la conduite. Et pendant qu'il conduisait, il passait le claire de son temps à demander au chauffeur comment passer telle ou telle vitesse! Et puisque dans sa tête c'était lui qui devait etre aux commandes, il ne se rendait point compte du coté ridicule de son acte. Telle est le comportement de nos politiciens qui, outrpassant leur domaine de comptence, se découvrent subitement des qualités d'oulémas et de juristes en droit islamiques.
Que voulez-vous, cette affaire de la zakat et du Waqf est suffisement importante et juteuse pour être confiés à des "simples" Oulémas comme disait l'autre !
Barham Cheikh
La zakat n'est pas une affaire des Oulémas, c'est une affaire des politiciens!
**Qui était Ibn Arabï?**
Ibn 'Arabi est sans conteste celui qui donnera tout son sens au soufisme tant par sa pratique que par les centaines d'ouvrages qu'il a rédigé.
Né à Murcia en Andalousie en 569/1165, il rencontre à l'âge de 17 ans Ibn Rochd (Averroès) qu'il ne devait jamais revoir. Ibn 'Arabi peut être considéré comme un héritier d'Abou Madyan Shu'ayb 6 car il fut en contact étroit avec plusieurs de ses disciples et parlait toujours de lui avec la plus grande vénération, le désignant parfois comme son "Cheikh".
Bien qu'ils ne se soient jamais rencontrés de fait, ils communiquèrent néanmoins grâce au miracle de la lévitation. Le lien spirituel existant entre eux fut confirmé au temps de la jeunesse d'Ibn 'Arabi. Ce dernier raconte qu'un soir après avoir accompli la prière du maghrib (coucher du soleil), il se mit à penser très fort à Abou Madyan et ressentit un très vif désir de le voir. Quelques instants plus tard, un messager entra, le salua et l'informa qu'il venait de la part du saint avec lequel il venait d'accomplir la prière à Bougie. Abu Madyan l'avait chargé de dire à Muhyi'd-din: "Pour ce qui est de notre rencontre dans l'esprit, tout est bien, mais Dieu ne permettra pas celle que nous pourrions avoir dans ce monde matériel. Rassurez-vous, cependant, car le temps fixé pour une rencontre entre vous et moi se situe dans la sécurité de la miséricorde divine"
Ce disciple de Abu Madyan, écrivain d'une prolixité colossale, produisit au cours de son existence quelques huit cent cinquante-six ouvrages dont seulement cinq cent cinquante nous sont parvenus et sont attestés dans deux mille neuf cent dix sept manuscrits. Son chef-d'uvre le plus célèbre s'intitule: Kitab al Futuhat al Makkiya (Le livre des conquêtes spirituelles de la Mecque ou Illuminations Mecquoises). Cet ouvrage fut rédigé à la Mecque sous l'injonction de l'ange de la révélation. Il comporte 565 chapitres répartis sur quatre volumes.
Ibn 'Arabi s'éteignit paisiblement à Damas, entouré des siens, le 28 Rabi' 11638/16 Novembre 1240 peu avant la prise de Bagdad par les Monghols en 1258. Depuis la disparition du Khatem Al Awliya' (Sceau des Saints), le soufisme n'a plus connu de théoricien de cette envergure. Les ordres soufis ont servi, depuis lors, de relais avec des fortunes diverses à ces penseurs qui incarnèrent la spiritualité de l'Islam.
(Suite de la page 4)
m'avait fui, je restais seul. Alors l'acte vint à moi et je vis en lui une imagination secrète et cette partie secrète était ce qui restait; et rien ne fut de secours que la Miséricorde de mon Seigneur .
Au-delà des propos d'extase qui ne peuvent être entendus que par une infime minorité d'initiés, il y eut un phénomène qui sauva le soufisme des griffes de ses détracteurs le jour où Ghazali se convertit au soufisme.
Ce personnage exceptionnel ayant éprouvé les limites du rationalisme, fit l'expérience intense et providentielle de la nécessité du soufisme. Devenu l'un des premiers théologiens et juristes de Bagdad, il parvint à un état de crise durant lequel, comme il nous le rapporte, il fut pendant deux mois, en proie à des doutes sur la vérité de la religion. Le salut lui vint d'un contact avec le soufisme. Il raconte sa conversion (tawba) dans son autobiographie: al Munqidh min al Dhalal (Celui qui sauve de l'erreur) dont voici un extrait significatif:
"L'examen de ces doctrines terminé, je m'appliquai à l'étude de la Voie Soufie. Je vis que, pour la connaître parfaitement, il fallait joindre la pratique à la théorie. Le but que les soufis se proposent est celui-ci: arracher l'âme au joug tyrannique des passions, la délivrer de ses penchants coupables et de ses mauvais instincts, afin que dans le cur purifié il n'y ait place que pour Dieu; le moyen de cette purification est le dhikr Allah, la commémoration de Dieu et la concentration de toute sa pensée en lui. Comme il m'était plus facile de connaître leur doctrine que de la pratiquer, j'étudierai d'abord ceux de leurs livres qui la renferment... les ouvrages... les fragments qui nous sont restés des cheikhs. J'acquis une connaissance approfondie de leurs recherches, et je sus de leur méthode tout ce qu'on peut savoir par l'étude et l'enseignement oral; il me fut démontré que son dernier terme ne pouvait être révélé par l'enseignement, mais seulement par le transport, l'extase et la transformation de l'étre moral... J'en savais tout ce que l'élude peut en apprendre, et ce qui manquait était du domaine, non de l'enseignement, mais de l'extase et de l'initiation... Faisant un sérieux retour sur moi-même, je me vis enserré de toutes parts dans ces attaches. Examinant mes actions dont les plus honorables étaient l'enseignement et le professorat, je me surpris plongé dans plusieurs études de peu de valeur et sans profit pour mon salut. Je sondai le fond de mon enseignement et je vis qu'au lieu d'étre sincèrement consacré à Dieu, il n'était stimulé que par le vain désir de l'honneur et de la réputation. Je m'aperçus que j'étais sur le bord de l'abîme et que, sans une conversion immédiate je serai condamné au feu éternel... Enfin sentant la faiblesse et l'accablement de mon âme, je me réfugiai en Dieu comme un homme à bout de courage et sans ressources. "Celui qui exauce le malheureux qui l'invoque" daigna m'exaucer; il facilita à mon cur le sacrifice des honneurs, des richesses, de la famille".
Si Ghazali, le juriste shaféite, avait donné sa caution en se jetant corps et âme comme en témoignent ses "confessions" dans le soufisme, son jeune contemporain Abd al Qadir al Jilani avait rendu cette reconnaissance pleinement effective. Abd al Qadir réussira à faire admettre définitivement le soufisme dans la cité. La tariqa qadiriya en tant que branche de la jonaydia se développera dans la majeure partie des pays musulmans.
**L'oasis du zikr**
Il est courant de voire chez les soufis des séances de zikr (ou évocation) sous la forme d'un concert intense voir animé. Ce que, bien évidemment, est très mal vu chez certains. Qu'en est-t-il?
L'argumentation de ces purs et durs contre ce type d'évocation, semble chercher ses racines dans un hadith du prophète Mouhamed(psl) interdisant l'évocation - et pas seulement, mais toute lecture - à « très » haute voix. Par contre, ce que les extrémistes taisent délibérément, c'est aussi les nombreux hadiths qui, au contraire l'autorisent bel et bien! Ce n'est pas la première fois que des hadiths du prophète prennent position à la fois pour et contre un seul et même sujet. La lecture du coran à haute ou à basse voix connaît également ses hadiths « pour et contre ». Et sur ce point précisément, et très curieusement, ces messieurs s'abstiennent de choisir une position. Pourtant la lecture du coran n'est rien d'autre que du zikr (ou rappel). D'ailleurs c'est la meilleurs forme de zikr pour qui en possède les moyens.
Alors ce qui est valable pour un zikr ne l'est donc pas pour un autre ?
Les soufis, eux, n'ont jamais choisi entre les hadiths sur le zikr, au contraire ils les ont tous intègre de la même façon que pour la lecture du saint Coran. C'est pour cette raison que la lecture du saint Coran, tout comme l'évocation ou le zikr, est fait chez les soufis en deux temps: A haute voie et "dans le coeur" c'est-à-dire silencieusement.
Dans tous les cas, le zikr ne procurerait que des profits. Le grand Waly égyptien Hassan el Basil disait :
"Le zikr est un bien absolu, il efface les pêchés et n'en contient aucun".
Al maoulid-Info N° 001 du Juillet 2007
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Al maoulid Société 6
Attaques arm0es de rebelles dans le nord du Niger :
Si les rebelles savaient...et si le pouvoir pouvait.
Depuis bient t six mois, le Nord du Niger est le th0 tre de plusieurs attaques armOcs des rebelles du mouvement des nig0ricns pour la justice(MNJ). Une situation priori désolante cl inadmissible dans un pays économie d0j fragilis0e par plusieurs al0as d ordre économique, mais surtout politique. Mais, comment en est-on arriv0 cet 0tat de fait ? Selon les c t0s que les uns et les autres veulent se pencher, les réponses cette question sont la fois vari0cs et diverses.
Toutefois, il semble que certains de ces hommes arm0s qui se sont soulev0s contre le pouvoir en place, seraient issus de nos casernes et se considèrent comme victimes d une injustice dans I exercice de leur m0tier. Ils entendent ainsi travers « le dialogue des armes » se faire justice et au passage 0tablir la justice, qui n en point douter, reste la sLve nourriciLrc de tout régime démocratique. A ces derniers sont venus s ajouter certains habitants de la région en proie cette rébellion pour pouvoir défendre cette mŒme cause. Dans I un comme dans I autre cas, si cette assertion est leur réelle motivation, I on ne peut que s estimer heureux, étant entendu que les nigériens dans leur grand ensemble ont toujours uvré pour I instauration d a bord d une paix durable et d une justice au sens noble du terme pour tous. Devant cet état de fait, le commun des nigériens ne peut s cmpŒcher juste titre, d ailleurs, de savoir dans les causerie quotidiennes , de savoir le fondement réel de la naissance de ce nouveau mouvement. Ceci amLne indexer tort ou raison, certains pays d avoir une main mise dans cette affaire. Tant qu elle se justifie, cette affirmation doit interpeller les combattants du Nord, qui doivent savoir en leur me et conscience, que le Niger dans le contexte actuel, n a besoin d armes mais d mes sincLres pour se b tir dans ce mouvement mondial 00 les pays pauvres ont du mal tenir devant les grands ensembles organisés et structurés.
Il est donc grand temps pour le mouvement des nigériens pour la justice, de cesser de se faire justice mais de privilégier la voix du dialogue, seule issue royale pour déboucher sur des accords durables. Dans le mŒme ordre d idée, le pouvoir a le devoir de trouver les moyens d un rLglcmcnt I amiable de ce douloureux problLme dans 1 intérŒt général des fils et filles de notre chLrc patrie. Il est fréquent d entendre dans les discussions de quartier des appels invitant le gouvernement réprimer avec la dcmiLrc énergie les auteurs et complices de cette rébellion arm0e. Une telle réaction, somme toute d une autre époque, doit Œtre bannie jamais de nos m urs politiques afin que la paix et la prospérité continuent de régner pour tous les nigériens. Fort heureusement, au moment 00 nous mettons sous presse, nous avons appris avec joie que sur I initiative du conseil national du dialogue politique (CNDP), les hommes politiques, toutes tendances confondues, se sont réunis autour du premier ministre, chef du gouvernement M. Scini Oumarou, son cabinet pour discuter de plusieurs points touchant la vie de la nation dont entre autres celui de I insécurité. Espérons que de ces discussions sortiront des propositions concrLtes pour une sortie véritable de cette crise qui n a que trop duré.
Mahamadou hsaka
Hama Amadou cultive son jardin !
Depuis sa chute, on le dit un peu perdu, l'ex premier ministre Hama, garde en tout cas le profile bas. Comme tous les déchus politiques, il végète, signe que sa vie a du mal à démarrer en trombe comme certains s'y attendait.
En tant que président d'un partie de la taille du MNSD, normalement Hama n'aura pas de soucis à se faire coté occupation. Libérés des charges de l'Etat, est-on tenté de dire, lui et son SG l'ex ministre Salah Habi, on les voyait bien se lancer d'ores et déjà dans la bataille pour les élections futures. Aujourd'hui, comme hier, Hama compte ses amis(et aussi ses ennemis) au sein de son propre partis. Et il lui faut tous ses talents de leader pour éviter tout mouvement de fronde qui, à l'intérieur de son parti, menacerait de l'éjecter de la tête du parti. Et ce n'est pas l'envie qui en manque chez certains militants du parti au pouvoir. C'est pourquoi, depuis que "Hama est revenu à lui", il multiplie les rencontres y compris avec les dures de son partis comme d'ailleurs avec ses tombeurs d'hier qui sont dans l'opposition. Histoire d'enlever à ses adversaires toute envie de l'enterrer vite.
Mais depuis quelques temps Hama commence à visiter un autre jardin, dans le sens propre du terme, un terrain de plusieurs centaines d'hectares d'une longueur de 14 Km situé dans la vallée fertile du Boboye,à quelques encablures de Margou. Une sorte de future ranch à la George Bush qu'il voulait mettre en chantier pour le meilleurs et pour le pire ! S'il devenait chef d'Etats ce ranch serait sans aucun doute un haut lieu de rencontre avec des chefs d'Etats étrangers, et s'il devait finir comme un simple citoyen, il aura ainsi de quoi passer ses vieux jours.
Le Boboye, on le sait, compte parmi les future zone d'irrigation du Niger dont l'exploitation rationnelle permettraient à notre pays de s'auto suffir sur le plan alimentaire. C'est ainsi que sous son gouvernement déjà un programme ambitieux d'une centaine de milliards de cfa avait été annoncé pour les années à venir. On parlait de 80 milliards à injecter dans la mise en valeur des terres du Boboye.
Mais quelle ne fut la surprise des paysans de cette région de voir l'ex premier ministre venir payer un terrain faramineux suivi de plusieurs gouverneurs, des députés et de hauts fonctionnaires. On avait même cité les noms du président de l'assemblée nationale et celui de l'ex ministre d'Etats Abdou Labo parmi les candidats Intéressés par cette ruée vers la terre qui ne dit pas son nom. Un projet similaire de mille milliards dit-on est egalement prevu pour la région de Maradi.
Tout ce branle bas n'est-ll pas le signe d'une volonté cupide de nos politiciens d'anticiper sur les événements programmés par eux mêmes pour recuellir à la source ces fonds à leur propre profit en se parant de l'habit d'agriculteurs ?
Pour le moment, ce projet, tout officiel qu'il est, est gardé presque comme un secret de pollchinel, de peur peut être d'ameuter les pauvres paysans du Boboye et de Maradi qui, sans le savoir, continuent de brader les dernières terres qui leur restent..
Mouhamed Mamoudou
Islam, femme, paix et développement durable.
Du 23 au 24 juin 2007 sc sont tenues KIOTA les assises du 4eme congrLs statutaire de la Jamiyal Nassirat Dîne sous le ihLme ISLAM, FEMME , PAIX ET DEVELOPPEMENT DURABLE.
L ouverture a eu lieu sous le haut patronage de son excellence la prcmiLrc dame HADJIA LARABA TAND)A accompagnée d une forte délégation de femmes dont les épouses du président de I assemblée nationale et du premier ministre. C était en présence de son excellence SERIGNE MAMOUNE IBRAHIM NYASSE ministre d Etat sénégalais accompagné pour la circonstance d une délégation de dix neuf (19) membres.
Comme I accoutumée, le congrLs a réuni KIOTA plus de deux mille femmes venues de toutes les régions du pays cl de plusieurs pays de la sous région comme le NIGERIA, le BENIN, le SENEGAL, le MALI.
AprLs la cérémonie d ouverture, quatre intervenantes ont fait des communications sur le IhLmc choisi :
-Mme Bachir sur la santé cl reproduction : clic a expliqué le r le cl I importance des centres de santé familiale qui oeuvrent au bien (Etre des populations (les femmes et les enfants parliculiLrement) travers la planification cl I cspacemenl des naissances, I allaitement maternel, la lutte contre les MST, la prise en charge de la ménopause et la détection précoce des cancers génitaux cl mammaires
-Mme Ma ga Hamsou sur le développement communautaire : elle a insisté sur la formation cl I instruction des femmes pour qu clics s impliquent mieux dans le développement communautaire durable. En cfTct, a-t-cllc soutenu, la femme est un acteur du développement au Niger car représentant 52% de la population. Elle doit donc (Etre présente dans tous les domaines d activités.
-Mme Sidikou Fati sur femmes cl environnement : elle a ressorti I impact des activités de la femme sur la dégradation de I environnement. Or cet environnement a besoin d Œlrc entretenu et préservé pour un bien Œlre des communautés. Cette mission est impossible sans I implication des femmes.
-Mme Salsmalou Sow sur éducation cl développement : professeur de sociolinguistique I Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey, elle a démontré I importance de la parole qui selon elle est la meilleure arme que dieu ait donnée I homme en ce sens qu elle lui permet de communiquer pour éduquer, transmettre ses valeurs, son savoirfaire, scs connaissances. Elle a conclut que I accent doit Œlrc mis sur I éducation, volet sans lequel il n y a pas de développement.
- Sayada Zahara Cheikh Aboubacar Kiota sur Islam, Femme cl Développement : elle a présenté I Islam comme religion de paix cl de tolérance. Elle a ressorti la place de choix que I Islam confLrc la femme et quel r le celle dcmiLrc peut jouer dans toute entreprise de développement. Tout au long de son exposé, clic argumentait par des versets du Saint Coran, des liadiths du ProphLlc Mouhammad (paix cl salut sur lui) cl par I exemple combien illustratif de Kadidja, prcmiLrc femme musulmane cl prcmiLrc épouse du prophLic (PSL)
Les communications ont été suivies par des débats riches cl constructifs. Mme Guimba Aissata et Mme Bachir ont apporté des réponses aux questions des femmes pour tout ce qui touche la fréquentation des services de santé, le programme de santé de la reproduction, les soins prénataux, la contraception, la vaccination, I éducation des filles
Le congrLs a pris fin le 24 juin 2007 au soir.
Le ministre d Etal sénégalais MAMOUNE IBRAHIM NYASSE en prenant la parole la cérémonie de cl turc a loué les efforts de SAYADA OUMMOUL KAHIARI NYASSE pour le combat qu elle mLnc dans la voie de Dieu cl pour le bien Œlre des femmes. Il a pris I engagement de donner la Jamiyal Nassirat Dine la somme de cinq (5) millions cl cinq billets d avion pour le pLIcrinagc la Mecque chaque année.
Dans son discours de cl turc, la présidente fondatrice de la Jamiyal Nassirat Dine SAYADA OUMMOUL KHAIRI NYASSE a remercié le bureau sortant pour tous les efforts qu il n a cessé de déployer pendant son mandat. Un nouveau bureau a été mis en place avec a sa tŒlc Mme Sidikou Fati comme présidente.
Zdnabou Sow
Al maoulid-info N° 001 du 05 Juillet 2007
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DI ffiaoulifl éaotó @û ©afir®® ^
Les femmes musulmanes, plus tolérantes que les hommes?
Il aurait suffi d'une arrivée massive de nouveaux prêcheurs et prosélytes musulmans pour voire apparaître des dissensions et des tensions confessionnelles qui sont parfois d'une rare violence entre groupes musulmans. Pourtant jusqu'à une date récente, les musulmans nigériens étaient considérés comme l'une des communautés les plus paisibles du monde musulman.
A l'origine de ces tensions, l'instrumentalisation de la religion et la mauvaise interprétation des textes qui devaient engendrer des formes d'incompréhensions et d'intolérance entre croyants. Nous avions eu ainsi à vivre les dérives des prêcheurs et autres prosélytes dans leurs formes les plus caricaturales et les plus dangereuses aussi. Au nom d'Allah et au nom d'un" islam de renouveau” voire “un islam des sources”, les valeurs morales incarnées jusque là par les figures islamiques les plus emblématiques du pays étaient l'objet de dérision et d'insultes les plus inimaginables. Bref, la communauté musulmane nigérienne si calme, si pondérée paraissait sombrer peu à peu dans la crise ouverte et la folie.!
Dans cette dérive, qui faillit bien emporter le fragile équilibre social du pays, les femmes musulmanes, même si elles ne s'étaient pas ouvertement montrées contre cet état de fait, avaient tout de même fait montre d'une sagesse exemplaire en s'abstenant de jeter de l'huile sur le feu.
Les prêches féminins étaient resté neutres et positifs., quelles que soit leurs tendances idéologiques. Les anathèmes et autres déclarations de guerre sainte était jusque là l'apanage des seuls hommes.
Avec le 4eme congrès des femmes de l'Association Nassiratou-d-dine à Kiota, les femmes musulmanes nigériennes, toutes tendances confondues, avaient donné une fois de plus, la preuve de leur tolérance en montrant leur capacité à être ensemble. En effet, tout au long du congrès, des femmes musulmanes leaders dans leurs associations ou leur milieu, et qui n'étaient pas forcement de tendance soufie, avaient plaidé en faveur d'un islam de paix, de dialogue et de concorde.
Après Mme Houda qui venait juste d'appeler les femmes et les musulmans en général à l’unité, la présidente de l'ANASI, Mme Narougougou, déclara du haut de la tribune que "L’islam n'a pas de frontière". Elle lança à son tour un vibrant appel à l'unité et à la cohésion entre toutes les femmes musulmanes et entre tous les musulmans.
Ce 4eme congrès de Nassiratou-d-dine avait été véritablement l'occasion pour la femme musulmane de dire clairement ce qu'elle voulait. Or ce qu'elle voulait, c'est la paix et rien d'autre.
Le thème de ce congrès n'était-il pas: Islam,femme, paix et développement durable?
Dr. M.R.Z
DROIT DE REPONSE
Monsieur le directeur de publication d'AI maoulid.
Je vous demande de bien vouloir insérer ce droit de réponse dans votre prochaine publication.
En effet. Monsieur le directeur de publication, dans votre papier titré "Bonferey tv; Peut mieux faire!" en page 2 (Al maoulid n°00), vous avez écrit des choses inexactes sur Bonferey TV qu'il me semble opportun de rectifier. Quand vous dites par exemple que: "Cette chaîne a même diffusé “par erreur” un documentaire en français traçant l'histoire du prophète, où celui-ci était traité de dictateur et de je ne sais quels autres noms! (Wal iyazou billah!) I" je m'inscris en faux contre de tels propos diffamatoires de nature à discréditer l'image de Bonferey TV. Nous n'avons jamais diffusé" un tel film, par ailleur. vous dites que: “Enfin on ne s'explique pas non plus cette préférence ridicule de Bonferey tv pour la seule musique arabe sur les autres, même quand celles-ci n'ont rien de dérangeant. En effet, cette chaîne n'a jusqu’à présent jamais diffusé un seul morceau de la musique nigérienne ou même africaine, “il me semble que vous allez trop vite en bésogne lorsque vous faites comme une idée fixe en passant(dirait-on) tout votre temps à scruter ce que vous appelez les “programmes" de Bonferey pour voir sur cette chaîne des émissions musicales.
Nous prenons acte de vos encouragements et de certains de vos observations sur la qualité du son et des images. Mais pour votre information, sachez que Bonferey TV est au stade d'essai, son programme proprement dit n'a pas encore commencé. Et même ses installations techniques ne sont pas au top. Donc faites un peu preuve depatience et de lolérancel Je vous rappelle d'ailleurs que vous prônez dans votre éditorial des valeurs essentielles à savoir la liberté, l'objectivité et la tolérance. Pour ma part, je pense que l'objectivité en journalisme c'est aussi le respect des faits car dit-on " les faits sont sacrés et les commentaires sont libres"
Longue vie à Al maoulid.
Le directeur général de Bonferey
Chaibou Mamane
NDR: Nous remercions le directeur général de Bonferev TV pour sa réaction et pour son sens de dialogue. La Rubrique “à vol d'oiseau’ est une petite fenêtre que le journal Al maoulid a jugé utile de consacrer aux médias toutes tendances confondues. Si nous avions commencé avec la télé Bonferey. c'est justement en raison de certaines affinités que nous découvrons en cette télé, mais aussi parce que c'était la dernière née de la place.
Cela dit, c'est peut être à force de passer “ tout notre temps à scruter’ vos ‘programmes’, que nous avions pu justement découvrir des choses qui ne devaient pas passer, même en phase d'essai, comme ce fameux documentaire. El nous craignons que le fait de nier sa diffusion ne comporte le risque de le voir repasser sur votre chaîne une nouvelle fois' Toutefois nous sommes satisfaits d une bonne partie de vos arguments sauf ceux insinuant une volonté de nuire ou d'inventer des faits de la part d'AI maoulid.
Loin de nous l'idée de prêter â Bonferey TV une intention délibérée de nuire à la personne du prophète. Mais dans une télé au stade d'essai. des petits incidents peuvent arriver, surtout si le directeur n'avait pas le temps, et on le comprend bien, pour scruter la moindre image qui passe.
A Al maoulid. nous continuons à supporter la chaîne Bonferey TV sans toutefois renoncer à notre liberté d'émettre, quand c'est nécessaire, un point de vue ou une modeste suggestion, Cela vaut pour tous les médias et aussi pour Bonferey TV car, qui aime bien châtie bien.
Le directeur do publication
Bandes dessinées
Akwatik
Guizé
Les centrales...
Dis papa, c'est quoi la différence entre une centrale électrique et une centrale syndicale?
Et la seconde qu'est-ce qu'elle produit?!
Des déclarations!
La première produit de l'énérgie, de la lumière et des emplois...
Fada
Les journaux
Où trouves-tu du goût et du régentpour tous ces canards?
Tu sais, ma femme est une grande enseignante analphabète! Elle aussi n'aime pas les journaux!
je ne vois pas ce que tu veux dire !!!
Figure toi, dejà une maitresse d'école pour qui tous les journaux ont pour seul nom: le Sahel !
Et après? Peut-être qu'elle est une grande lectrice du journal le Sahel !
Elle paye des journaux chaque matin, mais de sa vie, elle n'en a jamais lu une ligne!!!
Explique-toi !!!
D'abord, c'était pour s'en servir comme combustible. Ensite, pour elle, c'est de l'argent qui ira tout droit dans les caisses du sahel sporting club. La pauvre !!!
Jeu de 7 erreurs
Al maoulid info est devenu un bimensuel
BD
Haute tension
Massacre à Tizirzet.
Quel boucher!... Il a la main lourde ce MNJ!
Du côté du mont Tamgak, ils voient ça comme un chef d'oeuvre!!
Tout ce massacre pour simplement s'assurer des emplois?!
Le crime, tu sais, est devenue de nos jours, un juteux fonds de commerce.
C'est quoi cette histoire qui consiste à se faire une place au soleil en tuant, blessant et en séquestrant d'autres concitoyens?!
Ils apellent ça le jeu d'équilibre des forces!.
Un jeu, tu dis? Il serait temps maintenant de parler de crime et de haute trahison.
Fin
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COMMUNIQUE DE PRESSE
ADJUDICATION DE BONS DU TRESOR DU NIGER
La Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) informe le public qu'elle a procédé, le jeudi 28 juin 2007, à la demande de l'Etat du Niger, à la première adjudication de bons du Trésor en compte courant au titre de l'année 2007, émis par le Trésor du Niger, sur le marché des titres publics de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), pour un montant de 10 milliards de FCFA.
Cette adjudication s'inscrit dans le cadre de l'animation du marché régional des titres publics qui offre aux Etats membres de l'UEMOA, une source alternative pour la couverture de leurs besoins de trésorerie.
Lancé le 13 juin 2007 selon le système d'enchères à taux multiples, l'appe d'offres a enregistré la participation de quatorze (14) investisseurs qui ont soumissionné pour un montant global de 23,415 milliards de FCFA, soit un taux de souscription de 234,2%.
Les soumissions retenues ont porté sur une valeur nominale de 14,915 milliards de FCFA, soit un taux d'absorption du montant mis en adjudication de 149.2%.
Le taux d'intérêt marginal est ressorti à 5,2500% et le taux moyen pondéré à 5,0057%.
Fait à Niamey le 28/06/07
PROCES-VERBAL D'ADJUDICATION DE BONS DU TRESOR
Nature des titres (1) Bons du Trésor
Numéro d'identification 6000130 Emetteur Niger
Dénomination de l'émission H6000130 BTA TRESNE TXMLT Sept 007
Adjudication n° 01/2007 du 28 juin 2007
Date de valeur 29 juin 2007 Date d'échéance 27 septembre 2007
Durée 91 jours
Valeur nominale unitaire 1 million de FCFA
Montant mis en adjudication 10000 millions de FCFA
Nombre de participants 14 nombre de soumissions 25
Montant global des soumissions 23 415 millions de FCFA
Soumissions retenues 14 915 millions de FCFA
Soumissions rejettées 8 500 millions de FCFA
Taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions 234, 2 % Taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions retenues 149,2%
Taux d'intérêt marginal 5, 2500% Taux d'intérêt moyen pondéré 5, 0067%
RESULTAT GLOBAL
LIEU DE SOUMISSION MONTANTS PROPOSES MONTANTS RETENUS
Bénin 0 0
Burkina Faso 0 0
Côte d'Ivoire 4.000 4.000
Guinée Bissau 0 0
Mali 6.000 0
Niger 8.915 7.916
Sénégal 1.000 1.000
Togo 500 0
Autres 2.000 2.000
TOTAL 23.415 14.916
Al maoulid-info N° 001 du [...] 2007Annotations de valeur
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Comment citer ce document
“Al Maoulid Info #00.” Al Maoulid Info, 5 juillet 2007. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/11409.
Al Maoulid Info #00. (2007, juillet 5). Al Maoulid Info. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/11409.
“Al Maoulid Info #00.” Al Maoulid Info, 5 juillet 2007. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/11409.