Article · L'Observateur Paalga · September 16, 2013 Cite
"Les musulmans trouvent leur interêt dans le Sénat" : "Nous ne nous reconnaissons pas dans de telles affirmations"
- Type
- Article de presse
- Publisher
-
L'Observateur Paalga
- Date
- September 16, 2013
- Description
-
In a letter dated 15 September 2013, the Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (AEEMB) and the Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) distanced themselves from remarks by Souleymane Compaoré, secretary-general of the Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), who stated that “Muslims have an interest in the Senate.” While welcoming the consultations launched by the President of Faso on 13 September, the two organizations said the Senate remained divisive among Burkinabé people and described the remarks as personal, unauthorized, and contrary to the FAIB’s consensus.
Value Annotations
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Subject
- Issaka Sawadogo
- Moussa Nombo
- Souleymane Compaoré
- Sénat et article 37
-
Association des Élèves et Étudiants Musulmans au Burkina
-
Cercle d'Études, de Recherches et de Formation Islamiques
-
Fédération des Associations Islamiques du Burkina
- Paix
- Cohésion sociale
- Language
- Français
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0000446
- content
-
Dans une lettre qu'ils ont fait parvenir à notre Rédaction, l'Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (AEEMB) et le Cercle d'études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) dit se démarquer des propos du sécrétaire général de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB).
Déclarations tenues au sortir de l'audience avec le Président du Faso sur le Sénat (cf. notre édition n°8458 du lundi 16 septembre 2013). "Les musulmans trouvent leur intérêt dans le Sénat", avait en effet lancé Souleymane Compaoré.
Au nom de Dieu, clément et miséricordieux Éminents membres du présidium
Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du rapport d'étape circonstancié sur l'opérationnalisation du Sénat, Son Excellence Monsieur le Président du Faso a invité le gouvernement à «élargir les concertations à toutes les composantes sociales et politiques pour bien asseoir la pertinence du Sénat». A cet effet il a entamé, depuis le vendredi 13 septembre 2013, des rencontres d'échanges avec les différentes composantes de notre société.
L'Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (AEEMB) et le Cercle d'études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) salue à sa juste valeur cette démarche du chef de l'état qui vise à dialoguer avec l'ensemble des composantes de la société burkinabé au sujet de la mise en place du Sénat, en vue de préserver la paix et la cohésion sociales, sans lesquelles aucun développement n'est envisageable.
En tant qu'organisations autonomes, membres de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), nous faisons le constat que l'idée du Sénat constitue un sujet qui divise toujours les Burkinabé.
Par conséquent, nos deux structures, très surprises par les propos devant la presse du Secrétaire général de la FAIB, au sortir de l'audience accordée à la Fédération par le chef de l'Etat, le 14 septembre 2013, se démarquent desdits propos qui ne reflètent pas la position de tous les musulmans, encore moins celle adoptée de façon consensuelle au sein de la Fédération. Du reste, le Secrétaire général de la FAIB, en tant que porte-parole désigné, n'a pas été mandaté pour tenir de tels propos.
L'AEEMB et le CERFI, qui ont pris part à la rencontre préparatoire et répondu présents à l'audience avec le chef de l'Etat, ne se reconnaissent pas dans ces affirmations, qu'ils jugent du reste personnelles. Nos deux structures en appellent au respect du consensus qui a toujours prévalu au sein de la fédération.
En vous souhaitant bonne réception de la présente, nous vous prions de bien vouloir recevoir nos distinguées et fraternelles salutations.
Qu'Allah veille sur le Burkina Faso.
Fait à Ouagadougou, le 15 septembre 2013
Ont signé
Le Président de l'AEEMB
Issaka Sawadogo
Le Président du CERFI
How to cite this item
Nombo, Moussa, and Issaka Sawadogo. “"Les musulmans trouvent leur interêt dans le Sénat" : "Nous ne nous reconnaissons pas dans de telles affirmations".” L'Observateur Paalga, September 16, 2013. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2676.
Nombo, M., & Sawadogo, I. (2013, September 16). "Les musulmans trouvent leur interêt dans le Sénat" : "Nous ne nous reconnaissons pas dans de telles affirmations". L'Observateur Paalga. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2676.
Nombo, Moussa, and Issaka Sawadogo. “"Les musulmans trouvent leur interêt dans le Sénat" : "Nous ne nous reconnaissons pas dans de telles affirmations".” L'Observateur Paalga, 16 September 2013. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2676.
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L’article expose un désaccord interne entre organisations musulmanes au sujet du Sénat sans dénigrer ni valoriser l’islam ou les musulmans dans leur ensemble.
L'article présente les positions divergentes des associations musulmanes de manière factuelle, sans jugement de valeur ni lexique émotionnel ou dépréciatif.
L'article ne porte aucun jugement sur l'islam ou les musulmans en général ; il relate une divergence de position politique au sein d'organisations musulmanes, sans lexique valorisant ou dépréciateur envers la religion.
Le journaliste rapporte un différend entre acteurs musulmans sans porter de jugement ni utiliser de lexique valorisant ou dépréciateur.
L'article rend compte d'un désaccord organisationnel interne à la communauté musulmane burkinabè sans prendre parti ni employer de lexique valorisant ou dépréciatif envers l'islam ou les musulmans, le ton demeurant formel et protocolaire (« distingues et fraternelles salutations »).
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Central
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L’article porte directement sur la position d’organisations musulmanes burkinabè et sur leurs désaccords concernant le Sénat.
L'article traite exclusivement de la position d'associations musulmanes (AEEMB, CERFI, FAIB) sur un sujet politique national, avec des références religieuses explicites ('Au nom de Dieu', 'Qu'Allah veille').
Le sujet principal est la prise de position de deux organisations musulmanes (AEEMB et CERFI) qui se démarquent des propos d'un responsable de la FAIB sur le Sénat, et l'article reproduit intégralement leur lettre avec des références explicites à l'islam (formule 'Qu'Allah veille', invocation du nom de Dieu).
L'article traite d'un désaccord interne entre plusieurs organisations musulmanes (AEEMB, CERFI, FAIB) sur la représentation des musulmans dans le débat politique sur le Sénat.
Les acteurs de l'article sont des organisations islamiques (AEEMB, CERFI, FAIB) et la controverse porte sur la légitimité à parler au nom de « tous les musulmans » (« ces affirmations, qu'ils jugent du reste personnelles »), ce qui place l'identité musulmane au cœur du sujet, mais celui-ci reste partagé avec la question politique du Sénat.
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Le texte rapporte principalement une lettre et attribue clairement les prises de position à l’AEEMB, au CERFI et au secrétaire général de la FAIB, malgré un cadrage favorable au dialogue et au consensus.
L'article se limite à relayer une lettre officielle des associations sans ajouter d'opinion, de commentaire éditorial ou de marque d'appréciation subjective.
Le journal encadre la publication de la lettre par une introduction factuelle et cite intégralement le texte, sans commentaire ni adhésion explicite aux opinions exprimées par les signataires.
Le texte se limite à une brève introduction factuelle suivie de la reproduction intégrale d'une lettre, sans aucun commentaire éditorial.
Le journal se limite à publier une lettre officielle avec une courte introduction factuelle (« Dans une lettre qu'ils ont fait parvenir à notre Rédaction… ») ; les jugements et l'émotion (« très surprises par les propos ») appartiennent aux signataires et restent clairement attribués.
