Article · La Nation · November 18, 1991 Cite
Le Centre islamique de Cotonou : pour un rayonnement de l'islam et de la culture arabe
- Type
- Article de presse
- Creator
- Alfred Ahounou
- Publisher
-
La Nation
- Date
- November 18, 1991
- Description
-
Two Beninese-Libyan cooperation projects were inaugurated: the Islamic Centre in Cotonou, built by the Association mondiale de l’appel à l’islam on more than 2,600 m² at a cost of 600 million CFA francs, after its foundation stone was laid on 16 July 1986 in the presence of Moamar Kadhafi. It includes a 1,000-seat mosque, free medical care and tests, French- and Arabic-language primary schools, a library, workshop and sports facilities. At UNB, ILACI, completed in 1983 but long lacking resources, will train teachers, translators, researchers and diplomatic officials, while offering Arabic courses open to all.
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- 1
- Subject
- Charité
-
Association Mondiale de l'Appel Islamique
- Coopération
- Coran
- ILACI (Institut de la Langue Arabe et de la Culture Islamique)
- Jean-Pierre Ezin
- Karim Dramane
- Laïcité
-
Mouammar Kadhafi
- Mustapha Cissé
- Paix
- Théodore Holo
- Obscurantisme
-
Organisation du Monde Islamique pour l'Éducation, les Sciences et la Culture
- Mosquée
- Culture
- Éducation
- Pluralisme religieux
- Spatial Coverage
- Abomey-Calavi
- Cotonou
-
Libye
-
Sénégal
-
Université d'Abomey-Calavi
- Dantokpa
-
Bénin
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Togo
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Niger
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Nigéria
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Burkina Faso
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Côte d'Ivoire
- Centre islamique de Dantokpa
- Language
- Français
- Source
-
La Nation
- Identifier
- iwac-article-0004244
- Rights Holder
-
La Nation
- content
-
L'un des plus beaux fleurons de la coopération bénino-libyenne a été inauguré vendredi dernier à Cotonou. Il s’agit du Centre islamique, un majestueux complexe socio-culturel et religieux sis à proximité du marché international de Dantokpa, en bordure de la lagune de Cotonou.
Ce fut à un véritable hymne à la gloire du prophète, à la joie et au spectacle féerique que fut conviée la multitude bigarrée de fidèles et de croyants qui ont pris d'assaut dès les premières heures de la matinée l’esplanade de ce centre.Read the full text — 1 544 more words Collapse the full text
Ce fut également l’occasion d'un déploiement de pompe requis tant par la somptuosité des lieux qui par le parterre des illustres hôtes venus de divers horizons pour communier à cette source du savoir, de la foi et de la culture. L'atmosphère fut donc à la fête et à la griserie et la foule nombreuse, chaleureuse et enthousiaste rassemblée derrière des groupes de danseurs et des orchestres folkloriques a délivré son message de paix, de bienvenue et de remerciements aux bâtisseurs de cette œuvre gigantesque au style purement oriental qui devra, d'après M. Fathi K. Sned, le représentant de l’Association mondiale de l’appel à l'Islam, être une source de rayonnement de la parole de Dieu et un phare qui diffuse la science, la culture, les enseignements, de l'Islam en même temps qu’il sera un centre d’assistance sociale, lie services médicaux gratuits pour tout individu, sans distinction de couleur ou de religion et en totale conformité avec les préceptes du Saint Coran.
QU’EST-CE QUE LE CENTRE ISLAMIQUE DE COTONOU?
Œuvre de l’Association mondiale de l’appel à l’islam, le Centre islamique de Cotonou dont la première pierre fut posée le 16 juillet 1986, en présence du président Moamar Kadhafi, s'étend sur une superficie de plus de 2.600 m2 pour un coût global de 600.000.000 FCFA.
De conception architecturale de type arabo-islamique, il se singularise par ses façades immaculées et crénelées, des motifs imprimés dans le plâtre au niveau du toit, ses lustres dorés et géants, ses arcades ciselées et des moucharabieh (grillages de bois).
A ce paysage merveilleux digne des contes des Mille et une nuits s’ajoutent des vitraux multicolores et resplendissants sertis d'éléments décoratifs propres à l’art islamique. Un vase atrium garni de jets d’eau fait pendant au dôme vert de la mosquée dont le minaret culmine à 20 m de hauteur. Ensuite seulement commence un passionnant voyage à l’intérieur de la multitude de dépendances dont regorge ce complexe: une mosquée (1000 places), une infirmerie (soins et analyses gratuits), une pharmacie, une bibliothèque, une salle de conférence sonorisée, un atelier d'apprentissage (broderie et couture), une école primaire en langue française, une école primaire en langue arabe, des bureaux administratifs, des espaces verts, des terrains de sport (tennis, handball, volley ball).
Somme toute, un véritable régal pour les yeux et un fantastique voyage à l'intérieur du monde féerique de la civilisation arabo-musulmane.
Dans l'allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le Docteur Ahmed El-Chérif, président de l’Association mondiale de l'appel à l’islam a tout d’abord indiqué que cette importante œuvre, fruit de la coopération bénino-libyenne n'aurait pas pu voir le jour sans la générosité du président Moamar Kadhafi dont le souhait est que ce centre soit non seulement voué aux œuvres d'Allah mais qu'il soit par ailleurs un phare de rayonnement de la culture et de la science non seulement pour la population béninoise mais pour toutes les populations de l’Afrique de l'Ouest. Bel exemple de coopération Sud/Sud, devait conclure, le Docteur Ahmed El-Chérif pour qui la finalité doit viser à l’instauration de l'esprit de fraternité et de tolérance entre les peuples et les nations en vue de l’avènement de la paix, du bien-être et du progrès de l’humanité.
UNE INITIATIVE A GENERALISER
Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Théodore Holo s’est vivement réjoui de cette réalisation qui s'inscrit à merveille dans les objectifs prioritaires du gouvernement béninois. Avant d'adresser sa gratitude à l’Association mondiale de l’appel à l'islam qui, grâce à cette œuvre, va faire reculer les frontières de l'obscurantisme et propager la tolérance, seule gage de la paix perpétuelle que professe l'islam. Dès lors, devait-il poursuivre, «cette action marque une étape fondamentale dans la coopération Sud/ Sud de même que dans la coopération décentralisée d'Etat à Organisation non-gouvernementale. Aussi, loin d’apparaître comme une initiative isolée, le ministre Holo devait-il souhaiter sa généralisation au niveau de tous nos départements et contrées de même qu’avec tous nos partenaires en vue de la construction d'un monde d'amitié, de solidarité, d’entraide et de paix, seuls facteurs susceptibles d’assurer le rapprochement entre les peuples, les nations et les religions car le «Bénin demeure un Etat laïc où toutes les religions sont respectées et doivent cohabiter en paix».
Vœu pieux ou foi ardente en un monde meilleur fait de justice de tolérance et de paix? Toujours est-il que le chef de la diplomatie béninoise devait renouveler ces vœux dans le livre d’or lorsqu’il écrira: «Que ce brillant bijou demeure une pierre précieuse dans la solidarité et la fraternité entre les hommes afin que soit assurée à notre planète une paix perpétuelle».
Inauguration de l'institut de langue arabe et de culture islamique à Abomey-Calavi
Le monde contemporain, du fait du prodigieux progrès de la science te de la technologie, a été réduit à un village planétaire. Partout, barrières, distances et différences volent en éclats sous l’avancée victorieuse et triomphante de l'homme. L'un des puissants facteurs de ce rapprochement entre les peuples est la langue mode de communication par excellence et de découverte de civilisations inconnues.
C’est dans ce esprit qu’a été inauguré jeudi dernier au campus universitaire d'Abomey-Calavi - en présence des membres du gouvernement, du président de l'Association mondiale de l’appel à l’islam, des membres du corps diplomatique, des professeurs et étudiants ainsi que des fidèles de la communauté musulmane - l'Institut de langue arabe et de culture (ILACI) un joyau de la coopération bénino-libyenne.
UN GRAND RETARD DANS LA MISE EN FONCTION
Cet important édifice dont la construction a été achevée en 1983 a accusé un grand retard dans la mise en fonction du fait de l’absence d'équipements, de mobiliers, de matériels didactiques, de personnel enseignant, de budget de fonctionnement et d'allocation de formation pour les étudiants. Toutes lacunes aujourd’hui comblées grâce au concours de l'ISESCO et de l'Association mondiale de l'appel à l'islam.
L'ILACI gui est un établissement supérieur à statut sous-régional se compose essentiellement de trois modules:
- un module servant de direction et de bureaux des professeurs
- deux modules destinés aux activités pédagogiques (salles de cours, bibliothèque, laboratoires de langue et un amphithéâtre de près de 300 places).
Cet institut accueillera par ailleurs des étudiants de toutes religions (garçons et filles) du Bénin et des pays voisins (Togo, Niger, Nigéria, Burkina Faso, Côte d’Ivoire). Son objectif est la connaissance du monde actuel et en particulier des pays de langue arabe. Il formera des arabisants alliant à une maîtrise effective de la langue arabe une connaissance approfondie des réalités sociales, économiques et culturelles des pays de langue arabe.
POURQUOI UN INSTITUT DE LA LANGUE ARABE A L’UNB?
Pour le professeur Jean Pierre Ezin, recteur de l'Université nationale du Bénin, l’érection d'un tel établissement au sein de l’UNB permet à tous les usagers de cette université de s’ouvrir à une grande culture, à une grande civilisation car l'UNB est une université c’est-à-dire un lieu où se crée et de diffuse le savoir, un lieu qui ignore les barrières entre les civilisations, les cultures. L'ILACI est donc, un de ces nombreux jalons qui feront que l'Université nationale du Bénin répondra de plus en plus à cette vocation. C'est donc pourquoi l’Université nationale du Bénin se doit aussi d'être un lieu qui, à côté des activités intellectuelles et sportives, favorise aussi les activités spirituelles.
Le représentant personnel du chef de l'Etat sénégalais, Cheikh Mustapha Cissé a salué tous les bâtisseurs de cet ouvrage grandiose et utile qui contribuera sans aucun doute au raffermissement de la coopération arabo-africaine sur le plan culturel, économique et social.
Prenant à son tour la parole, le Docteur Ahmed El-Chérif, président de l'Association mondiale de l'appel à l'islam a vivement félicité les autorités béninoises pour avoir favorisé cette réalisation qui n'a pu voir le jour que grâce à la générosité du président Kadhafi et a l’opiniâtreté du professeur Karim Dramane, alors recteur de l’Université nationale du Bénin.
Le Docteur Ahmed El-Chérif devait ensuite souligner l’enjeu qui pèse sur le monde actuel et qui se résume au nouvel ordre international qui, en principe, devait prendre en compte toutes les préoccupations de l'homme et les traduire dans les faits. Aussi a-t-il émis le vœu que l'ILACI, à travers sa formation, puisse apporter sa contribution à l'édification de ce nouvel ordre.
Le ministre Karim Dramane, de son côté, après avoir remercié les différents donateurs, a lancé un appel à tous les hommes de bonne volonté qui aiment notre pays et œuvrent pour le développement de la science et de la culture ainsi que pour l'éradication de l'analphabétisme, à soutenir à l'instar de l'AMAI et de l'ISESCO cet institut de langue arabe et de culture islamique.
Mentionnons pour terminer que l'ILACI consacrera ses activités dans un premier temps à former à partir du baccalauréat des professeurs de langue arabe, des bibliothécaires, des animateurs psychologues, des interprètes et traducteurs des cadres pour la diplomatie, des chercheurs.
Par ailleurs, à côté de ce consortium universitaire sera créé un cursus libre pour apprendre la langue arabe aux étudiants de toutes disciplines et de toutes religions, aux enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur et enfin à toute personne (fonctionnaire ou non) désireuse de s’instruire ou de parfaire sa culture en arabe.
Enfin, l'ILACI pourra intervenir dans l'organisation de colloques et séminaires scientifiques se rapportant à la langue arabe et à la culture islamique.
Alfred AHOUNOU
How to cite this item
Ahounou, Alfred. “Le Centre islamique de Cotonou : pour un rayonnement de l'islam et de la culture arabe.” La Nation, November 18, 1991. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/9087.
Ahounou, A. (1991, November 18). Le Centre islamique de Cotonou : pour un rayonnement de l'islam et de la culture arabe. La Nation. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/9087.
Ahounou, Alfred. “Le Centre islamique de Cotonou : pour un rayonnement de l'islam et de la culture arabe.” La Nation, 18 November 1991. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/9087.
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L’article célèbre explicitement ces réalisations comme des œuvres « gigantesques », un « véritable régal pour les yeux » et un « brillant bijou », en insistant sur leur contribution à la paix, à la tolérance et au progrès.
L'article présente l'islam et les musulmans sous un jour extrêmement favorable, décrivant les centres comme des œuvres porteuses de paix, de tolérance, de savoir et de fraternité, avec des citations unanimes des intervenants soulignant leur générosité et leur contribution au progrès.
Le texte dresse un portrait extrêmement favorable : le Centre est qualifié de « joyau », de « brillant bijou », l'islam est présenté comme source de « paix », « tolérance » et « fraternité », et la coopération bénino-libyenne comme un « bel exemple » à généraliser.
L'islam et ses institutions sont représentés comme des sources de « paix », de « tolérance » et de « rayonnement de la parole de Dieu ».
L'islam y est systématiquement présenté comme source de paix, de savoir et de tolérance (« propager la tolérance, seule gage de la paix perpétuelle que professe l'islam »), et l'architecture du centre est comparée aux « contes des Mille et une nuits », dans un registre élogieux et enthousiaste sans le moindre contrepoint.
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L’article est consacré à l’inauguration et aux fonctions d’un Centre islamique et d’un Institut de langue arabe et de culture islamique, avec de nombreuses références à la foi, à la mosquée, à l’islam et aux institutions islamiques.
L'article est entièrement consacré à l'inauguration de deux centres islamiques (Centre islamique de Cotonou et Institut de langue arabe et de culture islamique à Abomey-Calavi), détaillant leur architecture, leur fonctionnement et les discours tenus lors de leur inauguration.
L'article est entièrement consacré à l'inauguration de deux institutions islamiques issues de la coopération bénino-libyenne — le Centre islamique de Cotonou et l'Institut de langue arabe et de culture islamique — dont il détaille l'architecture, les équipements et la mission religieuse.
L'article est entièrement consacré à l'inauguration et à la présentation détaillée d'un centre islamique et d'un institut de langue arabe et de culture islamique.
L'article porte intégralement sur l'inauguration du Centre islamique de Cotonou (mosquée, infirmerie « en totale conformité avec les préceptes du Saint Coran ») et de l'Institut de langue arabe et de culture islamique, deux institutions islamiques bâties dans le cadre de la coopération avec l'Association mondiale de l'appel à l'islam.
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Le texte fournit de nombreux faits précis, mais adopte un lexique fortement élogieux, évoquant notamment un « paysage merveilleux », un « voyage féerique » et un « fantastique voyage » dans la civilisation arabo-musulmane.
L'article adopte un ton extrêmement élogieux et enthousiaste, avec un lexique valorisant constant ('majestueux', 'spectacle féerique', 'régal pour les yeux', 'joyau') et une absence totale de contrepoint ou de distance critique.
Le journaliste endosse le discours élogieux des intervenants et multiplie les jugements de valeur enthousiastes — « véritable hymne à la gloire du prophète », « spectacle féerique », « véritable régal pour les yeux » — sans aucune distance critique, sur un ton d'éditorial louangeur.
L'auteur emploie un style lyrique et laudatif, qualifiant les édifices de « brillants bijoux » ou de « paysages merveilleux digne des contes des Mille et une nuits ».
Le texte est saturé de jugements émotifs et de superlatifs assumés par l'auteur — « un véritable hymne à la gloire du prophète », « un fantastique voyage à l'intérieur du monde féerique de la civilisation arabo-musulmane », « un brillant bijou » — qui transforment le compte rendu en une ode celebratoire à peine émaillée de données factuelles.

