Article · L'Observateur Paalga · June 25, 1999 Cite
Islam : la philosophie du Maouloud
- Type
- Article de presse
- Creator
- Sidi Mouhammad Ouédraogo
- Publisher
-
L'Observateur Paalga
- Date
- June 25, 1999
- Description
-
In a text signed by Oustaz Sidi Mouhammad Ouédraogo of the Association de l’établissement de l’unité islamique, the author defends celebrating Mawlid against those who denounce it as a blameworthy innovation or an imitation of Christian and Jewish festivals. He invokes gratitude toward benefactors, scholars’ views on “good innovations,” Quranic verses, and Monday fasting as evidence linked to the Prophet’s birth. The celebration should recall his life and teachings while promoting Muslim unity and collective reflection.
Value Annotations
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- number of pages
- 1
- Subject
- Association pour l'Établissement de l'Unité Islamique
- Mawlid
- Charia
- Aïd al-Adha (Tabaski)
- Aïd el-Fitr
- Mahomet
- Unité
- Spatial Coverage
-
Burkina Faso
- Language
- Français
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0003766
- content
-
Avant toutes choses, mes salutations à tous les musulmans et au monde islamique à l'occasion de la sainte naissance de Mouhammad (PSLF) qui a éclairé l'univers jusqu'à ce jour et jusqu'au jour de la résurrection. L'anniversaire de la naissance de cette personnalité mérite d'être vivifié et célébré. Cependant, on entend dire que se rappeler cette naissance et la fêter est interdit et constitue une innovation blâmable et ressemblerait à la manière dont les chrétiens et les juifs célèbrent leurs fêtes, et que ces fêtes causeraient des déviations et des corruptions.
Sur ce, avant d'apporter des éclaircissements, nous voudrions, chers lecteurs, que nous retournions à nos cœurs et à nos natures humaines en laissant de côté provisoirement les fêtes.Read the full text — 1 312 more words Collapse the full text
Si quelqu'un donne un cadeau de fleurs par exemple à une personne, cette dernière, tout naturellement, le remerciera pour le bienfait ainsi accompli. Car, la nature de l'homme est de remercier celui qui a travaillé pour lui et qui lui a tracé sa félicité. C'est pourquoi nous voyons dans les civilisations des différentes nations qu'on dresse des statues exposées dans les musées et universités en donnant à ces universités et autres lieux stratégiques le nom de certains grands personnages et héros. Les photos de ces personnes sont gravées dans les billets de banque et monnaie qui circulent. Tout cela pour perpétuer et célébrer ces hommes qui ont rendu service à l'humanité.
A titre d'exemple, au Burkina Faso, on voit des avenues porter les noms de Nelson Mandela, Kwamé N'Krumah, lycée Marien N'Gouabi... Tout ceci pour perpétuer le nom de ces gens qui ont lutté pour les peuples africains par leurs pensées et leurs efforts.
Ainsi donc, toutes les nations civilisées, anciennes comme nouvelles, honorent leurs grands hommes pour services rendus.
L'Islam ne sort pas de ce cadre et il est même le plus indiqué, surtout qu'il s'agit de Mouhammad (PSLF). Si l'on établit ces fêtes, c'est pour honorer nos héros qui nous ont rendu service. Si nous ne le faisons pas, nous sommes sortis de la nature humaine.
Le Saint prophète (PSLF) grâce à qui le genre humain fut créé et dont la venue nous a sortis des ténèbres vers la lumière, ainsi que les califes de sa famille qui ont préservé de la déviation la religion, nous ne pouvons pas les remercier assez!
Le remerciement est en notre faveur car la grandeur et la culture de la communauté subsistent. Cette culture vient des hommes de culture si les croyants veulent garder leur religion et leur culture islamique.
"Allah a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu'il a envoyé chez eux un messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu'ils fussent auparavant dans un égarement évident" (Chapitre 3, verset 164).
Ceux qui s'opposent à la célébration des anniversaires affirment qu'il s'agit d'innovations tendant à faire entrer dans la religion ce qui n'en fait pas partie; et que le prophète (PSLF) a dit: "Quiconque invente dans notre affaire quelque chose qui n'en fait pas partie, cela sera rejeté".
Ceux qui disent cela oublient que les savants font la distinction entre bonnes et mauvaises innovations. Ils considèrent l'anniversaire de la naissance du prophète (PSLF) comme faisant partie des bonnes innovations. Comme l'a dit Ibn Hadjar Al Aysami: "On s'accorde à aimer la bonne innovation. Le Maouloud et le rassemblement des gens à cette occasion est une bonne innovation".
La même idée est reprise par l'imam Abou Chamata, cheikh Al Imam Al Nouri, dans "Siyar Al Halabiya". Imam Nawawi, commentateur de Boukhari dit la même chose dans "Tahzibal Asmà-i wall lougât". L'anniversaire du prophète fait partie des traditions permises, car les traditions des hommes ont depuis longtemps établi la célébration de l'anniversaire des grands hommes. Le fondement de la tradition est la permission jusqu'à ce qu'existe un motif de suppression de la permission; non seulement, il n'y a pas d'interdiction de la célébration de l'anniversaire du prophète (PSLF), mais en plus, il y a des indications qui montrent que cela doit être célébré.
On peut considérer le Maouloud et les rappels qu'il contient comme éléments recommandés et acceptés par Dieu car les prescriptions et interdictions concernent des fois ce qui est particulier et d'autres fois ce qui est général.
Quelques fois, le législateur dit: "Habillez les pauvres, les nécessiteux, les orphelins et donnez leur à manger". D'autres fois, il dit:
"Soyez bienfaisants envers eux". Dans le premier cas, l'ordre est particulier. Dans le deuxième cas, il est général.
L'anniversaire du saint prophète (PSLF) a un caractère général car l'ordre dit: "Respectez, aimez et célébrez le prophète" sans donner une limite comment le faire. Il est possible pour un responsable de choisir un de ces éléments quelconques: célébrer le prophète (PSLF) peut se faire par l'évocation de son souvenir ou bien en écrivant sa biographie; faire la publicité de son nom dans les lycées et universités.
Parmi les preuves qui confirment l'anniversaire de la naissance du prophète (PSLF) dans son sens général, le saint Coran dit: "Quiconque glorifie les emblèmes de Dieu cela fait partie de la piété des cœurs".
Les emblèmes de Dieu sont nombreux. En fait partie l'anniversaire du prophète (PSLF). On a posé au prophète (PSLF) une question concernant le jeûne du lundi; il répondit: "C'est le jour de ma naissance".
Honorer ce jour englobe aussi le fait d'honorer le mois de sa naissance. Il est donc normal de le respecter et de l'honorer comme Dieu l'a honoré en ces termes: "Nous ne t'avons envoyé que comme miséricorde pour l'univers".
Il dit aussi: "Dis: ceci provient de la grâce d'Allah et de sa miséricorde; voilà de quoi ils devraient se réjouir. C'est bien mieux que tout ce qu'ils amassent" (Verset 58 du chapitre 10 du Coran).
Concernant leur propos selon lequel I Maouloud serait interdit parce que ressemblant aux fêtes des juifs et des chrétiens, il nous suffira de dire que les fêtes de Ramadhân et de Tabaski ressemblent aux fêtes chrétiennes dans le temps et le Hadj leur ressemble dans l'espace.
Si la ressemblance est un critère d'interdiction, alors on peut dire que le fêtes de Ramadhân, Tabaski et le Hadj sont toutes interdites, de même que serait interdite la construction des mosquées, car cela ressemble à la façon dont les chrétiens construisent leurs lieux de culte. La ressemblance avec les chrétiens dans les choses qui découlent de la nature humaine, que ce soit dans leur vie ou leurs relations, n'est pas interdite.
Si la ressemblance découle du fait que les hommes ont remplacé par leurs propres opinions les prescriptions divines, cela constitue un péché et un dégât. Ce que l'on doit faire, c'est vivifier la religion et la charia.
Quant à ceux qui disent que le Maouloud serait interdit parce qu'il est l'occasion de rencontres illégales entre hommes et femmes, chacun d'entre nous nie commettre des indécences.
Il est bon de distinguer entre ce qui est original et ce qui est ajouté. Le fait de ne pas légitimer ce qui est interdit ne concerne pas seulement les fêtes, mais l'ensemble des choses. Interdire les indécences au cours des fêtes ne signifie pas interdire les fêtes elles-mêmes. Il est possible de célébrer les fêtes sans s'adonner à aucun péché. Les actes renvoient aux intentions.
On peut dire qu'il est vraiment normal durant l'anniversaire du prophète (PSLF) de se rappeler les qualités du prophète (PSLF), son éthique et de clarifier le rôle de sa vie lumineuse, afin qu'on puisse l'imiter.
Il est souhaitable de prier beaucoup sur lui et sa famille et de se rappeler ce qu'il nous a apporté, c'est-à-dire le Coran et les enseignements divins qui vivifient le cœur de l'humanité entière.
Il est souhaitable que les jours du Maouloud soient le point de départ de l'unité des musulmans et de la réflexion sur leurs points faibles et leurs points forts et des problèmes qui les préoccupent, afin qu'ils puissent se dresser pour établir des plans en vue de leur avancement et de la solution de leurs problèmes. Pour conclure, établir le Maouloud béni est une chose louable et désirable conforme à la nature selon laquelle Dieu a créé les hommes. Concernant l'hommage rendu aux grands hommes, il fait partie des traditions licites et louables car il y a des preuves rapportées qui justifient sa validité générale.
Je m'arrête ici en priant Dieu d'accorder ses bienfaits aux musulmans, et de nous faire entrer dans la proximité du prophète Mouhammad et de sa famille.
Meilleurs vœux de bonne et heureuse année!
Oustaz Sidi Mouhammad Ouédraogo
Association de l'établissement de l'unité islamique
02 BP 5544 Ouaga 02
Burkina Faso
How to cite this item
Ouédraogo, Sidi Mouhammad. “Islam : la philosophie du Maouloud.” L'Observateur Paalga, June 25, 1999. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/8096.
Ouédraogo, S. M. (1999, June 25). Islam : la philosophie du Maouloud. L'Observateur Paalga. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/8096.
Ouédraogo, Sidi Mouhammad. “Islam : la philosophie du Maouloud.” L'Observateur Paalga, 25 June 1999. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/8096.
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Le texte présente le prophète comme celui qui a conduit l’humanité « des ténèbres vers la lumière » et décrit sa naissance, sa vie et la célébration du Maouloud dans un registre fortement élogieux.
L'islam et la célébration du prophète sont présentés comme conformes à la nature humaine, lumineux, louables et désirables, avec des références coraniques et hadiths valorisantes.
L'article célèbre la naissance du prophète comme « la sainte naissance de Mouhammad (PSLF) qui a éclairé l'univers », qualifie le Mawlid de « chose louable et désirable conforme à la nature » et conclut par des « meilleurs vœux » : le traitement est élogieux et entièrement favorable à cette pratique religieuse.
L'auteur utilise un lexique extrêmement mélioratif et dévotionnel, évoquant la « sainte naissance » du prophète qui a « éclairé l'univers ».
Le lexique est constamment élogieux et enthousiaste : « sainte naissance », « qui a éclairé l'univers », « la vie lumineuse », « miséricorde pour l'univers », « une chose louable et désirable ». L'article se conclut par « Meilleurs vœux de bonne et heureuse année ! » et une prière d'« accorder ses bienfaits aux musulmans », traduisant un portrait de l'islam et de sa communauté en termes de grâce, de lumière et de célébration, sans aucune réserve.
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L’article est entièrement consacré à la défense de la célébration du Maouloud, à la figure du prophète Mouhammad et aux arguments religieux concernant cette pratique.
L'article est entièrement consacré à la défense de la célébration de la naissance du prophète Mahomet (Maouloud) dans l'islam, avec de nombreuses références religieuses spécifiques.
L'article est entièrement consacré à la célébration du Mawlid (naissance du prophète Mouhammad), à sa licéité religieuse et aux arguments coraniques et savants qui la justifient ; l'islam et la communauté musulmane sont le sujet unique du texte.
L'article est entièrement consacré à la légitimation religieuse de la célébration du Maouloud, mentionnant systématiquement le prophète Mouhammad et la « culture islamique ».
L'article est entièrement consacré à la défense de la célébration du Maouloud (naissance du prophète Mouhammad), s'adresse directement aux « musulmans et au monde islamique » et mobilise des sources coraniques, des hadiths et des références à des savants islamiques (Ibn Hadjar, Imam Nawawi) pour structurer son argumentation. La religion et la communauté musulmane constituent le sujet unique de ce texte.
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L’auteur assume explicitement une position favorable, qualifiant le Maouloud de « chose louable et désirable » et appelant à le célébrer, tout en réfutant les arguments opposés.
L'auteur défend une position religieuse avec des arguments théologiques, un ton persuasif et des conclusions normatives, sans distance critique ni équilibre avec d'autres points de vue.
Le texte est un plaidoyer argumentatif de l'auteur, qui prend explicitement position en faveur du Mawlid : il affirme que « l'anniversaire du prophète (PSLF) est une bonne innovation », cite des savants à l'appui de sa thèse et conclut que « établir le Maouloud béni est une chose louable et désirable ». Aucune distance ni mise en perspective n'est opérée.
Il s'agit d'une tribune d'opinion où l'auteur engage son propre jugement pour qualifier la fête du Maouloud de « chose louable et désirable ».
Le texte est une tribune d'opinion signée (« Oustaz Sidi Mouhammad Ouédraogo, Association de l'établissement de l'unité islamique ») qui adopte une posture persuasive marquée : « nous ne pouvons pas les remercier assez ! », « il est même le plus indiqué », « nous sommes sortis de la nature humaine » si l'on ne célèbre pas le Maouloud. L'auteur ne rapporte pas plusieurs points de vue mais réfute unilatéralement l'objection de l'« innovation blâmable » en la traitant d'oubli et d'incompréhension, sans distance énonciative.
