o:id 78395 url https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/78395 o:resource_template Newspaper article o:resource_class bibo:Article dcterms:title Cheick Boureima Abdou Daouda : auteur d'une traduction du Saint Coran en français dcterms:creator Sharif Souley dcterms:subject https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/5 Laïcité dcterms:publisher https://islam.zmo.de/s/westafrica/item-set/2202 L'Appel dcterms:date 2000-06 dcterms:rights In Copyright - Educational Use Permitted dcterms:isPartOf https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/12043 L'Appel #41 bibo:content Il aurait pu devenir Médecin. Mais il a préféré se spécialiser dans la da'awa pour dit-il être un médecin du cœur. Aujourd'hui président fondateur du Bureau des traductions islamiques du Niger (BUTIN), Imam de la Mosquée de Vendredi de l'Université de Niamey, Directeur du Complexe Islamique privé Daroul Khayriya, Cheick Boureima Abdou Daouda a à son actif plusieurs titres et ouvrages traduits en français. Toujours dans le domaine de la traduction, Cheick Boureima est l'auteur d'une traduction du saint coran en français dénommé "le sens des versets du Saint Qour'an" et édité en 1999. Cette traduction du saint coran fait de lui le premier africain noir à s'être lancé dans cette très noble entreprise. Récemment de passage à Ouagadougou, il a bien voulu nous accorder cette interview. Qui est Cheik Boureima Abdou Daouda ? Toutes les louanges sont à Dieu. Que sa paix et son salut soient sur le prophète Mouhamed (saw), sur sa noble famille et sur ses fidèles compagnons. Je tiens d'abord à remercier tous les frères burkinabè, en particulier les frères musulmans qui m'ont permis de visiter ce pays et de séjourner parmi eux. Je remercie également L'APPEL pour cette occasion qu'il m'offre de m'adresser à mes coreligionnaires. Pour revenir à votre question, je suis ex-étudiant de la faculté de Médecine à l'Université de Niamey et diplômé de l'Université Islamique de Médine (Arabie Saoudite) où je me suis surtout spécialisé dans le domaine de la Da'awa. Je suis également auteur et traducteur de plusieurs ouvrages islamiques dans différents domaines. Parmi les ouvrages dont je suis l'auteur, je citerai : Préceptes du jeûne de Ramadan ; Le concept de la jeunesse en Islam ; La dépravation morale ; Le guide détaillé de la Oumra et du hadj. Tous ces ouvrages sont écrits en français et édité soit aux Editions Essalam à Paris, soit à la maison Darousalam à Ryadh. J'ai également écrit en arabe : Le rôle de la traduction dans l'appel à Allah, édité par la librairie Al Boukhâry à Bouraïdah en Arabie Saoudite. Parmi les ouvrages traduit de l'arabe, il y a : Comment attendrir nos cœurs ? ; La doctrine des croyants ; Le rôle de la femme musulmane, pourquoi ? ; Le sens des versets du saint Qour'an. Ils sont également édité par Essalam à Paris et Darousalam à Ryadh. Je suis actuellement prêcheur, formateur, conférencier islamique en plus des responsabilités que j'occupe. Vous auriez pu devenir Médecin, mais vous avez préféré l'université islamique pour devenir spécialiste de la da'awa. Comment expliquez vous ce choix ? Vous savez, comme les gens le disent, les peuples ont leurs frontières et les hommes aussi ont les leurs. C'est à dire que comme les frontières sont tracées, pour les hommes aussi les destins sont tracés. L'homme propose et Dieu dispose. J'aurai voulu être médecin, c'était mon choix, c'est quelque chose qui me tenait à cœur. Mais quand je suis arrivé en faculté de médecine pour ma deuxième année, je me suis lancé dans les activités islamiques, notamment dans l'animation d'un journal islamique, le journal Iqra'a dont j'étais le directeur adjoint de publication. Ce journal a fait que beaucoup de gens se sont tournés vers nous, croyant que nous pouvions les délivrer de leur situation d'ignorance de l'Islam. Quand j'ai vu cela, je me suis dis que c'était une lourde responsabilité de se poser en intermédiaire entre le seigneur et ses serviteurs alors qu'en réalité on n'avait pas vraiment l'aptitude requise. C'est pourquoi j'ai décidé d'aller acquérir de la science religieuse pour pouvoir donc apporter mon aide à mes frères francophones. J'ai dans ce sens fait une demande à l'université de Médine et Dieu merci, j'ai été accepté. Voilà comment je suis passé de la faculté de médecine à celle de théologie ou si vous voulez de mon initiative de médecin de corps à celui de Médecin de cœurs. C'est chose faite puisque vous êtes aujourd'hui prédicateur. Vous avez fait une traduction du saint Coran qui a été édité en 1999. Après le tunisien Dr Salahedine KESRID, vous êtes l'un des rare africain ou du moins le seul de l'Afrique subsaharienne à s'être lancé dans cette entreprise noble, mais très ardue. En combien d'années avez-vous réalisé cette traduction et à quelle fin ? Ma traduction du saint Coran n'a pas débuté de façon spontanée. C'était depuis 1993 où j'avais écrit un livre en arabe sur le rôle de la traduction en Islam. Suite à ce livre, j'ai découvert que beaucoup de traduction ne répondent pas du tout à l'attente des lecteur ; surtout quand on doit faire la comparaison entre le texte original et le texte traduit. Je me suis rendu compte que beaucoup de traducteurs ne répondaient pas aux critères de la traduction religieuse. A partir de ce moment, je me suis mis à réunir toutes les traductions en français qui étaient disponibles et à les décortiquer. C'est suite à cela donc qu'en 1993, j'ai décidé de faire une synthèse de toutes ces traductions. Certes, le travail de l'Islam, c'est une continuité. Ce n'est pas une destruction de ce qui a existé, mais une reforme de ce qui existe déjà. Ma traduction du Coran a donc un caractère beaucoup plus original. En quoi cette traduction est-elle originale ? L'originalité de cette traduction, c'est d'abord les nombreuses parenthèses que vous trouvez dans les versets ; c'est aussi dans les mots (vocabulaire) arabes que nous avons voulu garder tels qu'ils sont parce qu'on ne pouvait pas les traduire avec un seul sens. Nous avons voulu donner autant que possible, le vrai sens de ces mots entre parenthèse pour ne pas pénaliser les lecteurs. Il y a également comme particularité, des centaines de hadiths tirés du recueil de Bokhari qui sont annexés comme notes explicatives dans cette traduction. D'une manière générale, vos ouvrages sont insuffisamment diffusés dans la sous-région. Que compte faire le Président du Bureau des Traductions Islamiques du Niger (BUTIN) que vous êtes pour faire connaitre vos œuvres et celles que vous avez traduites ? Faire connaître ses œuvres, ce n'est pas le but de quelqu'un qui écrit en Islam. Quand on écrit en Islam, c'est pour faire connaître la religion. C'est déplorable que ces ouvrages ne soient pas disponibles en Afrique et même au Niger. La raison, c'est qu'il n'y a pas de grandes maisons à ce jour par rapport à l'édition des livres islamiques en français . La preuve est que quand le Coran a été édité en Arabie Saoudite, ce sont les frères de Paris qui en premier m'ont dit qu'ils ont eu le Coran. Cela veut dire qu'il y a des maisons là-bas qui sont à jour par rapport à la parution des livres islamiques, donc qui sont aussi prêts à commander assez rapidement ces livres. Donc si, au Burkina, au Niger comme partout ailleurs en Afrique, il n'y a pas ce genre d'initiative, nous resterons toujours à l'écart du marché du livre islamique. En tant qu'intellectuel musulman au service de l'Islam, quelle appréciation faites vous de l'Islam au Niger ? Al Hamdoullilah, l'Islam est au Niger depuis l'an 44 de l'hégire. On ne peut pas dire qu'il se porte mal. Mais, il faut faire la nuance entre l'Islam et le comportement des musulmans. L'Islam existe bien au Niger et Dieu merci, aujourd'hui, il y a une prise de conscience, un renouveau islamique sans précédent qui est marqué par l'engagement des jeunes vers la chose islamique. Cet engagement nécessite cependant, un encadrement religieux bien approprié, car la fougue à elle seule ne suffit pas pour arriver au but. Il faut travailler tout en restant vigilant. L'Islam est bien au Niger, mais le défis, c'est d'arriver à le faire vivre quotidiennement. Il y a la nécessité d'un encadrement religieux approprié si nous voulons rester dans la voie droite. Le régime Wanké avait eu maille à partir avec les musulmans au sujet de la ratification de la Convention contre toutes discrimination à l'égard de la femme (CEDEF) ? Que reprochait-on à ce texte ? Les évènements liés à cette Convention ne m'ont pas trouvé au pays. Mais mon point de vue est que s'il y a quelques chose à combattre avant tout, c'est la laïcité. C'est elle qui a sécrété cette convention. Dans un pays où 98 % de la population est musulmane, je dis et je le répète, on ne peut pas admettre cette laïcité. Si on l'admet, il ne faut pas revendiquer ou dire pourquoi vous avez signé ceci ou cela. La laïcité ouvre toutes les portes à ce qui est contraire à l'Islam. C'est pourquoi je n'ai personnellement pas réagit. Ceux qui ont pris la décision savaient bien que c'était contre la volonté du peuple nigérien, mais il l'ont fait. C'est aussi ça le paradoxe de la démocratie en Afrique. A tors ou à raison, on reproche à la femme musulmane nigérienne de ne pas être très active sur le terrain de la da'awa du fait du refus des hommes. Pouvez-vous nous situer sur le combat des femmes musulmane au Niger ? Les femmes musulmanes du Niger travaillent en réalité beaucoup pour l'Islam. Dire que les maris refusent que leurs femmes sortent pour la Da'awa, c'est peut-être pas totalement vrai. Vous savez en Islam, la femme n'est pas autorisée à voyager sans être accompagnée par son matri ou quelqu'un qui lui est interdit en mariage. Si c'est de cela qu'on parle, c'est peut-être parce qu'on n'a pas compris le sens du hadith. Au Niger, les femmes participent à la promotion de l'Islam à travers l'enseignement du Coran et des hadiths à leurs sœurs, elles animent des conférences. Il faut être réaliste, il n'y a pas d'empêchement et d'obstacles à ce que les femmes organisent des activités spécifiquement pour leurs sœurs musulmanes. Il y a actuellement un débat sur le mariage temporaire. Que dit l'Islam de cette pratique controversée qui est légion dans certaines tendances de l'Islam Chiite ? Pensez-vous que ce type de mariage se justifie aujourd'hui ? Il faut faire la différence entre adopter l'Islam et adapter l'Islam. On adopte l'Islam en tant que dogme, en tant que croyance, en tant que code de vie. Mais, on n'adapte pas l'Islam au contexte dans lequel les hommes vivent. Malheureusement, c'est ce que les gens ont tendance à faire. Le mariage temporaire est interdit en Islam. Comme vous le savez, l'Islam se divise en deux grandes tendances qui ont des doctrines différentes : les sunnites et les chiites. C'est dans la tendance chiite qu'on retrouve ce genre de mariage qui je le répète est interdit. Aujourd'hui même en Iran où certains pratiquent ce genre de mariage, il y a des problèmes. De plus en plus, les gens dénoncent cette pratique injuste à tous point de vues pour la femme. Imaginez-vous une jeune fille que quelqu'un prend pour cinq jours, dix jours, un mois ou deux et qu'il abandonne par la suite après avoir compromis son avenir. Qu'est-ce qu'une telle fille peut devenir ? Elle ne peut être qu'une prostituée parce que personne ne voudra d'elle pour un mariage permanent et légal. Ceux qui appellent à ce genre d'union seront-ils prêts à donner leurs filles et leurs sœurs à des hommes qui en feraient la demande ? Je pense qu'ils ne seront pas prêts à le faire. Il faut donc laisser les gens se marier normalement et tranquillement parce que le mariage, c'est un contrat à vie. Un contrat qui engage deux êtres et par delà, deux familles. Dans le mariage, les conjoints ont des droits et des devoirs. Les enfants en ont aussi lorsqu'ils sont issus de ces alliances. Dans le mariage temporaire, il n'y a pas de droit, pire c'est une forme de prostitution à mon sens, la prostitution étant le fait de donner son argent à une femme pour jouir d'elle pendant un temps donné. En tout cas dans le monde sunnite, le mariage temporaire, cette forme de prostitution déguisée, est strictement interdite. Mais ce type de mariage a-t-il existé dans l'histoire de la tradition islamique ? Si oui, dans quel contexte ? A ma connaissance non ! J'ai vu les gens citer des cas qui auraient existés jusqu'au temps de Oumar Ben Khattab qui l'a aboli. C'est une imputation pure et simple à l'Islam et au calife Oumar. Et même si ça été le cas, le prophète (saw) n'a-t-il pas dit : " Je vous recommande ma sunna ainsi que la sunna de mes califes bien dirigés, à savoir Aboubacr, Oumar, Ousmane et Ali ". Donc, ce que ces quatre font, ça fait partie de la sunna. S'ils interdisent quelque chose, c'est bien par rapport à leur connaissance du Coran et de la tradition du prophète. Si Oumar a interdit le mariage temporaire pourquoi revient-on la dessus ? Nous assistons à une prolifération de sectes, de sociétés sécrètes et de clubs de services. Peut-on imputer cela à l'échec des religions révélées dans leur mission ? On ne peut pas parler d'échec des religions révélées car une religion révélé par Dieu est toujours vraie, c'est une vérité irréfutable. Aujourd'hui, les sectes existent pour beaucoup de raisons. On peut surtout incriminer le matérialisme, puisque les sectes sont devenues des gagne-pain. Le prophète a mis sa communauté en garde contre l'adhésion à tout mouvement hérétique. Nous sommes à la veille des examens de fin d'année et comme vous le savez, c'est le moment ou certains ont recours aux marabouts et autres vendeurs de succès. Comment doit-on préparer un examen quand on est musulman ? On ne prépare pas un examen le jour de l'examen. Au fur et à mesure, un bon élève doit apprendre ses leçons et se préparer ainsi pour ses examens. On apprend d'abord ses leçons, on se confie ensuite à Dieu et on se présente enfin dignement aux examens, c'est ça le processus normal. Le messager a dit que celui qui va voir un devin et croit en ce qu'il dit, il a mécru au prophète et à son message. Dans une version il est dit que celui qui va voir un devin, pendant quarante jours ses prières ne seront pas exaucées. Le musulman doit également savoir que l'on ne peut réussir que lorsque Dieu l'a décrété. Le messager (saw) a dit à Ibn Abbas : " Saches que même si toute la communauté conjuguait ses efforts pour te faire profiter d'une chose, tu ne pourras en profiter que si Dieu l'a décrété tel pour toi et de la même façon si toute la communauté conjuguait ses efforts pour te nuire, elle ne pourra le faire que si Dieu l'a décrété contre toi ". Donc, il faut mettre sa confiance en Dieu et rechercher loyalement son diplôme sans annihiler sa foi. Dieu nous dit : " Celui qui craint Dieu, Dieu lui ménagera une issue et il le pourvoira par des voies insoupçonnées ". Dans ce même registre, les breuvages faits à base de versets du Coran sont-ils licites pour le musulmans ? Si oui, dans quelle circonstance ? Si c'est pour chercher une femme, un poste, la réussite à un examen, etc., ça c'est condamné car le Coran n'est pas descendu pour ça. Mais si c'est pour guérir d'une maladie, certains savants l'admettent. Il est permis dans ce sens d'écrire les versets du Coran, de les laver et de boire de cette eau, si c'est pour rechercher la guérison. On peut aussi lire les versets sur de l'eau et le faire boire au malade. Le Coran, comme Dieu l'a dit est un remède aussi bien pour le corps que pour le cœur. Le messager a aussi dit que celui que le Coran n'a pas guérit n'a pas de remède. Si le Coran est donc utilisé pour la guérison, il n'y a pas de problèmes. Mais pour d'autres choses, ce n'est pas dans le domaine de l'Islam. Quel commentaire faites vous sur la violence inter religieuse au Nigeria. Une violence qui semble-t-il relève de la volonté de certains Etat d'appliquer la chari'a ? Le problème du Nigeria ne résulte pas seulement de la volonté de certains Etat d'appliquer la Chari'a, mais le problème vient du fait des autres de refuser que d'une manière démocratique, les plus nombreux décident de vivre conformément à la loi de Dieu. Si la constitution du Nigeria dit que tout Etat est indépendant par rapport à sa politique intérieure, je ne vois pas la raison pour laquelle les chrétiens (minoritaires) vont s'opposer à ce que la loi islamique soit instaurée dans un Etat où le gouvernement et le peuple sont musulmans. Sans oublier que la cohabitation est permise et garantie par la charia. Même au temps du prophète, les musulmans ont cohabité avec les juifs et les chrétiens. Je vois donc mal l'opposition de ces chrétiens à l'instauration de la Charia. Selon vous, de quoi les musulmans ont le plus besoins pour relever les nombreux défis qui des posent à la Oummah ? Pour relever ces défis, il faut un retour sincère aux sources, donc à Dieu. Malheureusement beaucoup de mouvement veulent faire ce travail sans que la base ne soit renforcée. Or une construction sans fondation est une construction qui ne tardera pas à s'écrouler. C'est quoi la fondation ? C'est d'abord l'enracinement de la foi dans le cœur, la connaissance de Dieu. Dieu a fait descendre le Coran sur le prophète pendant 13 ans à la Mecque, uniquement pour inviter les gens à la connaissance de Dieu, au tawhid. Donc, le prophète a passé 13 ans à la Mecque n'appelant les gens qu'a ce tawhid, c'est à dire à l'enracinement de la foi au point que quand la char'ia, c'est à dire loi est descendue, les compagnons n'ont trouvé aucune peine à l'appliquer. Aujourd'hui, beaucoup de mouvements dans le monde ne reposent pas sur cet élément essentiel. Il y a un problème de foi et quand il n'y a pas de foi, on est chancelant. Voilà le gros problème qui se pose aux mouvements islamiques un peu partout dans le monde. Pour relever donc le défi, il faut d'abord retourner sincèrement à Dieu et exploiter tout ce qui est positif car ce bas monde nous appartient aussi en tant que musulman. Vous avez un site INTERNET. Cela veut dire que vous n'êtes pas un profane dans ce domaine. Qu'est-ce que les nouvelles technologies de l'information peuvent apporter à l'Islam ? Aujourd'hui, nul ne peut nier l'utilité d'Internet. C'est un moyen efficace pour promouvoir l'Islam. Avec Internet par exemple, on peut introduire l'Islam partout. Dans la chambre de quelqu'un par exemple, à condition qu'il soit connecté. En créant un site, j'ai voulu apporter ma modeste contribution dans l'épanouissement de l'Islam. Que pensez -vous du journal L'APPEL ? J'ai connu L'APPEL depuis ses premiers moments. J'ai beaucoup apprécié ce journal. Je demande à Dieu de bénir les efforts de ceux qui s'occupent de ce journal. C'est un moyen efficace de la da'awa quand on sait que les médias élèvent et abaissent qui ils veulent. Tout se fait aujourd'hui grâce aux médias. C'est un outil de travail islamique indispensable qui mérite d'être soutenu par tous les musulmans. L'APPEL traite des problèmes islamiques et des thèmes très importants et tout ceci dans un langage et un style impeccable. Comment voyez-vous l'avenir de l'Islam ? L'avenir dépend de Dieu. Qui va doucement, va sûrement. Il faut aller doucement, c'est à dire travailler sans être pressé de voir les résultats, car les résultats appartiennent à Dieu. Ce qui nous incombe, c'est l'effort. C'est de connaître notre devoir envers la Oummah et de remplir ce devoir. J'ai su apprécier l'engagement des intellectuels burkinabé dans l'Islam et j'espère un avenir glorieux pour l'Islam dans ce pays. Mais, il faut aller doucement. Votre mot de fin C'est des remerciements à tout le monde. Je souhaite également que cette occasion soit renouvelée et que le contact soit maintenu. Propos recueillis par Sharif Souley. bibo:issue 41 bibo:numPages 3 bibo:pages 7 8 9 --