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Date
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August 20, 2018
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Description
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À l'approche de la Tabaski, le marché circonstanciel de moutons de Zongo à Cotonou enregistre une faible affluence et des ventes décevantes. Les vendeurs expliquent cette situation par le manque de moyens des acheteurs, la concurrence des marchés régionaux pour l'approvisionnement en bêtes, le déplacement du marché habituel de bétail et la proximité de la rentrée scolaire. Malgré des prix variés et parfois jugés élevés, les professionnels espèrent une augmentation des ventes dans les derniers jours précédant la fête.
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Identifier
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iwac-article-0002345
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Rights
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content
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Le marché circonstanciel de mouton de Zongo (Cotonou), peu animé samedi dernier
À la veille de la fête de Tabaski prévue pour demain mardi, les musulmans ne se pressent pas vers le marché circonstanciel installé à Zongo à Cotonou pour s’approvisionner en mouton destiné au sacrifice en mémoire du geste de foi du prophète Ibrahim.
Demain, la communauté musulmane fête l’Aïd el-Kébir encore appelée la Tabaski ou communément la Fête du mouton. Une fête en mémoire du songe qui rappelle au prophète Ibrahim son engagement à sacrifier son enfant, si Dieu lui accordait la grâce d’en avoir un. À la veille de cette fête célébrée le dixième jour du douzième mois lunaire, le marché aux moutons est davantage fourni. Mais l’affluence attendue par les vendeurs n’était pas, ce week-end, au rendez-vous à Zongo à Cotonou. Les vendeurs attendent les acheteurs qui ne se pressent pas encore.
Mohamad Sow, un vendeur de mouton sur la place improvisée de Zongo, indique que le marché manque d’affluence. Selon lui, beaucoup de présumés acheteurs se présentent, débattent du prix, mais promettent de revenir avant de quitter la foire sans rien acheter. Cette situation, explique-t-il, serait due au manque de ressources suffisantes pour acheter l’animal dont le prix, dit-il, varie entre 30 000 et 300 000 francs Cfa.
Ce vendeur sénégalo-béninois explique que les animaux sont disponibles sur le marché selon différentes bourses. Mais il regrette que les rares acheteurs hésitent à délier le cordon de leurs bourses. Aussi, s’empresse-t-il d’expliquer qu’il y a moins d’animaux cette année que l’année dernière. Cette baisse de l’effectif des bêtes, soutient-il, serait la conséquence du renchérissement des prix au Sénégal et en Côte d’Ivoire. « Les fournisseurs burkinabé ont préféré convoyé les cheptels vers ces pays plutôt qu’au Bénin », raconte-t-il pour expliquer que ces pays auraient attiré les éleveurs vers leurs marchés beaucoup plus rentables. Tout en s’étonnant que malgré le prix abordable du mouton cette année, il y ait moins d’affluence, ce vendeur de mouton espère que l’affluence se manifestera peut-être à l’avant-veille ou la veille (dimanche et lundi). Une opinion que partage Deen Nassirou, un autre vendeur de mouton qui rappelle qu’à pareil moment l’année dernière, l’affluence était importante. Bien qu’ayant déjà vendu plus d’une centaine de moutons avant 16 h, ce samedi, il soutient qu’à pareil moment, l’année dernière, son chiffre d’affaires était nettement supérieur. Deen Nassirou explique, pour sa part, le manque d’affluence des clients sur le marché par le déplacement du marché à bétail de son emplacement habituel à Djeffa et son transfert vers Abomey-Calavi et Djrègbé. « C’est cela qui est surtout à la base de cette situation », explique-t-il, avant de signaler que les gens qui sont à Cotonou ne savent pas où s’approvisionner en mouton pour la fête. « C’est l’une des motivations qui ont conduit à improviser un marché en plein cœur de Cotonou à Zongo, a-t-il ajouté. Son voisin Mohamed Koundjé soutient que le prix du mouton a baissé cette année comparativement à l’année dernière. Mais, il se plaint aussi du manque d’affluence. Pour convaincre, il montre un mouton et indique qu’il souhaite le vendre à 50 000 depuis le matin sans succès, alors que l’année dernière, les bêtes de sa trempe auraient été vendu à 65 000, voire 70 000. « Depuis le matin, les gens viennent, négocient le prix, mais se retirent », confie-t-il, désespéré.
Proximité de la rentrée scolaire
Mohamed Koundjé pense aussi que cette situation de mévente serait due à l’approche de la rentrée scolaire. « Les gens disent qu’ils doivent aussi préparer la rentrée des enfants », raconte-t-il, soutenant qu’aucun parent n’entend dépenser pour la fête alors que la rentrée scolaire qui est une priorité pour les enfants pointe déjà à l’horizon. Pour Hassan Adanou, les quelques rares personnes qui approchent le marché aux moutons s’abstiennent d’acheter parce qu’ils estiment que les prix seraient élevés. Contrairement aux autres vendeurs, il estime que les prix des animaux ont connu une légère hausse. Cependant, il espère que les deux derniers jours d’avant la fête pourraient enregistrer une modification du comportement du marché et que les moutons seront vendus.
Rachidi Olorodé de la mosquée centrale de Vodjè, qui a déjà acheté un mouton de 90 000 F, rassure que les fidèles sont en train d’acheter le mouton et que ceux qui ne l’ont pas encore fait iraient avant le jour de la fête. Rappelant qu’il y a trois types d’animaux qui peuvent être immolés le jour de la Tabaski : bélier, vache, ou chameau, il souligne qu’à l’approche de la fête, il y a toujours une inflation du prix du mouton.
Rachidi Olorodé affirme que les prix n’ont pas pour autant varié entre l’année dernière et cette année, mais signale en revanche que le temps n’est pas propice actuellement. Il rassure que si le musulman n’a pas les moyens de s’acheter un mouton, ce n’est pas une obligation. « Si tu n’as pas les moyens, tu laisses carrément et tu te contentes de ce que Dieu t’a donné », souligne-t-il. Il poursuit et rassure que la communauté sacrifie un mouton au nom de tout le monde.
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AI sentiment
Polarity, centrality to Islam and Muslim communities, and subjectivity ratings for this article, produced by three AI models (Gemini 3 Flash, GPT-5 mini, Ministral 14B). Read directly from the Omeka item metadata.
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Very central
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Very objective
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Polarity
L'article décrit de manière factuelle et équilibrée les difficultés économiques liées à la fête, tout en rappelant les principes religieux de modération sans connotation positive ou négative marquée.
Centrality
L'article traite spécifiquement des préparatifs de la fête musulmane de la Tabaski et de l'achat rituel du mouton à Cotonou.
Subjectivity
Le texte adopte un ton purement informatif et journalistique, rapportant des faits économiques et des témoignages de vendeurs et de fidèles sans porter de jugement.
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Neutral
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Central
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Polarity
Tonalité descriptive et informative sans jugement ni valorisation ou condamnation des musulmans ou de l'islam; le texte rapporte des faits et des avis économiques et pratiques.
Centrality
L'article traite de la préparation de la fête musulmane de la Tabaski et évoque explicitement la communauté musulmane et les pratiques liées au sacrifice, mais le focus reste sur le marché aux moutons.
Subjectivity
Principalement factuel avec citations de vendeurs et d'un responsable religieux; contient quelques opinions locales expliquées comme des interprétations des protagonistes plutôt que l'auteur.
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Neutral
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Polarity
Le ton est factuel et équilibré : les difficultés économiques des acheteurs et les espoirs des vendeurs sont présentés sans jugement moral ou valorisation excessive. La mention des obligations religieuses (Rachidi Olorodé) est neutre, et aucune critique ou éloge de l'islam/musulmans n'est exprimée. Le contexte socio-économique (rentrée scolaire, prix) domine l'analyse.
Centrality
L'article aborde principalement la fête de l'Aïd el-Kébir (Tabaski) et ses préparatifs, avec des témoignages de vendeurs et fidèles musulmans, bien que le sujet central soit l'affluence faible sur le marché aux moutons.
Subjectivity
Le texte reste globalement objectif en rapportant des faits (prix, témoignages, contexte économique) et des opinions modérées des vendeurs, sans biais émotionnel marqué. Certains vendeurs expriment des regrets ou des espoirs, mais cela reste ancré dans des observations factuelles (ex : 'les gens viennent, négocient, mais se retirent').
Model comparison
Scales: polarity 1 (very negative) – 5 (very positive) · centrality 1 (not addressed) – 5 (very central) · subjectivity 1 (objective) – 5 (subjective)