Article · Le Pays · August 17, 2017 Cite
Attaques meurtrières tous azimuts au Sahel : ce sont des terroristes et non pas des djihadistes
- Type
- Article de presse
- Publisher
-
Le Pays
- Date
- August 17, 2017
- Description
-
The article condemns attacks carried out from 13 to 15 August in Burkina Faso, Mali and Nigeria: a military vehicle struck a mine at Tongamayel, killing three people and seriously injuring two, while nine deaths were reported in Douenza and Timbuktu and twenty-eight in Maiduguri, following the 18 fatalities in the 13 August attack. Rejecting the label “jihadists,” it calls the perpetrators terrorists whose violence threatens peace, Sahelian economies and activity in Ouagadougou, and urges peoples to defend tolerance and democracy.
Value Annotations
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Subject
- Attentat de Ouagadougou de 2017
- Boko Haram
- Démocratie
- Violence
- Terrorisme
- Radicalisation
- Djihadisme
- Forces de Défense et de Sécurité
- Mosquée
- Sécurité
- Économie
- Paix
- Pluralisme religieux
- Language
- Français
- Source
-
Le Pays
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0000244
- content
-
Alors que le Burkina Faso n'a pas encore fini de pleurer ses morts suite à l'attaque du 13 août dernier, qui a laissé 18 morts sur le carreau, un véhicule de l'armée a sauté sur une mine à Tongamayel, dans la province du Soum, faisant trois morts et deux blessés graves. Et ce n'est pas tout. Car, dans la même semaine, on a enregistré neuf morts à Douenza et Tombouctou au Mali, et vingt-huit morts à Maïduguri au Nigeria. En tout cas, c'est la violence cyclique aveugle à laquelle l'on a assisté en trois jours (13, 14 et 15 août derniers) et cela, du fait d'individus sans foi ni loi, qui se prennent pour l'alpha et l'oméga ici-bas, et qu'une certaine opinion appelle abusivement des djihadistes. Non, ce ne sont pas des djihadistes, mais plutôt des terroristes. Car, il faut le dire, l'Islam, sur lequel ces malfaiteurs des temps modernes disent fonder leurs actions, de Manille aux Philippines à Orodara au Burkina Faso, en passant par Médine en Arabie saoudite et Nzérékoré en Guinée Conakry, n'enseigne jamais la haine ni la violence comme tentent de le faire croire les terroristes. Ces derniers, convaincus qu'ils n'ont pas l'adhésion des masses, font parfois dans l'amalgame et la confusion, allant parfois jusqu'à dire que le combat qu'ils mènent ne traduit ni plus ni moins qu'une guerre de civilisation. Certes, l'on reconnaît que les injustices sociales qui caractérisent notre monde peuvent souvent engendrer des frustrations, mais rien ne peut justifier cette manière de faire qui ôte la vie à des innocents. Du reste, que dire de Boko Haram qui, au départ, s'attaquait aux intérêts des Occidentaux et qui, depuis peu, s'en prend même aux mosquées ? C'est dire à quel point le comportement de ces gens-là manque de lisibilité, si fait que dans bien des cas, ils sont assimilables à des crapules qui méritent d'être traitées comme telles. Au risque de voir s'effondrer les fondamentaux de notre société fondée sur la paix, la tolérance, l'amour du prochain et le respect de l'autre dans sa différence. Peuples du monde entier, unissez-vous comme un seul homme pour que soient sauvegardées ces valeurs. Car, comme le dit l'adage, « face à un troupeau uni, le loup n'est pas à craindre ». Il y va même de la survie des pays du Sahel dont la plupart ont des économies sous perfusion. C'est le cas du Burkina Faso et du Mali qui, tel un bébé qui s'essaie à la marche, sont constamment mis à genou du fait des attaques terroristes répétées.
Les terroristes ont aussi peur de la mort
En effet, combien sont-ils les touristes et autres voyageurs en vacances qui ont dû annuler leur réservation d'hôtels à Ouagadougou, au lendemain de l'attaque terroriste du 13 août dernier ? Combien sont-ils les investisseurs qui étaient prêts à venir à Ouagadougou et qui ont dû se raviser ? Sans oublier qu'ils sont nombreux les partenaires qui étaient déjà sur place et qui sont en train de vouloir plier bagage. Oh, bonnes gens, faut-il céder à la peur ? Assurément non, puisqu'en le faisant, on joue le jeu de l'ennemi qui n'en demande pas plus pour créer la psychose et la zizanie. C'est pourquoi il faut savoir raison garder pour qu'ensemble nous puissions porter l'estocade à ceux-là qui rêvent d'un califat où ils feront la pluie et le beau temps, et ce, à une époque où les peuples aspirent à plus de liberté et de démocratie. Certes, le combat sera de longue haleine, mais pas sans issue. Car, comme on le sait, les terroristes, contrairement à ce que pense une certaine opinion, sont mortels. Ils ont aussi peur de la mort. La preuve est que l'un des deux assaillants du 13 août dernier à Ouagadougou, portait un gilet par-balle. N'était-ce pas pour se protéger ? Et la résistance dont ils ont fait montre face aux forces de défense et de sécurité est la preuve qu'ils ne voulaient pas se donner comme de la chair à canon.
« Le Pays »
How to cite this item
“Attaques meurtrières tous azimuts au Sahel : ce sont des terroristes et non pas des djihadistes.” Le Pays, August 17, 2017. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2474.
Attaques meurtrières tous azimuts au Sahel : ce sont des terroristes et non pas des djihadistes. (2017, August 17). Le Pays. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2474
“Attaques meurtrières tous azimuts au Sahel : ce sont des terroristes et non pas des djihadistes.” Le Pays, 17 August 2017. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2474.
Visualisations
AI sentiment
AI assessments produced independently by GPT-5.6 Luna, Mistral Small 4, DeepSeek V4 Flash, Gemma 4 31B, Qwen3.8 27B. Polarity describes the tone towards Islam and Muslims; centrality describes their prominence in the article; subjectivity describes factual or opinion-based language. These ratings need checking against the text. Subjectivity is particularly uncertain, and agreement between models does not establish accuracy.
Polarity
Models nearly agree
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GPT-5.6 Luna Positive
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Mistral Small 4 Positive
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DeepSeek V4 Flash Very positive
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Gemma 4 31B
Positive
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Qwen3.8 27B
Positive
Show reasoning
L’article défend explicitement une image pacifique de l’islam, associé à « la paix, la tolérance, l’amour du prochain et le respect de l’autre », tout en dissociant ces valeurs des terroristes.
L'article défend l'islam en affirmant qu'il n'enseigne pas la haine ni la violence, et prend clairement position pour les musulmans en les distinguant des terroristes qui se réclament à tort de cette religion.
L'article dresse un portrait extrêmement favorable de l'islam, présenté comme une religion de paix, de tolérance, d'« amour du prochain », et innocente les musulmans en renvoyant les terroristes à leur propre trahison de cette religion (« malfaiteurs des temps modernes », « crapules »).
L'article défend activement l'islam en dissociant la religion des actes des terroristes, qualifiés de « crapules » qui ne représentent pas la foi.
L'article prend explicitement la défense de l'islam en affirmant qu'il « n'enseigne jamais la haine ni la violence » et en qualifiant de « abusif » le terme de djihadiste, tout en rejetant la responsabilité sur les « terroristes » qui déforment la religion.
Centrality
Models nearly agree
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GPT-5.6 Luna Central
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Mistral Small 4 Central
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DeepSeek V4 Flash Very central
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Gemma 4 31B
Central
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Qwen3.8 27B
Central
Show reasoning
L’article consacre un développement substantiel à la distinction entre l’islam et les terroristes, affirmant notamment que l’islam « n’enseigne jamais la haine ni la violence » et évoquant les mosquées et le califat.
L'islam est au cœur de la discussion sur la légitimité des actions des terroristes et de leur prétention à agir au nom de cette religion, avec des affirmations explicites sur ses enseignements.
L'article prend directement position sur la nature de l'islam, affirmant que « l'Islam n'enseigne jamais la haine ni la violence », pour délégitimer les terroristes et refuser le qualificatif de « djihadistes ». Cette défense de l'islam constitue le cœur argumentatif du texte, même si le sujet immédiat est la vague d'attentats.
L'auteur consacre une part importante du texte à distinguer le terrorisme de l'islam, affirmant que ce dernier « n'enseigne jamais la haine ni la violence ».
L'article consacre une place importante à la distinction entre l'islam et le terrorisme (« l'Islam, sur lequel ces malfaiteurs des temps modernes disent fonder leurs actions […] n'enseigne jamais la haine ni la violence »), mentionne les mosquées, Boko Haram et le califat, tout en traitant également des conséquences sécuritaires et économiques des attaques au Sahel.
Subjectivity
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GPT-5.6 Luna Rather subjective
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Mistral Small 4 Rather subjective
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DeepSeek V4 Flash Very subjective
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Gemma 4 31B
Very subjective
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Qwen3.8 27B
Very subjective
Show reasoning
Le texte mêle des faits à un lexique fortement évaluatif (« individus sans foi ni loi », « crapules ») et à des appels directs à l’unité contre les terroristes.
L'article adopte un ton militant et engagé, avec des appels à l'unité et à la résistance, et une prise de position claire contre les terroristes et en faveur de l'islam, notamment à travers des phrases comme 'Il faut le dire' et 'Peuples du monde entier, unissez-vous'.
Le texte est un éditorial engagé : il prend parti avec des jugements explicites (« non, ce ne sont pas des djihadistes, mais plutôt des terroristes »), des appellations dépréciatives (« malfaiteurs », « crapules ») et des exhortations (« Peuples du monde entier, unissez-vous »), sans distance ni pluralité de points de vue.
Le texte emploie un ton éditorial avec des jugements très marqués, utilisant des expressions comme « individus sans foi ni loi » ou « malfaiteurs des temps modernes ».
Signé « Le Pays », ce billet d'opinion multiplie les jugements valueurs (« crapules », « malfaiteurs des temps modernes », « violence cyclique aveugle »), les injonctions directes (« Peuples du monde entier, unissez-vous comme un seul homme ») et les affirmations catégoriques sur l'islam sans aucune source ou contrepoint.




