Article · Le Pays · 6 mars 2017
Promotion de la paix au Burkina : les religions et les cultures se parlent à Ouagadougou
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Françoise Dembélé
- Editeur
-
Le Pays
- Date
- 6 mars 2017
- Description
-
Le symposium international de Ouagadougou sur le dialogue des religions et des cultures s’est tenu du 3 au 7 mars 2017, avec l’ouverture présidée sous le haut patronage d’Alpha Barry. Filippe Savadogo et Lazare Ki-Zerbo l’ont présenté comme la continuation de l’initiative lancée par Albert Tevodjeré à Cotonou en 2015, pour promouvoir le vivre-ensemble, la paix et le développement par le dialogue interreligieux et interculturel. Les intervenants, dont Michaëlle Jean, l’UNESCO et des représentants religieux, ont soutenu l’adoption d’un plan d’action de Ouagadougou et de recommandations; Alpha Barry a signé le manifeste pour l’éducation à la paix.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Sujet
- Pluralisme religieux
- Coopération
-
Organisation du Monde Islamique pour l'Éducation, les Sciences et la Culture
- Roch Marc Christian Kaboré
-
UNESCO
- Pauvreté
- Droits de l'homme
- Violence
- Terrorisme
- Radicalisation
- Alpha Barry
- Philippe Ouédraogo
- Paix
- Culture
- Développement
- Jeunesse
- Langue
- Français
- Source
-
Le Pays
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0000116
- contenu
-
Le symposium international de Ouagadougou sur le dialogue des religions et des cultures s'est tenu dans la capitale burkinabè, du 3 au 7 mars 2017. La cérémonie d'ouverture placée sous le haut patronage du ministre en charge des affaires étrangères, de la coopération et des burkinabè de l'extérieur, Alpha Barry, a eu lieu dans la matinée du 03 mars 2017, dans la salle des conférences de Ouaga 2000 et a connu la participation de plusieurs invités de marque.
« La paix n'est pas un vain mot, c'est un comportement », disait un sage africain. Une assertion qui montre que la paix s'obtient grâce aux efforts de tolérance et d'acceptation des uns et des autres, quelles que soit leurs appartenances religieuses ou culturelles. Et pour se connaître, il faut se parler. D'où le symposium international de Ouagadougou sur le dialogue des religions et des cultures. Les porteurs du symposium de Ouagadougou, en l'occurrence l'Ambassadeur Filippe Savadogo et Dr Lazare Ki-Zerbo, ont fait savoir que ce symposium est une continuité de l'initiative africaine d'éducation au développement et à la paix par le dialogue interreligieux et interculturel lancé par le Pr. Albert Tevodjeré, le 29 mai 2015 à Cotonou au Bénin. Selon ce dernier, il faut que l'Afrique arrête de bavarder et qu'elle propose des actions concrètes pour développer le continent. A travers son discours, il a démontré que c'est le vivre-ensemble qui fera avancer l'Afrique. En effet, il explique que « les points forts de nos religions nous interdisent de nous haïr. Il faut que nous apprenions à prier ensemble, à agir ensemble pour faire reculer la pauvreté ». Et pour le Pr Albert Tevodjeré, cela doit commencer maintenant. C'est pourquoi il a demandé au ministre Alpha Barry d'aller dire au Président Roch Marc Christian Kaboré « de prendre ses responsabilités pour que le Burkina Faso soit une boussole pour le monde ».
La cérémonie d'ouverture du symposium international de Ouagadougou sur le dialogue des religions et des cultures a connu des interventions toutes aussi riches et constructives les unes que les autres. Et même que les tympans des participants ont été chatouillés par un a cappella de Michaëlle Jean, Secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui, d'une voix douce et suave, a gratifié la salle d'un chant de Haïti. Après ce moment d'émotion, elle a tenu à souligner qu'elle était heureuse d'être au Burkina Faso, pays des Hommes intègres. Entrant dans le vif du sujet, Michaëlle Jean a adressé ses vives félicitations à l'ambassadeur Filippe Savadogo et au Dr Lazare Ki-Zerbo, porteurs du symposium international de Ouagadougou sur le dialogue des religions et des cultures. Selon elle, le Burkina Faso « avait incontestablement vocation à abriter cette rencontre, parce que la diversité culturelle et religieuse s'exprime pacifiquement sur la base d'un socle civique et sociétal forgé siècle après siècle ». Selon Michaëlle Jean, le dialogue ne se décrète pas. « C'est un état d'esprit ». Alors elle a exhorté les participants à « une volonté commune d'adopter des recommandations » et les jeunes à rejoindre le mouvement libre ensemble, « une plateforme qui permet aux jeunes de faire du dialogue leur outil naturel ». Embouchant la même trompette, le ministre Alpha Barry a laissé entendre que le vivre-ensemble induit le libre-ensemble. De ce fait, il estime que « la joie de vivre ensemble est un patrimoine au Burkina Faso. Nos cultures et nos religions ont des valeurs qui peuvent nous permettre de surmonter beaucoup de choses et nous comprendre ».
Quant à Firmin Edouard Matoko, Directeur général adjoint de l'UNESCO, il a, au nom de l'UNESCO, salué et marqué le soutien de l'organisation à cette initiative de paix, qui conduit au développement. Il poursuit : « la paix, c'est l'autre nom du développement et sans paix, il n'y a point de développement ». Au cours de son adresse, il a aussi mentionné que la décennie internationale de rapprochement des cultures met l'accent sur la diversité culturelle, ethnique, linguistique et religieuse afin de favoriser le dialogue. « Nous avons des repères qui nous confortent dans l'idée que cette initiative est porteuse d'espoir », a-t-il clamé. C'est pourquoi il a souhaité que la paix investisse les esprits des africains et des amis du continent africain, tout en soulignant que l'UNESCO apportera la plus haute attention aux recommandations qui sortiront de ce symposium. Un symposium qui a été très bien apprécié par Alima Deborah Traoré, Médiateur du Faso, qui estime d'ailleurs que « c'est une heureuse initiative qui sera une contribution importante à une œuvre essentielle à la question de l'édification de la paix par le renforcement du vouloir vivre-ensemble et de la cohésion sociale ».
Des sonorités traditionnelles ont aussi agrémenté la cérémonie d'ouverture. Et cette partie a été assurée par Kononba Traoré, « Trésor humain vivant du Faso ». Des représentants de défenseurs des droits humains, des communautés musulmane, catholique et protestante ont aussi eu droit au chapitre. En effet, en tant que Président de la Fondation pour l'étude, la promotion des droits de l'Homme et du développement en Afrique (FEPDHA), Me Halidou Ouédraogo a d'abord relevé que le dialogue interreligieux ne date pas d'aujourd'hui. Mais dans un contexte de terrorisme, il a jugé qu'il est important d'avoir une telle occasion pour travailler à la paix, afin de conforter nos efforts pour amplifier les voies et les manières de vivre ensemble. D'ailleurs « il faut être un homme avant d'être chrétien, musulman ou autre », a soutenu Dr Boubakar Doukouré, président du Conseil exécutif de l'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (ISESCO) qui dit attendre beaucoup de ce symposium. Quant à Philippe Cardinal Ouédraogo, qui a fait lire son message par le Père Jean-Paul Sagadou, il estime que le dialogue est la voie royale et que la paix s'obtient plus efficacement par le dialogue que par la violence.
A la fin du symposium, il est attendu l'adoption d'un plan d'action opérationnel de Ouagadougou, un consensus entre les parties prenantes et la formulation de recommandations sur le rôle des politiques cultures et des religions.
A la fin de la cérémonie d'ouverture, le ministre Alpha Barry a signé le manifeste pour l'éducation à la paix. Le symposium de Ouagadougou ouvre la porte à celui qui se tiendra à Abuja au Nigeria, en juin 2017.
Françoise DEMBELE
13- Le ministre Alpha Barry (stylo en main) a signé le manifeste pour l'éducation à la paix
Comment citer ce document
Dembélé, Françoise. “Promotion de la paix au Burkina : les religions et les cultures se parlent à Ouagadougou.” Le Pays, 6 mars 2017. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2346.
Dembélé, F. (2017, mars 6). Promotion de la paix au Burkina : les religions et les cultures se parlent à Ouagadougou. Le Pays. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2346.
Dembélé, Françoise. “Promotion de la paix au Burkina : les religions et les cultures se parlent à Ouagadougou.” Le Pays, 6 mars 2017. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2346.
Visualizations
AI sentiment
Polarity, centrality to Islam and Muslim communities, and subjectivity ratings for this article, produced by three AI models (GPT-5.6 Luna, Mistral Small 4, DeepSeek V4 Flash). Read directly from the Omeka item metadata.
Polarity
Models nearly agree
-
GPT-5.6 Luna Positive
-
Mistral Small 4 Very positive
-
DeepSeek V4 Flash Positive
Show reasoning
L’article associe les religions et les acteurs musulmans à la paix, au vivre-ensemble et au développement, sans mise en cause négative des musulmans.
L'article met en avant un discours unanime en faveur de la paix, du dialogue et de la tolérance entre les religions, avec des formulations élogieuses comme 'une heureuse initiative' ou 'une contribution importante à la paix'.
L'article présente le symposium comme une initiative bénéfique (« heureuse initiative », « porteuse d'espoir ») et valorise le dialogue interreligieux, incluant l'islam, comme un moyen de paix et de cohésion sociale, avec des citations positives des intervenants sur les religions.
Centrality
Models nearly agree
-
GPT-5.6 Luna Central
-
Mistral Small 4 Central
-
DeepSeek V4 Flash Secondary
Show reasoning
Le dialogue interreligieux structure l’article, qui mentionne notamment les communautés musulmanes, l’ISESCO et les valeurs des religions.
L'islam est représenté par des acteurs clés (communauté musulmane, ISESCO, Dr Boubakar Doukouré) et constitue un pilier central du dialogue interreligieux, mais l'article traite aussi des autres religions et cultures.
L'article traite du dialogue interreligieux et interculturel dans son ensemble, avec l'islam comme l'une des religions participantes (présence de la communauté musulmane, de l'ISESCO et de Dr Boubakar Doukouré), mais ce thème reste subordonné au sujet général du symposium et du vivre-ensemble.
Subjectivity
Models disagree
-
GPT-5.6 Luna Rather subjective
-
Mistral Small 4 Very objective
-
DeepSeek V4 Flash Rather objective
Show reasoning
Le récit adopte un cadrage nettement élogieux, parlant d’interventions « riches et constructives » et d’une « heureuse initiative ». Les jugements favorables sont toutefois souvent attribués aux participants cités.
L'article rapporte des discours et des événements de manière factuelle, sans marquer d'opinion ou de jugement sur l'islam ou les musulmans, en citant plusieurs intervenants aux points de vue variés.
L'article rapporte fidèlement les interventions et les déclarations des participants, avec quelques marques d'appréciation comme « très bien apprécié » ou « sonorités traditionnelles », mais sans prendre explicitement position sur l'islam en particulier, seulement sur la valeur générale du dialogue.


