Issue
Alif #17
- Title
- Alif #17
- Type
- Périodique islamique
- Publisher
-
Alif
- Date
- April 1994
- issue
- 17
- Abstract
- Mensuel islamique d’informations et de formation de Côte d’Ivoire
- number of pages
- 12
- Language
- Français
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-issue-0001387
- content
-
- RAMADAN
- CHAWAL
1414 H
AVRIL 1994
N° 17
3ème Année
200 F
ALIF
MENSUEL ISLAMIQUE D'INFORMATIONS ET DE FORMATION DE CÔTE D'IVOIRE
DOSSIER
PELERINAGE
- DEFINITIONS ET CONDITIONS
- MEDINE LA CITE ILLUMINEE
- LA MECQUE NE SE VISITE PAS MAIS ...
- TOUTES LES INFORMATIONS SANITAIRES
- LE TRAJET PENDANT LE PELERINAGE
PP. 4 - 11
APPEL A MA COMMUNAUTE :
CNI - CSI. BALLE A TERRE
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PROPOS LIBRE
LES MAITRES A PENSER EN ISLAM DU 19e XXe SIECLE
Chaque époque a eu ses génies constructeurs aussi bien que destructeurs. En philosophie, il y eut de grands maîtres en Occident. Les noms de ces penseurs fourmillent et ce serait fastidieux de les énumérer. Je m'arrêterai à un seul cas bien connu en France. Jean Paul SARTRE, le maître incontesté du courant philosophique, l'existentialisme athée, a incarné son époque. Il eut pour adversaire de taille, Roger GARAUDY, philosophe français converti à l'Islam il y a des années, auteur des livres : biographie du XXe siècle, appel des vivants, promesses de l'Islam. Sa phrase sensitive et saisissante en appelle à toutes les consciences erronées : "je suis venu à l'Islam avec une bible dans la main et le capital de Karl Marx dans l'autre."
C'est rassurant de méditer cette phrase car c'est à travers l'os le plus dur que se trouve la bonne moelle. Partant, le XIXe siècle a été marqué par l'un des grands maîtres de tous les temps nommément GHAZALI sur le plan de l'Islam.
Personne mieux que cet super-erudit double de moraliste et de mystique n'a pu explorer scrupuleusement la matière granitique qu'est l'Islam. Il a défendu l'Islam sous sa forme la plus subtile. Il a écrit des ouvrages profonds voire denses. Ghazali a écrit : une excellente réputation de la divinité de Jésus d'après les évangiles. C'est un fascicule à lire, à mâcher, à digérer puis en extraire la substantifique moelle.
SAAD OMAR Touré, Théologien malien est un peu de la lignée de Ghazali ; disons que Touré est un émule de Ghazali fut un vrai maître à penser en Islam. Il fut un puits de savoir.
Touré a écrit sur la réputation de la divinité de Jésus, d'après les évangiles. Il résulte que la bataille d'idées a eu pour conséquence heureuse la conversion de certains soumis a l'Islam.
Voici où s'arrête l'utilité du savoir, à ma connaissance. Bien avant SAAD OMAR TOURE, il y eut des génies mystiques en Mauritanie. Ces génies, l'expression est très heureuse, ont marqué l'Islam par la médiation entre eux et le créateur.
On raconte que la descendance chérifienne est aussi une référence indubitable dans la connaissance de l'Islam. La Mauritanie doit sa prospérité a ses saints qui n'ont pas d'autre tâche qu'adorer Dieu et gardent un silence jaloux sur les secrets connus et non sur l'être humain, en général.
Tout cela démontre aux yeux du monde la vitalité de l'Islam depuis la mort de son Prophète vénéré Mahomed (PSL).
Aujourd'hui, l'Islam s'est implanté de telle sorte que toutes les religions du monde ont peur de sa cohabitation.
L'Islam ne vieillit pas. Ce sont les autres religions qui vieillissent parce qu'elles refusent toute rationalité et deviennent inéluctablement irrationnelles. En outre, il faut souligner que Dieu est au-dessus de tout. C'est l'Islam qui démontre cela avec éloquence. Tous les hommes se sont soumis a Dieu depuis la création du monde. Pourquoi doit-on encore parler de trilogie divine ?
Soumettez-vous à Dieu, c'est le credo Musulman qui n'a rien à voir avec la soumission de la femme à son mari. Se soumettre à Dieu c'est la forme achevée de l'obéissance ce qui ne met point en cause la religion de Mahomed qui reste le sceau des prophètes depuis Adam jusqu'à nos jours.
En outre, l'Islam est considéré comme meilleure religion au monde à cause de son inflexibilité à poser le problème de Dieu avec lucidité. Dieu ne peut être trinitaire quand on sait que la fonction du saint esprit semble être de servir d'instrument à Dieu. Auteur et instrument ne peuvent être la même chose. Associer cet esprit à la divinité contrarié l'unicité divine. Nous ne pouvons conclure ce détail sans citer ce verset qui met en cause la religion chrétienne.
Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les Anges des cieux, ni les fils, mais le père seul" ainsi parlait Jésus ou ISA en son temps.
En effet, je pense que les savants en Islam devaient organiser des congrégations religieuses pour rappeler aux chrétiens l'esprit du concile de NICEE en 325 après Jésus.
Ce concile qui s'est passé autrefois est le seul concile qui a mis en exergue la vraie nature de Jésus. C'est à ce concile précis que le Prêtre Egyptien Arius a été assassiné pour avoir dit ceci : le père est à exister avant le fils, le fils est un être crée, le père est le seul vrai Dieu". Pour récapituler, la quête intellectuelle en Islam n'est pas de jeter l'anathème sur les prophètes qui sont venus au monde pour guider l'humanité mais c'est de comprendre, en vérité, leur rôle est de saisir le message qu'ils ont véhiculé à travers les âges. Il faut reconnaître sans risque de se tromper que la naissance du premier homme Adam né sans mère est plus miraculeuse que toute naissance au monde.
Outre, la naissance Adamique, il y a encore une situation historique dans la religion qui doit être élucidée par les dignitaires chrétiens. Lorsque le Prophète Jonas a été jeté par dessus bord et qu'un poisson l'a avalé. Que s'est-il passé en effet ?
Jonas est resté dans le ventre de la baleine pendant 40 jours. La bible n'apporte aucun élément convaincant sur la sortie de Jonas (que la paix de Dieu soit sur lui) du ventre de la baleine. Or, l'Islam a réponse à tout et ne souffre d'aucun doute. L'Islam dévoile tout et semble être une maison de verre. C'est cette situation que les Musulmans du monde entier pourraient utiliser comme leur cheval de bataille pour convaincre la chrétienté.
Finalement, l'Islam possède tout pur ne pas tomber dans la convoitise qui est un péché. En Islam, il peut paraître prétentieux pour ma part, de le dire, de grands mystiques détiennent des secrets pour l'enrichissement, pour avoir une longue vie, pour ne pas être la proie des ennemis, pour passer un agréable séjour terrestre comme dans l'au-delà.
Une religion qui souffre de tout cela voit souvent ses fidèles changer de religion pour une autre. Cela entraîne la perte de foi en Dieu et ne permet plus à cet être de croire en l'homme puisque le but de toute religion est d'enseigner à ses fidèles tout ce qui peut l'amener à ne regarder que dans une seule direction pas mille à la fois.
Malgré la véracité du contenu coranique certains religieux non musulmans continuent de prendre l'islam comme leur cible courante au mépris de l'avancée de cette religion qui s'est déchainée tel un ouragan et ses vagues continuent d'être orageuses, difficiles à se livrer à une accalmie.
Il faut fouiner dans les bibliothèques célèbres du monde pour saisir la quintessence de l'islam et des autres religions. Je vous renvoie à Maurice Bucaille un chirurgien français converti à l'Islam et auteur du livre : la bible, le Coran et la science.
L'auteur en question doué d'un sens profond de l'analyse clinique. Il se rend compte finalement que les données scientifiques sont compatibles avec les données coraniques. Car le Coran est fondé sur la vérité de part en part.
Autre fait curieux dans ma quête ; une chrétienne du renouveau charismatique m'a fait savoir qu'un géologue voulant explorer la terre se vit embarrassé dans son savoir. Tout en faisant une sieste, il eut un songe dans lequel on lui disait de se référer à une page du saint Coran puis la situation fut débrouillée et il continua ses recherches. Il faut tout simplement une relecture du Coran et désarabiser, l'islam, expression utilisée par le frère musulman Roger GARAUDY. Car il y a des livres qui défendent la cause de l'islam tel que "le livre des apparitions de l'Allemand Eric VON DANIKEN." Qui dit tout simplement que le christianisme aurait pu se rendre compte de son erreur depuis 2 000 an au lieu de se confiner dans un fanatisme outrancier.
En conclusion, le concile de Nicée en 325 après Jésus rappelle la défaite du christianisme et beaucoup d'entre les chrétiens et les musulmans ignorent cela. Il faut connaître à fond l'histoire des religions. Par exemple des statistiques émanant de la Rose Croix approuvent la suprématie des musulmans sur les autres religions du monde. L'Islam représente 542 millions d'êtres et les catholiques viennent en deuxième position. Alors, il n'y a pas lieu de se faire des illusions. L'Islam n'est pas une religion de Dioulas mais c'est une religion universelle. Il n'y a pas lieu de la distorsionner et de la convertir en une face macabre.
Par Bamba DAOUDA
Auteur du livre : Eloges et Amours
Publié à Paris par les Editions
La pensée Universelle.
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ALIF
Mensuel islamique
d'information et de formation
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Siège : Cité Fairmon N° 14
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DISTRIBUTION
Edipresse
DEPOT LEGAL
N° 2789 du 20 -03 - 92
AVRIL 1994
EDITORIAL
APPEL A MA COMMUNAUTE :
CNI - CSI, balle à terre !!!
Le jeûne du mois de Ramadan vient de s'achever. Ce fut un mois de méditation de prière et surtout de pardon.
Espérons que ce qui divise les musulmans ne soit qu'un souvenir lointain. A l'approche d'un autre événement important qui est le pélérinage, nous voulons profiter de l'occasion pour lancer un appel à tous les musulmans en interpellant le C.N.I et le C.S.I.
En effet depuis plusieurs mois la communauté musulmane est divisée. Malgré les apparences et les discours trompeurs, la réalité est là, vivace, et elle nous interpelle. Elle se traduit par la politique d'exclusion, de crocs en jambe, de destitution et autres.
Lors de notre dernier séjour à Bouaké juste après le passage de Diaby Kowéit à la grande Mosquée de Bouaké, et devant deux interventions des responsables de la mosquée à la prière de vendredi le 04 mars 1994, nous n'avons pu résister à la tentation de prendre notre stylo pour dire ceci :
1) le CNI et le CSI sont deux associations légalement reconnues et autorisées. Elles doivent donc exister, développer les activités conformes à leurs statuts et règlements. Aucune d'elle n'étant dissoute, il faut que l'on apprenne à se conformer à cette cohabitation. la liberté d'association étant un principe des déclarations de droit de l'homme, donc un principe constitutionnel, personne ne peut empêcher un groupe, quel qu'il soit, de se constituer. Tout simplement c'est au plan de l'action sur le terrain que l'on verra son efficacité ou pas. L'Etat lui-même ne peut dissoudre une association tant qu'elle respecte les normes légales de la république. Aucune association ne doit être le bras séculier d'un quelconque pouvoir.
2) Aucune de ces deux associations, ne parle au nom de toute la communauté musulmane. Chacune ne parle qu'au nom de ses membres. En effet une association par essence est un groupe, une partie et jamais une totalité. Faut-il rappeler que seul le prophète Mohamad (PSL) avait réussi l'unité de la communauté et que juste après sa mort cette unité a été toujours mise à mal ? ceci devrait être pour nous source d'enseignements.
L'unité, plutôt que de la voir au sens physique ce qui d'emblée ne doit pas être écarté), doit être aujourd'hui vue au point de vue spirituelle. Les tendances qui naissent ou qui existent au sein de notre communauté ou de n'importe qu'elle communauté sont le résultat des contradictions internes, des groupes d'intérêts et autres. C'est donc un leurre que de penser à une unité physique de tous les musulmans au sein d'une seule association.
Si l'on veut résoudre les problèmes de notre communauté il faut commencer par se parler, par discuter. cela, nos responsables des deux structures le peuvent en allant rechercher ces ressources au fond d'eux-mêmes.
Il n'y a pas d'honneur à sauvegarder ni d'orgueil.
Ni l'orgueil ni un quelconque honneur à sauvegarder ne doivent empêcher de se rabaisser pour la cause de Dieu. Le prophète Mohammad (PSL) ne disait-il pas que lorsque deux musulmans sont en désaccord, l'islam ne peut en être la cause ?
Evitons de lancer des invectives aux autres car personne d'entre nous n'a le monopole de la vérité. Et rappelons nous ces sages enseignements du prophète (PSI) : <<lorsque tu te lèves pour dénoncer les défaut d'autrui, commence d'abord par dire les tiens !>>
Le spectacle auquel il nous a été donné de voir à la grande mosquée de Bouaké était honteux voire humiliant. Nous en appelons donc à ce que cet autre a appelé "la paix des braves".
Certes beaucoup de reproches sont faite à Diaby. Mais au fait, n'est-il pas possible de s'asseoir autour d'une même table avec lui, de discuter et de l'interpeller sur ses erreurs ; de définir ensemble une plate forme commune d'activités ?
Fasse Dieu que chacun des groupes fasse bonne lecture de nos propos. Que la paix d'Allah nous habite tous dans ce mois de chawwal et qu'il exhausse notre pénitence du mois de Ramadan.
OUATTARA ISSOUF
( COLL - Aboul)
Compte tenue de l'actualité, la suite de l'interview d'EL Hadj Binaté Président de la L.I.P.C.I. passera dans nos prochaines éditions.
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DOSSIER réalisé par MEITE MORI
DOSSIER PELERINAGE
LE PELERINAGE SUR LES LIEUX SACRES DE L'ISLAM, DEFINITIONS ET CONDITIONS.
LE PELERINAGE A LA MECQUE est le cinquième pilier de l'Islam. Pour situer son importance voici ce qu'allah dit : << Appelle parmi les hommes au pèlerinage. Ils viendront à toi à pied, sur toute monture efflanquée et viendront de tout défilé profond >> S.22 . v 27.
Le pèlerinage consiste à se rendre à la sainte maison de Dieu à Makkah M-MOUKARRAMAH, à effectuer la circumambulation et le Sa'i, à stationner à Arafat et à accomplir les rites que nous a enseignés le Prophète Mohammad que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui.
Le pèlerinage est une obligation que chaque musulman (ou musulmane) pubère, en possession de toutes ses facultés mentales, libre, apte à le faire est tenu d'accomplir une fois dans sa vie. Allah dit dans le Saint Coran : "Allah prescrit aux hommes, comme devoir envers lui, le pèlerinage à ce temple (un devoir) pour ceux qui en ont les moyens", Sourate M-IMRANE, verset 97.
Le prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui a dit : "O les hommes, Dieu vous a prescrit le pèlerinage, accomplissez-le donc !" (1).
[Le] pèlerinage est l'un des cinq piliers de l'Islam qu'ils ont été mentionnés dans le Hadith suivant du Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui.
"l'Islam a été fondé sur cinq (piliers) : le témoignage qu'il n'y a de Dieu qu'Allah et que Mohamed est le messager d'Allah, l'accomplissement de la prière, le versement de la Zâkat, le pèlerinage à la maison (sacrée) et le jeûne (du mois) de Ramadan" (2).
Il est recommandé à tout musulman qui en a les moyens, d'accomplir cette obligation dans les plus brefs délais possibles.
Et ce, conformément au hadith du Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui. "Toute personne voulant accomplir le pèlerinage, qu'elle se dépêche (de le faire)" (3).
Les Imams Ahmad, Abou Hanifa et malik estiment que le pèlerinage est une obligation qui doit être accomplir immédiatement quand on en a les moyens. L'imam Al Chafi'i estime qu'il est permis d'ajourner le pèlerinage mais pas jusqu'à la vieillesse et à condition que celui qui l'ajourne renouvelle en permanence son intention de l'accomplir jusqu'à ce que Dieu le lui permette. Sinon, il est considéré comme ayant commis un pêché.
Parmi les conditions qui rendent le pèlerinage obligatoire, mentionnons qu'il faut être :
1 - musulman
2 - pubère
3 - en possession de toutes ses facultés mentales.
4 - En ce qui concerne la femme, elle doit trouver un accompagnataire autorisé par la chariaa (époux, père, frère, fils etc...). Si elle ne peut remplir cette condition, elle est dispensée de cette obligation.
5 - Etre dans la possibilité de faire le pèlerinage ; ce qui signifie que les conditions suivantes doivent être remplies par le pèlerin :
- être en bonne santé ;
- le trajet à emprunter doit être sûr afin qu'il ne craigne rien, ni pour lui ni pour son argent.
- avoir les moyens suffisants lui permettant de laisser à ceux dont il a la charge de quoi vivre jusqu'à son retour ;
- ne pas avoir d'empêchement tels que l'emprisonnement ou la tyrannie d'un gouvernement.
Si, malgré une inaptitude, un musulman accomplit le pèlerinage, son pèlerinage est valable.
Les piliers du pèlerinage sont :
1 - AL-Ihram
2 - la station d'Arafat
3 - le Sa'i entre AL Safa et AL Marwa
4 - La circumambulation de l'Ifada.
Laisser l'un de ces piliers rend le pèlerinage nul.
AL IHRAM : DES MIQATS ET DES CONDITIONS
Al Ihram consiste pour l'homme à revêtir deux étoffes non cousus. La femme, quant à elle, peut porter les vêtements qu'elle veut à condition qu'ils répondent aux règles de la chariâa pour se mettre en état d'Ihram ou (sacralisation), le pèlerin ne peut le faire qu'à partir de moments et de lieux bien déterminés.
Migat de temps d'abord qui commence le 1er chaoual jusqu'à l'aube du 10 Dhoul Hijja de la même année. Si le pèlerin se met en état de sacralisation avant ou après cette période, son pèlerinage est nul et n'est considéré que comme une "OUMRA car toute l'année est valable pour l'accomplissement de la 'OUMRA.
Migat de lieu ensuite : il a été défini par le Prophète que la paix et la bénédiction de dieu soient sur lui comme suit :
Migat des habitants d'Egypte, d'Al-cham et du Magrheb : Al Juhfa, connu aujourd'hui sous le nom de "RABEGH". Il est situé au Nord Ouest du Royaume d'Arabie Saoudite.
Migat des habitants d'Al Madimah Al Mounawwarah "Dhoul - Al Hulayf", s'appelle actuellement "ABIAR ALI".
Migat des habitants de l'IRAK "Dhatou Ira" au Nord - Est de Makkah Al Moukarramah.
Migat des habitants du Koweit et des régions orientales et centrales du Royaume d'Arabie Saoudite "QARNU - L - MANAZIL" qui est proche du lieu connu de nos jours sous le nom de : "ASSAIL".
Migat des habitants du Yémen et de l'Inde et des régions avoisinantes : "YALAMLAM" qui est une montage située au Sud de MAKKAH AL MUKARRAMAH. Tous ces Migats servent de point de repère pour les pèlerins venus des autres pays du monde. En ce qui concerne, les pèlerins venus d'Afrique Noire Occidentale le point de repère est situé au-dessus de la mer Rouge (lors du survol de celle-ci par l'avion).
Le pèlerin ne peut, selon les rites franchir ces migats qu'en état de sacralisation, qu'il vienne par voie aérienne, maritime ou terrestre.
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DOSSIER PELERINAGE
Si le pèlerin a choisi de se rendre à Al Madinah Al Mounawwarah pour visiter la mosquée du Prophète, que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui, avant le pèlerinage, il ne doit pas entrer en état d'lhram. Son migat devient celui des habitants d'Al Madinah Al Mounawwarah, c'est à dire "ABDAR ALI" (ceci est le cas depuis de longues années, de la majorité les pèlerins de notre communauté).
Celui qui se trouve dans l'un de ces migats, qu'il soit autochtone ou de passage, il peut entrer en état de sacralisation à partir de l'endroit où il se trouve.
Si le pèlerin se trouve dans les environs de Makkah Al Mouharramah, il formule l'intention d'accomplir le pèlerinage et se met en état d'lhram là où il se trouve. S'il et à Makkah Al Moukarramah, il formule l'intention d'accomplir le pèlerinage et se met en état d'lhram à la maison où il se trouve.
Il est illicite pour tout homme entré en état 'lhram, pour accomplir le pèlerinage ou la "OUMRA" de :
a) contracter mariage ou avoir des relations conjugales.
b) porter des vêtements cousus comme nous l'avons déjà expliqué
c) se couvrir la tête.
d) chasser des animaux sauvages ou couper un arbre ou de l'herbe d'Al Haram avec l'intention de les détruire (exception faite pour l'herbe sèche ainsi que pour les cultures destinées à la consommation telles que les céréales, les légumes et les plantes médicinales et celles qui ont d'autres usages).
e) se couper les cheveux et les ongles, se raser et se parfumer.
Porter des bijoux.
Il n'est pas interdit de se laver le corps et la tête avec de l'eau et du savon non parfumé.
f) si le pèlerin ne trouve pas de sandales non cousus, Il lui est permis de porter des chaussures à condition qu'elles n'atteignent pas les chevilles.
Si le pèlerin en frein une des règles précitées, il doit une fidya pour se racheter, laquelle varie en fonction de l'infraction commise, à l'exception du mariage et tout ce qui y a trait. Cela rend le pèlerinage nul.
Le musulman peut entrer en état d'Hram en vue du HAJJ de trois façons :
- Al TAMATU': qui consiste à s'engager pour une 'OUMRA, durant les mois du pèlerinage, l'accomplir et s'en désacraliser puis entrer de nouveau en état d'Hram en vue du Hajj au cours de la même année. Dans ce premier cas, le pèlerin est tenu à une offrande ou 'Hady' remplacée, le cas échéant, par un jeûne de trois jours au cours du pèlerinage et de sept jours après son retour dans son pays.
- Al IFRAD: consiste à s'engager à accomplir le HAJJ enduirement. Celui qui a choisi cette catégorie d'lhram, accomplit après son pèlerinage la 'OUMRA de l'Islam. "OUMRATOU - L - ISLAM" s'il ne l'avait pas fait avant son Hajj.
- Al QUIRAM : (la jonction) qui consiste à entrer en état d'lhram en vue de la 'OUMRA et du HAJJ conjointement et sans intervalle. Pour ce faire, le musulman entre en état d'lhram pour accomplir la 'OUMRA et avantage de procéder à la circumambulation, il formule l'intention d'accomplir le pèlerinage. Là encore le pèlerin est soumis à une offrande remplacée, le cas échéant, par un jeûne de trois jours, durant le pèlerinage et sept jours après son retour dans son pays.
Il est recommandé avant d'entrer en état d'lhram de se laver, d'accomplir une prière de deux 'rakaat, de se faire couper les cheveux et se tailler les ongles. La femme procède de la même façon sauf pour la coupe des cheveux et le port de vêtements non cousus.
Après l'accomplissement des 2 'raka'at', le pèlerin invoque Dieu puis formule l'intention d'entrer en lhram.
"AL TALBIYA"
Après l'entrée en état d'lhram et l'accomplissement des deux 'raka'at' il est recommandé pour l'homme de répéter à haute voix les 'TALBIYAT'. La femme doit le faire à voix basse mais suffisamment audible pour elle même. Il est blâmable qu'elle élève sa voix plus que nous venons de l'indiquer.
Le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui, a dit "l'Archange Gabriel m'a rendu visite et m'a dit : "Ordonne à tes compagnons qu'ils répètent les TALBIYAT à haute voix car elles font partir des rites du pèlerinage".
La formule de la TALBIYAT est : "Me voici, ô Allah, me voici, me voici, tu n'as pas d'associé. Me voici certes à toi la louange, la grâce et la souveraineté. Tu n'as pas d'associé."
Le pèlerin doit répéter cette formule le plus souvent possible ainsi que les autres invocations.
LES PILIERS DU PELERINAGE
Ce sont les rites à observer strictement au cours du pèlerinage ou de la 'OUMRA, sous peine de nullité en cas de manquement à l'un d'eux.
Ces piliers sont, pour le pèlerinage :
1 - AL IHRAM;
2 - la station à ARAFAT;
3 - TAWAF AL IFADHA ou "circumanbulalion du déferlement".
4 - "AL SA'I" ou parcours entre "AL SAFFA" et "AL MARWA".
5 - Pour l'homme, se faire raser la tête ou se faire couper les cheveux.
LES PILIERS "D'AR 'OUMRA"
1 - AL IHRAM
2 - la circumambulation
3 - le parcours entre AL SAFFA et AL MARWA.
4 - le rasage de la tête ou la coupe des cheveux.
LES OBLIGATIONS DU PELERINAGE ET DE LA 'OUMRA
L'obligation est indispensable comme le pilier. Il existe cependant une différence entre eux : manquer à une obligation ne rend pas le pèlerinage nul comme c'est le cas pour le manquement à un pilier du hajj car un manquement à une obligation peut être réparé par une fidiya.
Les obligations du pèlerinage sont :
1 - Entrer en état d'lhram dans le migat.
2 - Passer la nuit à MOUZDALIFAH
3 - Jeter les cailloux sur les "Jamorats".
4 - Passer les deux nuits d'A TACHRI" à Mina.
5 - Effectuer le "TAWAF AL WADR" ou circumanbulation de l'Adieu"
Les obligations de la 'OUMRA consistant à entrer en état d'lhram à partir du Migat et à accomplir la circumanbulation de l'adieu si la personne qui a formulé l'intention d'accomplir la 'Oumra a passé la nuit à MAKKAH Al-MOUKARRAMAH.
LES TRADITIONS DE L'IHRAM.
Ce sont :
1 - Se laver, (la grande ablution)
2 - Enlever les vêtements cousus et revêtir deux étoffes blanches sans couture et porter des sandales qui ne cachent ni les doigts des pieds ni les chevilles.
3 - Accomplir la prière de l'Ihram (deux Raka'at).
LISEZ ET FAITES LIRE ALIF VOTRE MENSUEL ISLAMIQUE D'INFORMATIONS
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DOSSIER PELERINAGE
MEDINE :
LA CITE ILLUMINEE
"La Mecque ne se visite pas." a dit le poète.
Sur les trois millions d'hommes et de femmes qui s'y rendent chaque année, pas un seul voyageur. C'est en pèlerin qu'ils viennent accomplir le cinquième pilier de l'ISLAM après la CHAHADA (l'attestation de la foi), les cinq prières, l'aumône et le ramadan.
Quoique capital dans la vie du croyant, le pèlerinage à la Mecque n'est obligatoirement que pour celui qui a les moyens physiques et financiers. "Allah a imposé le pèlerinage à ce temple à quiconque a les moyens de s'y rendre" (Sourate III 92/97 Trad. Blachère).
Le grand pèlerinage collectif "ALL HADJ" a lieu durant le mois sacré de DHOU AL HIJJA (le 12 ème mois lunaire, c'est à dire dans quelques semaines). Pour l'accomplir, tout musulman se doit de le vouloir, condition indispensable au même titre qu'être pubère, de condition libre et en possession de toute sa raison. Avant de quitter son pays, le pèlerin se doit, en outre, de ne laisser aucun différend derrière lui, dette ou querelle.
A quelques mois du prochain pèlerinage à la Mecque, il nous a paru utile de rapporter l'expérience qui a été la nôtre, il y a quelques années afin que nos compatriotes puissent l'effectuer avec des informations utiles et beaucoup plus de sérénité, afin de vivre une aventure spirituelle plus exaltante et riche. Ainsi, nous rapporterons les différentes étapes du pèlerinage, telles qu'elles peuvent être vécues, en nous attardant par moments sur certains points.
Nous envisagerons, dans un dernier chapitre, quelques recommandations pouvant permettre un meilleur abord du voyage spirituel.
L'aventure spirituelle commence à DJEDDAH avec la prise en charge par un MOUTAWWIF, guide spirituel et guide tout court sur le parcours de la purification. Chaque nationalité a ses MOUTAWIFIN attirés et la plupart des pèlerins arrivent avec l'adresse de celui qui a assisté parents ou amis. Ceux qui en sont dépourvus peuvent s'adresser à l'administration d'accueil (les moyens de communication demeurent avant tout l'Arabe, accessoirement l'anglais).
Les forces de l'ordre et de la sécurité chargées par ailleurs, de vérifier qu'aucun non-musulman ne pénètre sur les lieux saints.
Pour ceux qui sont arrivés à temps, la première étape du pèlerinage sera la ZIYARAH (visite) de Médine, seconde ville sainte de l'Islam, ou repose le Prophète. Cet hommage à Mohomed (que Dieu le bénisse et lui apporte le salut) durera le temps de quarante prières, soit huit jours.
La visite de Médine ne fait pas partie du rituel du pèlerinage. Elle n'est donc pas obligatoire, mais aucun pèlerin ne songe à s'y soustraire. Les autres accomplissent cette visite à l'issue du pèlerinage.
C'est dans cette cité que le prophète trouva refuse en l'an 622, lorsqu'il fut pourchassé par les Kouraychites, qui voulaient lui donner la mort. C'est ici que le Prophète Mohomed est enterré, ainsi que bon nombre de ses compagnons (que Dieu les bénisse et leur accorde le salut). C'est également à Médine que se trouve la Mosquée construite puis agrandie par le Prophète lui même, où une prière vaut mille prières célébrées ailleurs, exception faite de la GRANDE MOSQUEE de la Mecque, où une prière vaut cent mille prières célébrées ailleurs et du MASDJID AL-AQSA de Jérusalem.
Située au Nord-Est de la Mecque, à 447 kilomètres de la première ville sainte de l'ISLAM et à 425 kilomètres de DJEDDAH, Médine est entourée d'oasis fertiles.
Son territoire est HARAM (sacré), donc interdit aux non-musulmans. Médine a de nombreux noms : AT-TAYYIBAH (l'Agréable) et AL-MADINAH AL-MOUNA WWARAH (la ville illuminée, ou illustre), nominations faites par le prophète lui même.
Les autres noms de Médine sont MADINATOU-N-NABI (la ville du prophète), DAR AS-SALAM (la Maison de la paix), QARYAT AL ANCAR (la cité des alliés du prophète), AL-MOUBARAKAH (la Bénie), AL-MOUKHTARAH (l'Elue), DAR AL-ABRAR (la cité des pieux, des justes), QOUBBAT AL-ISLAM (la coupole de l'Islam), etc...
Il est bon de rappeler que la fondation de cette ville remonte à la plus haute antiquité et qu'elle a porté le nom de YATHRIB avant l'Hégire. C'est le Prophète (que Dieu le bénisse et lui apporte le salut) qui aurait écarté ce nom en raison de sa signification : "il réprimande, il fait mal, il dépouille le malade de ses vêtements, sans doute en raison des fièvres dont la vieille cité avait la triste réputation : "le paludisme".
C'est à partir de Médine, cité paisible épargné par le désert, que l'Islam s'épanouit, convertissant la Mecque païenne à la foi monothéiste.
La tombe du prophète est d'une grande simplicité : quelques calligraphies défendues par des gardiens engloutis par les sanglots de joie des pèlerins. Certains s'évanouissent de bonheur pendant que d'autres se replient sur eux mêmes dans le silence et le recueillement. La tombe est située à l'intérieur de la Grande Mosquée. Le temps se perd dans la durée ponctuée des cinq prières...
Qui penserait donc effectuer le pèlerinage à la Mecque sans le ZIYARAH (visite) de Médine ?
Le pèlerin quitte Médine état de sacralisation ou IHRAME (lié à des assignations de temps et de lieu. Il se dépouille alors des habits cousus de ce monde et revêt une pièce de tissu blanc, costume de la personne humaine égale à ses semblables et nue devant DIEU : ce sont deux morceaux d'étoffe blanche non cousus ou "IZAR" et "RIDA" long chacun de deux mètres environ. Le premier servira de pagne long entourant la taille, le second devant couvrir le buste à l'exception de l'épaule droite. Les seules chaussures permises sont des sandales non cousues (NA'I), laissant les talons découverts, ainsi que les orteils. Une ceinture munie de poches mais non cousues permettant de retenir le pagne et de conserver papiers et argent, est autorisée.
Puis vient le moment de :
- la sacralisation corporelle ou "Ghousl" grande abblution ;
- la récitation de la "TALBYA", la réponse à l'appel ; ce, après
- la proclamation de l'intention d'accomplir le HADJ Labaïk !
Labaïk La charika laka Labaïk Inna-L-Hamda, wa-NI Mata Laka wa-l Moulk
Me voici, O mon Dieu, répondant à ton appel,
Me voici toi mon Dieu qui n'a pas d'associé,
Me voici à toi la louange, la grâce, la royauté,
Me voici...
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DOSSIER PELERINAGE
"LA MECQUE NE SE VISITE PAS"
Pendant l'IHrame, le pèlerin doit supprimer de sa vie tout artifice (ne pas se raser, ni se parfumer), tout acte répréhensible (ne pas mentir ni injurier, ni se mettre en colère) ; toute agressivité. Il doit également oublier son corps (abstinence sexuelle). Ainsi, seul l'esprit purifié à droit d'existence et de vie dans la cité de l'Islam pendant le pèlerinage.
Allahoumma Inni Ahramtou
Laka Bi-L-Hadjdj
Fatagabbalhoun Minni
Mon Dieu, je me consacre à toi Avec l'intention du Hadjdj
Je te prie de l'accepter.
Il renforcera cet engagement par une prière de deux RAKATS ■
LA MECQUE. LA CITE ABRITANT LA PIERRE NOIRE (KA'ABA) SITUEE A L'INTERIEUR DU HARAM (LA GRANDE MOSQUEE).
Ainsi, le pèlerin est prêt à pénétrer dans la Mecque, ville sacrée entre toute.
L'émotion est à son comble à l'approche de la KA'ABA, site premier et primordial créé par ALLAH, avant toute création sur la terre et aujourd'hui situé au coeur de l'HARAM ACH-CHARIF (la sacro-sainte), la grande mosquée aux sept minarets.
Aucun lieu sur terre ne s'est vu attribuer autant d'honneurs et de respect. Cinq fois par jour, des centaines de millions de musulmans se tournent pour leurs prières vers le coeur de cette cité, la KA'ABA.
La KA'ABA ou BAYT-ALLAH AL HARAM (la maison sacrée de Dieu) date du IIème siècle après Jésus. C'est une bâtisse cubique, recouverte d'un épais tissu de soie brodé de calligraphies.
La pierre noire sacrée y est encastrée dans l'angle sud-est, à 1,50 m du sol. Préservée du déluge qui emporta la première KA'ABA par l'ange Gabriel, elle servit de pierre angulaire à la deuxième KA'ABA construite sur l'ordre de Dieu par Abraham.
C'est en hommage à Adam, premier constructeur de la KA'ABA, à Abraham, Ismael son fils et à Mohomed (que le salut soit sur lui) qui chassèrent l'idolâtrie de ces lieux, que les pèlerins accomplissent aujourd'hui le TAWAF (circumambulation) autour de la KA'ABA.
On entre dans le TAWAF en prononçant "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand), formule suivie de prières au prophète, répétées après le MOUTAWWIF.
Le pèlerin tourne sept fois autour de la KA'ABA, se soumettant ainsi à Dieu, le priant d'accepter son repentir et de lui éviter les supplices de l'enfer.
A chaque tour, le pèlerin baise la pierre noire. Mais, seules quelques personnes y parviennent, les autres, des centaines de milliers ) chaque procession, se contentent de la saluer. Chaque année, des pèlerins meurent piétinés par la foule, mais rencontrer la mort ici est un honneur suprême...
Après le septième tour, le pèlerin boit de l'eau du puits ZAMZAME, situé à quelques mètres de la KA'ABA. Cette eau, surgie du désert, rappelle la réponse divine à l'appel d'HADJIR (l'AGAR de la bible) abandonnée pour un temps avec son fils Ismael par Abraham son époux (que Dieu lui accorde le salut).
De retour au pays, nul cadeau n'est aussi apprécié que l'eau ZAMZAME. Des quantités appréciables sont emportées dans des gourdes, des bidons et dans de petites scellées appelées ZAMZAMIYATE.
Certains musulmans conservent le précieux liquide toute leur vie durant, demandant à ce que l'on asperge à leur mort leur dépouille de cette eau, au moment où l'on procède à leur toilette.
D'autres profitent de leur séjour à la Mecque pour acquérir sur place une pièce d'étoffe blanche, qu'ils trempent selon une coutume populaire dans l'eau de ZAMZAME. Cette toile leur servira de linceul après leur décès.
Puis, viennent les sept allées et venues entre les collines A SAFAR et AL MARWA, en souvenir de la course effrénée d'HADJIR en quête de secours. La foule se déplace difficilement, traversée par des mouvements de transe mystique. Cette épreuve terminée, le pèlerin peut abandonner ou garder l'état d'IRHAME, en attendant le 8 du DHOU-AL HIJJA, date du départ pour MINA, petite ville située à 5 kilomètres du sanctuaire.
De Mina, les pèlerins se rendent le lendemain au mont ARAFAH pour accomplir le rituel le plus important du pèlerinage ; "Woqouf" (littéralement, debout, immobile). C'est ici qu'Adam aurait retrouvé Eve, après leur expulsion du paradis et après avoir longuement erré sur terre l'un à la recherche de l'autre. Les pèlerins lèvent les mains vers le soleil couchant et; s'adressent à Dieu. Enveloppé dans ce tissu blanc, qui pourrait être son linceul, le pèlerin se présente à Dieu comme sorti de la tombe, prêt pour le jugement dernier. C'est un moment de grande solitude, de recueillement et de piété, le fondement même du grand pèlerinage. Le prophète Mohomed (que Dieu le bénisse et lui accorde le salut) a dit à ce propos :
- "Nul jour n'est mieux estimé par Dieu que celui de ARAFAH". Ce jour là, Dieu, béni et exalté, descend sur la couche céleste voisine de la terre pour montrer aux gens des cieux ceux de la terre en disant :
- "Regardez mes serviteurs ! Ils sont venus vers moi en mauvais état, couverts de poussière, mordus par le soleil. Ils viennent des horizons les plus éloignés solliciter ma grâce."
Le Prophète ajoute :
- "Nul jour ne voit autant d'hommes affranchis de l'enfer que celui de HARAFAH."
Avant de rentrer à Mina, en grappes humaines accrochées au flanc des bus et des camions, les pèlerins s'arrêtent à la carrière de MOUZSALIFA pour prier et ramasser les 49 cailloux qui leur serviront à lapider le Satan. ■
ALIF
C'est mon journal preféré
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DOSSIER PELERINAGE
MINA ET LA LAPIDATION DU DIABLE
Le pèlerin revient donc à Mina.
Cette localité est peu habitée en dehors de cette période précise (les trois journées du TACHRIQ) où plus de deux millions de pèlerins viennent s'y entasser dans une immense ville de toiles. Elle est traversée d'Ouest en Est par une rue appelée CHARI-AL DJAMARATE ou rue des stèles de SATAN.
A l'extrémité orientale de cette rue se trouve la première borne appelée AL-DJAMRAT AL AQABA ou AL DJAMRAT AL KOUBRA. Un peu plus loin vers l'est, se dresse la seconde borne appelée AL DJAMRAT AL WOUSTA ou stèle médiane. Puis, toujours dans la même direction, on aboutit à la troisième stèle ou AL DJAMRAT AL SOUGHRA. Selon la tradition, c'est en ces lieux que surgit à trois reprises Satan devant le Prophète Abraham (que Dieu lui accorde le salut) pour tenter de l'écarter de sa mission. Abraham lui montra son mépris en lui lançant chaque fois sept cailloux. Ce geste est renouvelé par tous les pèlerins qui, durant trois jours, viennent lancer sept cailloux sur chacune de ces trois stèles symbolisant le tentateur, pour marquer leur volonté de résister à tout ce qui peut écarter du chemin de la vérité. La colère du croyant est prise au mot et au symbole. Le NO DHOU AL HIJJA, jour du premier jet de cailloux, est aussi celui de l'AID AL KEBIR, la fête du sacrifice d'ABRAHAM. Le "sacrifice du mouton" est destiné à racheter l'interruption de l'état d'IHMRAN que le fidèle a pu se permettre, volontairement ou non, au cours du pèlerinage. Bien que non contraints par la tradition qui autorise à jeûner 10 jours comme rite de remplacement, les pèlerins égorgent des bêtes par milliers. Les uns dans le sens du rachat d'un manquement, les autres pour perpétuer le souvenir du sacrifice d'Abraham (que Dieu lui accorde le salut).
La viande de ces sacrifices ne doit pas être, en principe, consommée par le pèlerin, mais offerte aux pauvres. Mais ce jour là, les moutons sont plus nombreux que les pauvres. Au pèlerinage de l'année d'avant.
Un organisme bancaire avait mis sur pied une démarche fort simple, à l'adresse des pèlerins : l'achat d'un ticket permettait au pèlerin de s'acquitter du sacrifice. Cette structure (Banque Islamique) organisait ensuite l'envoi des viandes recueillies vers les pays souffrant de la famine, après immolation des bêtes.
La station à Mina doit durer quatre nuits ; après quoi, les pèlerins regagnent la Mecque par milliers, en voiture, autobus et camions.
De retour à la Mecque, on entame le TAWAF AL IFADA (circumanbulation de la fin) autour de la KA'ABA et le dernier va et vient entre M. SAFA et AL MARWA.
Le voyage spirituel prend fin. Le pèlerin prie, boit l'eau de ZAMZAME, se lave, se rase et remet ses vêtements cousus.
Le HAJ se termine le troisième jour de l'AID. On achète alors les cadeaux et souvenirs.
Revenu aussi pur que le jour de sa naissance, le HAJJI jouit d'un grand prestige social.
Cependant, le long et dangereux voyage qui voyait partir chaque année nos arrières grand-parents à dos de cheval et de chameau pour plusieurs années, se transforme de plus en plus aujourd'hui.
La distance est parcourue en 8 heures par un Boehing 747. La quête y a perdu de son absolu. Le comportement de certains individus assoiffés par le gain s'éloigne souvent des prescriptions humanitaires de l'Islam et de la tradition d'hospitalité des arabes. Mais, cet aspect se retrouve dans tout pèlerinage, aventure intérieure de piété ternie par l'exploitation politique et commerciale qui accompagne inévitablement tout grand rassemblement humain.
En dépit de cela, le souvenir de cette immense communion de cultures différentes et d'individus d'horizons divers, rassemblés autour d'une même identité, l'Islam, demeure dans les mémoires.
Nous voulons terminer en encourageant les futurs pèlerins dans la voie qu'ils auront choisie. De plus, nous leur ferons quelques recommandations utiles, fruits de l'expérience acquise lors du pèlerinage 1985.
AVRIL 1994
BISMILLAHIRAHMANIRAHIMI
Comité National d'Organisation du Pèlerinage à la Mecque (C.N.O.P.M)
Tél : 43-11-50 / 43-39-13
PELERINAGE 94
FICHE DE RENSEIGNEMENTS
Billets d'avion Air-Afrique 610.000 F/CFA
Billets d'avion Egypt-Air 590.000 F/CFA
PECULE 700.000 F/CFA
DEPARTS
* Air-Afrique
1er Vol 29/04/94
2e Vol 30/04/94
* Egypt-Air
1er vol 21/04/94
2e Vol 25/04/94
3e Vol 28/04/94
THE JEDDAH KAKL HOTEL
Tel : 6312201 Telex 401739 KHTL
S.J P.Q. Box 2559
Room Rates
Single RS. 200
Double SR. 260
Suite SR. 300
LE CARGO - BAG AIR AFRIQUE
(Mode de transport proposé par AIR AFRIQUE JEDDAH, qui consiste à deposer son bagage à l'agence afin que celui-ci vous accompagne sur le vol que vous vous proposez d'emprunter, ce dans une limite de temps minimale de 24 heures )
7 RYAZS SAOUDIENS / KG
( JEDDAH --> AFRIQUE )
LE FRET AIR AFRIQUE ( ou bagage non accompagné ) 47 RS /KG.
LECNOPM vous souhaite un bon pélerinage.
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DOSSIER PELERINAGE
AU NIVEAU SANITAIRE
* Le carnet de vaccinations au départ des pèlerins.
Les vaccinations contre les maladies suivantes sont nécessaires :
- la fièvre jaune ;
- la méningite ;
- le choléra ;
- la grippe.
Il est utile de signaler que ces vaccinations peuvent être faites au niveau du service national de l'Institut d'Hygiène.
En ce qui concerne la grippe, il est bon de savoir que la majorité des pèlerins en seront atteints (plus de 60 %). A ce titre, cette vaccination devra être observée par tous les pèlerins, surtout par les personnes âgées, où le terrain est particulièrement vulnérable.
D'autres vaccinations peuvent être proposées par votre médecin traitant.
* Un examen médical avant les séances de vaccination :
Cet examen permettra de dépister certaines maladies susceptibles de se décompen-ser au cours de cette entreprise de foi et de piété qui a lieu sous un soleil de plomb et qui exige une certaine dépense d'énergie.
Une consultation chez le médecin généraliste permettrait d'écarter ou de prendre des dispositions vis à vis des affections suivantes :
- un diabète ;
- une hypertension artérielle ;
- une insuffisance cardiaque ;
- un asthme bronchique.
Ainsi, des mesures spécifiques permettraient d'éviter des complications évolutives, très facilement prévisibles dans les conditions du pèlerinage :
- prise régulière des médicaments ;
- surveillance médicale renforcée de l'équipe médicale autour de ces individus
- provision des médicaments appropriés pour les maladies en cause.
D'autre part, il est utile de prendre avec soi quelques médicaments utiles :
- Flavoquine R comprimés
1 comprimé le matin la veille du départ
2 comprimés le soir au coucher.
Ce traitement sera observé tous les quinze jours.
- Intetrix gelures R
Pour réduire les inconforts créés par la diarrhée du voyageur.
2 gelures matin, midi et soir.
- Aspirine 500 comprimés ou paracetamol 500 comprimés pour soulager les maux de tête et quelques douleurs prévisi-bles pendant ce séjour qui durera 1 mois.
- Vitamine C comprimés effervescents.
Pour se redonner un peu de tonus, en cas de fatigue.
2 comprimés le matin, dissouts dans un demi verre d'eau.
Le secours médical Islamique une ONG regroupant des médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et para médicaux organisent depuis deux ans. Bientôt la préparation des pèlerins dans les structures abritant l'Institut d'Hygiène d'Abidjan et dans les secteurs de santé rurale des chefs lieux de département. Il y a des sous-sections locales.
* Les conditions d'hygiène individuelle et communautaire :
Le pèlerinage a lieu dans un pays désertique, où la tempé-rature a l'ombre est au dessus de 50°C. Par conséquent, il se produit une très grande respiration (perte d'eau par sudation), ce qui a pour conséquence la déshydratation, qui conduit à la fatigue, puis à la maladie. Aussi, il est recommandé de boire de l'eau au maximum, au moins 2 litres d'eau par jour. Nous conseillons l'eau minérale en bouteille, qui offre les conditions optimums potabilité.
Par ailleurs, les pèlerins devront éviter de s'exposer inutilement au soleil.
* Pour éviter les égarements ou la perte des papiers administratifs des pèlerins :
En ce qui concerne le premier aspect, il faut, dès l'arrivée en territoire saoudien, procéder au choix d'un MOUTAWWIF (littéralement, celui qui fait faire les circumambulations autour de la KA'BA). En fait, c'est le logeur qui prend en charge le pèlerin dès son arrivée DJEDDAH, l'hébergement durant son séjour à la Mecque et sur lieux saints environnants et organise ses déplacements pour l'accomplissement de tous les rites du pèlerinage. On distingue le MOUTAWWIF, dont le chant d'action est la Mecque, du MOUZAWWIR (littérale-ment, celui qui fait visiter), dont le champ d'action est Médine.
Le pèlerin aura toujours sur lui la carte de visite du MOUTAWWIF, sur laquelle il inscrira son nom et son pays (à défaut de celle-ci, le pelerin doit inscrire ou faire inscrire (de préférence en arabe) sur une feuille de papier qu'il gardera toujours sur lui, son nom, celui de son MOUTAWWIF et celui de son pays.
Pour ce qui est des papiers administratifs, il faut signaler les faits suivants :
- La délégation officielle :
Chaque pays fait accompagner ses pèlerins par une délégation officielle.
Cette délégation comprend souvent - des théologiens chargés de prodiguer des conseils aux pèlerins pour l'accomplissement de leurs devoirs religieux, - une mission sanitaire pour leur donner des soins en cas de maladie, - du personnel d'assistance administrative.
En assistant les pèlerins dans l'accomplissement des formalités de police, en conseillant un MOUTAWWIF à ceux qui n'en connaissent pas, en établissant une liste des personnes qu'elle a en charge, en réglant à la place des pèlerins des diverses redevances, en se renseignant sur les moyens de transport mis à leur disposition, en les guidant vers les guichets des banques auxquels ils sont affectés, la personne ou l'équipe chargée de ces formalités rend des services inestimables aux pèlerins, mais également à l'administration d'accueil.
Dr. MORY MEITE
CHU DE YOPOUGON.
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DOSSIER PELERINAGE
FORMALITES AVANT LE DEPART.
Chers Musulmans, Chères Musulmanes, rendons grâce à ALLAH de nous avoir choisi ou simplement, de nous avoir donné l'intention d'accomplir le pèlerinage à la Mecque, cinquième pilier de la foi Islamique.
Dieu nous a donné la foi, mais nous avons aussi besoin d'une très bonne santé pour réaliser tous les rites et surmonter toutes les difficultés que comporte le voyage sur les lieux saints de l'ISLAM.
Aussi, "SECOURS MEDICAL ISLAMIQUE" met à votre disposition des informations utiles et des conseils qu'il faudra lire et suivre scrupuleusement.
L'objectif des consultations et des examens médicaux n'est pas de vous soumettre à une épreuve de passage pour le pèlerinage mais de mieux connaître votre santé pour mieux vous suivre.
Seul Dieu désigne les pèlerins.
I) FORMALITES AVANT LE DEPART
A. Vaccination
1) Vaccins obligatoires
Vaccin Validité Prix
Fièvre jaune 10 ans 5 000 FCFA
Méningite 02 ans 2 000 FCFA
Choléra 06 mois 2 000 FCFA
2°) Vaccin conseillé Grippe : Validité 01 an prix : 3 000 FCFA
3°) Associations de vaccins
Fièvre jaune et Méningite peuvent se faire le même jour.
Un délai de 3 semaines entre la fièvre jaune et le choléra doit être respecté.
B. Consultations
1) Objectif :
Rechercher des affections nécessitant un suivi de voyageur pendant son séjour en terre saoudienne.
(Hypertension artérielle, Diabète...)
2) Réalisation pratique :
Les médecins de "SECOURS MEDICAL ISLAMIQUE" et des bases de secteurs de santé rurale vous examineront à l'occasion de vos séances de vaccination.
3) Lieu des Vaccinations et consultations.
* Abidjan : Institut National d'Hygiène Publique. Tous les matins du lundi au vendredi de 8 heures à midi jusqu'au départ du premier vol.
* A l'intérieur du Pays : Bases de Secteur de Santé Rurale suivantes :
Bouaké-Yamoussoukro-Daloa-Abengourou-San-Pédro-Dimbokro-Korhogo-Odienné-Séguéla-Man-Bondoukou-Gagnoa-Bouna-Boundiali-Touba.
C. Examens : Bilan biologique Comprend :
Urée Glycémie-Albumine sucre Lieu : Tous les laboratoires Publics ou Privés ou à l'Institut National d'Hygiène Publique à Abidjan, pour un forfait de 1 000 FCFA.
N.B : Les résultats de la consultation et des examens biologiques seront consignés sur des formulaires qui seront remis aux candidats pour être présentés obligatoirement aux Autorités Saoudiennes à Djeddah.
II) PENDANT LE VOYAGE
Une équipe Médicale fera le voyage avec vous.
Elle sera entièrement à votre disposition. Alors n'hésitez pas à lui faire part de vos problèmes de santé.
Des médicaments, notamment de la nivaquine, vous seront distribués à titre prophylactique.
III) PENDANT LE SEJOUR
Une infirmerie fonctionnelle 24/24 h est ouverte à votre intention et cela durant tout le séjour.
L'équipe médicale de 4 médecins et 12 infirmiers et infirmières assurera les consultations, les soins ; elle vous orientera et vous suivra au besoin dans les hôpitaux Saoudiens.
N'hésitez pas à venir à l'infirmerie, n'attendez surtout pas d'être malade, allez connaître l'emplacement de l'infirmerie.
Les consultations et les soins médicaux sont gratuits aussi bien à la mission médicale ivoirienne que dans les hôpitaux Saoudiens.
CONSEILS PRATIQUES
* Hygiène :
. des mains : se laver fréquemment les mains et surtout avant de manger.
. de l'alimentation : faire attention à la viande de mouton surtout le jour de la fête à Mina. Manger de préférence des aliments biens cuits.
. de la boisson : dans les restaurants nous vous conseillons l'eau en bouteille.
* Risques d'insolation et de déshydratation :
. éviter de sortir sous le soleil en dehors des heures de prière
. si vous devez sortir alors portez un chapeau ou utilisez un parasol
. Portez des vêtements légers
. Contre la déshydratation : buvez constamment de l'eau et n'attendez pas d'avoir soif.
Pour tous renseignements :
C.N.O.P.M. 08 BP 2328 Abidjan 08
Tél. : 43-39-13 (LIPCI)
SE.M.I. BP 1373 Cidex1 Abidjan
I.N.H.P. Tél 25-92-78 poste 352
HADJ MABROUK
LE C.N.O.P.M. et SE.M.I. vous souhaitent un bon pèlerinage.
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DOSSIER PELERINAGE
LE TRAJET EMPRUNTE PAR LE PELERIN PENDANT LE HADJ ET SUR LES LIEUX SAINTS
Plusieurs villes saintes vont accueillir les pèlerins pendant leur séjour. Il s'agit principalement de la Mecque, Médine, Mina, Nafat et Mouzaliffah.
La visite de ces villes ainsi que les rites qui vont y être observés se fait dans un ordre établi. Chaque année, la délégation Ivoirienne comme beaucoup d'autres ; observe l'itinéraire suivant :
JEDDAH
(AEROPORT)
MECQAH
DEPART
POUR LE RETOUR
MINA
MEDINE
MOUZALIFFAH
ARAFAT
JEDDAH - MEDINE : 425 km
JEDDAH - MECQA : 70 km
MECQA - MEDINE : 447 km
MECQA - MINA : 15 km
MECQA - MOUZALIFA : 20 km
MECQA - ARAFAT : 20 km
ARAFA - MINA : 5 km
Distances approximatives en km.
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HYPOCRISIE
UN HOMME POLITIQUE DOIT POUVOIR SE DISSOCIER DE LA RELIGION AFIN DE SERVIR VALABLEMENT SON PAYS.
BEAU DISCOURS MAITRE !
BOF !
MON CHER EL ADJ, C'EST CE QU'ON DIT POUR DISTRAIRE LE PEUPLE.
TU CONNAIS LA REALITE : TIENS, PRENDS ÇA ET VA CHANTER MES LOUANGES AUPRES DE TES FRERES MUSULMANS. PARLE LEUR DE MA POLITIQUE, DE MA BONTE, DE MA GENEROSITE.
DIS LEUR QUE JE SUIS UN DON DE ALLAH, ET QUE S'ILS NE SONT PAS AVEC MOI, ILS SERONT MISERABLES.
OUI MAITRE
COMPTEZ SUR MOI MAITRE JE VOUS SERVIRAI VOUS D'ABORD ET ALLAH ENSUITE.
PEU APRES
ECOUTEZ-MOI MES FRERES. JE VOUS DEMANDE AU NOM DE L'ISLAM DE SOUTENIR MON CANDIDAT, AFIN QU'IL SOIT ELU. CAR LUI SEUL PEUT NOUS AIDER.
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