Article · La Nouvelle Marche · October 24, 1986 Cite
Le peuple togolais a honoré la mémoire des victimes de l'agression terroriste du 23 septembre : le président Eyadéma a assisté aux offices religieux à Lomé
- Type
- Article de presse
- Publisher
-
La Nouvelle Marche
- Date
- October 24, 1986
- Description
-
Muslim, Protestant, and Catholic services were held throughout Togo in memory of those killed in the terrorist attack of September 23–24, 1986. In Lomé, General Gnassingbé Eyadéma attended prayers at the RPT headquarters, where religious leaders called for the dead to rest in peace, the wounded to recover, support for bereaved families, and the preservation of peace. The Tokoin University Hospital later reported 26 civilian deaths in Lomé, including one French national, one West German, and one Nigerian.
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- pages
- 1
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- 4
- 5
- number of pages
- 4
- Subject
-
Gnassingbé Eyadéma
- Terrorisme
- Union Musulmane du Togo
- Kpotivi Têvi-Djidjogbé Théodore Laclé
-
Yao Kunalé Eklo
- Abdou-Salami Abdou Rahim
- Pasteur Agbi-Awumé
- Barray Gérard Amana
- Forces Armées Togolaises
- Union Musulmane du Togo
- Église évangélique du Togo
- Spatial Coverage
- Lomé
- Atakpamé
- Bassar
- Kara
- Mango
- Notsé
- Sokodé
- Tchamba
- Tsévié
- Palais des congrès de Lomé
- Kozah
-
Togo
- Aného
- Blitta
- Tokoin
- Language
- Français
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0005521
- content
-
Le peuple togolais tout entier a célébré hier matin des offices religieux à la mémoire de nos compatriotes tombés au champ d’honneur les 23 et 25 septembre derniers dans la lâche agression des terroristes venus de l’étranger.
A Lomé, c’est en présence du président-fondateur du RPT, le général Gnassingbé Eyadéma entouré des membres du Bureau politique et du Comité central du RPT et de plusieurs personnalités civiles et militaires que les prières ont été dites. Pendant qu'à l'intérieur du pays elles se sont déroulées en présence des préfets, sous-préfets et des autorités politiques.
Il y a un mois, de dignes fils du pays tombaient au champ d’honneur face à l’agression terroriste dont notre pays a été victime dans la nuit du 23 au 24 septembre dernier. Sur toute l’étendue du territoire national, des offices religieux ont été célébrés pour le repos des âmes de ces fils morts sous les balles des assaillants.
A Lomé, le président-fondateur du RPT, président de la République, le général Gnassingbé Eyadéma a assisté hier matin aux offices religieux à la Maison du RPT parmi des milliers de fidèles.Read the full text — 2 291 more words Collapse the full text
Il était 6 h 55, lorsque le chef de l’Etat, le général Gnassingbé Eyadéma est arrivé sur l’esplanade de la Maison du RPT. Il a été accueilli à sa descente de voiture par le membre du Bureau politique du RPT, ministre de l’Intérieur, M. Kpotivi Têvi Djidjogbé Laclé et ceux du Comité central, MM. Kunalè Eklo et Gbegnon Amégboh, respectivement secrétaire administratif du RPT et ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de l’Information.
Après avoir écouté l’hymne national et passé en revue un détachement des Forces Armées Togolaises placé sous les ordres du commandant Fiaty, le président Eyadéma a serré la main aux officiers supérieurs des FAT, avant de faire son entrée dans la grande salle des congrès, que des centaines de fidèles ont littéralement envahie dès les premières heures de la journée.
L’Homme du 13 janvier qui a pris place dans la loge officielle aux côtés des membres du Bureau politique et du Comité central du RPT, a suivi les offices religieux qui ont donné l’occasion aux officiants de rappeler la toute-puissance de Dieu et la nécessité de l’espérance en sa miséricorde, ainsi que de prières pour ceux qui sont tombés au champ d’honneur, pour la prompte guérison des blessés et le soutien des veuves et des orphelins.
La prière musulmane dite par une quinzaine d’Imam et dirigée par El Hadj Abdou Rahim Abdou Salami, imam de Lomé, a demandé de rendre grâce à Allah pour avoir aidé les Togolais à sauvegarder la paix qui règne dans le pays depuis 20 ans, de prier pour la prospérité de notre pays et pour la longévité du président Gnassingbé Eyadéma.
Dans son sermon El Hadj Taofiqui Fallana, vice-président de l’Union musulmane, a précisé que les événements que nous venons de vivre n’ont de sens que celui de nous éprouver, de nous amener à prendre conscience de la grandeur de Dieu, de l’importance de la foi en Dieu. Ces événements, pour El Hadj Fallana, sont désormais pour tout Togolais, le baromètre qui nous permet d’apprécier de manière conséquente, toute l’œuvre accomplie par le chef de l’Etat, le président Gnassingbé Eyadéma.
« Car en fait, le Togolais vit la paix, profite de la stabilité politique, jouit de la sécurité sans pour autant en connaître le prix. Mieux, toute une génération de Togolais n’a aucune notion de ces biens, parce qu’elle n’a jamais connu ou vécu leur contraire.
Ainsi, la grande leçon à tirer de ces événements, la paix, la stabilité politique, la sécurité sont des biens rares et comme tels, doivent être sauvegardés par tous les moyens ».
S’agissant des victimes de l’agression l’imam Fallana a dit « qu’ils sont en réalité morts en martyrs pour que vive la nation. Ceux qui sont tués dans le chemin de Dieu ne sont pas morts ; ils sont vivants ». Le culte d’action de grâces concélébré par quatre pasteurs, était dirigé par le pasteur Agbi-Awumé, modérateur de l’Eglise évangélique du Togo.
Dans sa prédication, le pasteur Agbi-Awumé a parlé de la croyance. Un chrétien croyant doit avoir les faits et gestes guidés par les prescriptions de Dieu.
Parlant du président Eyadéma, il a dit qu’hier, c’était un croyant sauvé des balles ennemies, aujourd’hui et à plusieurs reprises, c’est toujours ce croyant avant tout qui est secouru par le Seigneur et nous avec lui.
« Dieu qui nous a donné dans son amour ce pays doit en être le Seul Maître ; si notre action de grâces est sincère elle dit que nous reconnaissons la main du Créateur dans la conduite de l'histoire de notre nation ».
Le pasteur Agbi-Awumé a indiqué que « l’Eglise Evangélique du Togo quant à elle place volontier cette journée sous le triple signe de la méditation, du recueillement et de la vigilance ».
Dans une prière d’intercession, le pasteur Nomenyo a demandé aux fidèles de l’Eglise évangélique de prier pour ceux qui sont tombés lors des événements tragiques de la nuit du 23 au 24 septembre dernier. Il leur a aussi demandé de prier pour une prompte guérison des blessés de cette nuit-là. Qu’ils prient également pour l’apaisement des cœurs des familles éplorées Qu’ils prient pour tous ceux qui exposent leur vie pour notre nation, pour le président Eyadéma et demandent à Dieu de renouveler en lui la foi, la confiance au Tout-Puissant, la clairvoyance et le courage dont il a besoin pour demeurer ferme dans la voie du seigneur. Qu’ils prient enfin pour tous ceux qui œuvrent pour la paix dans le monde.
La messe catholique présidée par Mgr Dosseh-Anyron, Archevêque de Lomé avec la participation d’une vingtaine de prêtres a permis à ce dernier de souligner dans son sermon que la cérémonie d’hier relève du souvenir de l’espérance. Souvenir commun à tous des événements douloureux du 23 au 24 septembre et espérance commune en l’avenir. Mgr Dosseh a appelé chacun des fidèles catholiques à puiser dans la force divine pour bâtir un monde de paix et de concorde. Prenant appui sur ces malheurs qui représentent pour nous un sacrifice d’où germera sûrement la vie, Mgr Dosseh a dit que c’est plutôt les strophes amples et éclatantes du cantique de Moïse qui nous semblent mieux récapituler tous les sentiments pour les hausser à l’action de grâces, à l’adoration et à l’espérance.
« Monsieur le président, l'un et l'autre sentiment vous ont suggéré cette journée de prières et, voici qu’à votre appel, tous nous prions avec vous !
« Oui, Seigneur, le temps même du repos allait devenir pour nous un temps de carnage, et tu as éloigné de notre Togo, de ce pays qui t’appartient, cette catastrophe inouïe. Que l'avenir qui reprend plus confiant encore dans la paix, efface les dermères traces de ces horreurs : plaines et villages ont repris leur aspect accoutumé ! Et quand les cœurs qui n'oublient pas voudront célébrer l'anniversaire de ces jours pleins de deuil mais remplis de gloire, que ces cérémonies d'aujourd'hui les consolent ; c'est ainsi seulement que les souvenirs, devenus sacrés, sont assurés de ne pas vieillir, mais de promouvoir à jamais l'espérance de notre nation ».
Comme à Lomé, des offices religieux ont été célébrés à la mémoire des victimes de l’agression terroriste dans les préfectures. A Kara, on a prié pour le repos des âmes des disparus. La prière musulmane, a été dite à la Grande Mosquée de la ville en présence de plusieurs personnalités politiques et traditionnelles et une foule nombreuse de fidèles. La prière a été dite par El Hadj Bouraïma. Dans sa prière, l'officiant a rendu grâce à Allah le Tout-miséricordieux et a sollicité sa protection contre nos péchés. Citant le Saint Coran, El Hadj Arimiaou a souligné que les hypocrites et les menteurs n’auront pas leur place dans le royaume de Dieu. C’est alors qu’il a dit que l’homme peut se tromper et tromper son prochain mais il ne peut pas tromper Dieu, le seul juge, le seul arbitre.
Comme le peuple togolais et le général Eyadéma sont croyants, a-t-il dit, ils triompheront toujours devant leurs ennemis.
Au temple protestant de Kara, plein à craquer, le culte a été célébré par le pasteur Kidema assisté des pasteurs Tchalla et Kabika Aklisso. Au premier rang des fidèles, on remarquait le commissaire régional du RPT, préfet de la Kozah, M. Birima Babatoundé qu’entouraient la présidente régionale de l’UNFT, Mme Awadema et les autorités politiques de la ville.
Plusieurs Chorales notamment Hadjihagan, et Lolonunyni accompagnés de la Fanfare de la jeunesse, animaient le culte. Après plusieurs cantiques d’action de grâce pour remercier Dieu d’avoir sauvé notre pays, et le président-fondateur du RPT le général Gnassingbé Eyadéma, des mains des esprits malsains et pervers, cherchant à remettre en cause les acquis du RPT et la paix retrouvée le Pasteur Kidema a imploré la bénédiction divine sur les hommes de bonne volonté. Il a demandé à Dieu d’accorder la paix éternelle à nos héros tombés sur le champ de bataille. Evoquant la parole de sécurité de Dieu dans son message évangélique, le pasteur Kidema a parlé de Dieu, de la relation de Dieu avec l’homme et de la relation de l’homme avec Dieu. Le culte protestant devait s’achever avec la prière d’intercession. L’officiant a prié pour tout le peuple togolais et son chef, le général Eyadéma afin qu’ils puissent continuer à jouir de la paix.
A l’église St. Pierre et Paul, la foule était également nombreuse à aller supplier Dieu d’intercéder pour nous et d’accueillir dans son royaume nos valeureux frères, enfants, femmes, tombés sous les balles meurtrières des terroristes le 23 septembre dernier. Dans le sermon qu’il a prononcé le Révérend Père Kalgora a indiqué que ce recueillement témoigne de la prise de conscience de tout le peuple qui considère que le malheur, en frappant une nation, unit dans une même douleur tous les fils du pays. Il a souligné que la mort est notre condition de tous les jours, mais elle nous surprend toujours.
* A Sokodé, les officiants catholiques, protestants et musulmans ont imploré le Tout-Puissant pour le bonheur du peuple togolais et pour avoir épargné le président de la République du mal des agresseurs. Ils ont prié pour le repos de l’âme de ceux qui ont versé leur sang pour que vivent le Togo et son président. Ils ont noté d’autre part que si le général Eyadéma est sorti indemne de cette agression terroriste, c’est parce qu’il est juste et loyal et ont invité les fidèles à plus de vigilance pour combattre les ennemis de la Révolution togolaise.
* A Aného, les officiants ont imploré la protection divine sur le pays et sur ses dirigeants et ont demandé aux fidèles de clamer par leur prière la paix afin de barrer la route à la force du mal.
* A Tsévié, les officiants ont indiqué qu’il était de bon ton après les tragiques événements du 23 septembre de remercier le Tout-Puissant de nous avoir aidé à maîtriser la situation et à vaincre le terrorisme. Ils ont par ailleurs convié l’assistance à prier pour le repos de l’âme des innocents qui ont trouvé la mort au cours de ces événements.
* A Mango, toutes les couches sociales de la ville de Sansanné-Mango ont assisté dans la matinée du 23 octobre au centre communautaire aux offices catholique, protestant et à une prière musulmane en mémoire de nos compatriotes tombés sur le champ d’honneur à la suite de l’agression terroriste.
* A Atakpamé, les officiants catholique, protestant et musulman ont tour à tour comparé le Togo à Israël biblique qui avait été sauvé du désarroi par Dieu qui lui avait choisi un chef digne, un berger responsable soucieux du bonheur de son troupeau. Ils ont expliqué que Dieu a choisi Eyadéma pour le bonheur et la prospérité du peuple togolais. Ils ont prié pour que tous les Togolais mènent une vie axée sur l’amour du prochain, facteur de paix et d’unité entre les hommes.
Les officiants ont imploré Dieu pour qu’il accorde sa grâce à nos forces armées et à tous les collaborateurs du chef de l’Etat. Ils ont appelé les fidèles à s’acquitter dignement de leurs devoirs de citoyens. Mgr Kpodzro Fanoko, évêque d'Atakpamé a, dans une prière, béni la terre togolaise, une terre que le président Eyadéma a lancée dans la voie de la révolution verte.
* A Notsé, la prière a été dite au centre culturel de la ville. Dans leurs homélies, les officiants catholique, protestant et musulman ont tour à tour condamné les actes barbares des déstabilisateurs et ont imploré la bénédiction divine sur le peuple togolais. Ils ont prié pour le repos des âmes de ceux qui sont tombés sous les balles des terroristes. Les officiants ont également confié à Dieu Tout-Puissant le peuple togolais tout entier, sa dynamique armée et son chef, le général Eyadéma pour une longue vie et prospérité.
* A Tchamba, les officiants ont prié pour que l’Eternel garde aussi longtemps que possible l’Homme du 13 janvier à la tête du pays pour d’autres victoires plus éclatantes. Enfin, les fidèles ont imploré la bénédiction de Dieu pour le repos des citoyens tombés au champ d’honneur, et invoqué la grâce divine et les mânes des ancêtres pour éviter au peuple togolais de tels événements à l’avenir.
* A Blitta, dans leurs sermons, les officiants ont imploré la bénédiction du Tout-Puissant pour le repos de l’âme de ceux qui sont morts pour la paix et la liberté au Togo. Ils ont ensuite demandé à Dieu de nous protéger contre les forces du mal, la violence, la guerre et le terrorisme. Les offices ont eu lieu en présence du sous-préfet de Blitta, M. Mpo Ossata, entouré des responsables politiques, administratifs, traditionnels et de toutes les couches sociales de la ville.
* A Bassar, les offices religieux ont eu lieu à la maison des Jeunes et de la Culture de la ville en présence d’une foule nombreuse parmi laquelle le préfet de Bassar, M. Atsu Yaovi Assogba et plusieurs autres responsables de la région. Dans leurs sermons, les officiants ont rendu grâce à Dieu et prié pour que le peuple togolais soit comblé de l’esprit saint afin de poursuivre dans la voix divine les œuvres de paix et de bonheur prônées par son chef le général Gnassingbé Eyadéma. Après avoir prié pour le repos de l’âme de nos compatriotes tombés lors de cette agression, les officiants ont imploré la bénédiction du Seigneur sur le peuple togolais tout entier.
Barray Amana et ATOP
26 civils tués
Les autorités médicales du Centre Hospitalier Universitaire de Tokoin ont publié hier, le bilan des victimes civiles de l’agression du 23 septembre 1986.
Au total 26 personnes en majorité femmes et enfants ont trouvé la mort au sein de la population civile de Lomé. Parmi ces victimes figurent un Français, un Allemand de l’Ouest et un Nigérian.
How to cite this item
Amana, Barray, and Agence Togolaise de Presse. “Le peuple togolais a honoré la mémoire des victimes de l'agression terroriste du 23 septembre : le président Eyadéma a assisté aux offices religieux à Lomé.” La Nouvelle Marche, October 24, 1986. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/25828.
Amana, B., & Agence Togolaise de Presse. (1986, October 24). Le peuple togolais a honoré la mémoire des victimes de l'agression terroriste du 23 septembre : le président Eyadéma a assisté aux offices religieux à Lomé. La Nouvelle Marche. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/25828
Amana, Barray, and Agence Togolaise de Presse. “Le peuple togolais a honoré la mémoire des victimes de l'agression terroriste du 23 septembre : le président Eyadéma a assisté aux offices religieux à Lomé.” La Nouvelle Marche, 24 October 1986. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/25828.
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Les musulmans et leurs responsables religieux sont présentés comme participant à l’unité nationale et à la défense de la paix, tandis que les prières musulmanes sont valorisées comme expressions de foi et de soutien au pays.
Les prières et sermons musulmans sont rapportés comme des éléments centraux et positifs des cérémonies, avec des messages de gratitude, de paix et de soutien au président. Le ton général est de célébration et de reconnaissance envers Dieu et les valeurs islamiques dans ce contexte national.
L'article présente l'islam et les musulmans de manière bienveillante et loyale : les imams 'rendent grâce à Allah pour avoir aidé les Togolais à sauvegarder la paix' et prient pour 'la prospérité de notre pays', et l'imam Fallana déclare que les victimes sont 'morts en martyrs'. Cette mise en avant sélective, sans aucun contrepoint ni critique, dresse un portrait favorable de la communauté musulmane comme actrice de paix et de cohésion nationale.
L'islam est représenté comme un vecteur de stabilité et de patriotisme, notamment à travers les prières des imams pour la « prospérité de notre pays » et la longévité du président.
La composante musulmane est présentée de manière descriptive et respectueuse, au même titre que les offices chrétiens, sans lexique valorisant ni dépréciatif propre à l'islam : l'imam cite le Coran, l'Union musulmane est nommée, mais l'article n'exprime ni éloge ni critique de la religion elle-même.
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L’article est consacré aux offices religieux, dont il décrit en détail les prières musulmanes, les imams et les sermons dans plusieurs villes, même si le christianisme est également traité.
L'article consacre une place majeure aux prières musulmanes, aux imams, aux références coraniques et aux discours islamiques dans le cadre des commémorations nationales. L'islam n'est pas un simple détail mais un pilier des cérémonies décrites.
L'article porte sur la commémoration nationale des victimes de l'attaque terroriste, mais la place accordée à l'islam est importante et non incidente : on y décrit longuement la prière musulmane à Lomé ('La prière musulmane dite par une quinzaine d’Imam et dirigée par El Hadj Abdou Rahim Abdou Salami'), à Kara ('la prière musulmane, a été dite à la Grande Mosquée de la ville') et dans de nombreuses autres villes, avec des sermons détaillés, ce qui en fait un thème partagé avec les cultes chrétiens.
L'islam est l'un des trois piliers religieux systématiquement traités dans l'article, avec des détails sur les prières à la Grande Mosquée de Kara et l'intervention de l'Union musulmane à Lomé.
L'article consacre une place importante aux prières musulmanes (imam Abdou Rahim Abdou Salami, El Hadj Taofiqui Fallana de l'Union musulmane, El Hadj Bouraïma à Kara), mais celles-ci sont partagées à part quasi égale avec les offices catholiques et protestants dans un cadre commémoratif national.
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Le récit adopte un lexique fortement orienté, parlant notamment de « lâche agression » et de « terroristes », et relaie sans distance des propos religieux présentant Eyadéma comme un chef choisi par Dieu.
Le texte est principalement factuel dans sa structure, mais le choix de mettre en avant les prières musulmanes, les citations coraniques et les éloges envers le président Eyadéma, ainsi que le ton très solennel et la répétition des thèmes de paix et de gratitude envers Dieu, donnent une coloration subjective à l'article. Il ne s'agit pas d'un compte-rendu neutre mais d'une mise en scène qui valorise la dimension religieuse et politique.
Le narrateur se contente de décrire les cérémonies et de rapporter les paroles des officiants sans les commenter directement, comme 'Les propos rapportés sont attribués : El Hadj Fallana a précisé que les événements n'ont de sens que celui de nous éprouver'. Cependant, le choix de mettre en avant ces sermons et le lexique global du récit ('lâche agression', 'dignes fils') orientent subtilement la lecture vers un soutien au régime, bien que cela ne porte pas spécifiquement sur l'islam.
L'auteur adopte un ton hagiographique et engagé, utilisant des qualificatifs subjectifs tels que « lâche agression » pour les terroristes ou « dignes fils du pays » pour les victimes.
L'article se borne à rapporter les discours et les prières dans un style informatif (« La prière musulmane dite par une quinzaine d'Imam et dirigée par El Hadj Abdou Rahim Abdou Salami, imam de Lomé, a demandé de rendre grâce à Allah… »), sans commentaire propre sur l'islam, même si le cadrage politique pro-régime traverse l'ensemble du texte.

