Article · Le Pays · October 24, 2012 Cite
Célébration de la Tabaski 2012 : les coûts des béliers inabordables
- Type
- Article de presse
- Creator
- Salifou Ouédraogo
- Publisher
-
Le Pays
- Date
- October 24, 2012
- Description
-
Two days before Tabaski, celebrated on 26 October 2012 in Burkina Faso, Tanghin livestock market sees strong demand and prices higher than in 2011: Issouf Dera pays CFA francs 355,000 for three rams, while prices range from under CFA francs 25,000 to 400,000. Imam Nouhoun Bakayoko of CERFI states that sacrifice is not obligatory for those without the means and explains the animal’s requirements, its minimum age of one year, the timing of the sacrifice, and the division of the meat.
Value Annotations
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Subject
- Nouhoun Bagayoko
-
Cercle d'Études, de Recherches et de Formation Islamiques
- Aïd al-Adha (Tabaski)
- Aïd el-Fitr
- Dimitri Kaboré
- Rasmané Kaboré
- Language
- Français
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0000233
- content
-
Comme tous les ans, à l'approche de la fête de Tabaski, c'est la course aux moutons. Pourtant, selon des vendeurs et des acheteurs, les prix des béliers sont très élevés cette année. Dans la matinée du mercredi 24 octobre 2012, au marché de bétail à Tanghin, à jour-j moins deux, ils étaient nombreux ceux qui s'activaient pour trouver un bélier en fonction de leur bourse. Souvent, c'est même aux dépens de sa volonté que le client repart avec un petit bélier qui lui revient très cher.
Selon le communiqué de la communauté musulmane, la fête de la Tabaski ou l'Aïd El Kebir sera célébrée le vendredi 26 octobre 2012 au Burkina Faso. Mais avant le jour de la fête dite du mouton, il faudra se trouver un bélier pour l'occasion, d'où des bousculades entre clients et vendeurs du côté des marchés de bétail. Toujours est-il qu'il faudra disposer d'au moins 60 000 F CFA pour avoir un bélier digne d'être immolé à l'occasion de la Tabaski. Dans la matinée du mercredi 24 octobre 2012, acheteurs comme vendeurs sont convaincus d'une chose : les prix sont élevés par rapport à l'année dernière. En effet, Issouf Dera a débloqué la somme de 355 000 F CFA pour se procurer trois béliers. Il affirme en revanche que « l'année dernière, tout comme les autres années, j'ai acheté trois béliers et chaque année avec le même vendeur, mais à des prix moins élevés que cette année ». Ousseni Zoromé, tout en reconnaissant le coût élevé des moutons, a expliqué qu'il était difficile, voire impossible pour lui, de « vendre ses animaux à un prix inférieur à 80 000 F CFA. Car nous achetons les béliers à Djibo. Et comme vous le savez, les prix des animaux sont très chers à l'approche de la fête. Si nous calculons tout cela, en plus des taxes que nous payons pour les laissez-passer et la douane, on ne peut que vendre à ces prix ». Même si très souvent il revient comme une obligation de se trouver un bélier, au point d'oublier les critères de sélection, il y a aussi lieu de savoir qu'il « n'est pas obligatoire d'immoler le jour de la fête quand on n'a pas les moyens, même si on a pu le faire les années antérieures », a dit Imam Nouhoun Bakayoko. Par contre, si les moyens du musulman le lui permettent, il peut acheter un bélier à la hauteur de sa bourse, a-t-il dit.
Les prix des béliers vont bouleverser des programmes
Il faudra une « épargne bélier » d'au moins 100 000 F CFA pour mettre les pieds dans la clôture de Dimitri Kaboré. Sinon... « ici nous avons des prix qui vont de 100 000 F CFA à 400 000 F CFA » ajoute-t-il. Pour lui, les prix sont élevés tout simplement parce qu'il n'y a même pas de béliers cette année. Les prix des moutons de cette année vont bouleverser les programmes. En effet, pour Ahmat Damtaya qui tient la corde de son bélier qu'il vient d'acheter, « l'année dernière, ce type de béliers n'excédait pas 35 000 ou 40 000 F CFA, tout au plus. Mais, cette année, j'ai eu cet animal à 55 000 F CFA. Donc, tout naturellement le programme sera réaménagé ». Une chose est sûre, le prix d'achat du bélier de Kililou Dao est supérieur ou égal à 275 000 F CFA, sinon « ça repart à la maison », a-t-il dit. Certains ont pu néanmoins avoir des béliers à une somme inférieure à 25 000 F CFA, à l'image de Rasmané Kaboré. La question reste maintenant de savoir si ces béliers sont propices à l'immolation pour l'Aïd El Kebir.
Quel type de bélier immoler ?
L'Imam Nouhoun Bakayoko du CERFI indique, ici, le type de bélier à immoler le jour de la fête de l'Aïd El Kebir.
« L'histoire de la fête, c'est l'imitation de Ibrahim qui devait tuer son unique fils Ismaël parce que Dieu lui avait demandé de le faire par amour pour lui. C'est quand il était sur le point de le faire que Dieu a racheté ce fils par un bélier. C'est pourquoi le meilleur animal est le bélier. Le bélier à immoler doit avoir au moins un an révolu. L'islam dit que l'animal doit regarder dans le noir, manger dans le noir, et marcher dans le noir. Autrement dit, il doit être de pelage blanc de préférence, marqué de noir au niveau des pattes, des yeux et de la gueule. Il ne doit être ni maigre ni avoir un handicap (borgne, oreille coupée, corne coupée, etc.). L'immolation doit être faite après la prière. La viande du bélier doit être divisée en trois parties réparties entre la famille, les parents proches et les voisins. Par ailleurs, l'animal doit être très bien entretenu de sorte à ce qu'il soit propre et bien nourri. L'immolation se fait également avec un couteau à lame tranchante et ce couteau ne doit pas être présenté au bélier car il ne doit pas être traumatisé avant de mourir. Aussi, toute personne qui achète son animal peut l'immoler elle-même, de même que la femme qui achète son bélier peut l'immoler, ou au cas échéant, participer à l'immolation. Dans les textes islamiques, en dehors du bélier, il n'y a que le boeuf et le chameau qui peuvent être immolés. Mais il faut que le boeuf ait au moins deux ans révolus et le chameau quatre ans révolus. »
How to cite this item
Ouédraogo, Salifou. “Célébration de la Tabaski 2012 : les coûts des béliers inabordables.” Le Pays, October 24, 2012. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2463.
Ouédraogo, S. (2012, October 24). Célébration de la Tabaski 2012 : les coûts des béliers inabordables. Le Pays. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2463.
Ouédraogo, Salifou. “Célébration de la Tabaski 2012 : les coûts des béliers inabordables.” Le Pays, 24 October 2012. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2463.
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Qwen3.8 27B
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L’article décrit les coûts, les achats et les prescriptions de la fête sans exprimer de sentiment marqué envers l’islam ou les musulmans.
L'article décrit une situation économique (prix élevés des béliers) de manière neutre, sans ton hostile ou favorable envers l'islam ou les musulmans, en se limitant aux faits et aux déclarations rapportées.
L'article rapporte des faits économiques (prix des béliers, témoignages d'acheteurs et de vendeurs) et des prescriptions religieuses sans employer de lexique valorisant ou dépréciateur envers l'islam ou les musulmans ; il ne prend pas parti.
Le traitement est factuel et descriptif, tant pour les difficultés financières des acheteurs que pour l'explication des rites de l'Aïd El Kebir.
L'article traite la Tabaski comme un événement communautaire ordinaire, rapporte les inquiétudes économiques sur les prix et les prescriptions rituelles sans jugement de valeur, et ne mobilise ni lexique valorisant ni dépréciatif envers l'islam ou les musulmans. Le ton reste purement informatif du premier au dernier paragraphe.
Centrality
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Mistral Small 4 Very central
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Very central
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L’article est entièrement consacré aux préparatifs de la Tabaski, fête musulmane, et détaille les règles islamiques de l’immolation à travers les explications d’un imam.
L'article est entièrement centré sur la fête de Tabaski (Aïd El Kebir), une fête musulmane majeure, avec des détails sur les pratiques religieuses et des déclarations d'un imam.
L'article est entièrement consacré à la préparation de la Tabaski, fête musulmane : il cite le communiqué de la communauté musulmane, les propos de l'Imam Nouhoun Bakayoko sur les règles d'immolation et la distribution de la viande selon les textes islamiques, ce qui fait de l'islam le sujet principal.
L'article est entièrement consacré à la fête de la Tabaski, abordant aussi bien les aspects économiques du marché des béliers que les règles religieuses de l'immolation.
L'article porte intégralement sur la préparation de la Tabaski (Aïd El-Kebir) au Burkina Faso : annonce de la date par la « communauté musulmane », course aux béliers au marché de Tanghin, et consignes rituelles détaillées de l'Imam Nouhoun Bakayoko du CERFI sur l'immolation selon « les textes islamiques ». L'islam et les pratiques musulmanes constituent le sujet principal et structurant de l'ensemble.
Subjectivity
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GPT-5.6 Luna Very objective
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Mistral Small 4 Rather objective
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DeepSeek V4 Flash Very objective
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Gemma 4 31B
Very objective
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Rather objective
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Le traitement est principalement factuel et s’appuie sur des données de prix ainsi que sur des témoignages attribués à des vendeurs, acheteurs et à l’imam Nouhoun Bakayoko, sans jugement éditorial marqué.
Le texte est principalement factuel, rapportant des prix, des déclarations de vendeurs et d'un imam, avec un ton informatif et sans jugement de valeur apparent de la part de l'auteur.
Le ton est informatif : les informations sont factuelles et les paroles citées sont attribuées à leurs auteurs (Issouf Dera, Ousseni Zoromé, Imam Nouhoun Bakayoko), sans commentaire ni jugement du journaliste sur le thème religieux.
Le texte adopte un style purement informatif et rapporte des faits ainsi que des témoignages sans y ajouter de commentaire personnel.
Le texte est un compte rendu journalistique qui alterne faits vérifiables (prix en F CFA, dates, noms des commerçants) et citations attribuées de vendeurs, d'acheteurs et de l'Imam, sans commentaire éditorial ni marque d'appréciation de la part de la rédaction. La section « Quel type de bélier immoler ? » reproduit à la virgule près le discours de l'Imam sans l'endosser ni le remettre en question.
