Article
Me Kadidia Touré, présidente l'USM (Union des soeurs musulmanes) à Tidiane Bâ : "Je n'ai reçu aucune réponse de vous"
- Titre
- Me Kadidia Touré, présidente l'USM (Union des soeurs musulmanes) à Tidiane Bâ : "Je n'ai reçu aucune réponse de vous"
- Type
- Article de presse
- Editeur
-
Le Jour
- Date
- 1 février 1995
- nombre de pages
- 1
- Sujet
- Mohamed Lamine Kaba
- Tidiane Bah
- Mosquée de la Riviéra Golf
- Femme en islam
- Balla Keita
- Rassemblement des républicains de Côte d'Ivoire
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0010654
- contenu
-
# Me Kadidia Touré, présidente l'USM (Union des sœurs musulmanes) à Tidiane Bâ
## "Je n'ai reçu qucune réponse de vous"
N'ayant pas pu organiser la "nuit de prières" à l'intérieur de la mosquée de la Riviéra, Me Kadidia Touré, présidente de l'USM a adressé une longue lettre de protestation à El Hadj Tidiane Bâ, imam de ladite mosquée. Extraits
(...) Le mercredi 18 janvier 1995, après vous avoir préalablement informé de notre visite, mes soeurs (Mme Mourad née Mariam Bah, Mme Diaby née Fanta Diaby, Mme Salimata Cissé) et moi-même, nous nous sommes rendues à votre domicile avec pour intermédiaire et à notre tête, El Hadj Mohamed Lamine Kaba, Imam également à la grande mosquée de la Riviera et votre premier adjoint (...) Je vous ai fait part de notre intention d'organiser une nuit de prières à la grande mosquée de la Riviera,
le 27 chaabane ou le samedi 28 janvier 1995 (...)
Jusqu'au lundi 23 janvier 1995, je n'ai reçu aucune réponse de vous. Ma manifestation étant prévue pour le 28 janvier 1995, soit dans cinq jours, l'imminence m'a amenée à approcher le ministre Balla Kéita et à lui demander d'accepter d'être mon intermédiaire auprès de vous pour que la manifestation se déroule dans de bonnes conditions. Le ministre, après être intervenu auprès de vous m'a conseillé d'entreprendre les formalités relative à l'organisation de ma manifestation et de considérer comme acquis que celle-ci se déroulera à la grande mosquée qui appartient à la communauté musulmane parce qu'elle lui a été offerte par feu le président Félix Houphouët-Boigny, président du PDCI-RDA, et m'a
expliqué qu'il vous a fait savoir que si les membres de votre Conseil d'administration ont décidé d'appartenir au Conseil national islamique soutenant le RDR, il était bon qu'ils cherchassent plutôt à construire leur propre mosquée et non à s'opposer à des personnes qui ont légitimement le droit d'organiser une nuit de prières et de recueillement dans cette mosquée. Sur ces entrefaites, j'ai entrepris de faire la publicité de ma manifestation dès le mardi 24 janvier 1995. Lorsque le mercredi 25 janvier 1995, vous avez entendu le premier communiqué à la radio diffusé, vous avez décidé de votre propre aveu de convoquer ce jour des membres de votre Conseil d'administration à une réunion qui se serait tenue après la prière du lcha ou de 20 heures jusqu'à un heure tardive de la
nuit. Le lendemain, jeudi 26 janvier 1995, vous avez tenté de me joindre au téléphone pendant que je me trouvais dans l'enceinte de la RTI à Cocody pour l'émission Midi Première.
Des personnes m'ont fait savoir que vous leur avez déclaré que ma manifestation est annulée et qu'elle n'aura pas lieu et que vous vous attelerez à empêcher par tous les moyens, son déroulement normal. J'ai décidé de considérer ces informations comme de simples rumeurs et par mesure de précaution, j'ai préparé une requête adressée à Mme le président du Tribunal de Première Instance d'Abidjan afin qu'aucun trouble ne soit apporté au déroulement de la manifestation du samedi 28 janvier 1995. (...)