Article · Sidwaya · November 30, 2016 Cite
Financements innovants : le Burkina Faso lance son 1er forum
- Type
- Article de presse
- Creator
- Mahamadi Tiégna
- Publisher
-
Sidwaya
- Date
- November 30, 2016
- Description
-
Two events on Islamic finance are announced in Ouagadougou: the 4th International Seminar, from 14 to 16 December 2016, followed by the first national forum on 26–27 January 2017. Presented by Justin Damo Baro and four partner organizations as a way to finance economic recovery and make Burkina Faso a leading UEMOA financial center, they promote finance based on shared losses and profits, with no interest or investment in illicit sectors, and distinguish it from Islamist and terrorist financing.
Value Annotations
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Subject
- Association pour le Développement de la Finance Islamique au Burkina
- Finance islamique
- Rosine Sori-Coulibaly
- Paul Kaba Thieba
- Roch Marc Christian Kaboré
- Charia
- Islamisme
- Extrémisme
- Terrorisme
- Développement
- Corruption
- Association Ihsane pour le Développement et l'Éducation
- Économie
- Language
- Français
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0001324
- content
-
Le forum de la finance islamique au Burkina Faso aura lieu, les 26 et 27 janvier 2017 à Ouagadougou. Cette rencontre sera précédée par la tenue du 4e Séminaire international sur la finance islamique prévu pour se tenir, du 14 au 16 décembre 2016. L'information a été donnée, le mardi 29 novembre 2016 à Ouagadougou, par le président du comité d'organisation des deux rendez-vous économiques, Justin Damo Baro.
L'ensemble des flux financiers dans le monde découlant de la finance islamique a doublé en moins de cinq ans, passant de 800 milliards de dollars à 1800 milliards. Ces avoirs pourraient même atteindre 4000 milliards en 2020. C'est une véritable manne financière, dans un contexte de raréfaction de l'aide publique au développement, mais encore embryonnaire en Afrique de l'Ouest francophone.
Pour permettre au Burkina Faso d'insérer « l'aubaine » que constituent des produits financiers régis par la loi islamique dans l'économie nationale, ces deux rencontres internationales ont été lancées à Ouagadougou. L'initiative est conduite conjointement par les cabinets COGENT dirigé par l'ex-gouverneur de la BCEAO, Damo Justin Baro, l'Association pour le développement de la finance islamique au Burkina Faso (ADEFI-BF), l'Institut supérieur de technologies (IST) et le cabinet « What you need ».
Au cours de la conférence de presse tenue en prélude aux deux évènements économiques, le président du comité d'organisation, Damo Justin Baro, a déclaré que les quatre structures ne font qu'accompagner la volonté politique exprimée par le chef du gouvernement, Paul Kaba Thieba, « d'explorer et de promouvoir les instruments de la finance islamique en vue d'ériger le Burkina Faso au rang de principale place financière de l'UEMOA ».
« Finance islamique » et non « finance islamiste »
Le patron des cabinets COGENT a souligné « le plus de succès » que rencontre la finance islamique dans certains pays africains, d'Europe, et des USA.
M. Barro a affirmé que le thème du forum, « Finance islamique, mécanisme alternatif et innovant pour la relance économique du Burkina Faso », offre l'occasion au comité d'organisation de présenter et de saisir les opportunités du marché de la finance islamique ainsi que les perspectives offertes par la filière pour financer la relance économique du Burkina Faso. A propos du 1er forum du Burkina Faso sur la finance islamique, il s'est réjoui de la présidence de l'événement par le chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré et le parrainage de la ministre de l'Economie, des finances et du développement Hadizatou Rosine Coulibaly/ Sory.
Les animateurs de la conférence de presse sont aussi revenus sur le vocable de finances islamiques que, par méconnaissance, certains assimilent à « finances islamistes » avec des référence à tords aux financements de réseaux terroristes et de l'extrémisme violent. « La finance islamique n'a rien à voir avec tout cela » a rectifié le DG de l'IST, Issa Compaoré. Et Damo Justin Baro de renchérir : « c'est plutôt la finance classique qui a financé les grands réseaux de bandits ».
Le cas du barrage de Samendeni, un projet financé par huit bailleurs de fonds dont six fonds arabes, a été évoqué par les journalistes. La mise à l'eau de l'ouvrage a, en effet, été reportée plusieurs fois à cause des retards des travaux dus, semble-t-il, aux avis de non- objection que chaque bailleur de fonds requiert, avant tout décaissement. Mais pour le président du cabinet What you need, Aboubakari Ouédraogo a déclaré que le barrage de Samendeni constitue le meilleur exemple des avantages de la finance islamique parce que, selon le principe de la finance islamique, « tant que l'ouvrage n'est pas mis à l'eau le Burkina ne rembourse aucun kopeck a ses créanciers ».
Son argumentaire a été appuyé par le président de l'ADEFI, Yacouba Belemviré. Selon lui, c'est l'expression du principe « des pertes et profits partagés » et que cela évite la corruption en mettant l'accent sur la qualité du bien qui sera livré et non les moyens pour y parvenir.
C'est en Afrique (Egypte) qu'est née la finance islamique encore appelée finance participative. Elle est basée sur les principes de la Charia (loi islamique) : justice, équité, solidarité et transparence. La finance islamique interdit par exemple la prise d'intérêt, les investissements dans les secteurs illicites (brasseries). Tous les produits des finances classiques ont un équivalent dans la finance islamique, des crédits-bails à l'assurance.
How to cite this item
Tiégna, Mahamadi. “Financements innovants : le Burkina Faso lance son 1er forum.” Sidwaya, November 30, 2016. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/3554.
Tiégna, M. (2016, November 30). Financements innovants : le Burkina Faso lance son 1er forum. Sidwaya. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/3554.
Tiégna, Mahamadi. “Financements innovants : le Burkina Faso lance son 1er forum.” Sidwaya, 30 November 2016. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/3554.
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La finance islamique est présentée favorablement comme une opportunité de financement, fondée sur la « justice, équité, solidarité et transparence », tandis que ses liens supposés avec le terrorisme sont explicitement rejetés.
L'article présente la finance islamique comme une 'véritable manne financière', une 'aubaine' et le 'meilleur exemple des avantages' pour le Burkina Faso, tout en défendant ses principes contre les amalgames avec le terrorisme.
L'article présente la finance islamique comme une opportunité bénéfique pour le pays, allant jusqu'à faire dire à un intervenant que « la finance islamique n'a rien à voir » avec le financement du terrorisme, portrait globalement favorable.
Le texte valorise la finance islamique en l'associant aux principes de « justice, équité, solidarité et transparence » et en la présentant comme une solution innovante pour la relance économique.
L'article met en avant la croissance des flux (800 à 1800 milliards), qualifie la finance islamique d'« aubaine » et présente ses principes (pertes et profits partagés, anti-corruption) comme des avantages, tout en la démarquant explicitement de tout lien avec le terrorisme.
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L'article est entièrement consacré à la finance islamique, à ses principes fondés sur la Charia et à son développement au Burkina Faso.
L'article est entièrement consacré à la finance islamique, ses principes (basés sur la Charia), ses événements (forum, séminaire) et ses opportunités économiques au Burkina Faso, avec de multiples mentions explicites de l'islam et des musulmans.
L'article est entièrement consacré à la finance islamique et à son développement au Burkina Faso, avec un développement sur les principes de la Charia, ce qui en fait le sujet principal.
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Le texte rapporte principalement des faits, des chiffres et des déclarations attribuées, mais emploie aussi des termes valorisants comme « véritable manne financière » et « aubaine ».
L'article rapporte des faits, des chiffres et des déclarations de manière neutre, sans exprimer d'opinion personnelle ni de jugement, en citant plusieurs sources et en présentant différents points de vue de façon équilibrée.
L'article est essentiellement factuel et rapporte les déclarations des organisateurs, mais il emploie des expressions valorisantes comme « véritable manne financière » et « aubaine » qui traduisent un angle favorable sans prise de distance critique.
L'auteur adopte un ton promotionnel en utilisant des termes mélioratifs pour qualifier la finance islamique, comme une « véritable manne financière » ou une « aubaine ».
Le texte est essentiellement un compte rendu de conférence de presse avec des déclarations attribuées, mais le choix éditorial d'un sous-titre « Finance islamique » et non « finance islamiste » et la formulation « véritable manne financière » trahissent une légère appréciation favorable.

