Issue · Al Maoulid Magazine · March 8, 2009 Cite
Al Maoulid Magazine #10
- Type
- Périodique islamique
- Publisher
-
Al Maoulid Magazine
- Date
- March 8, 2009
- number of pages
- 20
- Subject
- Djihadisme
- Salafisme
- Intégrisme
-
Ibrahim Niass
Value Annotations
- AI Model - NER
- Claude Opus 5.5
-
Fayda
Value Annotations
- AI Model - NER
- Claude Opus 5.5
- Language
- Français
- Source
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Abdoulaye Sounaye
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-issue-0000197
- Table Of Contents
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p. 3 [EDITORIAL] CRI DE COEUR... (Elh. Barham Cheikh)
L'auteur exprime son amertume face au manque de soutien de l'État nigérien pour l'organisation du maoulid, qui souffre de problèmes d'hygiène, de sécurité et d'infrastructures malgré son importance populaire. Il compare cette situation au Sénégal, où l'État soutient activement ces événements. Il demande que le maoulid de Kiota obtienne un véritable statut de fête nationale au-delà d'une simple journée chômée et payée. Cet appel souligne la nécessité d'une reconnaissance officielle pour préserver la dignité de cet événement religieux majeur.
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p. 4 Cheikh Aboubacar Hassoumi Kiota : Cinq ans déjà!
Cet article retrace la jeunesse et le parcours spirituel de Cheikh Aboubacar Hassoumi Kiota, né en 1913 à Kiota. Il évoque notamment sa détermination, dès l'âge de 18 ans, à accomplir le pèlerinage à la Mecque en finançant son voyage par ses propres moyens et à la sueur de son front. Ce récit met en lumière les fondements de sa piété et de son engagement. Il souligne également l'héritage spirituel laissé par le Cheikh après cinq ans de disparition.
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p. 5 [RUBRIQUE] Les trois quêtes de Cheikh Kiota (Elh. Barham Cheikh)
Cet article présente les trois piliers fondamentaux de la vie du Cheikh de Kiota : la quête du halal par le travail de la terre, la quête permanente de Dieu à travers les prières et le zikr, et enfin la quête du savoir. Grâce à son action, Kiota est devenu un centre d'enseignement doté de trois cycles de formation différents. Cette approche holistique témoigne de la vision équilibrée du Cheikh entre spiritualité et développement matériel. Son héritage continue d'inspirer les fidèles à travers ces trois axes directeurs.
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p. 5 Les témoignages de Cheikh Ousmane Bangoula sur Cheikh Aboubacar Hassoumi Kiota : J'ai vu le Cheikh espionner mon coeur...! (Cheikh Ousmane Bangoula)
L'auteur livre deux témoignages personnels illustrant la dimension spirituelle et les prodiges de Cheikh Aboubacar Hassoumi Kiota. Le premier relate comment le Cheikh a lu dans ses pensées pour le délivrer de ses doutes, démontrant une clairvoyance mystique. Le second décrit le miracle d'un plat d'omelette partagé qui est resté intact après le repas. Ces récits soulignent la proximité spirituelle entre le Cheikh et ses disciples. Ils renforcent la foi en la sainteté et les capacités extraordinaires du Cheikh.
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p. 6 [SOCIETE] Sécurité rapprochée pour le khalife
Cet article met en lumière le rôle de la gendarmerie nationale, en particulier celle de Boboye, dans la sécurisation des maoulids de Kiota. Depuis 2002, un détachement assure de manière constante la sécurité de proximité du Khalife et de la population locale lors de ses déplacements. Cette collaboration entre les forces de l'ordre et la communauté religieuse garantit le bon déroulement des festivités. L'article souligne l'importance de cette protection face à l'affluence massive des fidèles.
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p. 6 [SOCIETE] Don d’une Toyota lexus 4x4 neuve au khalife par le gouverneur de sokoto
Le 31 janvier 2009, une délégation nigériane menée par Elhaj Alio Doka s'est rendue à Kiota pour offrir un véhicule 4x4 au Khalife de la part du gouverneur de Sokoto. La cérémonie de remise des clés s'est déroulée en présence de plusieurs autorités locales et s'est conclue par des prières de remerciement du Khalife. Ce geste symbolise les liens étroits entre les autorités nigérianes et la communauté de Kiota. Il témoigne du respect porté au Khalife au-delà des frontières nationales.
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p. 6 [SOCIETE] Le Pr. Djibo Hamani présente au Khalife, son livre intitulé: "L’islam au soudan central"
Le 30 janvier, l'historien et enseignant-chercheur Djibo Hamani a effectué sa première visite à Kiota pour présenter son ouvrage sur l'histoire de l'islam au Soudan central. Cette visite, couverte par la télévision Bonferey, a été l'occasion de rendre hommage au Cheikh de Kiota et de saluer les travaux académiques consacrés à la Tidjaniya. L'ouvrage met en lumière l'importance historique de cette confrérie dans la région. La rencontre marque un pont entre le monde académique et la tradition spirituelle.
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p. 7 [Tranche de vie] LES CONFIDENCES DE Cheikh Yahaya Bin Yacoubou Gamkalley : "Cheikh Kiota était trop moderne par rapport à son temps, on lui reprochait d'utiliser la voiture, la montre etc!" (Cheikh Yahaya Bin Yacoubou Gamkalley)
Dans ce témoignage, Cheikh Yahaya raconte sa jeunesse, sa conversion spirituelle et sa rencontre avec de grands érudits. Il relate également les persécutions politiques subies par les hommes de foi sous différents régimes. Il défend la mémoire de Cheikh Kiota, dont la modernité était incomprise par ses contemporains qui critiquaient son usage d'objets technologiques. Ce récit offre un regard humain sur les défis rencontrés par les réformateurs religieux. Il souligne la vision avant-gardiste du Cheikh.
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p. 7 Le Pr. Phd. Ousmane Kane à Kiota! "j'ai été agréablement surpris de découvrire la vitalité extraordinaire de la Faydha tidjaniya à Kiota"
Lors d'une visite de recherche académique en août 2008, le professeur Ousmane Kane, petit-fils de Baye Niass, exprime son admiration pour la force et la vitalité de la Tidjaniya et de la Faydha au Niger. Il souligne l'importance de Kiota comme pôle de rayonnement spirituel. Cette visite académique confirme la place centrale de la communauté dans le paysage religieux ouest-africain. Le témoignage du professeur valorise les efforts de transmission du savoir et de la foi.
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p. 7 Hommage à Cheikh Mallam Mamane Zaneidou de Garin Mallam
Cet article rend hommage au Cheikh Mallam Mamane Zaneidou, décédé le 23 mai à l'âge de 84 ans. Reconnu comme un grand voyageur et défenseur de l'Islam, sa disparition est présentée comme une perte immense pour la communauté musulmane. Il a consacré sa vie à la propagation de la foi et à l'enseignement. Son parcours est salué comme un exemple de dévouement et de droiture. La communauté exprime sa reconnaissance pour son œuvre spirituelle.
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p. 7 Cheikh Hassane Koberi échape à un attentat perpétré par un izaliste fou dangereux!
Le 18 mai, Cheikh Hassane de Koberi et sa famille ont été attaqués à la machette par un jeune extrémiste se réclamant du mouvement Izala. Bien que le Cheikh s'en soit sorti indemne, sa voiture a été saccagée. L'article dénonce la récurrence de ces violences perpétrées par les réformistes sunnites contre les Tidjanes. Il appelle à la tolérance et au respect mutuel entre les différentes obédiences musulmanes. Cette situation met en exergue les tensions religieuses actuelles.
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p. 9 [SOCIETE] Les prémices de la mort de l'Imam Hassane Cissé
Cet article relate les circonstances soudaines du décès de l'Imam Hassane Cissé à Kaolack, suivi de ses obsèques grandioses à Medîne Baye. Il évoque également les signes précurseurs et les confidences mystérieuses que l'Imam avait faites à ses proches avant sa disparition. Ces éléments soulignent la dimension spirituelle de sa fin de vie. La communauté a rendu un hommage vibrant à ce guide éminent. Le récit retrace l'émotion profonde ressentie par les fidèles lors de cette perte.
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p. 9 Sur les traces de Baye Niasse
Ce texte retrace l'œuvre de propagation de l'islam menée par l'Imam Hassane Cissé, qui a suivi les traces de son grand-père Cheikh Al Islam Elhadj Ibrahima Niasse. Il met en avant ses nombreux voyages à travers le monde et les conversions massives à l'islam qu'il a suscitées, notamment au Tchad et au Cameroun. Son engagement a permis d'étendre l'influence de la Faydha Tidjaniya. Il est décrit comme un digne héritier de la mission de son aïeul. Son action humanitaire et spirituelle a laissé une empreinte durable.
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p. 10 "Damay dem noppolu" dit l'Imam (Barham Cheikh)
Cet article relate les derniers moments et les paroles prémonitoires de l'Imam Hassan Cissé avant son décès, rapportés par ses proches. Il évoque notamment une discussion avec son frère Modou Cissé sur la mort, la découverte d'une lettre de Baye Niasse sur les écoles coraniques, ainsi qu'une prière faite à la Ka'aba où il demandait à Dieu de ne pas vivre au-delà de l'âge du prophète Mouhamed (63 ans). Ces confidences révèlent une préparation spirituelle sereine. L'article souligne la profondeur de sa foi et son attachement aux enseignements prophétiques.
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p. 10 Qui était l'imam Hassane?
Ce texte présente une biographie détaillée de l'imam Hassan Cissé, né en 1945 à Kaolack et petit-fils de Baye Niasse. Il retrace son brillant parcours académique international, son rôle de guide de la Tariqa Tidjanya, ainsi que ses multiples engagements sociaux et humanitaires, notamment dans l'éducation, la santé et la lutte contre la pauvreté. Il a su allier savoir traditionnel et modernité. Son influence a dépassé les frontières du Sénégal pour toucher le monde entier. Il reste une figure emblématique de l'Islam contemporain.
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p. 11 [SOCIETE] Un Imam dans la cour des grands
Cet article illustre l'influence internationale d'un Imam à travers ses rencontres avec de grandes personnalités mondiales telles que Tony Blair, Jimmy Carter, l'Émir de Kano, Thabo M'beki, Abdou Diouf, Mouammar Kadhafi, et d'autres. Il relate également des anecdotes spécifiques montrant ses relations privilégiées avec Koffi Annan et le prince saoudien Turki. Ces interactions témoignent de son rôle de diplomate spirituel. Il a su porter la voix de l'Islam dans les instances internationales. Son charisme et sa sagesse lui ont ouvert les portes des plus hautes sphères.
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p. 13 [Modèle prophétique] La jeunesse du prophète Mouhamad (psl) (Oustaz Amr Khaled)
Cet article retrace la jeunesse et le parcours du Prophète Mouhamad (psl), en abordant son statut d'orphelin, ses différents foyers d'accueil, ainsi que ses expériences de berger et de commerçant. L'auteur souligne comment ces épreuves ont forgé son caractère et invite la jeunesse actuelle à s'inspirer de son engagement social et de son ouverture d'esprit, notamment à travers son travail respectueux avec Khadîdja. Cette période de sa vie est présentée comme un modèle de résilience. Elle illustre les vertus de travail et d'honnêteté.
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p. 14 [RELIGION] La polygamie du prophète Mohammed (psl)
Cet article examine la vie conjugale du Prophète Mohammed afin de réfuter les critiques sur sa polygamie. Il explique que ses mariages, survenus après l'âge de 53 ans, répondaient à des exigences politiques, humanitaires et législatives, notamment pour abolir la coutume de l'adoption ou soutenir des veuves. L'auteur replace ces unions dans leur contexte historique et social. Il démontre que ces mariages étaient guidés par la sagesse divine et non par des passions personnelles. Cette analyse vise à clarifier les malentendus courants sur ce sujet.
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p. 14 Suite de l'article sur la vie professionnelle du Prophète
Cette section de texte relate le sérieux, le dévouement et la réussite du Prophète dans ses activités commerciales pour le compte de Khadîdja, montrant ainsi qu'il excellait également dans sa vie professionnelle. Il est souligné que son intégrité était reconnue par tous ses partenaires. Cet aspect de sa vie prouve que la spiritualité n'est pas incompatible avec l'excellence dans le travail. Il sert d'exemple pour les croyants dans leurs propres carrières. Son succès commercial était le fruit de sa droiture.
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p. 15 [RELIGION] Le Prophète, le mari : Le mariage du prophète
Cet article analyse le mariage du Prophète (BP sur lui) avec Khadîdja, en mettant en lumière les conditions de sa réussite malgré la différence d'âge et de richesse. Il aborde l'initiative de Khadîdja, le rôle d'intermédiaire de son amie Nafissa, et souligne l'importance de la maturité, du respect mutuel et de l'égalité de rang social dans l'union conjugale en Islam. Ce mariage est présenté comme un modèle d'harmonie et de soutien mutuel. Il illustre la place de la femme dans la vie du Prophète. L'union est décrite comme une bénédiction divine.
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p. 16, 20 [RELIGION] Le mariage du prophète a réussi parce que le messager s'est avéré un parfait époux et un bon père
Cet article analyse les raisons du succès du mariage du Prophète avec Khadîdja et la manière dont il a surmonté les épreuves de la vie, notamment la perte de ses fils. Il relate également l'histoire de Zayd Ibn Haritha, un jeune esclave offert au Prophète qui choisit de rester à ses côtés plutôt que de retourner avec son père biologique. Ces récits démontrent la bonté et la justice du Prophète dans ses relations familiales et sociales. Il est dépeint comme un époux aimant et un père exemplaire. Son comportement envers ses proches reste une source d'inspiration.
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p. 16 sagesses soufies
Une compilation de courtes citations spirituelles attribuées à de grandes figures du soufisme telles que Kharaqani, Hassan al-Basri et Dhul-Nun Al-Misri, suivies d'un conte moralisateur intitulé 'Le sermon de vendredi' mettant en scène le personnage de Nasruddin. Ces sagesses visent à élever l'âme et à encourager la réflexion sur la vie terrestre. Le conte apporte une touche d'humour tout en transmettant une leçon de morale. Ces enseignements sont essentiels pour la pratique spirituelle quotidienne. Ils rappellent l'importance de l'humilité et de la sincérité.
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p. 17 [RELIGION] La préparation du Prophète
Cet article retrace la vie du Prophète avant la révélation, notamment son rôle de pacificateur lors de la reconstruction de la Ka'ba par les tribus de Qoraïche. Grâce à sa sagesse, il a su résoudre le conflit lié à la pose de la pierre noire, démontrant ainsi ses qualités de leader spirituel et politique. Cet événement préfigurait sa mission prophétique. Il illustre sa capacité à unir les hommes autour de la justice. La préparation divine est évidente dans chaque étape de sa vie.
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p. 18 [SOCIETE] Leilatul Mawlid Nuit du maoulid
Cet article présente la fête du Mawlid, qui célèbre la naissance du prophète Mohammed, en listant ses différentes appellations à travers le monde musulman (Maghreb, Égypte, Turquie, Sénégal). Il décrit également les différentes manières dont cette fête est célébrée selon les pays, notamment par des chants, des processions et des récits sur la vie du Prophète. Cette diversité culturelle enrichit la célébration. L'article souligne l'importance de cet événement pour la cohésion de la communauté musulmane. Il met en avant la ferveur des croyants lors de cette nuit bénie.
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p. 18 La fête de Maoulid dans le temps
Ce court texte retrace l'histoire de la célébration du Mawlid, depuis la naissance de Mohammed en 570 ap. J.-C. Il explique que la fête a été instituée au XIème siècle en Égypte par les Fatimides, tout en mentionnant les débats contemporains sur son statut d'innovation religieuse. L'article apporte un éclairage historique sur les origines de cette pratique. Il permet de mieux comprendre les enjeux liés à sa célébration. La tradition s'est perpétuée à travers les siècles malgré les divergences d'interprétation.
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p. 18 Le Mawlid à la Mecque selon les historiens Musulmans : La célébration du lieu de naissance du Prophète (s)
L'article s'appuie sur des écrits d'historiens musulmans classiques, tels qu'al-Azraqi et Aboul Abbas al-Azafi, pour décrire comment le lieu de naissance du Prophète à la Mecque était honoré et visité. Il relate les pratiques spirituelles et l'atmosphère de dévotion qui caractérisaient ce jour particulier à la Mecque. Ces témoignages historiques valident l'ancienneté de la vénération portée à ce lieu sacré. Ils soulignent l'importance de la mémoire prophétique dans la cité sainte. La dévotion des pèlerins est mise en exergue.
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p. 19 [Religion] Réjouissez-vous du Prophète(s), dit en substance le saint Coran
Cet article explique que se réjouir de la venue du Prophète (s) est une obligation ordonnée par Allah dans le Coran. Il souligne l'importance d'invoquer collectivement les bénédictions et de faire les éloges du Prophète à l'occasion de son anniversaire. Cette pratique est présentée comme un acte de foi et de reconnaissance envers le Créateur. Elle renforce le lien spirituel avec le Messager. L'article encourage les fidèles à exprimer leur joie de manière pieuse et respectueuse.
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p. 19 Trois récits du 10e siècle sur le Mawlid
Ce texte présente les témoignages historiques de trois autorités du 10e siècle (Ibn Zuhayra, Ibn Hajar al-Haythami et an-Nahrawali) sur la célébration du Mawlid à la Mecque. Il décrit en détail le déroulement des processions, des prières et des sermons qui avaient lieu le 12 de Rabi' al-awwal. Ces récits confirment la pérennité des traditions liées à la naissance du Prophète. Ils offrent une perspective historique sur la ferveur religieuse. La célébration est décrite comme un moment de grande solennité.
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p. 19 Le récit d'Ibn Battouta sur le Mawlid
Ce court encadré relate le témoignage du célèbre voyageur du 14e siècle, Ibn Battouta, concernant la célébration du Mawlid à la Mecque. Il y décrit la distribution de nourriture aux descendants du Prophète et l'ouverture exceptionnelle de la Ka'aba. Ce récit illustre la générosité et l'hospitalité qui entouraient cette fête. Il témoigne de l'importance accordée à cet événement par les autorités et les fidèles. C'est un témoignage précieux sur les pratiques d'antan.
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p. 19 Le Mawlid dans le monde : Pour ou contre sa célébration ?
L'article dresse un panorama de la célébration du Mawlid à travers de nombreux pays musulmans où il s'agit souvent d'une fête nationale. Il s'interroge sur l'opposition d'une minorité qualifiée de 'Salafites' à cette pratique, alors que de grands savants historiques l'ont déclarée louable. Il défend la légitimité de cette célébration comme un moyen d'honorer le Prophète. La diversité des opinions est abordée avec objectivité. L'article conclut sur la nécessité de préserver cette tradition spirituelle.
Value Annotations
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- Gemini 3.5 Flash
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- content
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الاتحاد الاسلامي الافريقي
L'union Islamique Africaine
Al Maoulid Mag
Tarif/Niger : 500 fcfa / Zone CEDEAO : 1000 fcfa
Periodique Islamique d'Information et de réflexion paraissant à l'occasion des fetes du maoulid N°10 du 08-09 Mars 2009 (56eme edition de Kiota) -Tel : (227) 96 59 00 62 / E-mail : almaoulidinfo@yahoo.fr
Cheikh Aboubacar Hassoumi Kiota
Cinq ans déjà !
"Le prophète Mouhamed(s), un modèle parfait pour le croyant"
Les prémices de la mort de l'Imam Hassane Cissé
La polygamie du prophète Mouhamed(Psl)
Cheikh Ousmane Bangoula
J'ai vu le Cheikh espionner mon coeur !
--- Page 2 ---
Complexe scolaire
Rawdatu Cheikh Al Islam
Elh. Ibrahima Niasse
de Kiota
Une ambiance conviviale et une formation de qualité
Cinq sections
une cantine scolaire
Unebranche à Niamey
La fondatrice Seyda Oumoulkheir Niasse
Prescolaire:
44 garçons et 35 filles
Primaire:
188 garçons et 148 filles
College et Lycée:
158 garçons et 83 filles
Coranique rénovée:
37 garçons et 58 filles
Coranique classique:
164 garçons et 157 filles
Le Directeur Général
M. Fathoullah
Cheikh Aboubacar
Jardin d'enfants
Primaire franco-arabe
Secondaire franco-arabe
Coranique Rénovée
Coranique classique
Al Maoulid Mag N°10 du 08/09 Mars 2009
--- Page 3 ---
Al Maoulid
edito
3
EDITORIAL
Par : Elh Barham Cheikh
CRI DE COEUR...Read the full text — 13 404 more words Collapse the full text
Notre maoulid serait-il victime de son apolitisme ou de son gigantisme ? Un certain nombre d'indices malheureux relèvés sur le terrain, de manière récurrente, permettent de faire un constat amère : Le maoulid est abandonnée à son sort ; Embouteillages monstres, promiscuité au delà du tolérable, manque d'eau, d'hygiène voire de sécurité sont entre autres, les lots qutidiens des festivaliers du maoulid. Tout cela au nez et à la barbe de la puissance publique. Ce triste constat est d'ailleurs un des griefs invariablement portés chaque année par les étrangers d'Afrique de l'Ouest contre notre pays.
En réalité, au Niger, le maoulid n'a jamais été que l'affaire du seul peuple qui, chaque année, ne cesse de redoubler d'engouement, et cela dure depuis 56 ans. Conséquence : le maoulid a débordé de son lie. Il a dépassé largement les capacités d'une seule organisation, fut-elle bien structurée, à plus forte raison d'un simple comité ad hoc. A plusieurs reprises déjà, des drames humains ont été évités de justesse faute de structures d'accueil adéquates. Alors que faire ?
A notre humble avis, il n'est pas une faiblesse de copier ce qui marche chez les autres. Au Sénégal par exemple, pays des maoulids par excellence, le pouvoir a depuis long temps compris l'importance stratégique du maoulid. Les Présidents sénégalais, le chrétien Léopold Sedar Senghor en tête, veillaient personnellement à ce que chaque maoulid, petit qu'il soit ou grand, bénéficie d'un appui conséquent de l'Etat. Au Sénégal, Dieu seul sait le nombre de maoulids qui se fait par an. C'est que l'élite dirigeante de ce pays avait tôt compris en quoi le maoulid peut servir le développement. Dès lors, tout village fêtant son maoulid, est quelque par pris en charge dans un budget. Et la localité en question est obligatoirement dotée, chaque année, d'infrastructures nouvelles. Tout cela participe merveilleusement à la marche globale de la nation sénégalaise. Rappelons que ce pays est moins islamisé que le nôtre !
Au Niger, la situation est loin d'être le même. Cependant avec nos fêtes tournantes genre 18 décembre, ne sommes-nous pas en train de faire timidement la même chose ? Mais, à ce rythme, quand est-ce qu'une ville comme Kiota sera-t-elle concernée ? Tout récemment encore, avec les jeux de la Cen Sad, le Président de la République M. Tandja Mamadou en personne s'était mué en organisateur en chef de l'événement pour lequel il reçut, le 26 et 27 janvier au palais des sports de Niamey, les différents secteurs socio professionnels. Idem lors des 5ème jeux de la francophonie. On sait aussi à quel point, lors des éditions de lutte traditionnelle, de FIMA, de Cure Salée, ou du Prix Dan gourmou, les gouverneurs des régions sont-ils mobilisés : Suivi minutieux des calendriers et des réunions, visites régulières des chantiers etc. Tout cela sous l'œil bienveillant des cameras. Toute chose dont on ne peut que se rejouir, par ailleurs. Mais la question qui vient aussitôt à l'esprit est : Pourquoi donc le maoulid ne bénéficie-t-il pas de tels avantages de la part de l'Etat ?
Pourtant, sur plus d'un théâtre, le maoulid a montré, avec ses moyens modestes, sa capacité de transformation des mentalités et du milieu. La force du maoulid est qu'il est le seul événement populaire à réunir, à la fois, culture et religion, tourisme et commerce, unité et brassage entre peuples et communautés. C'est aussi un formidable creuset d'échanges intellectuels et artistique et une grande école de tolérance en ce qu'il met en exergue et le message et les nobles comportements de notre prophète bien aimé. En un mot, tout ce dont notre pays aura besoin pour réaliser un certain raccourci sur son long chemin vers le développement.
Comment le maoulid a-y-il pu échaper à une structure aussi officielleque le “Haut commissariat à l'organisation des grands événements !” ? Que contient donc le terme “grand évènement” ? Notre porpos n'est pas de tourner en dérision quoi que ce soit ni même de polémiquer si le maoulid est un petit ou grand événement. Mais de dire juste qu'Il est temps qu'un statut de fête nationale à part entière soit attribué au maoulid de Kiota, eu egard à son histoire et sa taille. Cette fête du prophète, il faut bien le dire, attend de nous plus que le statut d'une simple journée "chômée et payée" ! Ceci est un cri de coeur mais aussi un cri de detresse adressé à qui de droit !
SOMMAIRE
Cheikh Aboubacar Hassoumi : Cinq ans déjà !
J'ai vu le Cheikh espionnr mon coeur !
Les trois quêtes de Cheikh Aboubacar
Les premices de la mort de l'imam hassane
Un marabout dans la cours des grands
Qui était l'imam Hassane cisse ?
Le maoulid du bien aimé
Al Maoulid
Periodique Islamique d'information et de réflexion paraissant à l'occasion des fêtes du maoulid
N°10 du 08/09 Mars 2009
(56ème edition de Kiota)
Tel : (227) 96 59 00 62
E-mail : almaoulidinfo@yahoo.fr
Directeur de publication :
Elh. Barham Cheikh
Comité de rédaction :
Dr. Med Rabany Zakarya
Mamadoul Tayab Issa
Mouhamed Mamoudou
Dr. Abdoul Lawi Cheikh
Service commercial :
Boubé Kountchetarey
Impression IBB
2000 exemplaires
Al Maoulid Mag N°10 du 08/09 Mars 2009
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Al Maoulid
RUBRIQUE
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Cheikh Aboubacar Hassoumi Kiota
Né en 1913, dans le village de Kiota, Cheikh Aboubacar Hassoumi, fils de Hassoumi et de Houreira, avait grandi dans une famille de marabouts paysans. Il avait appris le Coran auprès de son père Hassoumi qui disposait du plus grand "Dudel" (Ecole coranique) dans la region. Très jeune, il étonnait déjà son entourage par son endurance au travail. Il conduisait d'une main de maître tous les travaux champetres et domestiques. Adolescent, il avait tous les attributs d'un chef de famille. Son devouement et son engagement sans limite aux côtés de ses parents, n'empechait pas le jeune Aboubacar de s'occuper, les après midi, de ses propres activités champetres.
Ainsi à l'âge de 18 ans, il disposait d'une dizaine de grenier remplis de céréales et qui étaient ses propriétés à lui seul qu'il avait obtenu, selon ses propres dires, par la sueur de son front. Il disposait également de son propre cheptel.
Que pouvait faire donc un garçon de son âge d'un tel tresor, alors que sa famille vivait dans les champs et que le contact avec le monde exterieur était limité ? Un matin, le jeune Aboubacar suggera à son père de mettre une partie de son patrimoine sur le marché. Son père l'y autorisa et lui confia quelques têtes de betaill à vendre en plus des siens. En réalité, le fils avait son pojet caché : Il voulait affectuer le pelerinage à la Mecque ! Mais compte tenu du contexte du milieu et de la dangerosité d'un tel projet à l'époque, il ne pouvait que le cacher. Il savait que dans son entourage personne ne pouvait le comprendre sur ce point à part son père. Par conséquent, on ne le laisserait pas partir ne serait-ce que pour son âge(18 ans). Conscient que son destin se jouait là, le Cheikh était décidé à y aller "fut-il au prix du sacrifice supreme", disait-il plutard. En garçon très bien eduqué, il évita soigneusement d'en parler au risque soit de defier son entourage soit de renoncer au projet de sa vie.
Mais il savait qu'il pouvait compter sur le soutien de son père dans toutes les circonstences, il puisait de cela une force et une determination inébranlables.
La preuve en est que lorsque le Cheikh envoya une missive, plusieurs jours après son départ, pour annoncer son projet de continuer sur la Mecque, son père fut très content. Mais il fut étonné du fait que le Cheikh avait pris soin de lui renvoyer l'argent du betail ne lui appartenant pas donc appartenant à lui Hassoumi. "il en aura plus besoin que moi " lâcha le vieil homme. En verité, son fils voulait chercher Dieu avec de l'argent "très propre", c'est-à-dire gagné à la sueur de son seul front...
Cinq ans déjà !
Al Maoulid Mag N° 10 du 08/09 Mars 2009
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Al Maoulid RUBRIQUE 5
Les trois quêtes de Cheikh Kiota
- Par Elh. barham Cheikh
Quatre mois après son coup d'Etat d'Avril 74, le colonel Kountché et ses amis mirent en place une nouvelle association islamique à leur couleur après avoir annulé l'ACIN crée par RDA.
Dans son esprit, Seyni Kountché pensait plutôt au Cheikh de Kiota pour prendre la tête de la nouvelle organisation islamique, ou au moins à un de ses proches collaborateur, notamment le très influent Cheikh Alfazzazi de Yeni. Contacté discrètement par Kountché, le Cheikh lui aurait dit : "Cherche encore une tête du côté de la capital, nous sommes des marabouts de brousse, qui vivent de la terre. Notre vie ne serait pas possible en dehors de cela"
Bien que n'aimant pas qu'on lui oppose un refus, le chef de l'Etat finit par accepter puisque voyant en cela une quête d'intégrité. Sans le savoir Kountché venait ainsi d'aprendre de la bouche même de son interlocutaire, un des trois piliers fondamentaux de la vie du Cheikh de Kiota : La quête du halal (le licite) par le travail acharné de la terre.
Par la suite Kountché ne tarda pas à reconnaître en lui l'un des plus grands agriculteurs de ce pays. Aujourd'hui encore, ses champs, qui s'étendent sur des kilomètres de tous côtés, attestent de cet héritage du travail de la terre que le Cheikh avait errigé au rang de vertu. A travers cette philosophie du travail, il voulait faire passer un message à tous les marabouts (qu'il n'hesiitait pas à reunir pour le leur expliquer), que la dignité de l'homme, celle de l'homme de Dieu surtout, se trouve dans le travail libérateur et non dans l'errance ou le "maraboutage".
Pour cela, le Cheikh s'évertuait à monrter le bon exmple d'intégrité en bannissant l'oisivieté et la recherche de la facilité. Ainsi il ne prescrivait jamais des amulettes à quelqu'un ni ne donnait une écriture à boire. "Si c'est pour manger, la terre nous suffit" disai-il !
L'autre pilier essntiel de la vie du Cheikhest la quête permanente de Dieu. L'homme était avec Dieu, se couchait avec Lui et se reveillait toujours avec son Créateur, il était le premier à la Mosquée(4h du matin) et le dernier à la quitter. Chez lui, il passait aussi des longues nuits de prières et de zikr, ce qui ne l'empêchait pas de consacrer du temps à sa famille et aux fidèles visiteurs. Pour le Cheikh, la quête de Dieu n'est pas une affaire de temps mais une affaire de tous les instants. "On doit adorer Dieu, disait-il, comme on respire" Car même occupé par les affaires de la vie, le croyant doit faire en sorte de garder l'esprit attaché à Dieu...
Et enfin, le 3e pilier de la vie du Cheikh est la quête du savoir. Car entre l'adoration de Dieu et le travail de la terre, il n'avait trouvé une parcelle de temps que pour la recherche du savoir. Il créa et ou influença des centaines d'ecoles coraniques, invita les meilleurs exegètes de la sous région à venir dispenser le savoir. Il silllona tout le Nord du Nigeria jusqu'au Sénégal toujours à la quête du savoir.
Grâce à l'esprit d'ouverture du Cheikh, Kiota dispose de trois cycles complets et distincts de formation differents : Un cycle franco-arabe, un cycle classic (français) et un cycle arabe (parainé par l'université d'El azhar du Caire). Et qui fait aujourd'hui la fierté de la localité.
Sur cette image Cheikh Aboubacar Hassoumi semblait faire ses adieux à la foule, c'était le dernier maoulid de sa vie (2003). Contrairement à ses habitudes, ce jour là, à son arrivée sous le hangar, il resta debout un moment et prit cette pose étrange !
Les témoignages de Cheikh Ousmane Bangoula sur Cheikh Aboubacar Hassoumi Kiota
J'ai vu le Cheikh espionner mon coeur... !
S'il est une chose que j'ai retenu du Cheikh, c'est le fait que Dieu était tout le temps avec lui. On ne peut ne pas remarquer sa patience sans borne et son amour illimité que ne perturbe ni les vicissitudes de la vie ni les aléas du temps. Chaque geste de sa part restait un exemple de générosité et de bonté.
"L'espion du coeur... !"
Un jour, alors que je souffrais d'une succession de malaises dont j'ignorais tout de l'origine. J'en étais si préoccupé d'autant que mes activités spirituelles en prenaient un serieux coup. C'est ainsi qu' un matin je m'étais retrouvé au milieu d'une foule autour de Cheikh Kiota dont nous écoutions attentivement la conversation. Préoccupé par ma situation, moi, j'étais très absorbé par des pensées noirs pendant que le Cheikh causait. Je venais à l'instant de me demander, dans mon fort intérieur, si je ne serais pas victime d'un sort qui m'était jeté. Et dans ma pensée, je mis cela tout si vite sur le compte d'un concurrent à moi, en l'occurrence un marabout de notre cercle.
A ce moment précis, le Cheikh qui était en pleine causerie, se retourna vers moi, me fixa et me lança : " Non ! Non ! Ce que tu penses n'est pas exact !! " puis, mine de rien, il reprit le file de sa causerie. Je n'en revenais pas, et j'en étais tout retourné.
C'est ainsi que le Cheikh, ce jour là, me délivra de mes mauvaise pensées. Et l'assistence n'y avait rien compris puisque ce details m'étais destiné exclusivement.
Est-il besoin de dire que le Cheikh savait lire les pensées ? *
"Un petit plat d'omelette !"
"Une autrefois, avec un ami, nous avions visité le Cheikh. Pendant que nous étions seuls avec lui, une Talibée apporta un petit plat d'omelette qu'elle montra au Cheikh qui l'aurait commandé à l'intention d'un hôte de marque. N'empeche, il nous invita à le manger. Il prit, le premier, une seule et petite bouchée et s'occupa, ensuite, d'autres affaires.
Moi, je ne mangeais pas vraiment sachant que le plat ne nous était pas destiné à l'origine et que de toute façon, il était tout petit. Je faisais semblant de manger surtout que le Cheikh revenait régulièrement à la charge pour m'inciter à yaller plus franchement. Mon compagnon lui, ne s'était pas géné, et mangea avec un appétit formidable. Après le repas, le Cheikh demanda à la domestique de ramener le reste à son hôte de marque. Mais quelle ne fut notre surprise de remarquer que le plat était resté intact, Il n'avait rien perdu de son contenu initial comme si personne n'y avait touché ! " Allahu Akbar ! Allah a dit : "Quand J'ai de l'estime pour mon serviteur, Je m'incarne en lui !!
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Sécurité rapprochée pour le khalife
Lors des maoulids de Kiota, il faut toujours compter avec la gendarmerie nationale à travers son détachement régional, de tous les corps militaire, la gendarmerie est celle qui a le plus fait preuve de constance dans son assitence aux maoulid de Kiota. De la première édition à nos jours la gendarmerie a toujours été aux côtés des musulmans pour la célébration de la fête du prophète.
Certes les autres corps aussi n'ont pas démérité, mais la gendarmerie de Boboye se dinstingue du fait qu'elle ajoute à chaque fois une corde à son narc. Ainsi depuis 2002, un détachement de du corps bleu est positionné à Kiota. Il a pour rôle d'assurer la sécurité du Khalife et de la population. Ce detachement hebdomadaire de deux agents assure la mission de sécurité et de surveillance du territoire ainsi que le scorte du Khalife dans ses allées et retours de son domicile à la Mosquée ou lors des audiences ou de sorties vers les champs.
C'est une des rares fois où la sécurité d'une personalité religieuse est ainsi assurée de proximité sans qu'une demande dans ce sens soit formulée ni qu'une menace quelconque soit signalée de la part de l'intéressé. C'est cela le sens du devoir. En avant la gendarmerie!
Don d'une Toyota lexus 4x4 neuve au khalife par le gouverneur de sokoto
Le 31 Janvier 2009, une forte délégation nigerianne dirigée par un conseiller du gouverneur de sokoto, Mr Elhaj Alio Doka, était venue à Kiota. Le bute de la visite était d'offrir au Khalife les clés d' un véhicule 4x4 de marque Toyota lexus neuve don du gouverneur de Sokoto. la ceremonie de réception qui avait eu lieu au domicile du Cheikh s'était déroulée sous les yeux du maire de Dosso, du SG de la région, du CB de la gendarmerie et du commisaire de la police de Birni.
Dans une brève déclaration, l'envoyé du gouverneur avait transmis les alutations fraternelles du gouverneur au khalife et à tous les musulmans de Kiota avant de remettre les clés du véhicule. Pour sa part, le khalife le remercia très vivement avant de formuler des prières et des voeux pour son bienfaiteur.
Le Pr. Djibo Hamani présente au Khalife, son livre intitulé: “L'islam au soudan central”
Le 30 Janvier, le professeur Djibo Hamani historien eseignant chercheur à l'université Abdou Moumouni de Niamey, était pour la première fois en visite à Kiota. Il s'agissait pour le professeur de venir présenter son tout dernier livre d'histoire intitulé; "l'islam au soudan central". Après avoir commencé ses visites par le Mausolée du Cheikh et la Mosquée, il avait eu des entretiens avec le Khalife et avec Sayyeda Oumoulkheir Niasse. Dans son entretien avec le khalife, le professeur Djibo Hamani avait souligné le caractère hautement important et symbolique de sa visite dans le fief de Cheikh Aboubacar Hassoumi. Il affirma devant la caméra de la télévision "Bonferey" qui l'accompagnait, qu'il avait tenu à faire ce déplacement pour rendre un hommage mérité au Cheikh dont la vie et l'oeuvre paraissent à ses yeux très important en terme pedagogique. Car le Cheikh de Kiota, a souligné le professeur, avait fait du travail, de la foi et de la recherche du savoir les trois piliers de sa vie. Le professeur affirma avoir découvert tout cela dans les travaux de thèse de doctorat d'etat es lettres et sciences, en spécialité histoire soutenu en décembre 2007 par son collègue Maikoréma Zakari.( Rappellons que M. Maikoréma est un chercheur à l'IRSH. Il avait consacrée une grande partie de ses travaux à Cheikh Aboubacar Kiota et à la tidjaniya. A l'issue de sa soutenance, M.Maikoréma avait eu une mention très bien avec fellicitation du jury).
Cette visite du professeur Djibo avait été l'occasion pour la télé "Bonferey" de venir pour la première fois à Kiota. Ce qui a été interprété par certains comme une petite ouverture, de la part de cette télé restée long temps fermée à la communauté tidjane. Espérons que Bonferey jouera le jeu jusqu'au bout!
Arrêt sur images
1°- Le toit Inscendié du domicile du Khalife
2°-Le pasteur Gedéon converti à l'islam par les soins du Khalife pendant le ramadan
3°- Cheikh Lawi dans les rangs lors du défilé du 18 décembre 2008
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Tranche de vie
LES CONFIDENCES DE
Cheikh Yahaya Bin Yacoubou Gamkalley
"Cheikh Kiota était trop moderne par rapport à son temps, on lui reprochait d'utiliser la voiture, la montre etc !"
Dans ma jeunesse, disait Cheikh yahaya, j'ai servi de cuisinier chez les colons, j'étais pourtant bien avec mon patron dont je m'occupais bien de la cuisine. Il m'appréciait beaucoup et me faisait des cadeaux à chaque voyage. Je portais tous le temps, un ceinturon, un pantalon et une chemise impeccable bien poropres. J'avais les cheveix teints et dressés en "afro". Je ne connaissai pas un mot du Coran. Puis un jour je tombe , pour la première fois, sur un groupe de gens en train de prier. J'en étais très fasciné ! Et, un matin, telle une fièvre, la flamme de la foi s'empara de tout mon être. Depuis ce jour, j'avais tout abandonné pour me consacrer entièrement à ma nouvelle passion. C'était irrésistible !
"Je connais des choses, des bonnes choses, dont je pense aujourd'hui être le seul depositaire à propos de nos Cheikhs." dit le sage de Gamkalley.
"Je connais par exmple sur le bout des doigts l'Histoire de l'installation de Cheikh Chouaib à Niamey : il était venu de la région de Zinder en soufi solitaire. Il avait élu domicile dans une espece de grotte du bassin verssant du fleuve Niger. Il n'y faisait qu'adorer Dieu. Il ne connaissait personne et personne ne le connaissait. Puis il partit vers Bamako et, de là, on lui dit par ilham que son véritable point de chute est à Niamey. Alors il y était retourné pour y rester à jamais. Par la suite, cet homme innoffensif qui ne demandait que la paix pour adorer Dieu, allait être serieusement embêté sans motif.
Moi aussi, j'avais fait la prison en sa compagnie. A l'époque, faire de l'islam, surtout en solitaire, était mal vu et mal compris par les politiciens. Il avait fallu l'insistence de Cheikh Kiota auprès du Président Diori assorties de menaces à peine voilées, pour qu'on nous libère !"
"Cheikh Kiota lui aussi fut dérangé. Sous Kountché, il fut interpelé plusieurs fois à Dosso, sans motif. Et, à la dernière fois, il dut les mettre en garde de l'interpeler de nouveau si on ne lui disait pas le chef d'accusation. C'étais comme cela qu'on finit par lui coller la paix !
Avant de fonder la ville de Kiota, Cheikh Aboubacar Hassoumi avait fait une bonne partie de sa formation spirituelle auprès de Cheikh Bali Bali à Fandou. Ce dernier parla de lui avant même de le connaître. Il donna des indications precises à son sujet. Par la suite, après le décès du Cheikh Bali Bali ; cetains de ses parents n'ont pas voulu croire en Cheikh Kiota au motif qu'il utilisait la voiture, la montre, les parfums etc. En fait il était trop moderne par rapport à son époque. A présent que tout le monde utilisaient ces objets là, je ne sais pas ce qu'ils lui raprochait d'autre !"
J'ai été Boy cuisinier chez les blancs, je portais des chemisettes et pentalons impeccables, j'avais les cheveux teintés et dressés sur la tête !
Le Pr. Phd. Ousmane Kane à Kiota !
"j'ai été agréablement surpris de découvrire la vitalité extraordinaire de la Faydha tidjaniya à Kiota"
En visite de travail au mois d' Aout 2008, dans le cadres de ses recherches academiques, le pr. Ousmane Kane, petit fils de Baye Niass (sa mère est mariem Niasse)avait sejournée à Kiota. Un court séjour qui lui avait permis de découvrir la force et la vitalité de la tidjaniya au Niger."Je suis agréablement surpris de découvrir la vitalité extraordinaire de la Faydha au Niger. Je repars donc le coeur plein de joie.
Hommage à
Cheikh Mallam Mamane Zaneidou de Garin Mallam
Le 23 Mai dernier s'était éteint à l'âge de 84 ans, au village de Garin Mallam, à Gouré Kiota, de Cheikh (Zinder), l'honorable Cheikh Mallam M a m a n e Zaneidou.
Le décès de ce grand Cheikh a été une perte énorme pour toute la communauté musulmane du Niger et du monde.
C'était un fidèle de Cheikh Aboubacar Chouaib Ali et de Cheikh Abderrazak Mallami de Koussa. C'était un grand voyageur qui défendait l'islam sur tous les terrains.
Qu'Allah Le Tout Puissant, ait son âme. Amine !.
Cheikh Hassane Koberi échape à un attentat perpetré par un izaliste fou dangereux !
Le 18 Mai dernier, un jeune izaliste du nom d'Ibrahim Hamidou, s'en était pris à Cheikh Hassane de Koberi et sa famille avec une machette en pleine brousse. Le Cheikh avait de la Baraka, il avait failli se faire trancher un bras. Mais il s'en était sorti finalement, grâce à Dieu, sans la moindre égratignure !
Sa voiture, par contre, a été saccagée par le jeune Djihadiste déchaîné.
Interpellé par la gendarmerie de Boboye, le kamikaze sera libéré deux semaine plutard, à la demande clémente du Khalife !
Cet enième attentat, venait s'ajouter à une longue liste sanglante et parfois meurtrières toujours perpetrées par les reformistes sunnites. Ce qui n'est pas connu du grand public parce que chaque fois étouffé par les tidjanes ! Cela s'était produit à Garbeykourou(plusieurs morts), à Tagabati et Anzourou (des blessés), et à Irah(des blessé et une Mosquée de vendredi saccagée devant le prefet, s'il vous plaît !).
Alors combien faudrait-il de victimes pour que des mesures énérgiques soient prises contre les auteurs de ces violences intégristes ?
La voiture sans vitres du Cheikh garée devant la gendarmerie
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Les prémices de la mort de l'Imam Hassane Cissé
Le Mercredi ....... S'était éteint l'Imam Hassane Cissé à Kaolack, chez lui, suite à une très courte maladie. Ce jour là, l'Imam avait pourtant officié les cinq prières de la journée sans montrer le moindre signe d'alerte. Il reçut comme à l'accoutumée, des visiteurs, des talibés et des nécessiteux. Et dans la soirée, après le dîner, pendant qu'il causait avec les gens sur sa terrasse, il dit soudain se sentir mal à l'aise et se retira dans sa chambre sans trop de mal. Un peu plus tard il appela son fils Salahou Dine pour lui dire d'apporter ses médicaments. Même après avoir pris les médicaments, il continuait de se plaindre d'une sensation de douleur au niveau du cœur. Alors il demanda à son fils de lui masser un endroit proche de son cœur qu'il lui indiqua. Pendant qu'il disait à son fils de continuer à masser, il perdit connaissance et s'éteint. Pris de panique l'enfant appela son oncle, le jeune frère de l'Imam, Mahé Cissé qui appela à son tour d'autres personnes comme Hakibou Niasse.
Sur le coup, les proches crurent d'abord à une perte de connaissance et on le transporta d'urgence à l'Hôpital régionale Cheikh Ibrahima Niasse de Kaolack. Devant la panique et la perplexité des médecins, les parents réalisèrent que l'irréparable venait de se produire. Alors ils demandèrent aux médecins de dire la vérité quelle qu'elle soit. C'est ainsi que le décès de l'imam fut rendu public dans la stupeur générale. Le décès de ce jeune et très dynamique imam, presque à la fleur de l'âge, a bouleversé plus d'un sur les cinq continents.
Les obsèques de l'Imam
De mémoire d'homme à Medine Baye, on n'a jamais vu un enterrement drainer une telle foule. Les gens, par grappes humaines, s'accrochaient aux voitures, aux toits des maisons, aux murs des enceintes et aux arbres. Il y'eut ce jour là cinq morts tombés par accident du haut des arbres ou des immeubles.
L'Imam fut enterré à côté de son grand pere, Cheikh Ibrahima Niasse, dans une chambrette du Mausolée qui est situé dans la cours de la Mosquée.
Le cercueil de l'Imam
Aussitôt le décès confirmé, un des confidents de l'Imam apporta à la surprise générale, un cercueil en bois simple contenant un linceul que l'Imam lui aurait confié, il y'avait de cela trois ans, dans la plus grande confidentialité...
Au sénégal le déplacement du cortège funéraire d'une personnalité n'est pas choise aisée, le jour de l'enterreement. Par expérience on savait cela, alors on trouva deux autres cercueils vides pour servir de leurre. Chaque cercueil, doté d'escorte et de gyrophares, devait emprunter une direction différente afin de faciliter le déplacement du corps de la morgue de l'hôpital au Mausolée. C'était ainsi que le corps de l'imam avait pu parcourir, non sans calvaire, le trajet long de trois km.
Trois ans plutôt, l'Imam aurait confié un cercueil et un linceul à un ami dans la plus grande confidentialité...
L'imam avait presque annoncé sa mort...
Hassane Cissé avait rejoint son Dieu juste une semaine après son retour d'une visite en côte d'Ivoire. Avant d'embarquer pour ce voyage, il annonça, contrairement à ses habitudes, avoir confié la colossale somme de 270 000 000 de fcfa (Deux cent soixante dix millions de cfa) à son grand fils, Mouhamed Cissé. Laquelle somme, expliqua-t-il, était destinée à acheter en Egypte les lustres et les tapis de la Mosquée de Baye Niasse pour laquelle, on le sait, l'Imam avait beaucoup fait. Le Cheikh semblait craindre de mourir avant son retour et que cet argent passe naturellement dans l'héritage au détriment peut être de la Mosquée...
" J'en ai fini des avions !... "
Cette déclaration étonnante, l'imam Hassane la fit à son retour d'Abidjan, à un ami intime à lui, douanier de son état qui lui demandait avec insistance de prendre un congé de repos à Dakar. L'imam lui dit : " Une chose est sûr, j'en ai fini des avions !... "
Pour quelqu'un qui passait les deux tiers de son temps et de sa vie dans les avions et à l'autre bout du monde, cette phrase paraissait ambiguë. L'ami de l'Imam ne pouvait pas comprendre cette confidence. Et il finit par mettre tout cela sur le compte de la plaisanterie. Moins d'une semaine après, le jour des obsèques, c'est au bord des larmes que cet homme respectable pour ses qualités et ses liens avec l'Imam, raconta son histoire.
Sur les traces de Baye Niasse
De son vivant, Cheikh Al Islam Elhadj Ibrahima Niasse dit "Baye Niasse" passait son temps à voyager entre les continents. Il apportait ainsi l'islam dans des contrées les plus lointaines en Asie du sud Est, en Afrique et en Europe. De tous ces deplacements, l'Imam Hassane était de la partie.
C'était donc tout naturellement que l'imam reprit le flambeau de son grand pere. Et il aura même ajouté au tableau de Baye Niasse l'Amerique latine, l'Afrique du Sud et les Etats Unis d'Amerique où se trouve le gros de ses fidèles. Mettant à profit les moyens de communication les plus modernes et les plus sophidtiqués, l'Imam organisait des conversions massives partout où il passait. Et il lui arrivait de convrtir souvent toute une communauté ; du chef au dernier. Comme ce fut le cas au Tchad en 2006 où il convertit à l'islam d'un seul coup 883 personne. Il réçut pour cela les fellicitations du president Idriss Deby. Au Cameroune, en février 2008, l'imam convertit en une séance 1251 personnes, dans la localité de Dangrossé, dont les chefs de tribut
L'imam Hassane Cissé en train de convertir à l'islam.
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"Damay dem noppolu" dit l'Imam
Dans une conversation singulière qui eut lieu quelque jour seulement avant sa mort entre l'Imam et son frère, Cheikh Modou Cissé, l'imam lui aurait dit :
- " Damay dem " qui veut dire en langue Wolof : Je m'en irai.
Son frère lui demanda, surpris :
- " Fo buga dem ? " où donc veux-tu aller ?
L'imam répondit :
- "Laakhira noppoludji " J'irai à l'au-delà me reposer !
Ne comprenant plus son frère, Modou Cissé n'avait pas non plus envie de continuer la conversation sur ce ton. Alors il choisit gentiment de rabrouer son grand frère sur ces termes :
- Oses-tu évoquer la mort, toi qui avais vu mourir ton grand père, Baye Niasse, dans tes bras ? Je pense bien que tu dois être très dégoûté de la mort, toi !
La conversation fut interrompue net à ce moment. L'objectif du petit frère était d'ailleurs de l'arrêter ou de changer de sujet. Modou Cissé n'est pas n'importe qui puisque c'est lui qui a pris aujourd'hui la place de l'Imam. Et c'est lui qui a rapporté ce dialogue bizarre qu'il avait eu avec le défunt quelques jours seulement avant son décès.
"ce sera sans moi", dit Cheikh Hassane !
Le jour du décès de l'Imam, il fit sortir ses abondantes archives par son jeune frère Mahé Cissé aidé par les talibés, qui les exposa sur la terrasse. Sur un ordre de l'Imam, son frère passa l'après midi à fouiller à la recherche d'on ne savait trop quoi. Et parmi les découvertes de Mahé, ce jour là, une vieille lettre manuscrite de Baye Niasse se rapportant aux écoles coraniques. Dans cette lettre, Baye Niasse donnait des directives pour la redynamisation des écoles coraniques traditionnelles qu'on appelle les "Daara".
Lorsquo l'Imam prit connaissance de la lettre dans laquelle d'ailleurs Baye Niasse mentionnait son nom parmi les destinataires, il dit à Mahé :
- Il faut réunir d'urgence les enseignants de toutes les écoles coraniques on va leur faire lecture de cette lettre.
C'était un mercredi, et Mahé, compte tenu de son emploi du temps, dit :
- Je trouve qu'il serait mieux de laisser cela pour le Dimanche !
Et quelle ne fut la surprise de Mahé d'entendre l'Imam dire :
- Alors ce sera sans moi !
Un peu surpris certes, mais Mahé n'y prêtait pas attention. Ce n'était que le lendemain qu'il a pu faire le lien de cette phrase à la mort de son frère.
"Ô Seigneur, prend-moi à l'âge de ton bien aimé " implora l'Imam
De tous les témoignages sur l'imam Hassane, celui de son oncle, l'ex consule honoraire du Sénégal à Djeddah, Cheikh Mouhamad Lamine Ibrahima Niasse, fut l'un des plus édifiants. L'histoire racontée à l'occasion des obsèques par Cheikh Lamine Niasse, remonte au temps où ils étaient encore étudiants lui et l'Imam ainsi que d'autres de ses frères. A l'époque, Baye Niasse prenait chaque fois avec lui quelques étudiants disponibles pour faire le hadj où la Oumra selon les circonstances. Un jour, alors qu'ils étaient ensemble avec Cheikh Ibrahima Niasse autour de la Ka'aba, le groupe était arrivé à la hauteur d'un de ces angles de la ka'aba appelé "l'angle yemenite" lorsque Baye Niasse s'arrêta brusquement pour prier et leur ordonna de faire autant. Baye Niasse leur dit :
" Ici nous somme à un endroit exceptionnel et à un moment exceptionnel, c'est l'occasion de demander à Dieu tout ce que vous voulez, je dis bien tout ce que vous voulez ! ".
Selon Lamine Niasse c'est à ce moment qu'il entendit l'Imam Hassane, entre autres prières, implorer Dieu en ces termes :
" Ô Seigneur, donne-moi une durée de vie égale à celle de ton bien aimé Mouhamd (psl), et ne me laisse plus vivire au-déla... ".
Dieu dans son infinie bontée, a répondu à cette prière. Et l'Imam était mort, comme le prophète Mohamed(psl), exactement à l'âge de 63 ans révolus.
Barham Cheikh
Qui était l'imam Hassane?
Né le 4 décembre 1945 à Kaolack, imam Hassan Cissé était le fils de feu Serigne Aliou Cissé. Sa mère, Fatoumata Zara Niasse, est la fille aînée de Cheikh El hadji Ibrahima Niasse dit " Baye Niasse ". A l'âge de 10 ans déjà, l'imam avait mémorisé le coran. Mais, le premier petit-fils de Baye Niasse a débuté ses études à Kaolack avant de les poursuivre en Mauritanie et en Egypte. Il décrocha une licence en littérature islamique à l'Université d'Ain-Shams, en Egypte. Imam Hassan Cissé avait maîtrisé la philosophie à l'Université de Londres, diplômé de langue anglaise et avait entamé une thèse de doctorat de philosophie à l'université North-Wester aux Etats-Unis.
Il dut interrompre sa thèse suite au décès de son père Serigne Aliou Cissé, C'est alors que Cheikh Hassan Cissé prit le relais de son père en qualité de l'imam de la grande mosquée de Kaolack, le 09 avril 1982. Mais, En 1976 il introduisit la tariqa tidjanya aux Etat-Unis, L'imama était un polyglotte qui parlait l'anglais, l'arabe, le français et la langue haoussa en plus du wolof.
Il était à la tête de plusieurs organisations importantes : président de l'Université de Cheikh Ibrahima Niasse à Dakar, président du réseau des organisations africaines pour la population et le développement, conseiller spécial pour les Affaires islamiques de la République du Ghana. Il fut aussi membre honoraire de la ligue des Oulémas de la République de Mauritanie dont il était un guide distingué de la Tariqa tijania.
Récemment, il a reçu la distinction d'Ambassadeur de bonne volonté pour la promotion de l'allaitement maternel exclusif. Grand bâtisseur de l'islam, l'imam Hassan Cissé était aussi très impliqué dans les questions de l'éducation et, surtout, de santé qui lui ont valu de fonder l'Institut islamique africain-américain, transformé en Ong, en 1988, et dont le but est de promouvoir l'éducation, le développement durable, la protection de l'enfant. D'ailleurs, dans ce centre qui accueille des talibés, la mendicité est totalement interdite. Imam Cissé s'impliquait aussi dans la lutte contre la pauvreté. Le 18 juin dernier le partenariat avec l'Ong américaine lui a permis de doter le quartier religieux de Médina Baye d'une radio Fm d'éducation et de réconciliation.
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Un Imam dans la cours des grands
Avec le britanique Tony Blaire
Avec Jimy Carter
Avec L'Emir de Kano
Avec Thabo M'beki d'Afrique du Sud
Avec Abdou Diouf du sénégal
Avec le guide lybien Moummar Khaddafi
Avec le ministre malaisien des A/E
Avec le Sec. general de l'OCI
Avec Jhone Kufuor du Ghana
Avec le Cheikh Al Az'har
Avec le général Collin Powel
"Tu es mon frère et ami", lui dit Koffi Anan
Une rumeur affirme que l'Imam était le premier homme à citer des hadiths et autres versets du Coran du haut de la tribune des Nations Unies.
Ce qui est sûr, à la fin de son "speatch", Koffi Anan, le maître des lieux, lui serra chaleureusement la main, ce jour là, et dit :
"J'ai bénéficié de la bénédiction d'un religieux fidèle de ton grand père, pour cela, tu es donc pour moi un frère et un ami"
"Faites comme chez vous", lui dit le princeTurki
Le prince Turki, le tout puissant ministre des affaires étrgangères saoudien, est un ami de l'Imam. Il a l'habitude de donner à celui-ci des dizaines de sièges pour le pélèrinage. Une année, les autorités sénégalaises tentèrent de faire des obstructions. Par bonheur, le prince contacta l'imam pour s'enquérir du cas de ses pèlerins, c'est alors qu'il dépêcha un avion accompagné d'une lettre menaçant d'annuler le hadj de tout le senegal si jamais les pèlerins de l'imam étaient retenus... cette année là les pèlerins de l'imam avaient voyagé sans la moindre formalité.
Une autre fois, le prince invita son ami pour un dîner dans son palais. Et l'Imam y alla avec plusieurs de ses fidèles. A l'heure de la Wazifa (le zikr tidjane), l'imam informa son hôte qui lui dit : "Faites comme chez vous".
Pendant qu'ils faisaient leur zikr, le prince vaquait librement à ses occupations dans son vastes palais. Il semblait très décontracté et ravi de l'évènement. Et pendant le zikr, le prince en personne ne cessait de leur apporter dattes thés gateaux etc. Qui a dit que les al saouds sont des ennemies de la tidjaniya ?
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AGECAD
Le bâtiment par définition !
Agence d'Etudes, de Conseil et d'Assistance
Architecture, Amenagement urbain, Ingenierie et expertise
Evaluation d'impact social et environnemental
Maitrise d'ouvrage délégué et clés en mains
Assistance et Conseils pour acquisition foncière et immobilière
BP : 10 655 - Tel : 20 75 47 60
NICO
Entreprise Niger-construction
Commerce général et Import export
Fiche de présentation
- NIF : 3246
- RC : 6753
- N° Agrément : 997
- CNSS n° 42456
Tel / Fax : 00(227) 21 73 90 52
Cel : 93 93 23 93 / 96 49 00 29
- BP : 12 065 Niamey / Niger
Siège social : Face à la station Tamoil N. Marché / Niamey
E-mail : Entrepnisenico@yahoo.fr
Directeur : Bhadj Siragui Cheikh Aboubacar Kiota
Entreprise de BTP de catégorie 2, créée en Juin 1995, Nico dispose d'un personnel hautement qualifié et d'une expérience solide qui a fait ses preuves dans plusieurs domaines tels que :
BATIMENT & TRAVAUX PUBLICS
IMPORT / EXPORT
COMMERCE GENERAL
FOURNITURE ET POSE DE PANNELS
FOURNITURE ET POSE DE PORTES ET FENETRES EN ALUMINIUM OU EN PVC
LES EXPERIENCES DE L'ENTREPRISE EN DECORATION :
- La grande Amphithéâtre de la FSEJ
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الاتحاد الاسلامي الافريقي
Union Islamique Africaine
Pour un islam tolérant dans une Afrique unie
Union Islamique Africaine
Une association pour le developpement, la paix, la tolérance et la solidarité islamique.
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Modèle prophétique:
# La jeunesse du prophète Mouhamad (psl)
Par: Oustaz Amr Khaled
Introduction :
En introduction, on va faire un rappel de l'identité du Prophète. Regardons d'abord son statut familial. Le Prophète a été un orphelin des deux parents, son père va mourir alors qu'il est encore dans le ventre de sa mère, il est fils unique sans frère ni sœur. Cette situation va lui apprendre le vrai sens de la vie, qu'elle est courte et éphémère.
Pour ce qui est de sa résidence. Il a vécu dans cinq foyers différents. Celui de sa mère, celui de Halima Es-Sadïa dans le désert chez qui il va rester quatre ans avant de retourner chez sa mère et rester avec elle jusqu'à l'âge de six ans, puis il est parti habiter avec son grand-père après la mort de sa mère de l'âge de 6 à 8 ans. Enfin, après la mort de son grand-père, il demeura chez son oncle Abou Taleb. Donc, il connut cinq foyers en huit ans. Ces nombreux changements de résidence vont lui apprendre: le sérieux, le sens de la responsabilité, la capacité d'adaptation et la flexibilité, car les foyers étaient différents du point de vue social.
Le troisième point concerne le travail du Prophète (BP sur lui). Ce dernier va travailler de l'âge de 8 à 15 ans (8 à 12 ans selon une autre version) en tant que berger et de 15 à 35 ans comme commerçant. Il apprit de son expérience de berger, la patience, la clémence et la capacité de réunir les gens. Et il apprit de son activité en tant que commerçant à connaître la nature humaine et à comprendre les caractères et les humeurs des gens.
Pour ce qui est de sa situation financière, le Prophète (BP sur lui) était pauvre mais provenait d'une famille noble très respectée au sein des tribus arabes. De cette manière, il était proche aussi bien des pauvres que des riches.
Son rôle dans la société : Il participait activement aux activités sociales, il n'était pas renfermé sur lui-même. Entre l'âge de 15 à 18 ans, il participa à la guerre de Foujar que les Quraychites ont menée et participa à la conclusion du pacte Al-Foudoul. Ce qui lui permit d'acquérir de l'expérience dans l'art de la paix et comment conclure les ententes ainsi quand dans l'art de la guerre.
Son éducation : il ne sait ni lire ni écrire. Ceci sera d'ailleurs l'un de ses miracles. Celui qui ne savait ni lire ni écrire va être le grand maître de l'humanité. Il va puiser son expérience dans la société en participant aux guerres, aux activités politiques et sociales et surtout de son activité en tant que commerçant. J'ai envie de demander à nos jeunes de ne pas s'isoler et de participer aux champs social et politique de leur pays. Nos jeunes s'isolent de la société sous prétexte qu'elle ne leur plaît pas. Regardez l'exemple du Prophète et soyez engagés dans votre société, car c'est de cette façon que nous aurons une jeunesse forte, expérimentée et efficace.
Parfaire la préparation du Prophète pour endosser la mission prophétique :
Revenons à l'histoire du Prophète (BP sur lui). À ce moment, il avait 25 ans. Allait-il recevoir la révélation à cet âge là ? Non. Jusqu'à cette date, il n'a pas quitté Qoraïche et il n'a pas rencontré d'autres tribus. Or, il est le messager de tout l'univers, sa révélation ne concerne pas seulement les Qoraïchites mais le monde entier. Donc, il doit rencontrer les autres peuples et connaître leurs mœurs et coutumes. Vous réalisez comment la préparation du prophète se profile. Pour ce faire, il doit voyager.
**Le Prophète, le commerçant :**
Le voyage est une expérience très enrichissante. Nos jeunes devons comprendre que le voyage n'est pas une aventure touristique mais une expérience de vie. Une année de voyage confère à la personne la maturité de vingt ans. Le Prophète va travailler alors chez Khadîdja et voyager pour faire du commerce en Syrie et au Yémen.
L'un des miracles du prophète est qu'il était illettré! Celui qui ne savait ni lire ni écrire va être le grand maître de l'humanité.
Pourquoi ces deux destinations ? En Syrie, il va avoir l'occasion de faire connaissance avec la puissance de l'empire Byzantin alors qu'au Yémen, il va découvrir l'empire Perse. Comment cela va-t-il être possible ? Son oncle Abou Taleb va lui dire : "Cela fait dix ans que tu travailles dans le commerce, tu travailles avec moi et comme tu le vois, l'argent se fait rare et nos affaires ne sont pas florissantes. Que penses-tu d'aller travailler pour une femme riche et noble de Qoraïche ? C'est une femme dont on n'entend que du bien et qui réussit bien dans le commerce. Pourquoi ne pas gérer son commerce et voyager pour développer ses affaires ?". Le Prophète (BP sur lui) accepta.
Va-t-il accepter de travailler pour une femme ? Oui bien sûr. Le Prophète (BP sur lui), n'avait pas une opinion bornée de la femme. Il s'agissait d'un travail et tant que celui-ci et les échanges qui en découlent restent dans le cadre du respect mutuel et des limites instaurées, son travail avec Khadîdja ne peut être gênant. Contrairement à nos jours où les jeunes usent de subterfuges pour aborder les filles. Donc, le Prophète (BP sur lui), nous démontre que les hommes peuvent travailler avec des femmes à condition qu'il y ait du respect dans les échanges.
Par ailleurs, Khadîdja (Qu'Allah l'agrée) n'était pas une femme ordinaire mais une femme d'affaires douée. À ce moment-là, elle était âgée de 40 ans et veuve. De plus, elle était riche car elle avait le sens des affaires. Lorsque Abou Taleb vint la voir pour lui proposer le Prophète (BP sur lui), pour diriger ses affaires, elle accepta mais décida de le tester. Au début, elle lui attribua une petite mission avec un petit lot de marchandises et demanda à son serviteur, Maïssara, de l'accompagner. Maïssara lui revint
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avec les nouvelles et lui dit : "Je n'ai jamais vu quelqu'un comme lui. Je n'ai jamais vu pareil sérieux, dévouement et confiance dans le travail". Pour nos jeunes, ce dernier élément est important. Le Prophète (BP sur lui), travaillait toute la journée avec sérieux. Ça me fait vraiment de la peine quand je rencontre quelqu'un qui veut travailler et réussir mais qui n'est pas prêt à fournir l'effort nécessaire. C'est honteux de prétendre aimer le Prophète (BP sur lui) et ne travailler que deux heures par jour. C'est par le travail que vous pouvez exprimer vôtre amour au Prophète (BP sur lui).
Le Prophète (BP sur lui) travaillait sérieusement et après chaque voyage, Maissara revenait dire à Khadîdja (Qu'Allah l'agrée) qu'il trouvait le Prophète (BP sur lui) très doué dans les affaires. Une fois, il lui signala que, tout comme elle, le Prophète (BP sur lui) n'adorait aucune idole. Ce qui attira particulièrement l'attention de Khadîdja (Qu'Allah l'agrée) et accrut son admiration pour le Prophète (BP sur lui), car peu nombreux étaient ceux qui ne prenaient pas les statuettes pour dieux. Comment Maissara avait-il remarqué cela ? Une fois, au cours d'une intense négociation, un commerçant demanda au Prophète (BP sur lui) de jurer par les statuettes. Alors, le Prophète (BP sur lui) répondit avec fermeté qu'il ne jurait pas par ce à quoi il ne croyait pas.
À partir de ce moment-là, Khadîdja (Qu'Allah l'agrée) décida de charger le Prophète (BP sur lui) d'une plus grande mission, celle de guider sa principale caravane vers la Syrie. Habituellement, les commerçants prenaient le temps de voyager et restaient cinq à six semaines en Syrie pour écouler leurs marchandises. Or, le Prophète, en commerçant doué, finit la vente de ses marchandises avant d'arriver à destination. Les gens croient que la fonction des messagers est restreinte au seul fait de transmettre leurs révélations. Eh bien non, l'exemple de notre Prophète (BP sur lui) démontre que ces derniers réussissent aussi dans leur vie profession-
La polygamie du prophète Mohammed(psl)
La polygamie de Mohammed (psl) a été souvent utilisée comme cheval de bataille pour dénigrer l'Islam et son Prophète.
Quand on examine minutieusement la vie conjugale du Prophète Mohammed, on s'aperçoit qu'il n'avait jamais pratiqué la polygamie pour le plaisir charnel, mais pour d'autres raisons éminemment importantes.
En effet, s'il avait une quelconque "obsession sexuelle" comme le prétendent ses adversaires, il n'aurait pas attendu jusqu'à vingt cinq ans pour se marier, dans un milieu où les jeunes se mariaient dès l'adolescence. De même qu'il n'aurait pas accepté d'épouser une femme âgée de 40 ans, soit de 15 ans son aînée et passer le printemps de sa jeunesse avec elle.
Lorsqu'il reçut la mission à 40 ans, il pouvait facilement se remarier auprès de son entourage, d'autant plus que Kadijah était déjà entrée dans la vieillesse, mais il n'y a guère songé. La force de l'âge se situe entre 20 et 50 ans, c'est au cours de cette période que se manifeste l'appétit sexuel d'un homme; or, Mohammed a passé cette période de sa jeunesse avec une vieille dame. Ses détracteurs soutiennent qu'il resta avec Kadijah à cause de sa richesse; cet argument est faux parce que, avant la mission il n'avait pas besoin de la richesse de Kadijah et de toute façon cela ne l'empêchait pas de prendre une maîtresse ou du moins une servante, et après la mission, il pouvait se passer de la fortune de Kadijah du fait que Abou bakr, Uthman et d'autres étaient là pour financer. C'est seulement à l'âge de 53 ans et après le décès de son épouse bien-aimée que la polygamie s'est imposée au Prophète par la Volonté de Dieu et les besoins de sa mission.
Ses différents mariages devaient répondre aux exigences politiques, humanitaires et législatifs du message. Ses épouses faisaient fonction de jurisconsultes pour les femmes musulmanes. Il y a des questions délicates qui ne peuvent être discutées qu'entre femmes. Ainsi, les femmes du prophète ont contribué à enrichir et à transmettre la législation féminine. Il est des cas où le mariage du prophète était motivé par la nécessité de nouer des liens d'amitié avec certaines tribus. En outre, certaines femmes avaient rendu de grands services ou devenues veuves pour la cause de l'Islam. Le Prophète devait les recueillir soit à cause des orphelins à leur charge, soit à cause de leurs époux morts pour l'Islam, soit en récompense des services rendus par la veuve. Donc, leur mariage avec le prophète était pour elles la meilleure récompense. Quelle musulmane refuserait d'être l'épouse d'un Messager de Dieu, même en présence d'autres épouses ?
Quant à son mariage avec Zaïneb bint Jahch injustement décrié par ceux qui n'en connaissent pas les raisons, il a essentiellement pour but d'abolir la coutume de l'adoption. Par ailleurs, c'est Mohammed qui maria Zaïneb à Zaïd ibn Haritha, son fils adoptif. Le ménage connut ensuite des difficultés et, malgré les tentatives de réconciliation des époux par le Prophète, Zaïd finit par divorcer. Dans leurs coutumes, les Arabes traitaient le fils adoptif au même titre que le propre fils tant en ce qui concerne les droits de succession que l'interdiction de mariage : la femme divorcée ou veuve du fils adoptif était interdite à l'adoptant. C'est cette coutume que le Coran voulait réformer.
Peu de temps après le divorce de Zaïneb, le Prophète reçut l'ordre de Dieu d'épouser cette dernière. Celui-ci hésita et il fut blâmé pour cela : "Tu craignais les gens, et c'est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zaïd eut cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu'il n'y ait aucun empêchement pour les croyants d'épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. L'ordre d'Allah doit être exécuté. Il n'y a pas de faute à reprocher au Prophète au sujet de ce qu'Allah lui a imposé, conformément aux lois établies pour ceux qui vécurent antérieurement. L'ordre d'Allah est un Décret immuable." Coran 33.37-38
Dès la révélation de ce verset, la coutume de l'adoption fut abolie. Le prophète n'avait aucunement le choix, il ne faisait qu'exécuter le destin et l'ordre de Dieu.
Allah dit dans un autre endroit : "Et Nous avons certes envoyé avant toi des Messagers, et leur avons donné des épouses et des descendants." Coran 13.38
Mohammed avait neuf épouses lorsque fut révélé le verset fixant à quatre le nombre des femmes qu'un musulman a le droit de réunir en mariage. Faut-il comprendre qu'il était au-dessus des lois révélées ? Non, loin de là. Celui-ci proposa à cinq de ses femmes de se libérer des liens du mariage, et il leur offrit les moyens de subsistance. Mais aucune d'elles n'avait accepté sa proposition. Et comme il ne pouvait pas les divorcer contre leur gré, il s'est trouvé dans un dilemme que le Coran a tranché : il ordonna au Prophète de rompre ses liens de cohabitation avec toutes sauf quatre (cf. Coran 33.51). Dès lors, cinq femmes étaient séparées de fait mais elles voulurent, malgré tout, garder le lien de droit
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nelle.
Il ne s'agit nullement de miracles, mais de travail, de persévérance et de réussite humaine qui peut être imitée et réalisée de nos jours. La révélation a montré au Prophète (BP sur lui) le chemin global vers lequel il doit se diriger et non pas les tactiques pour y arriver. C'est lui qui devait planifier et réaliser. Le succès de notre Prophète s'est fait graduellement et souligne l'importance de fournir un effort soutenu pour atteindre progressivement ses objectifs dans la vie.
Le Prophète, le mari :
À ce stade-ci, peut-on dire que le Prophète (BP sur lui), est suffisamment préparé pour la révélation puisqu'il a réussi à connaître les autres peuples et à développer les affaires ? Non, pas encore. Il doit encore prouver qu'il est prêt à être le messager d'Allah, le Très Haut, pour l'univers. Il doit se marier, fonder une famille et réussir dans sa vie conjugale car il lui incombe de montrer au monde entier comment réussir une relation de mariage stable.
Comment a-t-il réalisé cela ? L'initiative est venue de la part de Khadîdja, qui a eu l'occasion de le tester, de voir son succès dans les affaires et de juger son caractère facile et clément en tant que commerçant. Elle était bien placée pour connaître la nature avare, vicieuse et coléreuse de certains commerçants et apprécia donc la clémence du Prophète (BP sur lui). Cette clémence permet aux commerçants d'avoir une vision à long terme pour le succès. C'est une leçon que les occidentaux ont comprise et appliquée depuis longtemps.
Khadîdja, à 40 ans, était encore au sommet de sa beauté et recevait de nombreuses demandes en mariage de la part de nobles Quraychites. Un jour, alors qu'elle était assise en compagnie de son amie Nafissa bint Al-Mounbih, elle commença à lui parler de son admiration envers le Prophète (BP sur lui), la clémence du Prophète et son succès dans les affaires. Nafissa demanda alors à Khadîdja si elle voulait qu'elle intercède en sa faveur auprès du Prophète pour qu'il la demande en mariage et Khadîdja accepta.
Cette situation soulève quelques questions. Une femme peut-elle choisir son mari ? Oui. D'ailleurs ceci va donner suite au mariage le plus noble de l'humanité. Une femme peut-elle avoir des sentiments ? Oui bien sûr, mais il reste à savoir comment elle les exprime ? Nos filles ne doivent pas remettre en cause leur dignité. Khadîdja a envoyé une femme mature qui va parler avec sagesse au Prophète (BP sur lui). Elle commença par lui demander s'il était marié. Il répondit : "Non". Elle poursuit en lui demandant pourquoi. Il répondit : "Qui accepterait de se marier avec un pauvre comme moi ?". C'est alors que Nafissa lui proposa le nom de Khadîdja et le Prophète de demander si elle accepterait sa demande. Elle lui répondit avec sagesse : "Je vais voir avec elle". Elle repartit chez Khadîdja et le fit attendre quelques jours puis revint l'informer que Khadîdja avait accepté sa demande.
Comprenez-vous le sens de l'histoire ? L'islam accorde une valeur inestimable à la femme et par conséquent, nos femmes doivent sauvegarder leur dignité. D'ailleurs, les femmes qui acceptent de se marier par un acte non officiel sont abandonnées à la fin par les hommes car ces derniers ne les respectent pas. Le mariage du Prophète (BP sur lui) dura 25 ans et pourtant, il y avait une grande différence d'âge, Khadîdja avait 40 ans et le Prophète (BP sur lui) n'en avait que 25. La clé dans ce cas était la maturité.
Le mariage du prophète
Khadîdja épousa donc le Prophète, un mariage qui dura vingt-cinq ans. Mais un tel mariage était-il susceptible de réussir ? Est-il possible de nos jours de réussir un mariage d'un couple avec un écart d'âge aussi grand ? Souvenez-vous que Khadîdja était de quinze ans l'aînée du Prophète. Mais leur union était réalisable grâce à la maturité du Prophète. Il était certes plus jeune que Khadîdja, mais il avait mûri grâce aux différentes épreuves et expériences qu'il avait vécues.
Il y avait aussi un autre handicap qui aurait pu vouer à l'échec le mariage du Prophète et de Khadîdja : la différence des moyens matériels. Khadîdja certes était plus nantie que lui, mais ils étaient du même rang social. Il ne suffit pas de choisir la probité et la rectitude chez un futur époux, mais il est important que l'homme et la femme soient d'un niveau social égal. Le Prophète n'était pas riche, mais il était issu de la plus noble famille de Qoraïche.
Mais qui allait subvenir aux besoins du foyer ? C'était le Prophète qui pourvoyait aux besoins de sa famille. Le fait qu'il vint habiter chez Khadîdja ne l'empêcha pas de prendre en charge les besoins de son foyer. Car ses affaires commençaient à prospérer et il avait déjà des associés dans son commerce.
Certains orientalistes ont avancé que le Prophète s'est lié avec Khadîdja uniquement par cupidité et soif d'argent. Ce qui est complètement faux car Khadîdja était une femme intelligente et elle n'a accepté qu'a-
Le mariage du prophète et de Khadîdja a donc réussi parce qu'il a réuni ces conditions :
- Même rang social,
- Maturité du Prophète malgré l'écart d'âge,
- Le Prophète pourvoyait aux besoins du foyer,
- Khadîdja s'était bien assurée qu'il n'était pas animé par la cupidité mais qu'il était un homme capable de fonder un foyer.
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près avoir bien jugé et testé le Prophète pendant plus de deux années. Alors je dis à nos filles aujourd'hui, ne vous lancez pas dans le mariage sous l'attrait des seules manières ou de l'apparence mais prenez bien soin de bien juger vos futurs époux.
Le mariage du prophète et de Khadîdja a donc réussi parce qu'il a réuni ces conditions :
- Même rang social,
- Maturité du Prophète malgré l'écart d'âge,
- Le Prophète pourvoyait aux besoins du foyer,
- Khadîdja s'était bien assurée qu'il n'était pas animé par la cupidité mais qu'il était un homme capable de fonder un foyer.
Ce mariage a donc duré 25 ans durant lesquels ils ont eu six enfants ; quatre filles et deux garçons. Les filles étaient : Zeinab, Rouqaya, Oum Koulthoum et Fatima Zahrae. Les garçons étaient : Al-Kacem et Abdullah. Ils vécurent heureux, liés d'un amour qui n'a pas d'égal dans l'histoire, et qui n'a rien à envier aux célèbres histoires de notre temps, parce que le Prophète a gardé intact son amour pour son épouse longtemps après sa mort. Le jour de la conquête de la Mecque, on avait vu le Prophète s'asseoir avec une vielle femme bavardant avec elle avec grande animation. Aicha lui demanda qui pouvait être la femme qui recevait tant d'honneurs du Prophète, il lui répondit que c'était une amie de
Khadîdja. Alors elle lui dit : De quoi avez-vous parlé ? Il lui répondit : De la belle époque de Khadîdja !!
Ce bonheur n'a été troublé que par la mort de leurs deux garçons. Encore une fois, le Prophète est affligé par la mort des siens. Les deux garçons moururent alors qu'ils avaient trois et quatre ans. Une peine qui devait inculquer au Prophète l'aspect éphémère de la vie, une peine qui devait forger dans la douleur et le chagrin celui qui allait porter le message vers l'humanité, et pour cela il devait être pleinement prédisposé à affronter les malheurs et les aléas de la vie. Il perdit successivement son père, sa mère, son grand-père, ses deux fils. Des malheurs qui ont rapetissé la vie à ses yeux au point qu'il dit un jour à son oncle : "Par Allah mon oncle, si on me mettait le soleil dans ma main droite et la lune dans ma main gauche pour que j'abandonne cette cause, je ne le ferai pas jusqu'à ce que Allah la fasse triompher ou que je périsse." Alors prenons exemple sur le Prophète, vivons pour notre cause, vivons pour l'idée, vivons pour le bien, vivons pour
Le mariage du prophète a réussi parce que le messager s'est avéré un parfait époux et un bon père.
l'Islam. Que la vie soit minuscule à nos yeux.
Et là aussi nous saisissons un sens très profond ; Allah a fait que nous trouvions dans l'histoire de la mort des enfants du Prophète un exemple de réconfort pour tous les parents qui sont affligés par la mort de leur enfant. Pour que nous comprenions que parfois Allah nous refuse certaines choses pour mieux nous donner. Car il se peut que tu perdes un enfant qui aurait grandi dans le mauvais chemin s'il avait survécu et que sa mort te fera gagner le paradis grâce à ta résignation et ta louange à Allah.
Le mariage a donc réussi et le Prophète s'est avéré un parfait époux et un bon père. Cela est-il suffisant pour sa préparation ? Non, le Prophète sera destiné à porter un message à toute l'humanité et il devait donc être humain, il devait vouer un amour à tous les hommes sans distinction. Et cette humanité devait surgir avant la révélation pour qu'elle ne soit pas assimilée à un sentiment pour ses coreligionnaires.
A ce propos, je vais vous conter une histoire sans pareille. Un jour, une femme, Sa'da Bent Ta'laba, était en chemin de son village vers un autre village voisin avec son fils, Zayd Ibn Haritha. A mi-chemin, une tribu ennemie la surprit et lui ravit son fils pour le vendre à la Mecque comme esclave. Il se trouva que celui qui l'acheta était un neveu de Khadîdja et
qui entreprit de le lui offrir comme cadeau, car cela était d'usage en ce temps-là en Arabie. Khadîdja à son tour offrit l'esclave au Prophète. Zayd était encore petit et il ne cessait de pleurer à cause de la séparation avec sa mère. Mais savait-il que c'était le meilleur jour de sa vie ? N'est-ce pas que nous disions que peut être Allah nous prive de certaines choses pour nous récompenser par la suite sans limites !
Zayd s'est établi donc dans la maison du Prophète comme serviteur. Mais ses parents ne s'étaient pas remis de la perte de leur enfant, et son père était tellement affligé qu'il écrivit un poème dans lequel il pleurait la souffrance qu'il endurait et entreprit de chercher son fils partout en Arabie. Des pèlerins venus à la Mecque lui apprirent que son fils s'y trouvait, chez un homme qui s'appelait Mohamed Ibn Abdallah de Qoraïche. Alors il emprunta de l'argent pour racheter son fils et partit à la Mecque. Arrivé chez le Prophète, il le pria de lui rendre son fils en contrepartie d'une grande somme d'argent qu'il lui proposa. Le Prophète tout humain qu'il était lui proposa une autre façon de régler le litige. Il lui dit : " Appelons Zayd et demanderons-lui de choisir entre partir avec vous ou rester à mes côtés. S'il choisit de partir je vous le concéderai sans argent, et s'il choisit de rester chez moi, alors je ne suis pas quelqu'un qui se sépare de ceux qui l'aiment. " Le Prophète fit venir Zayd et lui soumit la proposition qu'il avait faite à ses parents. A la surprise de son père, Zayd choisit de rester aux côtés du Prophète et dit à son père, qui n'en revenait pas que son fils ait choisi la servitude plutôt que de partir avec lui : " j'ai trouvé auprès de cet homme une miséricorde qui n'a pas d'égale sur terre ! "
Le Prophète prit Zayd par la main, se dirigea vers la Ka'ba et annonça à toute suite en page 20
Anas Ibn Malek avait dit : le Prophète est entré à Médine un lundi et toute Médine s'est illuminée par sa présence, et il est mort un lundi et toute Médine s'est assombrie par son absence.
sagesses soufies
Kharaqani
"Un aveugle des yeux vaut mieux qu'un aveugle du coeur".
Hassan al Basri
"Fais ton jeûne de ce monde, fais ton déjeuner de la mort et fuis les hommes comme tu fuirais les bêtes".
Dhul-Nun Al Misri
"L'ascèse consiste à s'alléger de trois fardeaux : les passions, les biens matériels et les relations. Au delà des passions on trouve la sérénité. Dans le détachement, on devient riche. Ne pas compter sur ses relations les fait se mettre à notre service".
Le sermon de vendredi
Un jour, les habitants d'un petit village décidèrent de nommer Nasruddin imam de leur mosquée. Le vendredi, il vint donc faire son premier prêche, et celui-ci était tellement clair, tellement prenant et tellement bien tourné, que chacun en fut impressionné, et vint le féliciter après l'office.
Le vendredi suivant, il monta de nouveau en chaire, et refit très exactement le même discours. Les habitants se demandèrent dans quelle mesure il avait oublié leur avoir déjà fait ce prêche, mais ils n'osèrent pas lui demander. Par contre, quand il refit une nouvelle fois le même le vendredi suivant, ils vinrent en délégation lui expliquer ce fait, et lui demander quand il passerait à autre chose. Sa réponse fut des plus simples :
" Je passerai à autre chose dès que vous aurez mis en pratique ce que je viens de vous dire ! ".
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la Mecque que Zayd était désormais son fils à part entière.
Le Prophète a jusque là surmonté toutes les épreuves ; il avait réussi dans son métier de commerçant, il avait acquis la connaissance des autres peuples et l'art de la guerre et de la paix, il était un père de famille exemplaire et il était plein d'humanité envers les hommes.
Mais était-il tout à fait prêt ? Avait-il acquis l'art de guider les hommes, de bâtir le consensus autour de lui ? Et plus important encore, il fallait un témoignage de Qoraïche de la grandeur de cet homme. Pour cela il lui fallait une préparation pour qu'il acquière les qualités de chef et de leader.
A cette époque le Prophète avait 35 ans. Qoraïche avait décidé de reconstruire la Ka'ba qui s'est ébranlée par la suite d'une inondation. Pour ce faire, les Quraychites ont décidé de n'investir que l'argent d'origine licite ! Malgré l'égarement dans lequel ils étaient, leur instinct de bien les a guidés à épargner tout ce qui est illicite et impropre dans cette construction toute particulière. Car le sentiment qui distingue le bien du mal est inné en chaque homme. Qoraïche avait su que tout bien acquis dans le mal et la turpitude n'était pas propre, alors que beaucoup aujourd'hui vivent avec de l'argent illicite sans scrupule ni crainte !
La construction de la Ka'ba était un grand honneur pour les tribus de Qoraïche. Toutes les tribus se sont partagées cette noble tâche, chacune de son côté. Arrivés à la pose de la pierre noire, chaque tribu voulut s'attribuer cet honneur ce qui provoqua un grand conflit qui a failli dégénérer en guerre. Trois jours durant ils ne savaient pas comment régler le différend. Alors Al-Walid ibn Al-Moughira leur proposa d'attendre et d'accepter le jugement du premier homme qui apparaîtrait au détour du chemin menant à la Ka'ba.
Ce fut le Prophète qui apparut le premier. Alors les cris de joie fusèrent, car Qoraïche connaissait la rectitude et la loyauté du Prophète. Là se révélèrent les aptitudes à diriger et à commander du Prophète. Qu'avait-il fait ? Il enleva sa cape et la mit par terre loin de la Ka'ba et prit la pierre noire et la déposa dessus. Il demanda alors aux chefs des tribus de la prendre chacun de son côté et de porter la pierre jusqu'à la Ka'ba. Il avait pris soin de poser la pierre le plus loin possible pour qu'ils dépensent leur énergie en route. Arrivés enfin à la Ka'ba, il prit la pierre et la déposa à sa place.
Par Allah, je sens grandir l'amour du Prophète dans mon cœur. Anas Ibn Malek avait dit : le Prophète est entré à Médine un lundi et toute Médine s'est illuminée par sa présence, et il est mort un lundi et toute Médine s'est assombrie par son absence.
Tout était préparé pour l'apparition du Prophète et tout contribuait à cela. Un monde, une Arabie, et toute la terre qui étaient en quête d'un réformateur.
Le Prophète a été préparé pour cette grande mission. Demain, nous verrons l'ultime préparation ; la préparation spirituelle. Nous parlerons de Ghar Hir'a et de la révélation.
L'ONG Valorisation des Ressources Naturelles (VRN-Goro Bani)
Agréée par arrêté n°225/MI/DGAPJ/DLP du 28 Juin 2005.
Siège national sis à N'dounga tassora-Commune rurale de N'dounga, département de Kollo-Région de Tillabery
BP : 2192 Niamey Cell : 00(227) 96 75 29 09
E-mail : gorobani@yahoo.fr
Les onbjectifs de l'ONG :
- Contribuer à réhausser la productivité des terres agricoles en produits potagers et maraîchers
- Vulgariser les moyens techniques peu onéreux et moins nocifs de production et de conservation des produits agricoles
- Contribuer à preserver l'environnement par la plantation de gommiers source de revenu pour les paysans
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Leilatul Mawlid
Nuit du maoulid
Mawlid : Fête de la naissance du prophète Mohammed,
Les differents noms de la fête du maoulid
- Aid al Mouloud, Fête du Mouloud au Maghreb et en Afrique,
- Mawlid ennabaoui ou mawlid nabawi en Algérie,
- Mawlid an Nabi, Milad al-Nabi en Égypte,
- Mevlid Kandili (la naissance du prophète) en Turquie.
- Gammou yonanti bi au Sénégal
- Maoulid, mavlid ou mawlid dans d'autres pays.
- Quelques dates à venir des fêtes du Maoulid :
19 mars 2008, 8 mars 2009, 25 fev 2010, 15 fev 2011, 4 fev 2012
La fête de Maoulid dans le temps
Mohammed est né à La Mecque, an 570 ap.J.C. La célébration de sa naissance n'était pas à l'ordre du jour de son vivant.
Au XIème siècle, cette fête fut instituée en Égypte par les fatimides en souvenir au prophète.
Pour des raisons purement idéologiques, Certains la considèrent aujourd'hui comme une innovation blâmable.
N'empeche, le maoulid est devenu de nos jours, une fête nationale dans la plupart des pays arabes.
la célébration de l'anniversaire de la naissance du prophète Mouhamed (psl) se fête de differentes manieres selon les pays. Généralement, le maoulid se fait par des chants à l'honneur du prophète bien aimé dans des endroits très décorés. dans certains milieux par des processions, des conférences et des récits sur la vie du Prophète. En Algérie et en Afrique Noir, c'est une grande fête populaire qui anime de gaieté, de lumières et de chants tout un quartier jusqu'à l'aube.
Le Mawlid à la Mecque selon les historiens Musulmans
La célébration du lieu de naissance du Prophète (s)
Autres fois, la Mecque, mère des villes, que Dieu la bénisse et l'honore, est le chef de file des autres villes Islamiques dans la célébration du Mawlid comme dans la célébration d'autres événements. Dans son livre Akhbar Makka, Vol. 2, p. 160, l'historien Mecquois du 3e siècle, al-Azraqi mentionne que la maison où le Prophète (s) est né (mawlid al-nabi) est comme l'un des nombreux lieux de la Mecque où il est recommandé de faire la prière. Selon lui, la maison avait été auparavant convertie en mosquée par la mère des caliphes Moussa al-Hadi et Haroun al-Rachid.
Le savant Coranique al-Naqqach (266-351) mentionne en outre le lieu de naissance du Prophète (s) comme un lieu où l'invocation (dou'a) est exaucée les nuits du lundi. Il est cité dans le Chifa' al-Gharam d'al-Fassi, Vol. 1, p. 199, et ailleurs.
Les historiens du 7e siècle Aboul Abbas al-Azafi et son fils Aboul Qassim al-Azafi ont écrit dans leur livre Kitab ad-dourr al-mounaam : "Les pieux pèlerins et les voyageurs témoignent qu'au jour du Mawlid à la Mecque, aucune activité n'est entreprise ; il n'y a ni achat, ni vente. Seulement les fidèles qui s'affairent et s'empressent de visiter le noble lieu de naissance du Prophète (s). Ce jour-là, la Ka'aba est ouverte et visitée."
Al Maoulid Mag N°10 du 08/09 Mars 2009
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RELIGION
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Al Maoulid
le maoulid dans le Coran:
Réjouissez-vous du Prophète(s),
dit en substance le saint Coran
Se réjouir à cause de la venue du Prophète (s) à l'humanité est une obligation ordonnée par Allah dans le Coran comme suit: "De la grâce d'Allah et de Sa miséricorde qu'ils se réjouissent donc!" (Younus 10:58).
Cet ordre fut révélé parce que la joie rend le cœur reconnaissant de la miséricorde d'Allah. Et y a-t-il plus grande miséricorde de la part de Dieu que de nous envoyer le Prophète (s), auquel Il s'adresse en ces termes: "Nous ne t'avons envoyé que par miséricorde pour les univers" (Les prophètes 21:107).
Du fait que le Prophète (s) a été envoyé comme une miséricorde à toute l'humanité, il incombe non seulement aux Musulmans, mais à tous les êtres vivants de se réjouir de sa personne. Malheureusement, aujourd'hui, certains Musulmans sont les premiers à rejeter cet ordre divin.
2. Dieu dit: Invoquez les bénédictions sur le Prophète (s)
L'anniversaire du Prophète (s) nous encourage à invoquer les bénédictions d'Allah sur lui et à faire ses éloges, ce qui est une obligation qui nous incombe selon l'ordre d'Allah dans le verset: "Allah et ses anges envoient les bénédictions sur le Prophète. O croyants! invoquez sur lui les bénédictions et les meilleures salutations!" (al-Ahzab 33:56).
"Les meilleures salutations," ce sont les salutations pleines de respect et d'amour, pleines de louanges et d'admiration pour le haut rang du Prophète (s) et de son message. Se réunir dans le but de se rappeler le Prophète (s) nous amène à invoquer les prières sur lui et à le louer comme Allah le demande. Quelqu'un oserait-il nier l'obligation qu'Allah nous impose à travers le saint Coran? La récompense qu'on obtient quand on exécute un ordre divin, et la lumière divine que cette récompense apporte au cœur sont inestimables! Notons que le verset mentionne le pluriel: "Allah et ses anges envoient..." en assemblée. Il est donc incorrect de dire qu'invoquer les prières sur le Prophète (s) et faire ses éloges doit se faire individuellement.
Trois récits du 10e siècle sur le Mawlid
La description suivante consolide les témoignages de trois autorités du 10e siècle: L'historien Ibn ouhayra dans son livre al-Jamic al-Latif fi fal Makka wa ahliha, p.326; le afi Ibn ajar al-Haythami dans son livre Kitab al-Mawlid ach-Charif al-Mucaam, et l'historien an-Nahrawali dans al-Iclam bi-aclam Bayt Allah al-Haram, p. 205.
Le 12 de Rabic al-awwal de chaque année, après la prière de Maghrib, les quatre qadis de la Mecque (représentant les Quatre Ecoles) et de nombreux groupes comprenant les fouqaha' (juristes) et les fouala' (notables) de la Mecque, les cheicks, les enseignants des zawiya et leurs élèves, les rou'assa' (magistrats) et les savants (moutacammamin), sortent ensemble de la mosquée et visitent le lieu de naissance du Prophète (s), récitant dhikr et tahlil (LA ILAHA ILLALLAH). Les maisons sur le parcours sont illuminées par de nombreuses lanternes et bougies, et les gens sortent pour se mêler au cortège. Tous se revêtent de leurs plus beaux habits et amènent leurs enfants. Une fois le lieu atteint, un sermon spécial est prononcé pour l'occasion de sa naissance mentionnant les miracles (karamat) qui eurent lieu en ce jour. Ensuite la douca' pour le sultan (le Caliphe), l'Emir de la Mecque et le qadi Chafici est récitée et tous prient humblement. Peu de temps avant la prière de cIcha', tout le groupe retourne au lieu de naissance du Prophète (s) à la grande mosquée qui déborde de gens. Tous s'asseyent en rang au pied du Maqam Ibrahim. Dans la mosquée, un prêcheur prononce d'abord le tamid (AL AMDOULILLAH) et le tahlil, et une fois de plus fait une douca' pour le Sultan, l'Emir, et le qadi Chafici. Après cela, l'appel pour la prière du cIcha' est fait. La prière achevée, le groupe se disperse.
Une description similaire est donnée par al-Diyarbakri (ob. 960) dans son Ta'rikh al-Khamis.
Le récit d'Ibn Battouta sur le Mawlid
Le célèbre historien du 8e siècle Ibn Batoua raconte dans sa Rihla (voyage), Vol.1, p. 309 et 347, qu'après la prière chaque vendredi, de même que le jour de la naissance du Prophète (s), la porte de la Ka'aba est ouverte par le chef des Banou Chayba, les gardiens de la Ka'aba, et que le jour du Mawlid, le Qadi ou juge suprême Chafite de la Mecque, Najmouddin Mouammad Ibn al-Imam Mouhyiddin al-Tabari, distribue de la nourriture aux chourafa' (descendants du Prophète (s)) ainsi qu'à tous les gens de la Mecque.
Le Mawlid dans le monde
Pour ou contre sa célébration?
Aujourd'hui dans tous les pays musulmans les fidèles, caricatures contre le prophète aidant, célèbrent l'anniversaire du Messager (s). Cela peut se voir en Egypte, en Syrie, au Liban, en Jordanie, en Palestine, en Iraq, au Koweit, en Afghanistan, aux Emirats, en Arabie Saoudite (non officiellement mais dans la majorité des familles), au Soudan, au Yémen, en Libye, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Mauritanie, à Djibouti, en Somalie, en Turquie, au Pakistan, en Inde, au Sri Lanka, en Iran, en Azerbaïdjan, en Ouzbékistan, au Turkestan, en Bosnie, en Indonésie, en Malaisie, au Brunei, à Singapour, et dans la plupart des pays d'Afrique noir où vivent des communautés musulmanes. C'est une fête nationale dans la plupart des pays arabes. Tous ces pays, ou nations d'islam, célèbrent ce grand évènement.
Comment alors une minorité peut-elle aujourd'hui traiter le maoulid de haram sans produire la moindre preuve convaincante? Et qui sont-ils ces "savants" anti-Mawlid, en comparaison aux Houffaz (savants de hadiths) et les savants de la communauté dont Abou Chama, 'Asqalani, Souyouti, Sakhawi, Haythami, Chawkani, et al-Qari, lesquels déclarèrent tous le Mawlid comme une action louable?
On ne comprend pas ces "Salafites" lorsqu'ils rejetent ce que le plus strict de leurs savants, Ibn Taymiyya, avait permi de célébrer, fut-ce sous certaines conditions, et qu'Ibn al-Jawzi et ibn Kathir encouragèrent chacun en rédigeant un livret intitulé Mawlid et composé de poèmes et de passages tirés de leur Sira.
Al Maoulid Mag N°10 du 08/09 Mars 2009
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Al Maoulid Mag N°10 du 08/09 Mars 2009Value Annotations
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Al Maoulid Magazine #10. Al Maoulid Magazine, March 8, 2009. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/11353.
Al Maoulid Magazine #10. (2009, March 8). Al Maoulid Magazine. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/11353
Al Maoulid Magazine #10. Al Maoulid Magazine, 8 March 2009. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/11353.