Article · Le Pays · September 24, 2015 Cite
Tabaski et putsch au Burkina : les fidèles musulmans ont tout de même fêté
- Type
- Article de presse
- Creator
- Thierry Sami Sou
- Publisher
-
Le Pays
- Date
- September 24, 2015
- Description
-
On 24 September 2015, despite General Gilbert Diendéré’s coup, Tabaski was celebrated throughout Burkina Faso. In Ouagadougou, Imam Aboubacar Sana led the main prayer at the municipal stadium, attended notably by Mogho Naaba Baongo, ministers, religious representatives and thousands of worshippers, after the usual venue at Place de la Nation was changed. Speakers called for prayer, forgiveness, fraternity and social cohesion to prevent war and ease the crisis.
Value Annotations
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Subject
- Aboubacar Sana
-
Communauté islamique Ahmadiyya Burkina Faso
- Coup d'État de 2015 au Burkina Faso
- Gilbert Diendéré
- Aïd al-Adha (Tabaski)
- Aïd el-Fitr
- Gouvernement
- Ahmadiyya
- Prière
- Crise
- Paix
- Sacrifice
- Cohésion sociale
- Language
- Français
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0000374
- content
-
En dépit du putsch du Général Gilbert Diendéré, la fête de la Tabaski a été célébrée sur l'ensemble du territoire burkinabè, le 24 septembre 2015.
A Ouagadougou, la grande prière de l'Aïd El Kébir (Tabaski) a été officiée par l'Imam Aboubacar Sana, au stade municipal de Ouagadougou, contrairement aux autres années où c'était à la place de la Nation. C'était en présence de membres du gouvernement, de représentants des autres confessions religieuses et des milliers de fidèles. Le général putschiste a voulu empêcher les musulmans de fêter, ce fut en vain.
La Tabaski, ou fête du mouton a été célébrée au Burkina Faso le 24 septembre dernier. La récente crise qui a secoué le pays n'a en rien entamé la détermination des fidèles musulmans. Dès les premières heures de la matinée du 24 septembre, l'enceinte du stade municipal de Ouagadougou censée accueillir la grande prière commençait à recevoir les fidèles musulmans. Peu avant 9h, la pelouse du stade était noire de monde. Parmi la foule, on pouvait notamment distinguer le Mogho Naaba Baongo et les ministres Youssouf Ouattara et Amadou Yaro. L'Iman Aboubacar Sana fit alors son entrée et prit place devant les fidèles : la prière pouvait commencer.
Cultiver la fraternité et la cohésion sociale
Dans son prêche, le grand Imam a rappelé l'origine de cette fête et appelé les fidèles musulmans à avoir la crainte de Dieu et en a appelé à l'union de tous les Burkinabè. En outre, El Hadj Aboubacar Sana a, en rapport avec la crise qui a secoué le Burkina Faso, traduit sa gratitude à tous les Burkinabè, à tous ceux qui ont joué un grand rôle dans l'apaisement des cœurs afin que la paix revienne au Burkina.
Il a demandé aux uns et aux autres de continuer à cultiver la fraternité et la cohésion sociale. Après son message à l'endroit des fidèles, l'Imam Aboubacar Sana a sacrifié à la tradition en immolant le bélier en signe de soumission à Dieu, conformément aux recommandations du Saint Coran. « Cette Tabaski est une occasion pour la communauté musulmane de remercier Dieu et de lui traduire toute notre reconnaissance », a expliqué pour sa part El Hadji Hatimi Dramé, vice-président de la communauté musulmane. Pour lui, le sacrifice du mouton est signe de tolérance, signe d'acceptation du pardon.
Dans nos prières, a-t-il confié, nous avons demandé à Dieu de préserver notre pays de la guerre. « Nous ne pouvons pas dire que la crise est totalement finie, mais nous pouvons dire que c'est par la prière, le dialogue et les négociations qu'on peut arriver à résoudre tous les problèmes. Pour le fidèle, son arme, c'est d'abord la prière », a-t-il dit. Sur la même lancée, Monseigneur Léopold Ouédraogo, évêque auxiliaire de Ouagadougou, venu soutenir les fidèles musulmans, a rappelé l'importance de la prière pour les fidèles. Selon lui, c'est Dieu qui guide le peuple et c'est par les prières que le Burkina a pu éviter les affrontements qui pointaient à l'horizon.
La Tabaski est une leçon d'humilité et de soumission à Dieu, a aussi rappelé Khalid Mahmood Shahid, Emir et chef missionnaire de la Jama'at islamique Ahmadiyya au Burkina Faso. Celle de 2015 est une leçon pour le peuple burkinabè qui tombe à pic car elle vient rappeler à chaque fidèle que les intérêts personnels doivent être sacrifiés sur l'autel de l'intérêt supérieur de la Nation. « Cette crise est arrivée, Dieu nous a donné beaucoup de chance, nous avons beaucoup prié. Nous étions au bord de la guerre et Dieu nous a ramenés sur le droit chemin », a-t-il dit.
How to cite this item
Sou, Thierry Sami. “Tabaski et putsch au Burkina : les fidèles musulmans ont tout de même fêté.” Le Pays, September 24, 2015. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2604.
Sou, T. S. (2015, September 24). Tabaski et putsch au Burkina : les fidèles musulmans ont tout de même fêté. Le Pays. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2604
Sou, Thierry Sami. “Tabaski et putsch au Burkina : les fidèles musulmans ont tout de même fêté.” Le Pays, 24 September 2015. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2604.
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L’article présente favorablement les musulmans comme attachés à la prière, à la paix, à la fraternité et à la cohésion sociale dans un contexte de crise.
L'article met en avant des messages de paix, de fraternité, de cohésion sociale et de gratitude, portés par des discours religieux et des interventions de personnalités musulmanes et chrétiennes, sans ton critique ou négatif.
L'article dresse un portrait favorable de la communauté musulmane, mise en scène comme unie, pacifique et déterminée malgré la crise politique, avec des phrases comme « la récente crise n'a en rien entamé la détermination des fidèles musulmans » ou « la Tabaski est une leçon d'humilité et de soumission à Dieu ».
L'article présente la communauté musulmane sous un jour favorable, associée aux valeurs de « fraternité », de « cohésion sociale » et de prière pour la paix.
L'article met en avant la détermination des fidèles, la fraternité, la cohésion sociale et la tolérance (« signe de tolérance, signe d'acceptation du pardon »), et sélectionne des citations allant toutes dans le sens de la paix et de l'unité, ce qui oriente le portrait de la communauté musulmane vers une image favorable et bienveillante.
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L’article est entièrement consacré à la célébration de la Tabaski, à la prière musulmane et aux messages de l’imam ainsi qu’à la communauté musulmane.
L'article est entièrement consacré à la célébration de la Tabaski, une fête musulmane majeure, avec une description détaillée de la prière, du prêche et des discours religieux.
L'article a pour sujet principal la célébration de la Tabaski, fête musulmane, à travers la grande prière, le prêche de l'imam et les propos de responsables de la communauté musulmane.
L'article est entièrement consacré à la célébration de la fête de la Tabaski et au déroulement de la grande prière de l'Aïd El Kébir.
L'article est entièrement consacré à la célébration de la Tabaski au Burkina Faso : la grande prière officiée par l'Imam Aboubacar Sana, le sacrifice du bélier, le prêche et les messages de la communauté musulmane occupent l'intégralité du texte.
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Le traitement repose principalement sur des faits et des propos attribués aux responsables religieux, même si des formulations comme « la détermination des fidèles musulmans » orientent légèrement le récit.
L'article se limite à rapporter les faits et les discours des personnalités présentes sans ajouter de jugement ou d'opinion personnelle, maintenant une distance neutre et factuelle.
Le récit est essentiellement factuel et rapporte des déclarations attribuées à l'imam et à d'autres responsables, mais l'angle choisi valorise discrètement la prière et la cohésion sociale, par exemple en soulignant que le putsch n'a pas empêché les fidèles de célébrer.
Le ton est globalement informatif, bien que l'auteur interprète la tenue de la fête comme une preuve de la « détermination des fidèles musulmans ».
Le texte est essentiellement factuel (lieu, heure, présidents, contenu du prêche), mais le cadrage « Le général putschiste a voulu empêcher les musulmans de fêter, ce fut en vain » et « n'a en rien entamé la détermination des fidèles musulmans » introduit une légère teinte appréciative sans basculer dans l'opinion.
