Issue
Alif #07
- Title
- Alif #07
- Type
- Périodique islamique
- Publisher
-
Alif
- Date
- June 1993
- issue
- 7
- Abstract
- Mensuel islamique d’informations et de formation
- number of pages
- 12
- Language
- Français
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-issue-0001377
- content
-
Quand tu les vois, leur extérieur te plaît; Quand ils parlent, tu les écoutes volontiers; ....Que le moindre bruit se fasse entendre, ils croient qu'il est dirigé contre eux. Ce sont tes ennemis, évite-les, que Dieu les extermine; Qu'ils sont faux! (Coran S. les hypocrites
Juin 1993
DHUL-HIDJA 1413
N° 7
200F
ALIF
Mensuel islamique d'informations et de formation
DOSSIER
TABASKI
ABRAHAM le père de l'Islam
LE PRIX DU SACRIFICE
LE CRÉPUSCULE DES IMAMS
OBSÈQUES D'IDRISSA TOHÉ
L'ORAISON ÉLOGE ! ?
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RESPONSABILITE
LE MANIFESTE DU CIRA
Cercle Islamique de Réflexion et d'Action
Pour qu'une renaissance islamique s'opère, les intellectuels musulmans dotés de la rationalité scientifique doivent s'investir dans la connaissance approfondie et méthodique du coran et des hadiths ainsi que des textes des grands maîtres de la pensée afin d'élaborer une synthèse vivante entre les valeurs intemporelles de l'enseignement islamique et les principes intangibles de la modernité, à partir de quoi pourra être reformulé un nouveau type de rapport de l'homme musulman à sa foi et sa société.
HISTORIQUE
Au regard de ce qu'a été son passé, c'est-à-dire près de MILLE ANS d'illumination, au cours desquels il fut d'abord la principale matrice de civilisation par son rayonnement spirituel, moral et intellectuel et par l'essor économique généré ; ensuite la principale force de résistance face à l'entreprise coloniale en fournissant les valeurs de référence identificatoires indispensables à l'option du refus...,
Au regard de la réalité humaine qui l'incarne, c'est-à-dire près de 40 % de la population nationale, couvrant toutes les zones géographiques du pays et activement insérés à tous les niveaux de l'activité socio-économique...
Au regard du riche patrimoine spirituel, moral et intellectuel dont il dispose et qui peut constituer un développement harmonieux échappant aux modèles économiques déshumanisés du libéralisme et du socialisme dont l'échec est sanctionné, tant en Afrique qu'en Europe, par le mal-développement et la confiscation des droits civiques...
Au regard donc de son présent comme de son passé, l'Islam a vocation de façonner et de responsabiliser les musulmans de Côte d'ivoire.
RELEVER LE DEFI
Toutefois, pour que l'Islam soit à la hauteur de la vocation qu'il porte en lui, il faut que les musulmans soient en mesure de relever le défi que représente l'action des autres forces qui sont en train de mettre en place une véritable stratégie de destruction multiforme, tant au plan local qu'international, pour «contenir» la marée islamique.
malheureusement les musulmans sont, pour cela, handicapés par des défaillances graves, aussi bien au niveau du vécu propre de leur religion qu'au niveau de leur statut dans la société globale.
OBSERVATIONS
En effet, une appréciation objective de l'Islam tel que vécu par les musulmans, permet de faire les observations suivantes :
- Au niveau de la grande masse des fidèles, une certaine indigence spirituelle due à l'inexploitation dans l'enseignement et la prédication des Imams du riche patrimoine philosophique et mystique. D'où la religiosité s'est restreint; en ce qui concerne le dogme, à une compréhension littéraliste des textes, et pour ce qui est du culte, à un ritualisme formaliste.
- L'inadéquation de l'enseignement religieux traditionnel tant dans sa forme que dans son fond, à la mentalité moderne ; d'où le désarroi psychologique et moral de bien de musulmans qui ne parviennent pas à transmettre de manière crédible leur système de valeurs dans un contexte d'agressions multiples et d'acculturation généralisée.
- L'absence d'un système caritatif organisé devant initier une action sociale et sanitaire à la grande masse des fidèles souvent de condition défavorisée, en remplacement de l'habituelle aumône informelle totalement inefficace pour donner à la charité sa fonction de moyen de promotion humaine.
- L'absence d'une structure organisationnelle solide, ce qui a pour conséquence en bien des circonstances, de favoriser le désordre et la manipulation de la masse des fidèles pour les utiliser au service de causes qui ne sont pas celles des musulmans.
Au total, la communauté musulmane de Côte d'ivoire n'est pas tout à fait en situation de revendiquer le statut de «meilleure communauté» qui lui est normalement prescrite. Et toutes les faiblesses conjuguées ont pour effet d'affaiblir les musulmans face à l'adversaire, et de réduire le statut de l'Islam dans la société ; ce qui se manifeste par... :
ETOUFFEMENT
- La relégation de la communauté musulmane au statut de majorité dominée et opprimée, alors que d'autres minorités agissantes avec les complicités et les soutiens dont ils bénéficient dans les instances de décision ont investi tous les organes de l'Etat et de la société civile et tentent d'avoir une emprise sur les esprits et les comportements, toute velléité d'organisation de la communauté musulmane est combattue.
- Le blocage des tentatives de structuration en vue de défendre et promouvoir les valeurs islamiques a eu pour conséquence l'absence totale des musulmans en tant qu'acteurs autonomes du champ des batailles ayant pour enjeu de devenir de la Nation, laissant ainsi l'arène à l'adversaire.
- Une campagne médiatique insidieuse tend à donner à l'Islam une image négativement contrastée par rapport aux autres religions d'où une certaine répulsion voire une certaine hostilité irrationnelle de la part de certaines catégories de la population.
- Au bout de cela, la démission de certains cadres et hommes politiques musulmans qui affichent des attitudes de démarcation par rapport à l'Islam et font ostensiblement allégeance pour gérer leur carrière ; et surtout l'érosion de la conscience islamique et l'effacement de l'identité musulmane dans une bonne frange de la population.
Aujourd'hui, tout se passe comme si on avait choisi de tolérer un Islam folklorique, abcès de fixation de la misère, repoussoir en faveur du projet de «modernisation manipulable à l'occasion pour servir de contre poids aux forces de déstabilisation qui menacent «l'ordre» régnant».
DEFAILLANCES
Ces défaillances s'expliquent principalement par le fait que l'enseignement musulman s'est figé dans une scolastique refusant la réflexion rationnelle et critique, et les générations formées dans cet esprit se sont retrouvées dépourvues des outils intellectuels nécessaires à la compréhension renouvelée de la pensée islamique confrontée à l'expérience d'une modernité infiniment complexe.
Dès lors, cette injection nécessaire de la réflexion rationnelle et critique dans la pensée islamique ne peut être le fait que de ceux qui ont été formés dans l'esprit scientifique. Au sens noble du terme; malheureusement, à cet égard, la plupart des cadres et intellectuels musulmans de la première génération se sont illustrés par une attitude de totale démission; soit en se plaçant en marge de la communauté, quand ils ne désertent pas purement et simplement, soit en vivant de manière totalement dissociée leur vie de musulman et leur activité intellectuelle, ce qui a favorisé la perpétuation d'un Islam traditionaliste incapable de comprendre de maîtriser le monde moderne, donc voué à la marginalisation parce que incapable de se positionner comme force sociale à prendre en considération puisque pouvant peser sur le cours des événements.
Le plus grave est que les musulmans semblent s'accommoder de cette situation de relégation de leur communauté au rang de groupe négligeable, ne réalisant pas que, dans un système où la carrière ne dépend pas uniquement du coefficient d'efficacité personnelle, mais où il faut pouvoir se prévaloir d'une certaine représentativité, en clair de pouvoir compter sur une masse mobilisable, la marginalisation de la communauté musulmane, leur est dommageable. Il est donc de leur intérêt autant que de leur devoir de contribuer à la renaissance de cette communauté.
PERSPECTIVES
Pour que cette renaissance islamique s'opère, les intellectuels musulmans dotés de la rationalité scientifique doivent s'investir dans la connaissance approfondie et méthodique du coran et des hadiths ainsi que des textes des grands maîtres de la pensée afin d'élaborer une synthèse vivante entre les valeurs intemporelles de l'enseignement islamique et les principes intangibles de la modernité, à partir de quoi pourra être reformulé un nouveau type de rapports de l'homme musulman à sa foi et sa société.
A cet effet, nous proposons la mise en place d'une structure de réflexion et d'action qui visera :
- à la mise en place d'un cercle de formation islamique de haut niveau.
- à la mise en place d'un cercle réflexion sur la situation globale de l'Islam dans la société.
- coordonner leur engagement dans la société pour réaliser toutes actions pouvant illustrer et promouvoir les valeurs islamiques.
- à exprimer des avis mûrement réfléchis, proposés comme un point de vue islamique sur les grands problèmes de société.
LE CIRA (Cercle Islamique de réflexion et d'action).
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ALIF
Mensuel islamique
d'informations et de formation
20 BP 575 Abidjan 20
Tél : 37 20 90
Siège : Cité Fairmont N° 14
DIRECTEUR
DE PUBLICATION
OUATTARA Issouf
REDACTEUR EN CHEF
KHONET Drissa.
OUATA N'dri Abdul Wahab
TOURE Yacouba
MEITE Mory
CARAMOKO Ibrahim
WATTARA Adams
DOSSAUD Dawda
DIALLO MAMADOU
COMPOSITION
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Tél 37-03-23
DEPOT LEGAL
N° 2789 du 20-3-92
JUIN 1993
EDITORIAL
Par OUATTARA ISSOUF
<<Soit scrupuleux et tu seras l'homme le plus dévot.
Contente toi de peu et tu seras l'homme le plus reconnaissant
à Dieu.
Aime pour les autres ce que tu aimerais pour toi même et tu
seras croyant.>>
Hadith du Prophète Mohammed (PSL)
Les musulmans sont-ils sincères ?
Cette interrogation procède d'un constat fait à travers le comportement de certains frères musulmans. La situation devient plus grave quand ces gens ont des responsabilités dans nos communautés. Savent-ils un peu ceux que signifient la sincérité. L'islam demande au musulman d'être sincère, car c'est une injonction de Dieu qui dit dans la sourate 9 verset 119 : <<Croyants ! craignez Dieu et joignez vous à ceux qui sont sincères !>>.
Tous les musulmans doivent s'y attacher en secret en apparence, en propos et en actes, car la sincérité mène au bien et le bien mène au paradis auquel tout musulman aspire. Mais que constatons-nous ? Des frères musulmans dénigrent, calomnient d'autres pour la simple raison qu'ils ne partagent pas les mêmes démarches face à des problèmes différents. Chacun de nos actes, de nos paroles doivent être un acte d'adoration. car l'adoration n'est pas seulement le culte (cinq prières quotidiennes) payer la zakat ou aller à la Mecque. L'Adoration c'est un tout. A chaque seconde à chaque minute ou à chaque heure tout musulman doit se dire que tous ses faits, gestes, paroles sont des actes d'adorations quand ils sont faits selon les recommandations d'Allah. La sincérité doit-être comme un complément de la foi. Allah le dit << celui qui a apporté le message sincère et ceux qui sont cru, ceux-là en vérité, sont les pieux par excellence ! >> S. 39. v 33. Le prophète Mohammed (PBSL) a recommandé à tous les musulmans d'être sincères entre eux d'avec les autres personnes : <<Soyez sincères ! la sincérité conduit au bien et le bien conduit au paradis.>>
La sincérité a un prix. Elle est la vérité, la vérité est lumière, la lumière est la voie vers le paradis. Le prophète dit à cet effet : <<l'homme qui ne cesse d'être sincère et de s'y astreindre finira par être inscrit au nombre des véridiques.>> Le musulman qui n'est pas sincère est un hypocrite un menteur. Or l'hypocrite est dangereux pour lui-même et pour son frère musulman. Notre société est pleine de ces gens là qui disent des choses qu'ils ne pratiquent pas eux-mêmes. Voilà ce que Dieu dit des hypocrites : Trois signes révèlent l'hypocrite : Il ment quand il parle, n'honore pas ses promesses la confiance et abuse des autres. Le prophète Mohammed (PBSL) nous recommande de nous méfier des menteurs : <<Méfiez-vous du mensonge ! Il conduit à l'immoralité et celle-ci à l'enfer.>> La sincérité procure d'excellents résultats à l'homme franc. Elle donne la tranquillité de conscience et la paix à l'homme. Et le prophète le confirme en disant que la << sincérité procure la paix de la consciences>>. Par rapport à tout ce qui précède l'on s'interroge sur l'attitude de certains musulmans. Est-ce de la mauvaise foi ou bien ont-ils oublié ce que le prophète (PSL) a dit dans son message ultime ? <<Je vous ai legué deux choses, si vous y tenez fidèlement, vous ne vous égarerez jamais le livre de Dieu le coran et ma sunnah,. Alors comment expliquer l'attitude belliqueuse de ces gens-là ? Il y a quand même de l'espoir puisque les actes ne valent que par les intentions qui les motivent. Le musulman est conscient de l'importance de l'intention de son autorité sur tous les actes spirituels et temporels, car les actes ne sont que la forme concrète de l'intention. Les actes sont fermes ou banals, bons ou mauvais selon le dessein qui les inspire. Le prophète dit que <<Tous les actes ne sont estimés que selon l'intention qui les inspire. Chacun n'a de son oeuvre que la valeur de son intention.>>
Dieu n'a d'égard pour vos physionomies ni pour vos richesses. Il regarde uniquement vos coeurs et vos oeuvres. Tous ceux qui de par leurs comportements apparents ou cachés agissent doivent comprendre qu'ils ne trompent personne d'autre qu'eux-mêmes. Car Dieu lit dans nos coeurs. Il est meilleur. Donc nous gardons grand espoir et une quiétude sans faille. Tout cela affirme, aux yeux du musulman, le poids que pèse l'intention et l'amène à fonder toutes ses actions sur une bonne finalité et à ne rien entreprendre sans un but déterminé ou dans un but malveillant, car l'intention est le principe vital de toute action. Celle-ci est bonne quand son mobile est bon ou mauvais quand il est mauvais. Un acte privé d'intention, son auteur est hypocrite, Tartuffe et odieux.
Pourquoi tous ces agissements ?
ALIF serait-il devenu un pestiféré pour certains responsables d'associations islamiques ? Pourquoi cette haine viscérale ? Que reproche-t-on exactement au journal Alif ? Depuis la sortie du numéro un en passant par le séminaire de l'AEEMCI à Divo, par la rencontre de Bouaké entre les frères de cette ville pour arriver aux villes de la côtière (Tabou, grand Lehou, Sassandra...) certains responsables d'Associations n'ont cessé de désigner Alif. Si jusque-là nous avons gardé le silence, nous pensions que ces frères pouvaient faire preuve de dépassement et surtout de foi. Nous disons trop c'est trop. Nous taisons volontairement les noms de ces frères par pudeur. Mais s'ils continuent nous les dénoncerons en donnant les noms et leurs propos à notre possession. Qu'ils arrêtent donc.
La Direction.
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ACTUEL - ACTUEL
Le Fédération Syndicale
des Copropriétaires des
220 Logements
03 BP 911
ABIDJAN 03
Abidjan, le 03/05/93
A Monsieur le Responsable de la
Communauté Musulmane des 220
Logements (ADJAME SUD)
OBJET : Arrêt des
Travaux de
construction
Monsieur le Responsable,
Le Syndicat des Copropriétaires des 220 Logements constate avec étonnement que malgré les injonctions faites à maintes reprises aux différents opérateurs économiques et autres responsables de Communauté, vous persistez à réaliser votre mosquée sur le site portant titre foncier n° 11860 de BINGERVILLE, appartenant à la Fédération Syndicale des Copropriétaires.
Cette attitude pour le moins inadmissible constitue un manquement grave aux intérêts de l'ensemble des habitants de la Cité des 220 Logements.
Le terrain supportant la mosquée étant du Domaine privé de la Fédération Syndicale, il importe que son occupation par des tiers soit soumise à l'accord préalable de la Fédération Syndicale selon les modalités prévues par les cahiers des charges.
Or, cette prescription n'ayant pas été respectée, la Fédération Syndicale des Copropriétaires demande instamment au Responsable de la Communauté musulmane que vous êtes, de prendre toutes les dispositions nécessaires et ce, sans délais pour arrêter les travaux de construction en cours, faute de quoi, elle se verra dans l'obligation d'intenter toute action visant à préserver le droit de propriété.
Toutefois, la Fédération Syndicale se tient à votre entière disposition pour recevoir, si possible, les documents ministériels officiels afférents aux travaux de construction de votre mosquée dans la cité.
Veuillez agréer, Monsieur le Responsable, l'expression de de la considération distinguée de la Fédération Syndicale des Copropriétaires des 220 Logements.
La Fédération Syndicale
Ont signé :
- Président : AKA YAO Lambert [Signature]
- 1er Vice Président : LORNG Marcel [Signature]
- 2ème Vice Président : KONAN KOUAMÉ Michel [Signature]
- Secrétaire Général : SEYA Innocent [Signature]
- Secrétaire Général Adjoint : CAMARA José [Signature]
- Trésorier Général : KOMENAN Marcel [Signature]
- Trésorier Général Adjoint : SACUI CAMARA [Signature]
- Commissaire aux comptes : GOHOU NIASSOIT Maurice [Signature]
- Commissaire aux comptes : BOBO DJEDJAN Philippe [Signature]
- Membre N'Bou Remy de [...] [Signature]
Ampliations :
Le Député Maire de la Commune d'ADJAME
Le Commissaire du 7ème Arrondissement
[Stamp: COMMUNE D'ADJAME - LE MAIRE - REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE]
Fondation de la Mosquée
220 Logements
Que veut la fédération syndicale des copropriétaires ?
Il aurait été préférable de ne rien dire à ces «frères» qui refusent la construction d'une mosquée aux 220 logements. Mais l'impression qui se dégage frise la mauvaise foi et surtout une haine gratuite de la part de cette fédération syndicale des copropriétaires des 220 logements. Cette attitude ne peut rester sans réaction. Car si de tout temps on a pensé que tout ce qui est normal est utile est-ce que tout ce qui est utile est normal ? Il faut simplement rappeler aux membres du bureau du syndicat et par devers eux les éventuels candidats à la direction que toute mutation véhicule par définition des changements durables dont il faut tenir compte sous peine de graves déconvenues. Plus nous aurons recours à la calomnie, au mensonge à l'hypocrisie à la mauvaise foi et moins on s'appuiera sur la raisonnement, plus faible sera la paix sociale et plus incertain son avenir.
De quoi s'agit-il aux 220 logements ?
Voici un quartier qui depuis belle lurette a 3 églises et où il n'y a aucun lieu de culte pour les fidèles musulmans. Forts de cette injustice les musulmans du quartier sollicitent et obtiennent un lieu de culte pour la construction d'une mosquée. C'est le moment que choisit Mr AKA Yao Lambert et son bureau pour entamer des démarches afin d'empêcher la construction de la dite mosquée. Mr Aka peut-il nous expliquer pourquoi lors de la construction des 220 logements les responsables administratifs n'aient pas prévu de place pour une mosquée alors que les chrétiens ont 3 églises dans le quartier ? Est-ce à dire que c'était une cité réservée exclusivement aux chrétiens ? Où se sont ils dit que les musulmans doivent se débrouiller pour se trouver une place pour édifier une mosquée comme ça toujours été le cas ailleurs. Est-ce que des gens qui se disent croyants peuvent-ils empêcher d'autres groupes de s'organiser ? L'argument selon lequel le site appartiendrait à la fédération syndicale des copropriétaires est fallacieux en ce sens que ceux qui veulent construire leur mosquée sont membres à part entière du quartier. Ils habitent les 220 logements. Ils payent les loyers au même titre que les autres. Au nom de quels types d'habitants la fédération agit-elle ? Que le syndicat ne se trompe pas de combat. Dans ce quartier des 220 logements l'on trouve des débits de boissons, des maquis des lieux de plaisance. Ces choses sont plus dangereuses que la présence d'une mosquée. Tous nos enfants sont devenus des alcooliques notoires. Que fait le syndicat pour redonner la bonne quiétude au quartier. Et puis d'ailleurs une fédération syndicale fut-elle celle des 220 logements est censée défendre tous les membres (chrétiens bien sûr, mais musulmans y compris) sans oublier tous ceux qui n'ont pas de religions. Au nom de la paix sociale, qu'on laisse les musulmans tranquilles parce que la provocation a des limites.
MAROUF YEO Fidèle musulman aux 220 logements.
L'Eglise Catholique des 220 Lgts
Entre la Mosquée et le bar lequel est source de nuisance ?
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DOSSIER TABASKI
ABRAHAM LE PERE DE L'ISLAM
DIEU dit : «A chaque communauté, nous avons envoyé un prophète avec ce mot : <<Adorez Dieu ! Fuyez le culte des idoles>>.» (S 16 V 36)
Le prophète qui illustre le plus ce verset et qui colle le plus à l'actualité est le prophète Abraham (AS). Dieu s'adressa au prophète Mouhammad (PSL) à propos d'Abraham (AS) dans le coran en disant : «Et mentionne Abraham dans le livre. C'était un véridique, oui, un prophète» (SXIX v 41). Ce verset nous incite à nous souvenir de cette auguste personne et de son oeuvre en vue de fortifier notre foi et de faire oeuvre utile. Et Il n'est pas aisé dans le cadre d'un article de rappeler la vie de notre père et prophète Abraham (AS). Nous demandons donc assistance à ALLAH de guider notre plume pour produire le récit succinct et concis de sa vie. Le rappel de sa vie est d'autant plus important pour les musulmans que ses empreintes physiques morales et spirituelles ainsi que celles des membres de sa famille qui marquent profondément les rites du pèlerinage à la Mecque telles des tâches indelebiles à la senteur persistante.
Histoire d'une vie
Précédé de Kali (AS) que Dieu suscita auprès des babyloniens c'était sous le règne du roi injuste Nemrod qui établit un vaste empire vers l'an 2300 av J.C (PSP). Il règnait une population profondément idôlatre (adorant idoles et astres) cupide et affairiste dont le seul but était d'accumuler des richesses avec tout ce que cela entraîne comme animosité, inimitié et dépravation. C'est dans cet atmosphère que les astrologues et sages annoncèrent à Nemrod la naissance cette année d'un enfant mâle briseur d'idoles. ordre fut donc donné de surveiller toute femme enceinte et de tuer tout enfant mâle qui naitrait. Le père d'Ibrahim (AS) qui était vizir, grand ami de Nemrod était riche, sculpteur d'idoles. Abraham naquit cette année et sa mère le cacha dans une caverne en annonçant sa mort. Dieu opéra en lui une croissance prodigieuse qui lui donnait à l'âge de quinze (15) mois une morphologie d'un adolescent de quinze (15) ans. Ainsi Ibrahim (AS) échappa à la mort. Et pendant ces 15 mois il n'eut de contact qu'avec sa mère qui le visitait nuitamment.
La recherche de la vérité.
Dès cet âge, Ibrahim (AS) s'interrogeait sur son seigneur. Une nuit, sa mère le fit sortir de la caverne, regardant le ciel, Il vit une étoile. A ce propos, il est dit dans le coran :
<<Lorsque la nuit l'enveloppa, Il observa une étoile et dit : <<Voilà mon seigneur>>. Puis, lorsqu'elle se coucha, Il dit : <<Je n'aime pas les couchants !>>.
« Lorsqu'ensuite il observe la lune se levant, Il dit : << Si mon Seigneur ne me guide, je serai très certainement au nombre des gens égarés !>>. Lorsqu'ensuite il observe le soleil levant, Il dit : <<voilà mon seigneur ! c'est le plus grand ! >>. Puis lorsque le soleil se coucha, Ibrahim dit : <<Ô mon peuple, je desavoue l'association de co-dieux que vous faites ! Sincère, oui je tourne mon visage vers celui qui a crée les cieux et la terre, et je ne suis point de ceux qui donnent des associés.>> S VI v 76-79.
Nous découvrons dans ces versets les trois (3) étapes spirituelles d'Abraham (AS) :
1/ Le désir et l'effort personnel d'accéder à Dieu à la vérité.
2/ Le recours à Dieu pour être préservé de l'égarement
3/ Il reçoit la science de la connaissance de Dieu en dehors de qui il n'y a pas d'autres divinités.
Dans un hadith à thème divin, Dieu dit :
«Vous êtes tous les égarés sauf celui que j'ai guidé, demandez moi donc de vous guider je vous guiderai».
la mère d'Ibrahim (AS) le conduit à son père à qui elle raconta cette histoire qu'elle avait tenue secrète. ce dernier annonça à Nemrod le retour de voyage de son fils. Ibrahim vit que sont père et sont peuple adoraient des idoles fabriquées par leurs propres mains auxquelles Ils offraient de la nourriture. Il comprit que cela était un égarement manifeste et que ces idoles ne pouvaient être d'aucune utilité ce qu'il signifia à son père et à son peuple. Dieu dit dans le coran : «Et lorsque Ibrahim dit à Agar, son père <<prendras-tu pour dieux les idoles ? Vraiment, je ne vois que toi et ton peuple dans un égarement manifeste ! >> (S VI . V 74).
Ibrahim (AS) habite de certitude quant à l'unicité, l'omnipotence et l'omniscience de Dieu créateur des cieux et de la terre, déjà les faux dieux de son peuple au risque d'en courir la colère et le châtiment de celui-ci. Dans le coran il est dit : <<Et par Allah ! je ruserai certes contre vos idoles une fois que vous serez partis .>>. ell les mit en prières hormis «la statue» la plus grande. Peut-être qu'ils reviendraient vers elle.» «Ils dirent <<qui a fait cela à nos dieux ! Il est certes parmi les prévaricateurs». Quelques uns dirent <<Nous avons entendu un jeune homme médire d'eux ; il s'appelle Ibrahim. >> Ils dirent : <<Amenez-le sous les yeux des gens afin qu'ils puissent témoigner>> Il dit : <<C'est la plus grande d'entre elles que voici, qui l'a fait. Demandez leur donc a elles, si elles parlent !>> Se ravissant alors; ils se dirent entre eux : <<c'est vous qui êtes les vrais prévaricateurs>>.
- Puis ils firent volte face et dirent : << Tu sais bien que celles-ci ne parlent pas>>.
- Il dit : <<Vous adorez donc en dehors de Dieu, quelqu'un qui ne vous fait aucun bien et ne vous fait aucun mal ? Fi de vous de ce que vous adorez en dehors de Dieu ! Ne raisonnez-vous pas ?>> S XXI : V 57-67.
A ce moment Nemrod qui était considéré comme un dieu ne pouvant donc admettre l'existence d'un seul Dieu unique, eut une conversation avec Ibrahim (AS) Ibrahim (AS) lui dit :
- Mon seigneur est celui qui fait vivre et qui fait mourir.
Nemrod répondit
- C'est moi qui fait vivre et qui fait mourir.
Ibrahim (AS) dit :
- Mon Seigneur fait venir le soleil de l'orient, fais-le venir de l'occident.
Le roi ne peut relevé ce défi. Il décida de le brûler vif, mais le garda en prison et s'abstint de l'exécuter par égard pour son père ami et vizir du roi. A la mort de Azar, il fut décidé de le jeter dans un grand feu. A ce propos le coran dit : «Ils dirent : <<Brûlez-le secourez vos divinités si vous voulez faire quelque chose (pour elles). >> S XXI ; V 68. On lança Ibrahim dans la baliste, construite à cet effet, et on le lança en l'air. Au moment où il se trouvait en l'air, Dieu ordonna à Gabriel (AS) d'aller le soutenir et de lui parler. Gabriel (AS) lui dit : je suis Gabriel (AS), fais mois connaître ce dont tu as besoin. Ibrahim (AS) lui répondit : je m'en remets pour ce qui n'est nécessaire à Dieu. Je lui appartiens, et le feu lui appartient aussi : Il me fera tomber où bon lui semblera.
on dit que, se trouvant dans les airs il ne demanda rien à Gabriel (AS) et au même instant Dieu le nomma son ami, et Il dit au feu, comme on le voit dans le coran : <<ô feu, devient froid et salutaire, pour Ibrahim (AS). >> S XXI ; V 69.
Après, cet événement et bien d'autres Dieu éprouva à nouveau Ibrahim à l'instar d'autres Prophètes, par l'exil persécuté. Ibrahim dû quitter son pays natal accompagné de son épouse Sarah fille de son oncle paternel, de ses amis qui avaient vu en lui, de son neveu Loth fils de son père et des suivants de ce dernier. Chemin faisant, Ibrahim (AS) passa par l'Egypte On attira l'attention du roi d'Egypte sur la grande beauté de Sarah. Le roi fit venir Sarah et Ibrahim (AS) se mit en prière ; Il n'eut pas la force de supporter son malheur, et il dit : seigneur on m'a jeté dans le feu, je n'ai eu aucune inquiétude, et je n'ai demandé de secours à personne ; mais à présent la force et la résignation me manquent dans la position où je suis, viens à mon secours ! Du même instant Dieu envoya Gabriel (AS) et celui-ci enleva le voile qui se trouvait entre Ibrahim (AS) et le roi d'Egypte, de sorte qu'Ibrahim (As). Voyait Sarah et entendait sa voix, comme aussi celle du roi, mais personne ne savait et ne voyait ce qui se passait entre Sarah et le roi excepté Ibrahim (As) s'étant retrouvé seul avec Sarah le roi étendit sa main vers Sarah.
Alors sarah dit : Que la main qui a été étendue sur une femme qui appartient à un prophète devienne sèche par l'ordre de Dieu, la main du roi d'Egypte devint sèche de sorte qu'il ne pouvait plus la remuer, le roi dit alors à sorah : afin que ma main reprenne son état naturel et je ne te toucherai pas. Sarah pria et Dieu l'exhaussa.
Le roi récidiva de nouveau et encore la même réaction se produisit. S'averant vaincu le roi congedia Sarah en la comblant de présents; Il offrit à Sarah une jeune fille nommé Agar. sarah et Agar éprouvèrent de l'affection l'une pour l'autre dès qu'elles se virent.
La vie de Ibrahim (AS) fut jalonnée de beaucoup d'autres épreuves, il éprouva maintes peines et joies. ce fut pénible à Ibrahim de n'être pas père ayant acquit de grandes richesses. Et Dieu n'est pas inattentif à ceux qui ne lui associe rien et qui lui placent entière confiance. Ibrahim (AS)- est certes de ceux là en témoigne ces versets du coran : «Il dit : <<Adorez-vous ce que vous même taillez ?>> Alors que c'est Dieu qui vous a crées, vous et ce que vous oeuvrez !>> ils dirent . <<Qu'on lui construisent une construction et qu'on le lance dans cette fournaise !>> S XXXVII ; V 95 - 97.
Ibrahim (AS) comme nous l'avons déjà vu dit : Je m'en remets pour ce qui n'est nécessaire à Dieu... IL me fera tomber où bon lui semblera... Et Dieu le nomma son ami.
Le coran continu : <<Et il dit : <<Oui je vais vers mon Seigneur. Lui me guidera. Seigneur, fais moi don d'un qui soit parmi les gens de bien>>. Nous lui fîmes donc bonne annonce d'un garçon patient.
- Puis quand celui-ci en fut à courir avec lui, Ibrahim dit : <<ô mon petit, oui je me vois en songe en train de t'immoler. Vois donc quelle est ton opinion.>> Lui de dire : <<Ô mon cher père, fais ce qui t'est commandé : Tu me trouveras, si Dieu veut du nombre des endurants.>> Puis quand tous deux se furent soumis et
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LA VIE DANS LES ASSOCIATIONS
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qu'il l'eut jeté sur le front, voilà que nous l'appelâmes : <<Ibrahim ! Tu as bien réalisé la vision, Oui, c'est ainsi que nous payons les bien faisants.>> C'était là, certes oui, l'épreuve manifeste.
- Et nous le rançonnâmes d'une énorme immolation.
- Et c'est à lui que nous laissâmes la postérité. Paix sur Ibrahim. S XXXVII ; V 99-109; Ainsi Ibrahim (AS) sollicita un fils, et Dieu le lui accorda, car Sarah désespérant, d'avoir un enfant vu son âge avancé, proposa à Ibrahim (AS) de lui donner Agar comme épouse afin d'avoir un enfant d'elle s'il plait à Dieu récompensa ainsi son esclave de sa bonne tenue devant l'épreuve du feu : «Nous lui fîmes donc bonne annonce d'un garçon patient «. SXXXVII ; V 101. Ibrahim (AS) rejeta les fausses divinités avec conviction. Il accorda la suprématie à la royauté du seigneur des mondes à celle des humains avec une telle certitude. Que la fournaise destinée à l'accueillir ne l'ébranla point. Il se dépouilla de la crainte de l'homme et de la douleur physique pour se vêtir de la crainte de Dieu.
Ibrahim après tant d'épreuves savourait maintenant la douceur de la vie. Nanti d'une foi des plus élevées et d'une abondante richesse, la joie de la paternité ne lui faisait plus défaut. Même l'expulsion de Ismaël (AS) et Agar ne fut qu'une épreuve mineure devant l'ultime épreuve auquelle Dieu va soumettre son ami : <<SACRIFIE TON FILS>>. Un ordre venant de Dieu. Dieu ne lui ordonna pas de se jeter dans le feu. Mais il fit jeter dans le feu par le fait du roi. Dieu leur ordonnerait-il de se sacrifie cela lui serait aisé. Le combat fut âpre car il fallut transcender l'amour paternel et sa soustraire des suggestions de satan. Et finalement Ibrahim (AS) s'executa. Et dieu dit : tu as bien réalisé la vision... SXXXVI I : V 105 c'était là, certes oui, l'épreuve manifeste : SXXXVII v 106. Et nous la rançonnâmes d'une énorme immolation (SXXXVII v 107). Dieu dit enfin : «paix sur Ibrahim. (SXXXVII v 109). une paix bien méritée suivie d'une récompense. Car dieu dit : «Ainsi payons-nous les bienfaisants «. (SXXXVII v 110). Oui, il était de nos esclaves croyants « (SXXXVII vIII)» Et nous lui fîmes bonne annonce d'Isaac comme d'un prophète d'entre les gens de bien». (SXXXVII V 112).
Diallo Mohamed
JUIN 1993
Dieu dit: "O Abraham! tu as cru en cette vision et tu l'as réalisé; c'est ainsi que nous récompenserons ceux qui font le bien. Voilà l'épreuve concluante. Nous avons racheté son fils par un sacrifice solennel. Nous avons perpetué son souvenir dans la postérité. Paix sur Abraham. "
LE PRIX DU SACRIFICE
En marquant la fin de l'année lunaire et en rappelant le sacrifice d'Abraham, le 10 de Dhou Hedja émotionne doublement les musulmans. Que de joies, en effet, d'avoir traversé douze autres mois d'épreuves ou de revivre l'un des summums du monéthéisme. Pourtant, ces émotions joyeuses font vite place à des inquiétudes car le bétail, victime prescrite pour la commémoration, coûte cher.
Port-Bouët, à Attécoubé, à Williamsville ou à Abobo, principaux points de vente d'Abidjan, la réalité est la même. Le bétail venu du Burkina-faso, du Mali, du Niger et parfois de Mauritanie est hors de la bourse de la majorité des fidèles. Et les bergers (musulmans et non- musulmans) semblent bien s'être donné le mot pour ne pas offrir à moins de 20.000 francs, n'hésitent pas, au contraire, selon la bête et le client, à aller jusqu'à 90.000 F. Pour tous ces vendeurs, rien d'autre : <<la bête n'a pas de prix>>, elle suit la loi du marché. Et puisse qu'à l'approche de l'Aïd el Kébir la demande dépasse l'offre, ils ne s'apitoient sur le sort de personne. Et on ne serait pas loin de les accuser voire les détester de faire fortune de nos infortunes.
A les entendre pourtant, ils sont eux-mêmes pris dans les engrenages d'un système vicieux qui fluctue selon les opportunités. Depuis, par exemple, l'éleveur de Dori ou de Kaya au Burkina, jusqu'au marché de Port-Bouët, ses mésaventures sont : l'inflation du prix du bétail, les caprices des bergers convoyeurs (jusqu'à ouaga), la corruption des agents ou chauffeurs pour bénéficier d'un wagon ou d'un cargot les frais de douanes exhorbitants, les tracasseries policières (plus d'une quinzaine de barrages à soudoyer, avec fréquemment des emprisonnements arbitraires), la patente, la taxe communale, les frais du vétérinaire, les vols (souvent même agression armée pour les déposséder), les décès d'animaux.
Tout naturellement, pour ces vendeurs, la solution du prix du bétail passe par la suppression de ces misères.
Il y a 3 ans, le gouvernement solutionnait le problême seulement en aval (c'est-à-dire sur le marché) en imposant une assiète de prix par rapport au poids. La mesure fut inefficace. D'abord parce que jugée injuste par les vendeurs. Ensuite, parce que l'affluence était incontrôlable. Enfin, parce que certains fidèles à l'intervention des agents ministériels visant à réduire les prix. Ici, il faut dénoncer globalement l'allure de concurrence et d'ostentation que prend l'achat du mouton. Ce sont certainement ces << As-tu vu mon mouton>> qui se rejouissent de la chereté des prix afin d'exprimer leur suprematie or donc, <<Dieu n'aime pas l'orgueilleux et le vantard>>. Si la politique d'auto-suffisance en production animale pour l'an 2000 permettait un certain optimisme, les musulmans se contenteraient, peut-être des vertus coranique de patience et d'endurance. Or, le galop de la démographie s'ajoute à la tradition non-pastorale de la Côte d'Ivoire pour prolonger les échéances. Car bien que le pays ait les potentialités à satisfaire ses besoins qui s'élèvent à 11.375 tonnes, il ne peut de sitôt produire les 5625 tonnes de déficit (comblés par les importations, soit 50 %).
C'est pourquoi, pour la fête de l'Aïd el Kébir qui chaque année rappelle les malaises de la communauté majoritaire, il importe d'apporter des solutions immédiates impliquant le gouvernement, les organes de décision des musulmans et les fidèles eux-même.
Aujourd'hui que le gouvernement a libéralisé les prix et en attendant nos projets de fermes agro pastorales, les organes représentatifs de la communauté ou même des particuliers se doivent de mettre sur pied une organisation d'importation du bétail, qu'ils maîtriseraient depuis les pays producteurs jusqu'à la commercialisation. Une collaboration avec les organisations islamiques des pays concernés pourrait s'averer fructueuse.
Le gouvernement, lui se devra de faciliter à cette initiative les rouages de ses services (Douanes, polices...)
Enfin, le fidèle devra s'attacher à respecter les décisions communautaires.
Pour la plupart des musulmans en Côte d'ivoire pour qui la <<fête du mouton>> est encore une <<fête de poulet >> à musulmans et les appétits du pouvoir sont certainement les fumets d'un prochain Tabaski avec Kedjenou de mouton.
IRISSA O.
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"ô mon petit, oui, je me vois en songe en train de t'immoler.
Vois donc quelle est ton opinion." Lui de dire : "ô mon cher
père, fais ce qui t'es commandé : tu me trouveras, si Dieu
veut, du nombre des endurants."
**QUI FUT PROPOSE A L'IMMOLATION ?**
**ISMAEL OU ISAAC ?**
Abraham (AS) reçu l'ordre d'immoler pour Dieu son fils. Le quel des fils ? Les juifs et les chrétiens disent que c'est Isaac (AS) et les musulmans avancent qu'il s'agit d'Ismaël (AS).
Voyons ce qu'en dit les écritures :
De la Bible ancien testament ; genèse XXII 1, 2. il y est dit : Après ces choses, Dieu mit Abraham à l'épreuve, et lui dit : Abraham ! Et il répondit : Me voici ! Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t'en au pays de Morija, et là offre -le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirais. :
- auparavant dans Genèse XVI 1,2,3,15,16 il est dit saraï , femme d'Abraham, ne lui avait point donné d'enfants. Elle avait une servante egyptienne, nommée Agar. Et saraï dit à Abraham : voici, l'Eternel m'a rendue stéril ; viens, je te prie vers ma servante ; peut-être aurai-je par elles des enfants. Abraham écouta la voix de saraï. Alors saraï, femme d'Abraham, prit Agar l'Egyptienne, sa servante, et la donna pour femme à Abraham, son mari, après qu'Abraham eût habité dix années dans le pays de Canaan.... Agar enfanta un fils à abraham ; et Abraham donna le nom d'Ismaël au fils qu'Agar lui enfanta.
Abraham était alors âgé de quatre-vingt six ans lorsqu'Agar enfanta Ismaël à Abraham.
de même dans Genèse XXI 1,2,3,5,9,10,11 nous trouvons. L'Eternel se souvint de ce qu'il avait dit à Sara, et l'Eternel accomplit pour sara ce qu'il avait promis. Sara devint enceinte, et elle enfanta un fils à Abraham dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé. Abraham donna le nom d'Isaac au fils qui lui était né, que sara lui avait enfanté.
Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d'Isaac, son fils... Sara vit rire le fils qu'Agar, l'Egyptienne, avait enfanté à Abraham ; et elle dit à Abraham : chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n'héritera pas avec mon fils, avec Isaac.
Cette parole déplut fort aux yeux d'Abraham, à cause de son fils.
A la lecture de ces textes bibliques nous voyons qu'Abraham (AS) avait pour femme Saraï et n'eut pas encore d'enfant d'elle quand celle-ci lui donna sa servante Agar comme femme dans l'espoir de le voir devenir père s'estimant elle même stérile. Abraham (AS) avait donc pour femme Saraï et Agar. Nous voyons aussi qu'Agar eut d'Abraham (AS) Ismaël (AS) quatorze ans avant que saraï n'eut d'Abraham (AS) Isaac (AS). A travers ces textes on voit qu'Abraham (AS) considérait sans discrimination Ismaël et Isaac (AS) comme ses fils et il était peiné par toute attitude inconvenante, incivile et frustrant tendant à provoquer le shisme dans sa maison.
A l'analyse de ces textes on est perplexe quant à l'identité du fils qu'il devait immoler. Si c'est le fils unique qui fut à immoler alors c'était Ismaël (AS). Si c'était Isaac (AS) qui fut à immoler alors ce n'était pas son fils unique que Dieu lui demandait d'immoler. Pour qu'Isaac (AS) fusse fils unique d'Abraham (AS) du vivant de celui-ci afin qu'il l'immole il aurait fallu qu'Ismaël décéda. Or Abraham (AS) décéda avant Ismaël et eut-même d'autres enfants à la mort de sara avec une autre femme. Certes Isaac (AS) fut fils unique de Sarah. Mais le seul des enfants d'Abraham (AS) qui fut fils unique pendant plus de treize ans était Ismaël (AS). Une tradition biblique est attaché à l'offrande du fils ainé, cf. exode XIII, 2 et 12 XXII, 29 ; Nombres III, 13. VIII, 17 ; Ezechiel XX 26, etc. Le sacrifice du fils était l'épreuve ultime à laquelle Dieu soumis son ami Abraham (AS). Et l'épreuve n'est poignante et n'aurait de sens véritable qu'au moment où Abraham (AS) devint nouvellement père et qu'on lui demanda de sacrifier à Dieu son unique fils lui qui vient de goûter à la joie de la paternité. Endurent-ils la même peine celui qui vient de prendre son fils unique n'espérant en voir d'autre et celui qui, père d'une nombreuse progéniture, en venait à en perdre un ?
Du coran les versets suivants nous situent sur la question :
« Oui, de ses partisans était Abraham, certes », « quand il dit à son père, et son peuple aussi : <Qu'est-ce que vous adorez ? Voulez-vous, comme en blasphème, des dieux en dehors de Dieu ? Quelle pensée avez-vous donc du Seigneur des mondes ?>> Puis d'un regard il regarda les astres, et dit : <<Je vais être indisposé.>> Il lui tournèrent dos et s'en allèrent.
Alors il se glissa chez leurs dieux et dit : <<Ne mangez-vous pas ? Qu'avez-vous à ne pas parler ?>> Puis il se mit à les battre de sa main droite. Puis les gens vinrent à lui en courant. Il dit : <<Adorez-vous ce que vous mêmes taillez ? Alors que c'est Dieu qui vous a crées, vous et ce que vous fabriquez.>> Ils dirent : <<Qu'on lui construise un four, et qu'on le lance dans cette fournaise !>> Ils voulurent donc une ruse ; mais ce sont eux que nous mîmes en bas. Et il dit : <<Oui, je vais vers mon Seigneur : Lui me guidera. Seigneur, fais-moi don d'un qui soit parmi les gens de bien.>> Nous lui fîmes donc bonne annonce d'un garçon patient. Puis quand celui-ci en fut à courir avec lui, Abraham dit : <<ô mon petit, oui, je me vois en songe en train de t'immoler. Vois donc quelle est ton opinion.>> Lui de dire : <<ô mon cher père, fais ce qui t'es commandé ; tu me trouveras, si Dieu veut, du nombre des endurants.>>
Puis quand tous deux se furent soumis et qu'il l'eût jeté sur le front, voilà que nous l'appelâmes : <<Abraham ! tu as bien réalisé la vision. Oui, c'est ainsi que nous payons les bienfaisants.>> C'était là, certes oui, l'épreuve manifeste. Et nous la rançonnâmes d'une énorme immolation. Nous perpétuâmes son renom. Dans la postérité. Paix sur Abraham. Ainsi payons-nous les bienfaits. Oui, il était de nos esclaves croyants. Et nous lui fîmes bonne annonce d'Isaac comme d'un prophète d'entre les gens de bien. Et nous versâmes, sur lui et sur Isaac, plénitude de bénédiction. Il y a cependant, dans leur descendance à eux deux, le bienfaisant et aussi celui qui manifestement se manque à lui-même. (Sourate XXXVII versets 81 à 113). Louange à Dieu, qui en dépit de ma vieillesse, m'a donné Ismaël et Isaac ? Certes mon Seigneur entend bien les prières. (S XIV v 39°.
De cette suite de versets il apparait qu'Abraham ayant répété la croyance aux idoles et subit l'épreuve du jeu demanda à Dieu de lui faire don d'un enfant. Plus tard au moment même où il s'attacha d'avantage à l'enfant, Dieu lui demanda de l'immoler. S'apprêtant à immoler son fils unique son vrai soumis, Dieu le rançonna et fit bonne annonce à Abraham (AS) de la naissance d'Isaac (AS) en récompense de sa soumission de sa crainte de Dieu. Il apparait donc évident que le fils à immoler était Ismaël (AS). Ainsi Abraham (AS) loua Dieu de lui avoir donné deux fils de grande valeur Ismaël et Isaac. D'Ismaël (AS).
Il est dit dans le coran : «Du même, Ismaël et Elisée et Jonas et Loth. Et à chacun nous avons donné excellence au dessus des mondes (S VI v 86). Et mentionne Ismaël dans le Livre. Il était fidèle à ses promesses ; et c'était un messager et un prophète.
D'Isaac les anges dirent à Abraham : «Ils dirent :<<N'aie pas peur ! Oui nous t'annonçons un garçon plein de science.>> (S XV v 53). Et nous lui fîmes l'annonce d'Isaac comme prophète d'entre les gens de bien. (S XXXVII v 112).
Abraham (AS) l'ami de Dieu reçu de lui Ismaël (AS) la victime de Dieu et Isaac (AS) le cadeau de Dieu.
**DIALLO Mohammed.**
**ALIF mensuel indépendant à la pointe des combats. Lisez le et faites le lire.**
**JUIN 1993**
**ALIF**
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LECTURE POUR VOUS
Pourquoi « Refexions sur le coran » ? Tout simplement parce que le coran est la raison de notre existence à cause qu'il est la parole incréée d'ALLAH. A travers ce livre les deux auteurs situent l'importance de leur oeuvre par rapport à la sourate 34 verset 28 : <<Le coran s'adresse à toute l'humanité.....>> Mais le message coranique est diversement reçu selon l'appartenance religieuse ou idéologique du récipiendaire. Le coran est le patrimoine de tous et nul ne peut en revendiquer l'exclusivité. A travers ce livre, on nous propose une clé de lecture du coran axée sur la vocation de l'homme qui est fondamental et commande tous les autres.
De l'objectivité
Qu'est-ce que le coran ? Le fait coranique est une réalité. Le Coran est, en ce sens qu'il a une existence bien réelle sous la forme d'un texte appris par coeur manuscrit, imprimé et traduit dans une multitude de langues. Les auteurs ont essayé deux approches qui connaitront de multiples nuances et des ajustements successifs.
première approche : Le coran est, contenu et forme, l'ultime parole de Dieu aux hommes, vérité et perfection descendu sur le << Sceau des prophètes >>, transmetteur intégre et fidèle du Message.
deuxième approche : Le coran est une production humaine socio culturelle située au carrefour de plusieurs influences, donc historiquement conditionnée, et explicable par le milieu spatio-temporel de son élaboration.
La grandeur, la puissance et l'Universalité du coran sont. Le coran est inépuisable par la méditation. Il doit faire l'objet d'une lecture plurielle toujours ouverte et nouvelle dans un monde sans cesse et plus que jamais << tout autre >> par les progrès technico-scientifiques et leur impact sur l'évolution des moeurs. Il ne s'agit pas d'adapter le coran à ces progrès par une herméneutique abusivement réductrice, mais de puiser plutôt dans le coran une guidance pour que ces progrès soient vraiment un progrès.
IMPERATIF Coranique.
Le temps utilisé dans le coran est au mode impératif Dieu y exerce en plein son droit de parler en absolue souveraineté, quelquefois dans les termes les plus vigoureux et avec les images les plus bouleversantes. Le Dieu de la Miséricorde est aussi celui de la rigueur : la vérité de Dieu ne peut s'exprimer en effet en un langage humain unique. Le premier mot révélé du coran est un verbe à la première de l'impératif présent : IQRA
Nous inaugurons à partir du numéro 07 une nouvelle rubrique qui nous l'espérons intéressera nos lecteurs. En effet, Il s'agit de compte rendus de lecture des livres que nous estimerons instructifs et formateurs. cela permettra Inch'Allah aux fidèles musulmans de s'informer à travers des publication. Cette rubrique est ouverte à tous nos lecteurs. Ils peuvent nous faire parvenir les compte rendus de lecture des livres qu'ils traveront intéressants afin que tous les fidèles tirent profit.
Nous commençons cette rubrique par un livre important. Il s'agit de « REFLEXIONS sur le Coran « du professeur M. Talbi et du Docteur M. Bucaille. Editions SEGHERS.
Professeur Mohamed Talbi
Docteur Maurice Bucaille
Réflexions sur
le Coran
Seghers
Un livre à lire absolument
! Ce verbe ne peut s'expliquer par un seul équivalent. Il comprend à la fois les idées de lire, d'apprendre, de transmettre de prêcher. Le terme «Al-Qurân, devenu en français le coran, dérive d'une même racine commune à l'arabe et au syriaque. Ainsi le coran est à la fois lecture d'une Ecriture, transmission orale d'un message, enseignement et prédication. Il est la source première de la shari'a qui, assure l'organisation culturelle, éthique, juridique et socio-économique de la umma, de la communauté musulmane, et il est l'objet d'une méditation continue et ininterrompue qui a suivi la ligne sinueuse de nos interprétations en corrélation avec nos option, nos progrès scientifiques et intellectuels et nos engagements. Le coran est descendu dans l'histoire, donc dans la tourmente humaine dont il a épousé les méandres et les contours pour mieux l'informer l'imprégner de sens, par fragments. La fixation écrite de ces fragments, d'abord sur des matériaux de fortune, a commencé pratiquement aussitôt. Message oral, le coran était appris par coeur et transmis oralement de locuteur à auditeur, par une chaîne qui est demeuré ininterrompue jusqu'à nos jours Le coran aborde tous les problèmes majeurs de l'existence, ceux de la vie proche, immédiate sur terre par le biais des interpellations, des commandements des exhortations, des paraboles, des métaphores et des récits.
APPROCHES NON MUSULMANES DU CORAN
Les personnes non musulmanes ont une vision hétérogène, provocatrice, totalement différente mais légitime par rapport à leur conception de Dieu. Les approches qu'ils ont sont sujettes à des évolutions et à des changements consécutifs et successifs. Le Judaïsme, le christianisme et l'islam se sont longtemps et forcément développés en systèmes d'exclusions réciproques, et le passé n'est guère prêt à reposer en paix dans les oubliettes de l'histoire. Il hante toujours l'esprit des vivants.
Les Juifs et les chrétiens n'ont d'abord vu dans le coran qu'une version grossière et frauduleuse de leurs propres écritures si ce n'est tout simplement un tissu de légendes naïves... Un article de Cl. GEFFRE précise sa position sur l'islam << L'accomplissement des promesses messianiques en Jésus-Christ n'a pas rendu caduque la promesse spéciale faite au peuple juif. Et la révélation dont le prophète Mohammed à été bénéficiaire peut-être considérée comme une parole mystérieuse de Dieu qui continue d'interpeller la conscience juive et chrétienne contre toute tentation d'idôlatrie contraire au monothéisme strict >> Il renchérit pour dire que le coran ne peut-être reçu comme une certaine parole de Dieu que pour autant qu'il ne contredit pas formellement la révélation définitive en Jésus-christ et ne fait qu'actualiser la confession, dans toute la mesure possible est la plus respectueuse.
1-" Lis, au nom de ton Seigneur qui a crée.
2- Qui a crée l'homme d'un caillot de sang
3-lis, la bonté de ton maitre est infine
4- c'est lui qui a appris à l'homme à se servir de la plume
5- qui lui a enseigné ce qu'il ignorait..."
S 96 V 1 à 5
LES APPROCHES MUSULMANES DU CORAN
Les approches musulmanes sont d'un ordre totalement différent. Pour les musulmans, tout comme les juifs, Dieu est en effet le radicalement tout autre qui ne se communique pas en soi. Dieu ne s'est pas fait homme. L'homme et Dieu demeurent extérieurs l'un à l'autre. Dieu se communique exclusivement par sa parole, le coran. Pour tous les musulmans toutes tendances, confondues, le coran est la << parole de Dieu >> En effet, le coran est la Médiation entre l'Absolu du créateur inaccessible et incommunicable en soi, et la finitude de la créature, tous deux restant radicalement distincts, et extérieurs l'un à l'autre. Le coran est entièrement VERITE : <<En toute vérité nous l'avons fait descendre et avec la vérité il est descendu>>. S. 17 V 105.
Ce que l'on peut retenir c'est que l'Islam n'a jamais laissé indifférents les adversaires et les sympathisants. Lisez «Réflexions sur le coran >> il nous édifiera.
C.R. de Yusuf.
<< Réflexion sur le coran >>
Pr Mohamed Talbi
Dr M. Bucaille
Ed : SEGHERS, Paris 1989.
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ACTUEL- ACTUEL
Obsèques d'Idrissa Tohé
Oraison éloges
"Celui qui a médité sur les défauts des autres et les a désapprouvés puis les a acceptés pour lui-même, celui là est le sot en personne."
Imam Ali
Les musulmans de côte d'Ivoire sont bien malheureux.
TRISTESSE
Je suis triste parce que lors de la levée de corps du commissaire IDRISSA Tohé à IVOSEP, j'ai entendu des choses incroyables.
Je suis triste parce que les propos que j'ai entendus sont du porte-parole des Imams. Je suis triste parce que ces propos venant de lui m'inquiète sérieusement.
Je suis triste parce qu'il a dit que les musulmans de Côte d'ivoire sont les plus heureux du monde.
Je suis triste parce qu'en fait d'oraison funèbre il a plutôt fait les éloges du chef.
Je suis triste parce que le cadre et l'occasion ne s'y prêtaient pas.
Je suis triste parce que faire de la diplomatie ne veut pas dire se compromettre.
Je suis triste parce que le porte-parole des Imams a débordé et cela est grave.
Je suis inquiet parce qu'il a guidé nos premiers pas dans la lutte pour la réhabilitation de l'islam en Côte d'ivoire.
Je suis triste parce qu'affirmer aux yeux du monde que les musulmans de Côte d'ivoire sont les plus heureux du monde est grave et très grave même.
Je suis triste parce que les musulmans de ce pays ont toujours été utilisés comme des faire-valoir.
Je suis triste parce que l'islam est la confession qui a été le plus spoliée spirituellement moralement , financièrement socialement par certaines personnalités de ce pays.
Je suis très triste parce que ceux qui étaient nos modèles sont entrain de prendre un autre virage plus dangereux.
Je suis triste parce que hier nous combattions ces genres de comportements. Je suis triste parce que nous sommes entrain de porter les habits de ceux que nous combattions.
Je suis triste parce qu'à l'heure d'aujourd'hui nous n'avons aucune radio alors que les autres ont déjà trois radios.
Je suis triste parce que l'émission télévisuelle Allahou Akbar continue de passer à des heures indues;
Je suis triste parce que c'est devant nos mosquées que les contrôles de cartes de séjours'effectuent.
Je suis triste parce que cela se passe surtout les vendredis et pendant les deux grandes fêtes (Fête de Ramadan et de tabaski).
Je suis triste parce qu'on lie l'Islam à des problèmes d'étrangers.
Je suis triste parce que des frères musulmans se battent pour des problèmes de leadership.
Je suis triste parce que certains responsables d'associations passent leur temps à calomnier à dénigrer d'autres frères.
Je suis triste parce ces comportements relèvent de la mécréance.
INQUIETUDE
Je suis inquiet parce qu'il y a des musulmans qui croient que toute initiative concernant la communauté doit forcément passer par eux.
Je suis inquiet parce qu'ils croient que sans eux l'islam en Côte d'Ivoire ne peut pas évoluer
Je suis inquiet parce que des frères musulmans se mettent en transe dès que vous ne partagez pas le même langage. Ils deviennent enragés dès que vous parlez des actes qu'ils posent. Ils vous traitent d'être vendu.
Je suis inquiet , arce que les gens ont peur d'appeler un chat un chat. Alors je voudrais savoir à combien ont été achétés ceux qui se disent les seules porte-voix des musulmans pour rester si silencieux face à l'intervention du lporte-parole des Imans lors de la levée de corps de Tohé. En d'autres circontances ils ont démontrer leur dextérité à dénoncer le comportement maladroit de certains frères.
Je suis très inquiet parce que je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve.
Je suis inquiet parce que les ennemis les plus redoutables de notre religion se trouvent être parmi nous.
ESPOIR
J'ai de l'espoir parce que je crois si on applique les principes élémentaires de notre religion nous serons sauvés Dieu tout puissant- nous ordonne la concertation dans la sourate 4- V 59 << Si vous êtes en litige à propos d'une chose, ramenez- là Dieu et au Messager >>.
Nous musulmans devrons être capables d'un dépassement face à nos problèmes afin que nous puissions tirer le maximum de profit tant ici-bas que dans l'au-délà. Dieu le dit clairement : <<Dis : << Si vous aimez réellement Dieu, suivez-moi et Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés >> Sourate 3 verset verset 31. Si malgré les injonctions d'Allah, les musulmans ne changent pas leurs comportements ils n'auront qu'à prendre à eux-mêmes. << Dieu ne change rien à l'état d'un peuple jusqu'à ce qu'ils entrepennent eux-même leur propre changement >> S. 3. V. 53.
Et puis de toutes les façons chacun récoltera ce qui aura semé : << celui qui aura fait le bien du poids d'un atome le verra celui qui aura fait le mal du poids d'un atome le verra.>> S. 99 V 7 et 8.
OUATTARA ISSOUF.
Chers lecteurs,
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en vous abonnant
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FORMATION - FORMATION
<< Les croyants sont uniquement ceux-là dont les coeurs se remplissent de crainte à l'évocation de Dieu, qui lorsqu'on leur récite ses versets, en acquièrent davantage de foi et s'en remettent à leur Seigneur >> S 8. V 2
Comment rattraper une ou des rakats perdues
* Le fidèle qui arrive à l'assemblée au moment où il ne reste qu'une rakat à faire en commun, est arrivé à temps à la rakat pour bénéficier des mérites attachés à la prière en commun.
* Le fidèle qui arrive à l'assemblée au moment de l'inclinaison du corps (Roukou) et qui pose ses mains sur ses genoux avant que l'Imam n'ait relevé sa tête, est arrivé à temps pour faire toute la rakat.
* Le fidèle qui arrive à l'assemblée au moment où l'après cette position, a perdu la rakat.
* Le fidèle qui arrive en retard à l'assemblée, doit commencer sa prière au moment où il arrive et, après le salut final de l'Imam doit rattraper seul, ce qu'il n'a pas pu faire avec l'assemblée.
Prenons des exemples :
SOUBH (du matin) : 2 rakats
* Le fidèle arrive à la salat et la trouve commencée.
Les croyants sont à la position débout de la première rakat que fait-il ?
Il doit d'abord prononcer l'intention de s'acquitter de la prière en vue ; puis il prononce le Takbir al Iram (Allahou Akbar) en élévant les deux mains à la hauteur des épaules, ensuite il imitera l'Imam pour le reste de la prière. Lorsque l'Imam dira le salut final, le fidèle le dira aussi. Sa salat est parfaite.
* Le fidèle arrive à l'Assemblée et une rakat est déjà accomplie. Comment doit-il procéder ?
Le fidèle doit d'abord prononcer l'intention de s'acquitter de la prière en vue, puis il prononcera le Takbir (Allahou Akbar) ; puis il imitera l'Imam pour le reste de la prière. Lorsque l'imam prononcera le salut final, il ne le fera pas. Il se relèvera sans prononcer de Takbir ordinaire (Allahou Akbar) pour faire la rakat qu'il a manquée. Il récitera la FATIHA et la sourate à haute voix mais ne nécessitera pas le Khounout......... parce que l'Imam l'a fait en sa présence. Sa prière est terminée.
* Le fidèle arrive à l'assemblée au moment où les deux rakats sont presque terminées. L'Imam est à la position assise à la deuxième rakat. Que doit faire le fidèle ? Le fidèle doit d'abord formuler l'intention de s'acquitter de la prière en vue, puis le prononcer le Takbir et se mettra directement à la position assise sans passer par le roukou et le Soudjoud (Inclinaison etc...).
Lorsque l'imam prononcera le salut final, Il ne le dira pas. Il se relèvera en prononçant un Takbir ( Allahou Akbar) puis il s'acquittera entièrement de sa prière , y compris le khounout s'il le veut.
ZOHR - ASR et ICHA : 4 Rakats
* Si le fidèle arrive à l'Assemblée et trouve l'Imam dans la position du roukou (inclinaison du corps). Comment doit-il procéder ?
Le fidèle doit d'abord formuler l'intention de s'acquitter de la prière en vue, puis il prononcera le Takbir al Iram. Il prononcera un Takbir ordinaire (Allahou Akbar) en vue de nouer le roukou.
Si ses deux mains se posent sur ses genoux avant que l'Imam ne relève la tête, il a rattrapé la rakat. Lorsque l'imam terminera sa prière avec le salut final, le fidèle terminera aussi sa prière avec le salut final. sa prière est parfaite.
* Si le fidèle arrive à l'assemblée et trouve l'Imam à la position du roukou, il formule l'intention de s'acquitter de la prière, fait son Takbir al Iram et prononce un Takbir ordinaire (Allahou Akbar) pour nouer le roukou. Pendant ce temps, si l'Imam a relevé la tête pour se redresser, avant que le fidèle n'ait posé ses mains sur ses genoux, que doit-il faire ?
Le fidèle doit rester dans cette position du roukou et ensuite suivre l'Imam relévé qui se dirige vers la terre pour une prosternation. Le fidèle suivra alors l'imam dans son mouvement en quittant directement l'inclinaison vers la prosternation.
Le fidèle aura perdu cette rakat et devra donc faire une autre rakat à la place de celle-ci, seulement après le salut final.
Si par ignorance, le fidèle, au lieu d'attendre l'Imam à la position du roukou jusqu'à ce qu'il se dirige vers la terre pour la prosternation, avait relévé la tête pour suivre le mouvement de l'Imam, sa prière serait nulle. C'est le dire de certains savants.
* Si le fidèle arrive à l'Assemblée et trouve une rakat déjà accomplie.
Prenons maintenant la salat al DJOUMAA
La prière du vendredi comporte deux rakats comme celle du matin. Le procédé est presque le même.
Si le fidèle n'assiste pas à une rakat complète à la prière c'est à dire, arrive à la prière après le roukou de la deuxième rakat, il est dit que sa prière n'est pas valable. Il n'a pas rattaché sa prière à celle de l'assemblée. Lorsque l'Imam prononcera le salut final, le fidèle pourra interrompre sa prière pour faire une salat al zhour de 4 rakats en commençant par l'appel (Ikhamat) tout en sachant qu'il avait al zhour débuté sa prière avec l'intention de faire une salat al Djoumaa
On dit aussi qu'il peut continuer sa salat de deux rakats sans l'interrompre pour qu'elle lui serve de prière surerogatoire ; et quand il la terminera, il reprendra une salat al zhour avec un réappel et une nouvelle intention.
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Le Prophète ( PSL ) a dit : " Quand le fils d'Adam meurt, son oeuvre s'arrête sauf dans trois choses,
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- Une science dont les gens tirent un profit,
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Rapporté par Mouslim
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REVEILLEZ-VOUS
"Passe-toi de qui tu veux et tu seras son égal.
Recours à qui tu veux et tu seras son esclave.
Fais du bien à qui tu veux et tu seras son prince."
LE CREPUSCULE DES IMAMS
Il n'est pas rare de voir dans nos Mosquées des oppositions farouches mais très souvent souterraines des Imams et de leurs plus proches collaborateurs.
Le seul cas de la commune de Soubré où l'on a trouvé un vendredi matin du sang à l'endroit où se tient l'Imam pour diriger la prière de l'Imam est effroyable car dès le lendemain il commença une maladie dont il devait mourir quelques mois plus tard.
Le Cheikh Ahmed T.B. de la grande Mosquée de la Riviera petit à petit mais sûrement (et gloire à dieu) est entrain de sortir de cette maladie mystérieuse qui l'a terrassé pendant plus de deux ans.
LE TRIBALISME
Mais pourquoi tant de haine dans nos Mosquées ? Il nous arrive très souvent d'entendre dire que tel homme n'est pas Ivoirien et on veut en faire un Imam en Côte-d'Ivoire. Si cela était une logique Islamique, le Prophète Paix sur lui n'aurait jamais été guidé de la communauté à Médine et Abou Bakar non plus. Si cela était une logique Islamique, toutes les Mosquées d'Abidjan auraient dûe être dirigées par des Imams ébriés, celles de Bouaké par des Imams Baoulé, celles de Gagnoa par des Bété, etc...
Autre stratégie pour chasser un Imam, c'est celle qui consiste à laisser l'Imam commettre et persister dans des erreurs ; entre autres, on le laisse faire des sermons extrêmement longs que caduques les vendredi, pendant qu'un soleil d'enfer fait monter la grogne au sein des fidèles assis hors de la Mosquée. Quelques fois on l'encourage à faire des sermons-éloges à l'endroit des autorités politiques ; dans le seul dessein de le livrer à la vindicte populaire et de le remplacer à la moindre faille. Et quand vient le moment de lui trouver un successeur, on assiste alors à de vraies guerres de tranchées.
Les korhogolais veulent que l'Imam soit un des leurs, quand les odiennékas sortent tous les vieux canaris afin de barrer le chemin au candidat originaire de Touba, tandis que les ressortissants de cette région traitent l'Imam du worodougou d'acheteur de produits quand ce ne sont pas ceux de Bondoukou qui accusent l'Imam d'odienné d'adultère, et patati, et patata.....
Pauvres Imams ! Ils sont aussi contraints de se laver au «nassidji» avant de venir diriger les prières sans oublier les chapelets d'amulettes attachées autour de la taille (protection oblige !).
LE NON RESPECT DES TEXTES
Non, frères musulmans ! l'Islam n'est pas une religion nationaliste (oublions vite Moustapha kamal), encore moins régionnaliste ou tribaliste. Les critères de choix d'un Imam sont connus ; voyons ce que nous dit ce hadith rapporté par Ogba al ansâri (1) ; selon lui, le messager de Dièu (Aleïhi Salam) a dit : «Préside à la prière celui qui sait le livre de Dieu (le coran). Si leur connaissance du livre est égale, c'est celui qui possède le mieux la Sunnah (tradition du Prophète). S'il y a égalité à ce niveau, c'est celui dont l'exil (à Médine) est le plus ancien. S'ils se sont exilés à la même époque, c'est le plus âgé d'entre eux...» (Muslim).
Ces critères clairs et précis sont foulés au pied rien qu'à cause des petits intérêts liés à ce poste tels que les sacrifices ; et rares sont les Imams comme ceux de la grande commune de cocody (Riviera, Adjien,...) qui font exception à cette règle (normal,). Là où personne n'échappe, c'est que être devant permet d'avoir son nom sur la fameuse liste des Imams et de bénéficier de temps en temps des enveloppes du chef, ou d'être l'ami et l'agent du député-Maire pas toujours musulman.
LA FUITE DES CADRES MUSULMANS
Mais doit-on en vouloir à ces Imams ? Ils ne peuvent rien faire pour eux-mêmes : diriger les prières de 5 heures du matin (jusqu'à 20 heures, célébrer tous les jours des mariages, faire des baptêmes, des réconciliations sans compter tous les morts sur qui il faut prier et qu'il faut accompagner à l'avant-dernière demeure, etc... Quel homme à leur place pourrait tenir un tel rôle sans aide et être honnête ? Un Imam comme Mohammed Lamine Kaba qui attendait un soir à l'arrêt du bus après la prière de 19 h 30 a été frappé par la générosité d'un chrétien qui, l'ayant reconnu, est venu le déposer jusqu'à son domicile de williamsville ! Nous avons trouvé un soir la grande Mosquée d'Adjamé sans eau pour facture impayée ! Eh oui ! chers cadres qui priez dans ces lieux, voici l'objet de votre fierté ! Non ! nous avons atteint le seuil intolérable.
Il faut agir vite si nous voulons soustraire nos Imams et avec eux toute la communauté musulmane de Côte d'Ivoire des alliances suicidaires qui avec des ennemis de l'Islam puissamment riches, qui avec des Etats puissamment armés et qui ont juré d'abattre l'Islam, ou avec des central intelligencia par fondations interposées. Vivement donc que brille le soleil qui dissipera le crépuscule des Imams.
As-salam Aléïkoum
Wattara Adama
INTERPELLATIONS
Nous reprenons le texte des Interpellations» d'un frère musulman à ses coreligionnaires parce que les thèmes développés sont toujours d'actualité.
Permettez-moi d'interpeller les musulmans de ce pays sur des aspects de notre communauté qui semblent méconnus par la majorité et qui exigent de chacun, générosité, sollicitude et soutien.
- Savez-vous quels sont ceux d'entre nous qui construisent les mosquées de nos villes, villages et quartiers ?
- Savez-vous lesquels d'entre nous sont les plus charitables pendant les quêtes de la grande prière du vendredi ?
Savez-vous lesquels d'entre nous observent les recommandations de l'envoyé de Dieu à savoir : l'assistance au prochain, à l'orphelin, au déshérité, au voyageur ?
- Ignorez-vous de quoi vivent nos Imams?
- savez-vous comment sont payés les factures d'eau, d'électricité et les fais d'entretien de nos mosquées ?
Voulez-vous des Imams dignes de ce nom, d'une communauté honorable et respectée ?
- voulez-vous d'une communauté rayonnante comme le prêche le saint coran?
LE SAVIEZ-VOUS
Voulez-vous continuer de l'ignorer ? Voulez-vous persister dans cette ignorance dommageable pour notre communauté ?
Alors, entraidons-nous que ceux qui sont privilégiés de la fortune aident à la promotion de notre communauté ; Que ceux qui le sont moins, le fassent à la hauteur de leurs moyens.
Que ceux qui sont confrontés à des difficultés redoublent d'efforts pour mériter l'aide de la communauté ! Nous avons le devoir de promouvoir effectivement l'image de notre communauté, de faire d'elle la meilleure des communautés. Tous autant que nous sommes, à tous les niveaux : social, économique, politique... Le fortuné par la pratique de la générosité et de la charité, le savant par l'apport de la connaissance à ceux qui en savent moins, l'enseignant par la formation, l'artisan par le produit de son art...
Que les hommes m'entendent !
QU'ALLAH nous soutienne et guide nos pas !
MEITE M
SOMMAIRE
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Le manifeste du CIRA
Page [...] 3
EDITORIAL
Page [...] 4
220 Lgts : Que veut la fédération syndicale des copropriétaires
Pages [...] 5 - 6 - 7
Dossier Tabaski
Page [...] 8
Lecture pour vous
Page [...] 9
Obsèques d'Idrissa Tohé
Oraison Eloges
Page [...] 10
Formation : Comment rattraper des rakats perdues
Page [...] 11
Opération 2000 Abonnés
Page [...] 12
Crépuscule des Imams
Interpellations
MAI 1993
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