Article · L'Observateur Paalga · June 6, 2005 Cite
Doa du président Laminaza : du benga chaud pour les Mossis
- Type
- Article de presse
- Creator
- Adama Ouédraogo
- Publisher
-
L'Observateur Paalga
- Date
- June 6, 2005
- Description
-
The seventh-day religious ceremony following the disappearance of General Sangoulé Lamizana was held on June 2 at his home in Zone du Bois, attended by Muslim worshippers, ministers, elected officials, Colonel Ali Traoré and people close to him. Led by Ouagadougou Grand Imam Ibrahim Koanda, the ceremony included several imams and family patriarch Habibou Sanogo, who recalled the deceased’s qualities. Prayers and speeches were repeatedly disrupted by the crowd, noise and joking kinship between Samos and Mossis, until the Grand Chancellor’s closing remarks, followed by the distribution of benga and drinks.
Value Annotations
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Subject
- Aboubacar Sangoulé Lamizana
- Ibrahim Kouanda
- Ali Traoré
- Prière
- Coran
- Mosquée
- Famille
- Inhumation
- Language
- Français
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0000532
- content
-
La cérémonie religieuse du 7e jour de la disparition du général Sangoulé Lamizana a eu lieu le vendredi 2 juin à son domicile à la Zone du Bois. Une cérémonie qui a drainé du monde venu des quatre coins du Burkina.
Dès 7 h, les nattes installées devant la cour du défunt étaient prises d'assaut par les fidèles musulmans. En face d'eux, des chaises disposées sous des tentes et sur lesquelles on pouvait lire "membres du gouvernement, députés". Vers 7h30 effectivement, quelques ministres et des élus sont arrivés sur les lieux suivis quelques instants plus tard par le chef d'état-major général des armées, le colonel Ali Traoré. On notait également la présence d'Halidou Ouédraogo, le président du Collectif et de bien d'autres personnes qui ont côtoyé le défunt ou bénéficié de sa générosité. En attendant le début officiel de la cérémonie, une sono distillait des chants religieux.
Pendant ce temps, on distribuait aux musulmans, surtout à ceux qui savent lire en arabe, un feuillet contenant des versets du Coran. Les choses sérieuses ont commencé lorsque l'horloge pointa 8 heures. C'est le grand Imam de Ouagadougou, Ibrahim Koanda, qui a pris la parole pour le "doa" introductif, suivi d'une récitation en choeur de quelques versets coraniques. Pendant que l'on priait Allah pour le repos de l'âme du défunt, certaines personnes ne se gênaient pas pour faire du bruit ou semer le désordre. Le six mètres était noir de monde. Il n'y avait presque pas de place, mais il s'est trouvé des gens pour forcer le passage.
Un appel incessant au calme
Le bruit et le désordre qui découlaient de cette situation ont irrité un des organisateurs, qui a pris la parole en dioula, pour dire : "Nous , les musulmans, notre défaut, c'est notre inorganisation. Faites pardon au nom d'Allah. Gardez le calme...". Après cet rappel à l'ordre, un autre monsieur intervint et, avec une voix de stentor, bouleversa le programme de la cérémonie : "On laisse tomber certaines choses. Donnez la parole à l'aumônier militaire", a-t-il dit . Celui-ci salua alors la mémoire du défunt avec à la clef des versets coraniques. Puis le patriarche de la famille, Habibou Sanogo, chef de Lanfiera dans le Sourou, égrena lui aussi les qualités du disparu avant de terminer par des bénédictions. Suivront ensuite l'Imam de la mosquée du secteur n° 13 (là où Sangoulé Lamizana faisait ses cinq prières quotidiennes) et celui de Tougan, Mounir Traoré et Cheick Omar Traoré de Banfora.
Tous dans leur propos ont rendu un témoignage de ce que fut le général de son vivant. Après ce tour de table, la parole est revenue à l'Imam Koanda pour de nouveaux "doossé" (pluriel de doa). A peine avait-il fini que d'autres personnes demandèrent la parole. Au même moment, comme fatigués par ces longs discours qui ont marqué la cérémonie, les gens se sont levés. Un appel au calme fut lancé, en vain. Chacun en faisait à sa tête. Et avec la parenté à plaisanterie, notamment entre Samos et Mossis, on ne pouvait plus rien contrôler. C'est dans un brouhaha indescriptible que le Grand Chancelier a fait son discours de clôture. Malgré l'utilisation d'une puissante sonorisation, n'on entendait presque rien. Et lorsque l'on commença à faire sortir les mets et les boissons prévus à l'occasion (du "benga" chaud pour les Mossis) c'en fut fini pour les discours et les "Doa". Heureusement que l'essentiel était déjà fait.
Adama Ouédraogo
How to cite this item
Ouédraogo, Adama. “Doa du président Laminaza : du benga chaud pour les Mossis.” L'Observateur Paalga, June 6, 2005. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2762.
Ouédraogo, A. (2005, June 6). Doa du président Laminaza : du benga chaud pour les Mossis. L'Observateur Paalga. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2762.
Ouédraogo, Adama. “Doa du président Laminaza : du benga chaud pour les Mossis.” L'Observateur Paalga, 6 June 2005. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2762.
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Neutral
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L’article rend compte sans hostilité de pratiques et d’acteurs musulmans, tout en signalant les problèmes de bruit et de désordre durant la cérémonie.
Le traitement est factuel et descriptif : l'article relate une cérémonie religieuse musulmane sans adopter un ton positif, négatif ou critique envers l'islam ou les musulmans.
L'article rend compte du déroulement de la cérémonie sans exprimer de sentiment favorable ou défavorable envers l'islam ou les musulmans ; les désordres sont rapportés comme des faits, et la seule autocritique (« notre défaut, c'est notre inorganisation ») est attribuée à un intervenant cité, non endossée par l'article.
Le texte décrit factuellement le déroulement des rites et rapporte les critiques sur l'inorganisation comme étant des propos d'un organisateur et non l'opinion du journaliste.
L'article relate la cérémonie et ses désorganisations sans porter de jugement sur la religion elle-même ; la critique vise la gestion logistique (« notre défaut, c'est notre inorganisation », citation rapportée) et non l'islam ou ses fidèles, et la clôture « Heureusement que l'essentiel était déjà fait » souligne simplement que les prières ont été accomplies.
Centrality
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Gemma 4 31B
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Very central
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L’article décrit principalement une cérémonie musulmane, avec la participation de fidèles, d’imams, la récitation de versets coraniques et des prières pour le défunt.
L'article est entièrement consacré à une cérémonie religieuse musulmane avec distribution de versets coraniques, prières dirigées par l'Imam, et interventions de plusieurs imams.
L'article est entièrement consacré à la cérémonie religieuse musulmane du 7e jour de la disparition du général Lamizana : prières du Grand Imam, récitation de versets coraniques, distribution de feuillets du Coran, présence de nombreux imams.
L'article relate l'intégralité d'une cérémonie religieuse musulmane, mentionnant les « fidèles musulmans », le « grand Imam de Ouagadougou » et la récitation de « versets du Coran ».
L'article décrit intégralement la cérémonie funéraire musulmane du 7e jour — doa, récitation coranique, interventions du Grand Imam Ibrahim Koanda et de plusieurs imams — faisant de la pratique rituelle islamique le sujet principal de la pièce.
Subjectivity
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Rather objective
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Rather objective
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Le récit est essentiellement factuel et chronologique, même s’il emploie quelques appréciations comme « brouhaha indescriptible » et « Heureusement que l’essentiel était déjà fait ».
L'article rapporte les faits de manière neutre et descriptive sans exprimer d'opinion ou de jugement sur l'islam ou les musulmans, se contentant de décrire la cérémonie et les événements.
Le récit reste essentiellement factuel et descriptif (ordre des interventions, gestes des participants), mais le journaliste glisse des remarques appréciatives comme « certaines personnes ne se gênaient pas pour faire du bruit » ou « c'est dans un brouhaha indescriptible ». La critique d'un organisateur est citée entre guillemets et attribuée, sans être reprise.
Le ton est globalement descriptif et informatif, malgré l'usage de quelques qualificatifs pour décrire l'ambiance, tels que le « brouhaha indescriptible ».
Le compte rendu reste essentiellement descriptif (horaires, ordre des interventions, lieux), mais le lexique du désordre (« prises d'assaut », « semer le désordre », « chacun en faisait à sa tête », « brouhaha indescriptible ») introduit une appréciation légère sur l'organisation de la cérémonie.
