Article · Le Pays · December 12, 2011 Cite
Commémoration de l'Achoura : pour une unité des musulmans
- Type
- Article de presse
- Creator
- Hamadi Baro
- Publisher
-
Le Pays
- Date
- December 12, 2011
- Description
-
Burkina Faso’s Shia community commemorated Ashura on 6 December 2011 at the Association pour l’établissement de l’unité islamique (AEUI) in Ouagadougou, under the theme “Ashura and religious discernment.” Conferences, video screenings, and blood donation marked the first ten days of Muharram. Speakers presented Imam Houssein’s uprising against Yazid as a defense of true Islam and denounced the transformation of the tragedy of Karbala, in Iraq in 680, into a festive day or a recommended day of fasting.
Value Annotations
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Language
- Français
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-article-0000024
- content
-
A l'instar des chiites du monde entier, la communauté chiite du Burkina a commémoré l'anniversaire de la mort en martyr le l'Imam Houssein (A), petit-fils du prophète Mouhammad (SAW). Placée sous le signe de "Achoura et clair- voyance dans la religion", la journée commémorative de l'Achoûra s'est tenue dans l'enceinte de l'Association pour l'établissement de l'unité islamique (AEUI). C'était le 6 décembre 2011.
"Nous commémorons Achoûra pour défendre les valeurs religieuses pour lesquelles l'Imam Houssein (A), en les défendant, est tombé en martyr et voir quelle est notre responsabilité à l'égard de la sainte famille du prophète (SAW). Certes que nous ne sommes pas responsables des actes que les gens de Yazid ont posés, mais nous serons responsables du choix que nous ferons en suivant soit les trâces d'Al Houssein (A), soit celles de Yazid". C'est en ces termes que Mohammed Tao, membre de l'Association pour l'établissement de l'unité islamique (AEUI), a justifié la commémoration annuelle de l'Achoûra. Le 10e jour du 1er mois lunaire Mouharram communément appelé Achoûra a été commémoré sous le signe de "Achoûra et clairvoyance dans la religion" par les musulmans chiites de Ouagadougou.
Les dix premiers jours de ce 1er mois lunaire ont été ponctués de conférences, de projections vidéo et de don de sang. La commémoration de l'Achoûra, selon le conférencier principal Cheick BAWI, doit être source d'union de tous les musulmans sans exception pour la défense des valeurs pour lesquelles l'Imam Houssein (A) petit-fils chéri du prophète (SAW) s'est soulevé. "C'est le but pour lequel l'Imam Houssein (A) s'est soulevé contre le calife Yazid de l'époque qui est le plus important pour l'union des musulmans", a-t-il souligné avant d'ajouter que le soulèvement d'Al Houssein (A) était un soulèvement de l'Islam vrai contre l'Islam faux.
Achoûra sous nos cieux
Pour les intervenants à la journée commémorative de l'Achoûra, nombreux sont ceux qui, en Afrique de l'Ouest, prennent le jour de l'Achoûra par ignorance, comme un jour de fête, un jour marquant le début de l'année lunaire. "Zambendé", "Djonmeinè", et "Hâram" sont les appelations de l'Achoûra respectivement dans nos langues nationales mooré, dioula et fulfuldé. Selon Moualim Silla, "Djonmeinè" en dioula signifie "jour de capture des esclaves". Mais de quels esclaves s'agit-il ? S'est-il interrogé, avant d'indiquer qu'ils ne sont rien d'autres que la déscendance purifiée du prophète (SAW). Il a relevé que les Omeyyades, après avoir décapité le petit-fils chéri du prophète Mouhammad (SAW) en 680 après JC à Karbalâ en Irak, ont trimbalé la tête d'Al Houssein (A) et de tous les martyrs de ville en ville ainsi que les rescapés enchaînés comme des esclaves jusqu'à Damas en Syrie chez Yazid le calife. "Pour falsifier cette triste réalité de l'histoire, les omeyyades ont, au fil du temps, imposé et vulgarisé des cérémonies festives", a dit le conférencier Mohammed Silla. Ainsi, la tragédie de Karbalâ a progressivement été enseignée aux musulmans non comme un jour de deuil, mais comme un jour de fête et parfois comme un jour de jeûne recommandé.
De nombreux recits ont été inventés par les Omeyyades pour masquer la réalité de l'Achoûra. Se réjouir donc de ce jour, dira cheik Yacoub Sana, membre de l'AEUI, c'est prendre parti pour Yazid contre les descendants du prophète (SAW). Il a laissé entendre ses propos de l'Imam Reza (A) : "Celui qui prend Achoûra comme un jour de bénédiction en conservant des vivres pour festoyer, Dieu ne bénira pas ces vivres et il sera dans l'autre monde dans le groupe de Yazid, d'Obeidallah (gouverneur de Koufa) et d'Oumar Ibn Saad (chef de l'armée de Yazid)."
How to cite this item
Baro, Hamadi. “Commémoration de l'Achoura : pour une unité des musulmans.” Le Pays, December 12, 2011. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2254.
Baro, H. (2011, December 12). Commémoration de l'Achoura : pour une unité des musulmans. Le Pays. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2254.
Baro, Hamadi. “Commémoration de l'Achoura : pour une unité des musulmans.” Le Pays, 12 December 2011. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/2254.
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L'article valorise la communauté chiite, la commémoration d'Achoura et la défense des valeurs religieuses, même s'il reprend aussi une critique sévère des Omeyyades et des célébrations concurrentes.
L'article valorise l'islam chiite et ses pratiques commémoratives, présentant l'Imam Houssein comme un modèle à suivre et critiquant les adversaires historiques des chiites.
L'article ne porte aucune appréciation globale, ni favorable ni défavorable, sur l'islam ou les musulmans ; il relate une commémoration et rapporte notamment les paroles des intervenants, sans prendre parti dans l'opposition « Islam vrai / Islam faux », qui demeure une citation attribuée.
Le traitement est bienveillant, mettant en avant la défense de « valeurs religieuses » et l'aspiration à l'« union de tous les musulmans ».
Le cadrage est résolument bienveillant envers la communauté chiite et sa pratique : l'article relaie le message d'« union de tous les musulmans » et valorise la commémoration comme acte de « défense des valeurs pour lesquelles l'Imam Houssein s'est soulevé », sans réserve ni ton critique.
Centrality
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Gemma 4 31B
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Very central
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L'article porte entièrement sur la commémoration chiite d'Achoura, l'imam Houssein, les valeurs religieuses et les interprétations musulmanes de cet événement.
L'article est entièrement consacré à la commémoration d'un événement religieux islamique chiite (Achoura) organisé par une association islamique, avec des discours sur les valeurs religieuses et la responsabilité des musulmans.
L'article est entièrement consacré à la commémoration de l'Achoûra par la communauté chiite du Burkina : il traite de l'Imam Houssein, de Karbalâ, des pratiques chiites et des conférences organisées, sans que ces thèmes soient relégués au second plan.
L'article est entièrement consacré à la commémoration de l'Achoûra par la communauté chiite du Burkina Faso.
L'article relate intégralement la commémoration de l'Achoûra par la communauté chiite du Burkina Faso, de la mort de l'Imam Houssein au récit de Karbalâ, sans aucun autre sujet concurrent.
Subjectivity
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Rather objective
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Le texte fournit des informations factuelles sur la cérémonie, mais relaie longuement, avec peu de contrepoint, les jugements des intervenants sur Yazid, les Omeyyades et les pratiques d'Achoura.
L'article rapporte des discours et des interprétations chiites sans distance critique, adoptant leur vision historique et religieuse comme cadre principal.
Le compte rendu est essentiellement factuel : lieu, date, intervenants, citations attribuées. Mais l'article reprend sans distance une partie de la narration chiite — par exemple « De nombreux récits ont été inventés par les Omeyyades pour masquer la réalité de l'Achoûra » —, ce qui constitue une trace d'orientation dans le cadrage.
Le ton est globalement informatif et rapporte les discours des intervenants, bien que le récit adopte ponctuellement le lexique émotionnel des sources (« triste réalité »).
L'article adopte le lexique religieux des participants dans sa propre voix (« mort en martyr », « sainte famille du prophète ») et présente les affirmations des conférenciers — par exemple que les Omeyyades ont « falsifié cette triste réalité de l'histoire » — comme des faits établis, sans aucune distance critique ni contrepoint sunnite.

