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Date
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October 21, 2003
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Description AI-generated
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L'Association des démarcheurs du Hadj et de la Oumrah au Burkina (ADB) est en rupture avec le ministère de tutelle et la CNOPM, suite à son exclusion de l'organisation du Hadj 2004. Accusée de favoritisme envers une compagnie aérienne, l'ADB dément ces allégations et affirme son rôle historique et incontournable dans le pèlerinage. En réponse, l'ADB a décidé d'organiser le Hadj 2004 de manière autonome, tout en se déclarant ouverte à toute collaboration pour le bon déroulement de l'événement.
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Identifier
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iwac-article-0000182
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Rights
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content
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Le divorce entre l'Association des démarcheurs du Hadj et de la Oumrah au Burkina et son ministère de tutelle est-il consommé ? Lors d'un point de presse livré dans la soirée du dimanche 19 octobre 2003, les démarcheurs ne sont pas passés par 4 chemins pour exprimer la prise de leurs responsabilités dans l'organisation du Hadj 2004. C'était à l'hôtel Nazemsé de Ouagadougou.
Les relations entre l'Association des démarcheurs du Hadj et de la Oumrah au Burkina (ADB) et le ministère de tutelle ne sont plus au beau fixe. Et ce, depuis le 7 juillet 2003, date de la toute dernière Assemblée générale de la Commission nationale d'organisation du pèlerinage à la Mecque (CNOPM). Selon Ibrahim Traoré, secrétaire général des démarcheurs, l'ADB a été exclue de l'organisation du Hadj 2004 par Moumouni Fabré, ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation et Président de la CNOPM. "Le ministre Moumouni Fabré a accusé les démarcheurs d'avoir choisi Faso Airways, à cause des ristournes", a-t-il dit. Ce que les démarcheurs démentent, mettant au défi quiconque de prouver une telle pratique en leur sein. De plus, le secrétaire général des démarcheurs a relevé que c'est l'Assemblée générale de la CNOPM qui décide du choix de la Compagnie aérienne et non une structure. Les démarcheurs en retour mettent en cause la gestion de la CNOPM par le ministre Moumouni Fabré.
Pour eux, le ministre Fabré peut les exclures de la CNOPM, mais pas de l'organisation du Hadj qui, du reste, est un pilier religieux qu'ils avaient l'habitude d'organiser avant que l'Etat ne s'y ingère. C'est fort de cette exclusion donc, qu'ils ont tenu une Assemblée générale extraordinaire dans la matinée du 19 octobre 2003 pour voir les perspectives qui s'offrent à eux dans l'organisation du Hadj 2004. Ils étaient au nombre de 35, venus de Bobo Dioulasso, Ouahigouya, Yako et de Ouagadougou. Leur devise étant d'être au service du pèlerin en tout temps, les démarcheurs, représentants des associations islamiques pour l'organisation du Hadj ont décidé de ce qui suit : la recherche d'une compagnie aérienne pour le transport de leurs pèlerins, la prospection des logements en Arabie Saoudite, la collecte des fonds, la demande d'assistance de la DGPN et la création de sous-commissions. Quand on sait que sur 1500 pèlerins plus de 1000 proviennent des démarcheurs, on est en droit de se demander comment l'Etat peut organiser le Hadj 2004 sans ces derniers. Le Hadj étant une organisation religieuse, l'exclusion des représentants des associations islamiques que sont les démarcheurs ne sera-t-elle pas mal perçue par les musulmans ? "Le ministre Nabaré en son temps avait dit que l'Etat est venu pour nous accompagner dans l'organisation du Hadj, et non s'ingérer dans cette organisation. Il importe alors que l'Etat sache où s'expriment ses besoins dans cette organisation purement religieuse", a indiqué le secrétaire général des démarcheurs. A entendre les démarcheurs, la décision de les exclure de l'organisation du Hadj 2004 n'engage que le président de la CNOPM et ses collaborateurs. Selon leur entendement, c'est eux qui pouvaient demander l'exclusion de l'Etat dans l'organisation du Hadj, et non l'inverse. Cependant, les démarcheurs disent rester à l'écoute de toute institution pouvant les aider pour la bonne marche du Hadj.
Communiqué final de l'ADB
Le 19 octobre de l'an 2003 dans la salle de conférence de l'hôtel NAZEMSE à Ouagadougou, s'est tenue de 09 heures 00 à 16 heures 00 en présence de trente cinq (35) membres du bureau exécutif de l'ADB de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya, Yako une Assemblée générale extraordinaire en vue d'examiner le point du jour qui était : Perspectives d'organisation du Hadji 2004.
Après les débats contradictoires des membres, il est ressorti l'opportunité et la nécessité pour l'Association des démarcheurs du Hadji et Oumrha du Burkina de prendre ses responsabilités dans la recherche de toutes les dispositions adéquates pour l'organisation du Hadj 2004.
Ces dispositions sont: 1) La recherche pour un choix judicieux de la compagnie aérienne pouvant transporter les pèlerins ; 2) La prospection des logements en Arabie Saoudite (Mecque-Médine) ; 3) La collecte des fonds auprès des futurs pèlerins ; 4) La demande d'assistance de la DGPN pour l'établissement des documents de voyage (passeport) ; 5) La mise en place des sous-commissions (encadrement, sensibilisation, information, accueil et hébergement, transport passeport, finance, santé).
L'Association des démarcheurs du Burkina reste à l'écoute et à la disposition de toute personne, institution, association ou organisme oeuvrant pour la bonne marche de l'organisation du Hadj au Burkina Faso.
Tous et en tout temps au service des Pèlerins.
Fait à Ouagadougou, le 19 octobre 2003
Le Secrétaire général
L'affaire Faso Airways
Le nom de la compagnie de transport Faso Airways est intimement liée aux deux derniers pèlerinages à la Mecque. En 2002 et 2003, la Commission d'organisation a fait appel à cette compagnie nationale spécialisée dans le fret pour le transport des candidats au Hadj. Beaucoup de choses ont été dites sur la capacité de ce transporteur à assurer convenablement le déplacement de nos pèlerins, le principal couac ayant été le retour tardif des bagages. Mais pour certains observateurs avisés, c'est le moindre mal au regard des conditions extrêmement difficiles dans lesquelles Faso Airways a toujours travaillé. La CNOPM ne lui a en effet pas facilité la tâche, en remaniant des programmes à la dernière minute. Un tel bouleversement, on le sait, a des répercussions incalculables sur l'agenda du transporteur qui doit redemander de nouvelles autorisation de survol de territoires, faire annuler les vols au niveau de l'avionneur à qui il loue les aéronefs, etc. Tout cela coûte non seulement d'importants frais mais provoque des retards et, surtout, affecte la crédibilité de Faso Airways. Résultat, la compagnie a dû régler une ardoise de plus de 300 millions de F CFA du fait de ces tâtonnements. L'aventure est-elle terminée pour la compagnie ? Pas si sûr, au regard de la crise actuelle au sein de la CNOPM, engendrée par l'exclusion des démarcheurs. Ces derniers siègent dans cette commission au titre, à la fois, des associations islamiques et de l'ADB (Association des démarcheurs du Burkina). Ils sont la cheville ouvrière du Hadj puisqu'ils collectent plus de 90% des fonds versés par les pèlerins. Et ils se disent incontournables dans l'organisation du hadj parce que des relations séculaires de confiance les lient à la oumma islamique. Si la tendance actuelle de divorce se confirme donc, l'ADB aura à organiser son hadj, avec le transporteur de son choix. Et là, Faso Airways a toutes ses chances puisque dans l'appel d'offres de 2003, il a été facilement adjudicataire. Mais les démarcheurs estiment que des magouilles tendaient à l'évincer, au profit d'une autre compagnie. C'est leur refus de cautionner un tel acte qui leur vaut, disent-ils, leur disgrâce auprès de certains responsables de la CNOPM. Sans nier le rôle majeur de l'Etat dans la réussite du hadj, à travers les passeports et visas, l'ADB estime qu'il lui est loisible aujourd'hui, si elle est marginalisée, de mettre en branle sa propre opération. Sa longue expérience en la matière lui sert, en tout cas, d'atout.
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Polarity, centrality to Islam and Muslim communities, and subjectivity ratings for this article, produced by three AI models (Gemini 3 Flash, GPT-5 mini, Ministral 14B). Read directly from the Omeka item metadata.
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Polarity
L'article adopte un ton journalistique factuel pour décrire une crise institutionnelle, sans porter de jugement de valeur sur la foi ou la communauté musulmane elle-même.
Centrality
L'article traite exclusivement de l'organisation du Hadj, pilier de l'islam, et du conflit entre les associations islamiques et l'État burkinabè.
Subjectivity
Le texte rapporte les faits et les communiqués officiels tout en incluant des analyses critiques sur la gestion étatique et les motivations des démarcheurs.
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Neutral
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Very central
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Mixed
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Polarity
Le ton est informatif et conflictuel sans jugements moralisateurs envers l'islam ou les musulmans ; il relate un différend organisationnel plutôt qu'une appréciation positive ou négative de la religion.
Centrality
L'article porte principalement sur l'organisation du Hadj et le rôle des démarcheurs, représentants d'associations islamiques, donc l'islam et les musulmans sont au cœur du sujet.
Subjectivity
Mixte : le texte rapporte des faits et procédures (assemblées, décisions) tout en donnant la parole aux démarcheurs et au ministre, présentant des accusations et défenses qui introduisent des éléments d'opinion.
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Neutral
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Central
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Polarity
L'article présente équitablement les positions des démarcheurs (défensives, critiques envers l'État) et celles du ministère (non cité directement mais sous-entendu comme exclusif). Aucune charge émotionnelle marquée envers l'islam ou les musulmans n'est exprimée : le conflit est traité comme une querelle institutionnelle dans un cadre religieux, sans glorification ni diabolisation. Le ton reste factuel, même si les démarcheurs insistent sur leur légitimité religieuse ('pilier religieux', 'service des pèlerins').
Centrality
L'article aborde principalement le conflit entre l'Association des démarcheurs du Hadj (ADB) et le ministère burkinabè, mais l'islam et les musulmans sont centraux en tant que contexte religieux et communautaire, notamment via le Hadj et les associations islamiques impliquées.
Subjectivity
Le texte adopte un ton factuel en rapportant les déclarations des démarcheurs et les tensions institutionnelles, mais inclut des éléments subjectifs comme les accusations de 'magouilles' ou les interprétations des motivations des acteurs (ex. : exclusion des démarcheurs 'mal perçue par les musulmans'). Le style reste globalement informatif, mais des nuances critiques ou défensives émergent (ex. : 'relations séculaires de confiance les lient à la oumma islamique').
Model comparison
Scales: polarity 1 (very negative) – 5 (very positive) · centrality 1 (not addressed) – 5 (very central) · subjectivity 1 (objective) – 5 (subjective)