Article
Hadj 1999 : les engagements n'ont pas été respectés
- Titre
- Hadj 1999 : les engagements n'ont pas été respectés
- Type
- Article de presse
- Créateur
- G. E.
- Editeur
-
Notre Voie
- Date
- 5 juillet 1999
- pages
- 10
- nombre de pages
- 1
- Sujet
- Radio Al Bayane
- Hadj
- Babily Dembélé
- Confédération Islamique du Développement de la Côte d'Ivoire
- Adjamé
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0006932
- contenu
-
ÉCLAIRAGE
HADJ 1999
Les engagements n'ont pas été respectés
Le président de la Confédération islamique de développement de Côte d'Ivoire a organisé une conférence de presse pour faire le compte rendu complet du Hadj 1999, mais aussi donner son opinion sur le Hadj, édition 99, sur le problème des prêches. Samedi dernier, à son siège à Adjamé 136 Logements, il a animé un point de presse essentiellement axé sur la situation des pèlerins.
À l'issue du dernier pèlerinage en Arabie Saoudite, le président de la Confédération islamique a été accusé d'être responsable des désagréments subis par les pèlerins. C'est dans ce contexte qu'El Hadj Babily Dembélé a évoqué, lors de cette conférence, les remous sociaux-politiques ainsi que les perspectives du Hadj en 2000.
Le président Babily a déclaré qu'à Médine comme à la Mecque, ses pèlerins ont été confortablement logés et qu'un service de car était mis à leur disposition à chaque heure de prière, malgré quatre cas de décès naturels (causés par des maladies).
En ce qui concerne la livraison tardive des bagages de certains pèlerins, El Hadj Babily a dit : "Je n'en suis pas coupable, mais j'en suis responsable". Selon lui, cette situation a été le fait de la mauvaise foi de ses partenaires. Néanmoins, les bagages ont été livrés. M. Babily a promis de créer "une commission bagages" composée de deux équipes : l'une basée à l'aéroport d'Abidjan et l'autre à Djeddah pour éviter le désagrément de cette année. "Quant à l'homme d'affaires saoudien, Sir Hamza Bafaqih, je suis lié à lui non pas par une convention réglant des rapports de travail entre employeur et employé, mais par un accord de partenariat avec tout ce que cela comporte de droits et devoirs réciproques", a confié El Hadj Babily. Il a déploré le fait que les engagements entre la CID-Côte d'Ivoire et le Groupe Bafaqih n'aient pas été respectés.
G.E.
Pour les prêches, El Hadj Babily a dit qu'il y a des mosquées qui enseignent avec compétence les préceptes du Saint-Coran et celles qui prononcent des discours de politique politicienne.
La réalisation et la gestion de la radio musulmane, selon lui, nécessitent réflexion et entente au niveau des organisations islamiques nationales. Quant aux remous socio-politiques, les prières ne sont pas à négliger comme thérapie en vue d'une paix sociale, a-t-il indiqué. Il a émis le vœu de voir les Ivoiriens respecter les textes fondamentaux qui régissent la République, et que la sagesse et la clairvoyance habitent le gouvernement et les leaders politiques.