Article · Sidwaya · April 25, 2013 Cite
Communauté burkinabè en Arabie Saoudite : une solidarité sur fond de foi musulmane
- Type
- Article de presse
- Creator
- Bachirou Nana
- Publisher
-
Sidwaya
- Date
- April 25, 2013
- Description
-
The Burkinabè community in Saudi Arabia, estimated at more than 8,000 people and concentrated in Mecca, Medina, and Jeddah, includes workers, drivers, students, and international officials. The report highlights Hadja Fati Ouédraogo, a trader who sells clothing to African pilgrims and assists those in difficulty, and Abdallah Siguiré, honored for supporting fellow nationals. Students and long-term residents describe living conditions, while consular authorities and the community call for better organization of the Hajj.
Value Annotations
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Subject
- Charia
- Coopération
- Djibril Bassolé
- Enseignement confessionnel islamique
- Hadj
-
Organisation de la Coopération Islamique
- Abraham
- Ismaël
- Mahomet
- Mosquée
- Solidarité
- Commerce
- Éducation
- Spatial Coverage
- Bobo-Dioulasso
- Djibo
- Ouagadougou
-
Arabie saoudite
- Djeddah
- Médine
- La Mecque
- Kaaba
-
Côte d'Ivoire
- Riyad
- Palais Kosyam
- Université islamique de Médine
- Language
- Français
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0001048
- content
-
Estimée à plus de 8000 membres, la communauté burkinabè en Arabie Saoudite est présente dans plusieurs secteurs d'activités. Soudés par la foi, ses membres font preuve de solidarité et n'oublient pas le pays natal.
L'appel du muezzin rythme la vie en Arabie Saoudite. Dès les premiers échos, les rideaux des magasins s'abaissent, les administrations ferment, les rues se vident... les mosquées se remplissent.
Dans ce pays qui abrite les deux saintes mosquées (à La Mecque et à Médine, villes interdites aux non-musulmans), la loi islamique est de rigueur et une police spéciale est chargée de son application.
Sur cette partie de la péninsule arabique où les rutilantes 4x4 se disputent les artères et les échangeurs, et où les buildings, à l'américaine, poussent comme des dattiers dans le désert, les moquées à chaque coin de rue et l'accoutrement des hommes et des femmes viennent rappeler que la religion est l'alpha et l'oméga.
La Kaaba, lieu où passent les musulmans du monde entier, y est située précisément au sein de la « masjid al-Haram » (la Mosquée sacrée) à La Mecque.
Selon le coran, la Kaaba, cette maison d'Allah, a été érigée par le prophète Ibrahim et son fils Ismaël. Elle symbolise l'unité des musulmans qui adorent un Dieu unique, et qui y viennent en pèlerinage.
C'est donc dire que dans ce pays qui a vu la naissance en 570 du prophète Mahomet, paix et salut sur lui, côté spirituel, les musulmans des quatre coins du monde, particulièrement les Burkinabè, vivent plutôt comme « des poissons dans l'eau » et non comme « des oiseaux en cage ».
Habillée du hijab, voile qui laisse apparaître le visage, Hadja Fati Ouédraogo est de ceux-là. Elle habite le quartier « Azizia » de Djeddah (ville d'entrée des pèlerins au bord de la Mer Rouge) avec son mari qu'elle a rejoint en 2005. Elle poursuit son commerce, activité qu'elle avait commencé à Ouagadougou.
Lors du pèlerinage, elle « navigue » entre Djeddah, La Mecque et Médine pour vendre des vêtements, des foulards islamiques et autres souvenirs, aux pèlerins africains. « Et ça marche, particulièrement avec les pèlerins burkinabè », confie-t-elle.
Hadja Fati , une dame au cœur d'or
Toutes les agences du « pays des Hommes intègres » lui permettent de mener à bien ses activités. Celles qui ne la voient pas demandent de ses nouvelles, car connaissant bien « le terrain » et les fournisseurs, Hadja Fati permet aux pèlerins de retourner chez eux avec de nombreux souvenirs des lieux saints.
Certaines étoffes sont confectionnées spécialement pour les pèlerins burkinabè. Cependant, Fati Ouédraogo n'est pas à la recherche effrénée du gain. Selon des témoignages recueillis à Djeddah, elle aide également des pèlerins burkinabè en difficulté.
Par exemple, raconte Adama Gnegne, en service au Consulat du Burkina Faso dans cette ville qui abrite le tombeau supposé d'Eve, la mère de l'humanité, Hadja Fati paie souvent de sa poche, des médicaments et à manger pour des compatriotes venus accomplir le cinquième pilier de l'islam.
Ceci, en plus des quatre autres piliers que sont : La Chahad qui est l'attestation de foi de l'unicité de Dieu et de la prophétie de Mahomet, les cinq prières quotidiennes, le jeûne du mois de ramadan, et l'impôt annuel appelé zakat.
Concernant cette dame au cœur d'or, Issaka Ouédraogo s'est lui aussi souvenu d'une histoire pathétique où sa compatriote a laissé son commerce pour aller chercher rapidement un médicament contre la tension pour un pèlerin qui n'en avait plus.
Après le départ des pèlerins, l'activité baisse. Et comme les femmes saoudiennes, souligne la dame, « nous sommes à la maison et ne sortons que pour aller au marché... ». Cependant, elle est habituée à ce mode de vie sunnite.
Fati Ouédraogo qui ne tarit pas d'éloges, notamment envers des proches, « Alizet Gando, Sala Compaoré, mes parents à Bobo », a pour ambition de faire la navette entre l'Arabie Saoudite et son pays dans le cadre de ses activités commerciales.
La vie n'est pas chère sauf le logement et la scolarité
Selon l'ambassadeur du Burkina Faso, Ountana Mansa, précédemment conseiller diplomatique au palais de Kosyam, les Burkinabè résidant dans le royaume saoudien sont estimés à plus de 8000.
« Ils sont essentiellement à La Mecque, à Médine et à Djeddah. Et seulement une centaine à Riyad la capitale », a ajouté Ountana Mansa.
On trouve des ouvriers en bâtiments et travaux publics, des chauffeurs, des fonctionnaires internationaux (Djeddah abrite le siège de l'Organisation de la coopération islamique)... et des étudiants à l'image d'Abdoul Salam Konfé.
Il étudie la charia (loi islamique) à l'Université islamique de Médine, cité abritant le tombeau de Mahomet, dans la « Masjid An Nabawi » (mosquée du Prophète) ainsi que ceux de ses compagnons, premiers califes, Abou Bakr et Omar.
Après une école franco-arabe à Djibo, le jeune Konfé a postulé à une bourse saoudienne sur Internet, et a été retenu. Il dit vivre dans de bonnes conditions. « Ici, la vie n'est pas aussi dure, mais il faut avoir les papiers.
Nous sommes pris en charge par l'université qui nous loge et qui nous donne un pécule de 800 riyals, environ 100 000 FCFA. Le seul problème, c'est qu'il ne faut pas enfreindre la loi islamique », a-t-il souligné.
De retour au pays après ses études, Abdoul Salam Konfé compte ouvrir une Medersa à Djibo ou à Ouagadougou, « avec une prédominance du français afin de permettre aux étudiants d'avoir facilement du travail ».
A côté de « Abdoul Salam », Abdallah Siguiré fait figure d'anciens. Il connaît les moindres recoins de La Mecque où il vit depuis plus de 20 ans.
Après une école franco arabe et un court séjour en Côte d'Ivoire, l'aventure l'a conduit en Arabie Saoudite. « Je n'ai pas fait l'université. J'ai appris l'arabe au pays que j'ai renforcé ici dans les mosquées.
Cela m'a permis de travailler, notamment au service migration de l'ambassade du Burkina pour aider nos compatriotes et ensuite à la Banque islamique », a-t-il relevé.
Il estime que la vie dans le royaume wahhabite n'est pas tellement chère, sauf quand il s'agit de logement et de scolarité des enfants.
Marié à une burkinabè, il a réussi à scolariser ses 7 enfants, soit dans des écoles franco-arabes, soit des écoles arabes uniquement. Abdallah Siguiré compte, un jour, regagner la mère patrie.
Il souhaite que chaque Burkinabè en Arabie Saoudite songe à réaliser quelque chose au pays. Le consul général à Djeddah, Adama Compaoré, salue surtout la solidarité qui règne au sein de la communauté burkinabè où les membres sont tous musulmans.
Les autorités consulaires sont reconnaissantes aux membres qui se dévouent spontanément pour leurs compatriotes pèlerins ou immigrés.
D'ailleurs, Abdallah Siguiré s'est vu décoré de la médaille de chevalier de l'Ordre de mérite par l'ambassadeur Ountana Massa, lors de la rencontre entre le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Djibrill Bassolé, avec les compatriotes à La Mecque, le 24 mars 2013.
Tous ont souhaité une meilleure organisation du Hadj pour alléger les difficultés vécus par les pèlerins. Ces Burkinabè vivant en terre sainte d'Islam promettent jouer leur partition envers leurs compatriotes dans la solidarité, comme toujours.
How to cite this item
Nana, Bachirou. “Communauté burkinabè en Arabie Saoudite : une solidarité sur fond de foi musulmane.” Sidwaya, April 25, 2013. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/3278.
Nana, B. (2013, April 25). Communauté burkinabè en Arabie Saoudite : une solidarité sur fond de foi musulmane. Sidwaya. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/3278
Nana, Bachirou. “Communauté burkinabè en Arabie Saoudite : une solidarité sur fond de foi musulmane.” Sidwaya, 25 April 2013. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/3278.
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L’article présente favorablement la foi et la solidarité des Burkinabè, en insistant sur l’entraide de Hadja Fati et sur les bonnes conditions offertes aux étudiants musulmans.
L'article présente une image très favorable de l'islam et des musulmans, soulignant leur intégration harmonieuse, leur solidarité et leur dévouement, avec un lexique valorisant ('cœur d'or', 'solidarité', 'promesses') et des exemples concrets de générosité et de réussite.
L'article dresse un portrait élogieux et bienveillant de la communauté burkinabè en Arabie Saoudite, mettant en avant sa piété, sa solidarité et ses réussites, sans recul critique, par un lexique valorisant et des anecdotes flatteuses.
Le traitement est bienveillant, mettant en avant la solidarité des fidèles et leur épanouissement spirituel, comparant leur situation à celle de « poissons dans l'eau ».
L'ensemble du portrait valorise la solidarité et l'épanouissement spirituel des Burkinabè en Arabie Saoudite — « terre sainte d'Islam », « poissons dans l'eau », « dévouement spontané » — sans que soit développée aucune difficulté ou critique envers la pratique religieuse ou la communauté.
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L’article est consacré à la communauté burkinabè musulmane en Arabie Saoudite, au pèlerinage, aux mosquées, aux cinq piliers et à la loi islamique.
L'islam et les musulmans sont au cœur de l'article, avec de nombreuses références aux pratiques religieuses (hadj, charia, mosquées, Kaaba, cinq piliers), aux figures islamiques (prophète Mahomet, Ibrahim) et à la vie communautaire musulmane des Burkinabè en Arabie Saoudite.
L'article est entièrement consacré à la communauté burkinabè en Arabie Saoudite, décrite au travers de sa foi, de ses pratiques religieuses (prière, hadj, charia, medersa) et de sa vie quotidienne dans un pays dont l'identité islamique est omniprésente.
L'article est centré sur la communauté musulmane burkinabè en Arabie Saoudite, détaillant ses pratiques religieuses, l'étude de la charia et les cinq piliers de l'islam.
L'article est entièrement structuré autour de la vie musulmane : les cinq piliers sont énumérés, la Kaaba, le hadj, les mosquées, la charia, la Banque islamique et l'OCI constituent le fil conducteur, et le titre implicite est celui d'une communauté « soudée par la foi » en « terre sainte d'Islam ».
Subjectivity
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GPT-5.6 Luna Rather subjective
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Gemma 4 31B
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Qwen3.8 27B
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Show reasoning
Le récit mêle de nombreux faits et témoignages à un lexique valorisant, notamment « une dame au cœur d’or », « poissons dans l’eau » et « terre sainte d’Islam ».
L'article est principalement factuel et informatif, rapportant des témoignages et des faits concrets, mais il inclut des éléments subjectifs positifs comme la description de Hadja Fati comme 'une dame au cœur d'or' et des éloges envers la solidarité de la communauté.
Le reportage alterne des passages factuels (chiffres, témoignages attribués) avec des appréciations du journaliste comme « dame au cœur d'or », et des métaphores valorisantes (« des poissons dans l'eau ») qui orientent le lecteur sans basculer dans l'éditorial.
L'auteur adopte un ton admiratif et utilise des expressions subjectives pour décrire la foi et la spiritualité, comme lorsque la religion est qualifiée d'« alpha et l'oméga ».
Le journaliste adopte un ton admiratif qui dépasse le simple compte rendu : sous-titre « une dame au cœur d'or », métaphore personnelle « des poissons dans l'eau et non des oiseaux en cage », et sélection exclusive de témoignages de générosité (médicaments payés de sa poche, « histoire pathétique ») orientent clairement la lecture.