Article · Sidwaya · September 19, 2000 Cite
Rareté des pluies. les fidèles musulmans implorent Allah : l'Imam du secteur 15 explique
- Type
- Article de presse
- Creator
- Aimée Florentine Kaboré
- Publisher
-
Sidwaya
- Date
- September 19, 2000
- Description
-
On September 18, 2000, Muslims across Burkina prayed for rain after collectively fasting the previous day, as drought threatened the crops. In Ouagadougou, at Place de la Nation and in the sectors, the ritual followed a recommendation from the highest authority of Burkina’s Muslim community. Imam Séni Compaoré said the drought was attributed to sins, including children’s disobedience and prostitution, and that the prayer would be repeated if no rain fell within a week.
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- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- number of pages
- 1
- Language
- Français
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0002852
- content
-
Les fidèles musulmans du Burkina ont imploré le Dieu tout-puissant pour une saison de pluie dans les normes. Hier sur l'ensemble du territoire national, les fidèles musulmans sont sortis à cet effet. Les petites gouttes de pluie que les Ouagalais ont reçues en attendant certainement confirmation de pluie dans les autres contrées du pays laissent augurer que les vœux ont été exhaussés. Si les caprices pluviométriques nous ont souvent habitués à mi-juin et mi-juillet sans pluie, août et septembre sont généralement bien arrosés au Burkina. Or cette année, à ces périodes, points de pluie. Même le 15 août, fête de l'Assomption chez les fidèles catholiques réputée pour ses pluies s'est déroulée dans la sécheresse cette année. Tout ceci mis ensemble a poussé les musulmans à prendre sur eux l'initiative de prier pour la pluie. Une décision arrêtée vendredi dernier après la grande prière. Les fidèles ont été invités par l'imam à jeûner le dimanche et à prier lundi pour la pluie. Selon des musulmans, le Saint Coran prescrit ce qu'on appelle «la prière de la pluie». C'est dire que les musulmans du Burkina se sont mis dans cette logique. Fasse donc Dieu qu'il pleuve pour une année agricole pleine de gaieté. A la place de la Nation, comme dans tous les secteurs et dans tout le pays, le même rituel a été observé.
JPT
L'Imam du secteur 15 explique
Séni Compaoré, Imam et muezzin du secteur 15 de Ouagadougou a bien voulu donner à Sidwaya les motivations et le sens de la prière des fidèles musulmans.
Sidwaya (S. ): Les musulmans ont organisé une prière particulière lundi 18 septembre 2000 dans tous les secteurs et surtout à la place de la Nation à Ouagadougou. Quelles en sont les raisons?
Séni Compaoré (S. C. ): La raison principale est le manque de pluie. Nos récoltes sont en danger. Et la seule solution est la prière. Dans le Coran, Dieu nous a demandé de l'implorer en larme et en haillons, en cas d'insuffisance de pluie. Ainsi donc, le dimanche 17 septembre, nous avons jeûné ensemble (tous les musulmans) pour mieux implorer la clémence de Dieu le lendemain. Nous reconnaissons que le manque de pluie est dû à nos péchés. Ce n'est qu'à travers le jeûne et les larmes que Dieu nous pardonnera et nous redonnera la pluie.
S.: Cette prière sera-t-elle renouvelée?
S. C.: Une seule prière suffit pour le moment. Mais si d'ici une semaine, il n'y a pas de pluie, nous recommencerons. Car Dieu a de l'eau en abondance pour nous. Il suffit de lui en demander pour qu'il pleuve dru. Toutefois, avant toute chose, nous devons nous repentir et renoncer pour toujours au péché (tout ce qui est synonyme de mal aux yeux de Dieu). C'est pour amener à la repentance des hommes que Dieu a bloqué les eaux.
S.: Selon vous, quels sont les péchés qui empêchent la pluie de tomber?
S. C.: Elle est nationale et couvre tout le territoire burkinabè jusqu'aux villages les plus reculés. C'est une recommandation lancée par la plus haute autorité de la communauté musulmane qu'est le président de la communauté musulmane du Burkina.
S. C.: La désobéissance des enfants envers leurs parents, par exemple. Il y a pire que ça. La prostitution et autres. Ce sont là des signes révélateurs de la fin des temps. C'est à nous d'implorer la clémence de Dieu et de profiter de ses bienfaits.
S.: Quelle est la dimension de cette prière?
Propos recueillis par Aimée Florentine KABORE
How to cite this item
Kaboré, Aimée Florentine. “Rareté des pluies. les fidèles musulmans implorent Allah : l'Imam du secteur 15 explique.” Sidwaya, September 19, 2000. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/6258.
Kaboré, A. F. (2000, September 19). Rareté des pluies. les fidèles musulmans implorent Allah : l'Imam du secteur 15 explique. Sidwaya. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/6258
Kaboré, Aimée Florentine. “Rareté des pluies. les fidèles musulmans implorent Allah : l'Imam du secteur 15 explique.” Sidwaya, 19 September 2000. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/6258.
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La pratique musulmane est présentée de manière bienveillante et porteuse d’espoir, notamment à travers l’évocation de la clémence divine et d’une « année agricole pleine de gaieté ».
L'article présente les musulmans comme des fidèles pieux agissant pour le bien de leur pays, avec un ton respectueux et bienveillant envers leurs pratiques religieuses et leurs motivations.
L'article présente la démarche des musulmans de manière respectueuse et bienveillante, valorisant leur initiative de prière — le souhait final et la mise en avant de la « clémence de Dieu » sans critique ni mise à distance donnent une tonalité favorable.
L'article présente l'action des musulmans comme une initiative salutaire face à la sécheresse et adopte un ton bienveillant envers leur démarche spirituelle.
Le ton est bienveillant et solidaire : la prière est présentée comme une initiative louable, l'imam est écouté avec respect, et la journaliste clôt sur un souhait enthousiaste « pour une année agricole pleine de gaieté » sans la moindre réserve critique sur la pratique religieuse.
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L’article porte entièrement sur la prière des musulmans burkinabè pour obtenir la pluie, ainsi que sur ses fondements coraniques et ses motivations.
L'article traite principalement de la prière des musulmans pour la pluie, avec des références explicites au Coran, à l'imam et aux pratiques islamiques comme le jeûne et la prière collective.
L'article porte entièrement sur la prière musulmane pour la pluie, organisée par les fidèles du Burkina, avec un entretien avec l'imam Séni Compaoré explicitant le sens religieux de cette pratique; le sujet est donc l'islam lui-même.
L'article traite exclusivement de l'initiative des musulmans du Burkina Faso d'organiser des prières et un jeûne pour demander la pluie, en s'appuyant sur le Coran et les directives de l'imam.
L'article porte entièrement sur la prière collective des fidèles musulmans pour la pluie au Burkina Faso, de l'appel de l'imam à l'entretien détaillé avec Séni Compaoré sur les fondements coraniques du rituel.
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Le texte rapporte principalement des faits et les explications attribuées à l’imam, même si des formulations comme « les vœux ont été exhaussés » et « Fasse donc Dieu qu’il pleuve » introduisent une tonalité dévotionnelle.
L'article rapporte des faits tout en intégrant des propos de l'imam qui expriment des jugements religieux et moraux, sans distance critique marquée, ce qui donne une tonalité subjective au traitement du sujet.
Le reportage est factuel (description des prières et des lieux) et les propos de l'imam sont clairement attribués, mais une marque subjective apparaît dans l'expression de souhait « Fasse donc Dieu qu'il pleuve pour une année agricole pleine de gaieté » qui engage le rédacteur.
Le texte relate des faits et retranscrit une interview sans porter de jugement, bien que l'auteur exprime un souhait personnel à la fin du premier paragraphe (« Fasse donc Dieu qu'il pleuve »).
La journaliste s'implique personnellement dans l'événement religieux en formulant un vœu direct (« Fasse donc Dieu qu'il pleuve pour une année agricole pleine de gaieté ») et en interprétant la pluie reçue à Ouagadougou comme une confirmation des prières, dépassant le simple compte rendu.

