Article · Le Pays · March 12, 2018
Le Balai Citoyen à propos des attentats terroristes du 2 mars : « C'est un projet de restauration du régime déchu de Blaise Compaoré »
- Type
- Article de presse
- Publisher
-
Le Pays
- Date
- March 12, 2018
- Description
-
In its 9 March 2018 statement, Balai Citoyen condemns the double terrorist attack in Ouagadougou on 2 March, which killed eight soldiers, and raises the possibility that the security system was infiltrated. The civil society organization links the attack to the trial of the September 2015 coup and to a project to restore Blaise Compaoré’s regime, with Djibrill Bassolé and Gilbert Diendéré as its political and military arms. It calls for the trial to be protected, greater resources for the FDS, and continued civic vigilance.
Value Annotations
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Subject
- Attentat de Ouagadougou de 2018
-
Le Balai Citoyen
-
Blaise Compaoré
- Tentative de coup d'État de 2016 au Burkina Faso
- Djibril Bassolé
- Forces de Défense et de Sécurité
- Gilbert Diendéré
- Iyad Ag Ghaly
-
Régiment de Sécurité Présidentielle
- Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans
- Terrorisme
- Radicalisation
- Sécurité
- Armée
- Justice
- Language
- Français
- Source
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Le Pays
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0000386
- content
-
Ceci est une déclaration du Balai Citoyen, suite aux attaques terroristes meurtrières qu'a connues le Burkina Faso le 2 mars 2018. Selon cette OSC, l'action des terroristes vise à restaurer le régime de Blaise Compaoré. Lisez plutôt !
Le vendredi 2 mars dernier, notre pays a été l'objet d'une double attaque terroriste à Ouagadougou. Le triste bilan humain de ces deux attaques coordonnées, est de huit soldats burkinabè tués.
Dans ces moments de profonde tristesse, le Balai Citoyen s'incline devant la mémoire de nos soldats morts en martyrs. Notre mouvement présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés. Notre pensée va également à l'ensemble des Forces de défense et de sécurité (FDS) sur tout le territoire national et en particulier, à ceux qui sont intervenus à l'Ambassade de France et à l'Etat-major général des armées pour neutraliser les huit assaillants, permettant ainsi de circonscrire le drame.
Les attaques contre l'Etat-major général des armées et l'Ambassade de France au Burkina interviennent dans un contexte sécuritaire de plus en plus difficile dans notre sous-région, et au Burkina Faso en particulier. Depuis le premier acte terroriste perpétré sur le territoire burkinabè en avril 2015, la menace terroriste n'a pas cessé de se métastaser. Localisés au début dans la partie septentrionale du pays, les terroristes ont régulièrement harcelé nos FDS, détruit des infrastructures sécuritaires, administratives, sociales, tué de nombreux innocents et endeuillé des familles entières. Ces attaques ont porté un coup dur au système éducatif et scolaire dans le Sahel, détérioré le tissu social en semant la peur, la suspicion et l'exode dans plusieurs localités. Avec des moyens parfois limités, nos Forces de défense et de sécurité, au péril de leurs vies, font face à la situation. Là où de braves soldats sont tombés parfois les armes à la main, d'autres encore plus déterminés ont repris le flambeau.
La dernière attaque en date qui a frappé un endroit hautement stratégique, marque une autre étape dans la crise sécuritaire et la menace terroriste dans notre pays. L'attaque de l'Etat-major général des armés, en pleine journée et le mode opératoire, tel que décrit par le procureur du Faso, soulève ou renforce à juste titre de sérieux soupçons sur la maîtrise de notre système sécuritaire. Au-delà du contexte proche ou lointain, l'actualité dans laquelle cette double attaque a eu lieu, interpelle et intrigue plus d'une personne. De nombreux Burkinabè se demandent aujourd'hui si le système sécuritaire lui-même n'est pas infiltré. S'il est infiltré, jusqu'à quel niveau, par qui, pour qui, à quelles fins ?
Pour que l'Etat-major général des armées soit attaqué, les terroristes ont sans doute été bien informés sur leur cible. Les premières informations fournies par l'enquête nous permettent de penser que les terroristes avaient un objectif précis, celui d'anéantir des officiers supérieurs de notre armée. L'enquête ouverte par le Parquet de Ouagadougou devra nous situer sur les éventuelles complicités. Néanmoins, c'est la première fois que l'opinion publique burkinabè, presque unanimement, suspecte instinctivement une complicité au sein de l'armée dans un attentat.
Dans la même suite, plusieurs Burkinabè se sont posé la question sur le lien entre ces attaques terroristes et le procès du putsch du 16 septembre 2016. Même s'il est difficile d'y répondre avec certitude à ce jour, cette hypothèse n'est pas sans fondement.
L'attaque est intervenue seulement 96 heures après l'ouverture du procès du putsch sanglant de l'ex- Régiment de sécurité présidentielle (RSP), lequel a été aussitôt renvoyé. Or, le lien entre les putschistes et les leaders du groupe terroriste qui a opportunément revendiqué l'attentat, n'est un secret pour personne. Le Balai citoyen se rappelle que de source officielle, les putschistes s'apprêtaient à activer leurs réseaux terroristes pour contrer la résistance au coup d'Etat du 16 septembre 2015.
La stratégie des accusés du putsch est bien connue. Il s'agit de retarder au maximum le procès, dans l'espoir qu'un évènement quelconque, disons une catastrophe de quelque nature, survienne en leur faveur.
Pour ceux qui doutent d'un éventuel rapport entre ces attentats et le procès des putschistes, il suffit de lire la déclaration de revendication desdits attentats par le prétendu Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM). On y voit clairement un soutien au régime déchu lorsque ce groupe terroriste rappelle « l'ancienne politique du régime burkinabè qui se distanciait de s'engager dans la lutte des moudjahidin avec la France et ses alliés et n'était pas soumis à des dictées, évitant ainsi de tomber dans un bourbier de sang ». Ce passage trahit une complicité manifeste qui n'était d'ailleurs plus un secret pour tous ceux qui voulaient une lecture objective de la menace sécuritaire au Burkina Faso. Cela est-il étonnant quand on sait que le leader de ce groupe terroriste, Iyag Ag Ghali et ses hommes prenaient leurs quartiers à Ouagadougou avec la bienveillante attention de Blaise Compaoré et ses officiers supérieurs ?
L'attaque du 2 mars 2018 s'inscrit donc dans un projet de restauration du régime déchu par l'insurrection du 30 octobre 2014, cela par la remise en selle de Blaise Compaoré et son clan dont les Généraux Djibrill Bassolé et Gilbert Diendéré sont respectivement les bras politique et armé.
Au demeurant, cette attaque terroriste n'est pas la première attaque qui pourrait bénéficier aux pensionnaires de la Maison d'Arrêt et de Correction des Armées (MACA) ainsi qu'à leurs alliés internes et externes.
Notre mouvement et le peuple burkinabè tout entier se souviennent encore des attaques qui ont eu lieu au pont Nazinon et à la poudrière de Yimdi. Toutes ces attaques menées par des militaires burkinabè déserteurs après l'échec du putsch qui a causé la mort de 15 personnes et blessés plusieurs autres, visait un seul but, celui de libérer les Généraux Bassolé et Diendéré incarcérés à la MACA.
Aujourd'hui, après avoir échoué avec des militaires fugitifs, ce sont des entreprises terroristes qui, à visage découvert, reprennent le projet en main.
Le Balai Citoyen suit avec la plus grande attention l'évolution de la situation politico-juridico-sécuritaire dans notre pays. En tout état de cause, nous appelons les autorités burkinabè à prendre toutes les mesures utiles, pour assurer la tenue et le bon déroulement du procès du putsch. C'est le lieu pour nous de rappeler qu'aucun retour en arrière n'est possible dans la marche de notre nation pour un meilleur avenir.
Dans cette situation aussi difficile que trouble, le Balai Citoyen :
Réitère son appel à la jeunesse et au peuple burkinabè à maintenir la veille citoyenne et à s'inscrire dans une lutte continue contre toutes les forces obscures internes et externes qui veulent faire payer au peuple son insurrection, sa résistance et son aspiration au changement réel ;
Appelle les autorités politiques, notamment celles en charge de la sécurité, à prendre toute la mesure de la menace sécuritaire sur notre pays et de ce fait, à doter les Forces de défense et de sécurité de moyens conséquents à la hauteur du péril qu'elles côtoient à chaque instant ;
Apporte son soutien indéfectible aux FDS, où qu'elles soient, elles qui en plus de se battre contre un ennemi non conventionnel, doivent également faire face, en leur sein, à des velléités de traitrise au service de causes abjectes ;
Appelle le peuple à une collaboration optimale et positive avec les FDS dans leurs missions quotidiennes ;
Appelle les autorités à s'inscrire dans une réelle volonté de changement, au patriotisme et à incarner la souveraineté de notre pays dans les questions de défense et de sécurité nationale.
Notre nombre est notre force !
Ensemble, on n'est jamais seul !
La Patrie ou la mort nous vaincrons !
Fait à Ouagadougou, le 9 mars 2018
La Coordination nationale
How to cite this item
“Le Balai Citoyen à propos des attentats terroristes du 2 mars : « C'est un projet de restauration du régime déchu de Blaise Compaoré ».” Le Pays, March 12, 2018. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2616.
Le Balai Citoyen à propos des attentats terroristes du 2 mars : « C'est un projet de restauration du régime déchu de Blaise Compaoré ». (2018, March 12). Le Pays. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2616.
“Le Balai Citoyen à propos des attentats terroristes du 2 mars : « C'est un projet de restauration du régime déchu de Blaise Compaoré ».” Le Pays, 12 March 2018. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2616.
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AI sentiment
Polarity, centrality to Islam and Muslim communities, and subjectivity ratings for this article, produced by three AI models (GPT-5.6 Luna, Mistral Small 4, DeepSeek V4 Flash). Read directly from the Omeka item metadata.
Polarity
Models disagree
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GPT-5.6 Luna Very negative
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Mistral Small 4 Negative
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DeepSeek V4 Flash Neutral
Show reasoning
Le GSIM se réclamant de l'islam est présenté comme une « entreprise terroriste » liée à un projet de restauration politique et à des actes meurtriers, sans distinction développée entre ce groupe et les musulmans en général.
L'article associe directement le terrorisme à une idéologie islamique via le GSIM, en utilisant un lexique dépréciatif ('moudjahidin', 'complicité manifeste') et en soulignant des liens avec des acteurs politiques, ce qui construit une représentation globalement négative de ce groupe se réclamant de l'islam.
L'article ne développe aucun sentiment envers l'islam ou les musulmans en général : il traite le GSIM comme un acteur politique et sécuritaire, sans étendre ses charges aux musulmans ni utiliser un lexique religieux dépréciatif hors citation.
Centrality
Models nearly agree
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GPT-5.6 Luna Central
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Mistral Small 4 Central
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DeepSeek V4 Flash Secondary
Show reasoning
La revendication du GSIM, son idéologie se réclamant de l'islam et ses liens supposés avec les putschistes occupent une place importante dans l'explication des attentats.
Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) est explicitement mentionné comme auteur de la revendication des attentats, avec une référence à son idéologie islamique et à des termes comme 'moudjahidin'.
L'article est une déclaration politique sur les attaques terroristes de mars 2018, le procès du putsch et la restauration présumée du régime de Blaise Compaoré. Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) est mentionné comme revendicateur de l'attaque, mais la religion n'est pas développée et reste subordonnée à l'analyse politique.
Subjectivity
Models nearly agree
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GPT-5.6 Luna Very subjective
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Mistral Small 4 Very subjective
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DeepSeek V4 Flash Rather subjective
Show reasoning
Le texte est une déclaration militante qui affirme des complicités sans preuve établie et emploie un lexique fortement engagé, comme « forces obscures », « complicité manifeste » et « causes abjectes ».
L'article est une déclaration militante du Balai Citoyen, exprimant des opinions tranchées, des jugements de valeur ('forces obscures', 'causes abjectes') et des appels politiques engagés, sans distance critique.
La déclaration du Balai Citoyen est engagée : elle affirme des soupçons de complicité, parle de « forces obscures », de « causes abjectes » et de « projet de restauration du régime déchu ». Ces jugements explicites dépassent le simple compte rendu factuel.

