Article · Le Pays · March 21, 1995 Cite
Éducation de la jeune fille musulmane : "Elle n'est pas à négocier"
- Type
- Article de presse
- Creator
- Emile Bayala
- Publisher
-
Le Pays
- Date
- March 21, 1995
- Description
-
The second Muslim Women’s Days, held on 18 and 19 March at the former CEAO, focused on Muslim girls’ education, presented as both a right and a spiritual necessity. El Hadj Djiguiba Abdoullah, imam of Plateau d’Abidjan, addressed its challenges, while Ramata Boly, head of CERFI’s women’s section, urged parents to act. Initiated by CERFI and UNICEF, the gathering denounced illiteracy, forced marriage, divorce, early motherhood, and the neglect of religious education.
Value Annotations
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- number of pages
- 2
- Subject
- Djiguiba Cissé
- Femmes
- Journées de la femme musulmane
- Mariage
- Ramata Boly
-
UNICEF
-
Cercle d'Études, de Recherches et de Formation Islamiques
- Analphabétisme
- Éducation
- Language
- Français
- Source
-
Le Pays
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0003847
- content
-
Les IIe Journées de la femme musulmane, organisées les 18 et 19 mars à l'ex-CEAO, ont jeté les bases d'une nouvelle réflexion sur l'éducation de la jeune fille croyante. Au sortir de la rencontre, les milliers de femmes retournent chez elles, comme avec ce ferme engagement de combattantes.
C'est un monde féminin de divers horizons et de différentes couches socio-professionnelles qui a pris d'assaut la salle de conférences de l'ex-CFAO. Vêtues d'habits éclatants, toutes ont tenu, la prière dans l'âme, à donner aux journées toute l'importance qu'elles requièrent L'éducation de la jeune fille musulmane qui était au coeur du débat s'est finalement révélée comme un droit.
Ce droit a été étalé dans toute sa latitude spatio-temporelle par l'Imam du Plateau d'Abidjan, l'Ivoirien El Hadj Djiguiba Abdoullah, à travers une conférence. Le thème choisi par le théologien éducateur, et traité sur un ton de parfaite modération, venait bien à propos : “la problématique de l'éducation de la jeune fille musulmane”. L'homme aguérri des grandes questions de l'Islam a su restituer le problème dans toute sa réalité, s'inspirant de la réalité quotidienne.
Le droit à l'éducation, même s'il n'est pas partout appliqué ou est mal appliqué, est cependant une nécessité spirituelle. "Cette éducation n'est pas à négocier”, a lancé Mme Ramata Boly, présidente de la cellule féminine du CERFI (Centre d'études, de recherches et de formation islamique). Mme Boly n'a pas ainsi manqué, à la fin des Journées, d'interpeller tout parent ou responsable d'une jeune fille scolarisable. Pour elle, le prophète Mahomed lui-même reconnaît ce droit à la science, pour l'avoir exprimé dans le Coran.
Les deuxièmes journées, ont estimé leurs initiateurs, notamment le CERFI et l'UNICEF, sont le point de départ d'une “immense tâche”, tant la scolarisation des filles, l'instruction religieuse et l'éducation des femmes sont des fardeaux qui pèsent sur beaucoup de responsables.
Pour les femmes du CERFI, nombreux sont ceux qui pensent que l'Islam s'oppose à l'émancipation de la femme. La réalité que les femmes vivent est une “preuve concrète qui vient confirmer cette triste apparence”. L'Assemblée féminine ne s'est pas érigée en tribunal religieux, mais n'a pas, non plus, occulté les problèmes de l'Islam de la sous-région, qui de l'avis des participantes, ploie sous le poids de la coutume et de la tradition.
Ainsi, la femme musulmane, (notamment la jeune fille) ne bénéficie pas d'une éducation conséquente, profitable à la société. Venues de tous les coins du Burkina et représentées par leurs “soeurs" du Mail du Niger et de la Côte d'Ivoire, ces épouses, mères, éducatrices, citoyennes, ont pu, durant deux jours, regarder d'en face leur propre "triste" tableau. Il est peint aux couleurs vives, de l'analphabétisme chronique, de l'échec des mariages, de la multiplication des divorces, de l'épanouissement du concubinage, de la vulgarisation du sexe, de la maternité précoce ponctuée d'abandons d'enfants, de la spoliation des veuves et orphelins, du mariage forcé, de la négligeance de l'instruction religieuse et de la formation intellectuelle de la femme. Cette dernière note de détresse est, depuis le 18 mars, entonnée avec clameur vers Allah, le Tout-Puissant, celui dont la miséricorde fera triompher le droit divin à l'éducation des femmes.
How to cite this item
Bayala, Emile. “Éducation de la jeune fille musulmane : "Elle n'est pas à négocier".” Le Pays, March 21, 1995. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/8260.
Bayala, E. (1995, March 21). Éducation de la jeune fille musulmane : "Elle n'est pas à négocier". Le Pays. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/8260.
Bayala, Emile. “Éducation de la jeune fille musulmane : "Elle n'est pas à négocier".” Le Pays, 21 March 1995. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/8260.
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L'article valorise la mobilisation des femmes musulmanes et présente l'islam comme une source de légitimation du droit à l'éducation, malgré la description de difficultés sociales importantes.
L'article défend activement le droit à l'éducation des femmes musulmanes et dénonce les traditions oppressives, adoptant un ton engagé et optimiste malgré la description de problèmes sociaux graves.
Le ton est favorable à l'islam et aux musulmanes : l'article souligne leur engagement, affirme que le Coran reconnaît le droit à l'éducation, et critique uniquement les coutumes et traditions, non la religion.
Le texte soutient activement le droit à l'éducation des femmes en le présentant comme une « nécessité spirituelle » et un « droit divin ».
Le portrait des participantes et de l'Imam est bienveillant (« aguérri », « parfaite modération »), le bilan de l'événement est constructif (« ont jeté les bases d'une nouvelle réflexion ») et la clôture est eschatologiquement optimiste : « la miséricorde fera triompher le droit divin à l'éducation des femmes », tandis que les difficultés évoquées (mariage forcé, analphabétisme) sont présentées comme des défis que les femmes affrontent collectivement.
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L'article est entièrement consacré aux Journées de la femme musulmane, à l'éducation de la jeune fille musulmane et aux enjeux de l'islam dans la sous-région.
L'article est entièrement centré sur les femmes musulmanes et leur éducation dans le cadre de l'islam, avec des références directes au Coran, au prophète Mahomed, à l'Imam du Plateau d'Abidjan et au CERFI.
L'article est entièrement consacré aux Journées de la femme musulmane, à l'éducation des jeunes filles musulmanes, avec des références directes à l'islam, au Coran, à un imam et au CERFI, organisation islamique.
L'article est entièrement consacré aux « Journées de la femme musulmane » et à la problématique de l'éducation des filles au sein de l'islam.
L'article porte intégralement sur les « IIe Journées de la femme musulmane » et l'éducation de « la jeune fille musulmane », avec la conférence de l'Imam du Plateau d'Abidjan, les interventions du CERFI et des références au Coran et au Prophète comme éléments structurants du récit.
Subjectivity
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Le reportage contient des faits et des propos attribués, mais adopte un lexique fortement évaluatif, évoquant notamment un « triste tableau », une « note de détresse » et la « miséricorde » d'Allah.
L'article mêle des faits à des jugements de valeur ('triste apparence', 'triste tableau') et une prise de position engagée en faveur de l'éducation des femmes musulmanes, sans distance critique.
Le narrateur prend parti en faveur de l'éducation des femmes, avec un lexique valorisant ('ferme engagement de combattantes', 'nécessité spirituelle', 'droit divin') et des commentaires personnels, même s'il rapporte des déclarations attribuées.
L'auteur utilise un lexique valorisant et émotionnel, qualifiant notamment l'Imam d'« homme aguerrri » et les participantes d'« engagement de combattantes ».
Le ton est constamment valorisant et poétique (« la prière dans l'âme », « ferme engagement de combattantes », « habits éclatants ») et l'Imam est explicitement loué comme « l'homme aguérri des grandes questions de l'Islam » qui a traité son sujet « sur un ton de parfaite modération », marques d'adhésion qui dépassent le simple compte rendu informatif.


