Article · Sidwaya · March 18, 1991 Cite
Ramadan : le jeûne commence
- Type
- Article de presse
- Creator
- Hamado Ouangraoua
- Publisher
-
Sidwaya
- Date
- March 18, 1991
- Description
-
Ramadan officially begins in Burkina on 18 March, although many Muslims started fasting several days earlier. In interviews with national television and Sidwaya, imams El Hadj Ahmed Tidiane Bah and Mohamed Lamine Kaba explain that fasting from sunrise to sunset involves abstaining from food and sexual relations, exercising self-control, respecting others, and showing tolerance. The sick, pregnant or nursing women, travelers, and people facing arduous conditions may postpone the fast or provide food daily to a needy person.
Value Annotations
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- number of pages
- 1
- Subject
- Mohamed Lamine Kaba
- Ramadan
- Relations Côte d'Ivoire-Burkina Faso
- Tidiane Bah
- Ahmed Tidiane Ba
- Jeûne
- Pluralisme religieux
- Language
- Français
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0003930
- content
-
Bahrein, Quatar, Yemen, Libye, Liban ... depuis 24 heures, les disciples de Mohamed sont en carême dans ces pays selon l'AFP. Au Burkina, les musulmans, commencent leur mois de pénitence ce jour 18 mars. Officiellement et pour la plupart s'entend car, ils sont nombreux à avoir entamé chez nous quelques jours avant. Une occasion de nous remémorer le sens et les enjeux de ce sacrifice.
Nous avons à cet effet rencontré les El Hadj Ahmed Tidiane Bah, Imam de la Mosquée d'Abidjan et son adjoint Mohamed Lamine Kaba. Ces autorités islamiques de passage au Burkina ont mis à profit leur séjour pour se prêter aux questions et de la télévision nationale et de Sidwaya sur ce sujet.
Pour eux, le Ramadan, est pour le fidèle musulman un mois de pénitence, de reflexion et de contrôle de soi pour se consacrer entièrement à Dieu et vivre réellement sa foi, observer scrupuleusement sa piété. Les nombreux problèmes quotidiens auxquels nous sommes confrontés détournent l'homme de Dieu on n'a pas le temps d'y réfléchir sérieusement. Pendant ce mois de Jeûne, nous sommes soumis à une sorte de rappel permanent à ne pas désobeïr aux ' prescriptions de l'Islam. Le pratiquant devra alors s'abstenir de manger, de boire, d'avoir des rapports sexuels du lever au coucher du soleil. Tout ceci n'aurait pas de sens si le musulman ne respecte les droits des autres. Mieux, il devra s'interdire tous les plaisirs non mérités auxquels ses cinq sens lui permettent d'accéder. D'où le contrôle de soi sur ce à quoi on pense, ce que l'on regarde, touche, écoute, dit et fait. Il faut être très tolérant et ne pas causer le moindre tort à son prochain.
Les lois du Coran sont souples
Ces conditions observées, vous faites un parfait carême qui vous permet d'espérer l'agrément du Seigneur. Car, vous aurez réuni tous les éléments essentiels qui font le bon croyant, capable d'être partout et à tout moment, en même temps au service de Dieu et de la Communauté dans laquelle vous êtes. N'est-ce pas que les enseignements de l'Islam visent surtout à faire du musulman le citoyen qui se met tout le temps au service du Seigneur et de toute l'humanité ? Si la privation volontaire de soi de tous les plaisirs et désirs pendant, trente jours chaque année peut contribuer à façonner cet homme modèle, le ramadan aura atteint pleinement ses objectifs.
Toutefois, cette obligation religieuse ne s'impose pas, selon El Hadj A Tidiane Bah et M Lamine Kaba à ceux qui, objectivement ne peuvent s'y soumettre. Il leur est donc permis de recourir à des solutions supplétives. Pour qui se sent définitivement incapable de jeûner il lui suffit, s'il en a les moyens, d'offir des kilogrammes de nourriture à un indigent chaque jour durant le Ramadan. Pour qui se sent momentanément handicapé, il convient de suspendre le jeûne et de le reprendre dès que possible pour juste compléter la trentaine de journées de pénitence annuelle. A titre d'exemples ; les malades, les femmes en couche, celles qui allaitent ou attendent un bébé, les voyageurs, les travailleurs exerçant dans des conditions pénibles, les condamnés à perpétuité, les personnes très âgés sort des bénéficiaires de cette dérogation. Les lois du saint coran sont très souples il suffit de les connaitre pour se rendre compte que l'islam n'est pas que rigueur.
Hamado OUANGRAOUA
How to cite this item
Ouangraoua, Hamado. “Ramadan : le jeûne commence.” Sidwaya, March 18, 1991. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/8441.
Ouangraoua, H. (1991, March 18). Ramadan : le jeûne commence. Sidwaya. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/8441
Ouangraoua, Hamado. “Ramadan : le jeûne commence.” Sidwaya, 18 March 1991. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/8441.
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Polarity
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Positive
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L’islam et le Ramadan sont présentés favorablement comme une voie de pénitence, de maîtrise de soi, de tolérance et de service de la communauté, tandis que les lois coraniques sont décrites comme « très souples ».
L'article présente le Ramadan comme un mois de réflexion, de contrôle de soi et de spiritualité, avec un ton respectueux et valorisant envers l'islam et ses pratiques.
L'article présente le Ramadan et l'islam sous un jour élogieux et enthousiaste : « lois du saint coran sont très souples », « parfait carême », et défend l'idée que l'islam façonne un « bon croyant » au service de la communauté.
Le texte valorise la religion en mettant en avant la notion d'« homme modèle » et le caractère « souple » des lois du Coran.
L'article met en avant la dimension spirituelle et sociale du ramadan (« au service de Dieu et de toute l'humanité ») et souligne la tolérance de la doctrine (« l'islam n'est pas que rigueur »), choisissant un angle respectueux et valorisant sans commentaire critique.
Centrality
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GPT-5.6 Luna Very central
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Very central
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L’article est entièrement consacré au Ramadan, à ses prescriptions, à sa signification spirituelle et aux obligations des musulmans, à partir d’entretiens avec deux imams.
L'article traite principalement du Ramadan, de ses significations religieuses et de ses pratiques, avec une interview détaillée d'autorités islamiques.
L'article est entièrement consacré au Ramadan, à son sens, à ses règles et aux enseignements de l'islam, à travers les propos d'autorités religieuses ; aucun autre sujet n'est traité.
L'article est entièrement consacré à l'explication et à la pratique du Ramadan à travers des entretiens avec des autorités religieuses.
L'article est entièrement consacré au ramadan : il annonce son début au Burkina, cite l'Imam de la Mosquée d'Abidjan et son adjoint, et détaille les prescriptions du jeûne et la souplesse des « lois du saint coran ».
Subjectivity
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Gemma 4 31B
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Rather objective
Show reasoning
Le texte rapporte principalement les explications attribuées aux autorités islamiques, tout en adoptant parfois un lexique valorisant comme « homme modèle » et « service de Dieu et de toute l’humanité ».
L'article rapporte des faits et des propos attribués à des autorités islamiques sans exprimer d'opinion personnelle ou de jugement de valeur.
L'article reprend à son compte les propos des imams sans distance critique ni contrepoint, et le journaliste s'implique directement avec une question rhétorique, tandis que le lexique valorise la pratique décrite (« mois de pénitence », « homme modèle »).
L'auteur ne se contente pas de rapporter des propos, il guide la réflexion avec des questions rhétoriques et conclut sur la souplesse de l'islam.
Le texte est essentiellement un compte rendu d'interview (« Nous avons à cet effet rencontré les El Hadj Ahmed Tidiane Bah… ») qui rapporte les propos des autorités islamiques ; la seule trace d'engagement énonciatif est le cadrage éditorial initial « Une occasion de nous remémorer le sens et les enjeux de ce sacrifice ».



