Issue · Al Maoulid Magazine · July 2009 Cite
Al Maoulid Magazine #11
- Type
- Périodique islamique
- Publisher
-
Al Maoulid Magazine
- Date
- July 2009
- issue
- 11
- number of pages
- 16
- Subject
- Islamisme
- Fondamentalisme islamique
- Salafisme
- Secte
-
Ibrahim Niass
Value Annotations
- AI Model - NER
- Claude Opus 5.5
-
Fayda
Value Annotations
- AI Model - NER
- Claude Opus 5.5
- Language
- Français
- Source
-
Abdoulaye Sounaye
- Contributor
-
Frédérick Madore
- Identifier
- iwac-issue-0000194
- Table Of Contents
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p. 1 [Billet] L'étau Taliban (Elh Barham Cheikh. A)
L'auteur analyse la menace grandissante de l'extrémisme aux frontières du Niger, évoquant notamment l'affaire des "yan boko haramun" au Nigeria et l'activité des salafistes algériens. Face à cet étau qui se resserre, il préconise comme rempart une bonne gouvernance, la justice sociale et le développement. L'article met en lumière les risques sécuritaires régionaux liés à ces mouvements radicaux. Il souligne l'importance de renforcer les institutions pour préserver la stabilité nationale.
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p. 1, 6, 7, 10, 11, 15 Ziyara de Fez: Voyage aux sources de la Tidjaniya
Cet ensemble d'articles relate le voyage spirituel d'une délégation de dignitaires religieux Tidjanes du Niger, menés par le khalife Cheikh Moussa de Kiota, vers la Zawiya-mère de la Tidjaniya à Fez, au Maroc. Le récit décrit les préparatifs à Niamey, l'accueil chaleureux au Maroc, et les visites marquantes au mausolée de Seïdina Ahmed Tidjani, à la Mosquée Tagmaati et au Mausolée de Sidi Al Arabi As Saeh. Les fidèles ont participé à des prières, à la lecture de la Wazifa et au zikr, renforçant ainsi leur foi et leur lien avec la tariqa. Le voyage a également été l'occasion de découvrir la richesse culturelle et historique de Fès, incluant le Palais royal et les remparts de la médina. Cette Ziyara souligne l'unité de la communauté tidjaniya et l'importance de la spiritualité dans la vie des croyants.
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p. 1, 4 Anniversaire de Cheikh Ibrahima Niasse: "Où est Barhama et qui est Barhama!" (Baye Niasse, Barham Cheikh)
Cet article rend hommage à Cheikh al-Islam Elhadji Ibrahima Niasse, dit Baye Niasse, à l'occasion de la célébration de son anniversaire lors du maoulid à Kiota. L'auteur souligne sa stature d'érudit, qualifié de Bahrul ilm (océan de science), et son rôle politique international majeur. Il insiste sur le fait que son véritable héritage réside dans la recherche du savoir et de la foi plutôt que dans la simple fascination pour ses miracles. L'article évoque également la continuation de son œuvre par son petit-fils, feu l'Imam Cheikh Hassan Cissé, et rappelle l'importance de son enseignement spirituel pour les générations actuelles.
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p. 3 [Société] Un pionnier nommé Baye Niasse (Le Phd. Ousmane Kane)
Cet article présente un résumé de la vie d'El Hadj Ibrahima Niasse (1900-1975), figure majeure de la Tijaniyya sénégalaise. Il retrace son parcours spirituel, son érudition précoce, l'expansion de son mouvement en Afrique de l'Ouest, ainsi que son rôle d'envergure internationale et politique. L'auteur met en exergue l'influence durable de Baye Niasse sur le paysage religieux africain. Il souligne également sa capacité à concilier tradition spirituelle et modernité.
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p. 5 [Société] Cheikh Kiota, Une autre incarnation de Baye Niasse (Barham Cheikh)
Cet article dresse le portrait de Cheikh Kiota, présenté à la fois comme un grand chef spirituel et un agriculteur hors pair au Niger. Il a révolutionné l'agriculture locale dans le Boboye en introduisant la traction animale, la mécanisation, l'irrigation pour les cultures de contre-saison et la culture du manioc pour produire du "Gari". Sa philosophie, héritée de son maître Baye Niasse, lie intimement le travail de la terre à la foi musulmane. Il démontre ainsi que le développement économique est compatible avec une pratique religieuse rigoureuse.
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p. 12 Le sens et l'encens d'une Ziyara à Fez (B.C)
Cet article relate la visite historique des tidjanes du Niger à Fez en avril 2009 sous la direction du khalife Cheikh Moussa de Kiota. L'auteur souligne l'unité de la communauté tidjaniya, le renouvellement de sa classe dirigeante par des jeunes formés à l'école moderne, ainsi que les enseignements d'humilité et de spiritualité tirés de ce voyage au mausolée de Seïdina Ahmed Tidjani. Il met en avant la dimension symbolique de ce pèlerinage pour les fidèles nigériens. Le texte insiste sur la pérennité des valeurs spirituelles au sein de la confrérie.
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p. 12 COMMENT VISITER LE TOMBEAU DE SEÏDINA AHMED TIDJANI (Traduction de la Zawiya Tidjaniya el Kobra d'Europe)
Tiré du livre Kachf el Hijab de l'imam Soukeirej, ce texte détaille le protocole et les formules de prière en arabe pour effectuer la visite (Ziyara) du tombeau de Seïdina Ahmed Tidjani. Le rituel se compose de quatre étapes successives comprenant des salutations, des récitations de la Fâtiha et de la Salat al Fatihi, ainsi que des invocations spécifiques. Ce guide pratique aide les fidèles à accomplir leur devoir de dévotion dans le respect des traditions. Il offre une compréhension claire des actes rituels nécessaires lors de ce pèlerinage.
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p. 13 Ces salafistes qui se veulent plus modernes que Bil Gates (Bachir Ousman dit Giles)
L'auteur critique vivement les mouvements salafistes et wahhabites, dénonçant la contradiction entre leur discours prétendument moderne et leur idéologie fondamentaliste. Il soutient que l'utilisation des nouvelles technologies ne suffit pas à faire d'eux des hommes modernes, qualifiant leur vision de retour vers les obscurités du passé. L'article appelle à une réflexion critique sur l'usage de la modernité par ces groupes. Il met en garde contre les dérives d'une interprétation littéraliste des textes religieux.
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p. 14 [Religion] A propos du tissu blanc de la Wazifa
Cet article explique l'origine et la signification de l'usage d'un tissu blanc lors de la récitation de la Wazifa chez les Tidjanes, une pratique initiée par le Cheikh Ahmed Tidjani à Fez. L'auteur défend cette pratique contre les accusations de "Chirk" (association) en montrant qu'elle vise à préserver la pureté et à honorer la présence des Anges, s'appuyant sur des exemples de la vie du Prophète et de ses compagnons. Il clarifie ainsi une pratique souvent mal comprise par les non-initiés. L'article souligne l'importance de la symbolique dans la pratique spirituelle.
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p. 14 LE TAPIS BID'A !
L'article s'interroge sur l'usage des tapis de prière et des moquettes au regard de la notion de "Bid'a" (innovation). En s'appuyant sur des hadiths et les pratiques de différentes écoles juridiques, l'auteur invite à la tolérance et à une meilleure compréhension de la Charia avant de condamner les pratiques d'autrui. Il plaide pour une approche nuancée des innovations religieuses. Le texte encourage les musulmans à privilégier l'unité sur les débats accessoires.
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- content
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NUMERO SPECIAL
AGENCE DE TOURISME ET DE VOYAGES
CROIX DU SUD
Tel: 96960317
Al Maoulid Mag
Periodique Islamique d'Information et de réflexion paraissant à l'occasion des fetes du maoulid
N°11 de juillet 2009 -Tel: (227) 96 59 00 62 / E-mail: almaoulidinfo@yahoo.fr
Ziyara de Fez :
Voyage aux sources de la Tidjaniya
Fêtes d'anniversaire de Mawlana Chekh Al islam Elh.Ibrahima Niasse :
"Où est Barhama et qui est Barhama !"
- Baye Niasse -
B I L L E T
L'étau Taliban...
Elh Barham Cheikh.A
L'affaire des "yan boko haramun" qui avait occasionné plus de mille morts suivis de la destruction de tout un quartier à Bauchi est l'exemple type des dangers qui geuttent à l'avenir notre pays.
Le Yan Boko Haramun est né des cendres des Yan Tatsiné de triste mémoire qui endeilla le nigeria dans les années quatre vingt. Leur QG, un village frontalier du Niger, est le sanctuaire du gourou de cette secte millénariste, un certain Mohamed youssouf tué [?] la police lors des emeutes. Ses mou[?]ines qui comptent parmis eux des nigeriens ont depuis prreclamés leur appartenence aux talibans afghans !...Read the full text — 10 011 more words Collapse the full text
Au même moment, au Nord de notre pays, en Algerie, des salafistes de l'ex GSPC assasinenaient dans le Tipaza quatorze soldats algériens. On sait qu'une frange non négligéable de ces salafistes algériens avait élu domicile sur la longue frontière Algero-Nigero-Malienne. D'ailleurs, leurs premières prises d'ôtages d'occidentaux s'est effectuée à quelques encablure seulement de notre Capitale. Eux aussi ont déjà fait allégeance à Ben Laden et autre Almen al zawahiri.
Sur le flanc Est de notre pays, là aussi le Tchad continue de brûler toujours sous les feux "d'islamistes soudanais", à en croire le Président Idriss Deby Itno...
Quoi qu'il en soit, le Niger semble pris dans un étau Taliban qui se resserre chaque jour un peu plus. Dans une sous région déjà perturbée du Soudan à la Mauritanie en passant par l'Algerie, la Centre Afrique, le Tchad et maintenant le Nigeria voisin, "le verrou nigérien" si cher à Koutché finira-t-il par sauter ? Il y a vraiment de quoi le craindre !!
Comment sortir alors de cette situation ? Le seul et unique rempart possible reste et demeure une bonne, vraiment très bonne gouvernance mais aussi la justice sociale et le developpement.
A bon entendeur...la paix !
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Complexe scolaire
Rawdatu Cheikh Al Islam
Elh. Ibrahima Niasse
de Kiota
Une ambiance conviviale et une formation de qualité
Cinq sections
une cantine scolaire
Unebranche à Niamey
La fondatrice Seyda Oumoulkheir Niasse
Prescolaire :
44 garçons et 35 filles
Primaire :
188 garçons et 148 filles
College et Lycée :
158 garçons et 83 filles
Coranique rénovée :
37 garçons et 58 filles
Coranique classique :
164 garçons et 157 filles
Le Directeur Général
M. Fathoullah
Cheikh Aboubacar
Jardin d'enfants
Primaire franco-arabe
Secondaire franco-arabe
Coranique Rénovée
Coranique classique
Al Maoulid Mag N°10 de Juillet 2009
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Al Maoulid Société 3
Un pionnier nommé Baye Niasse
Le Phd. Ousmane Kane
Ce document est un résumé de la vie de Baye Niasse Par le Phd. Ousmane Kane (Université de Saint-Louis) EL HADJ IBRAHIMA NIASSE, Sénégal, 1900 -1975 (Extrait du Dictionnaire des savants et grandes figures du monde musulman périphérique, du xixe siècle à nos jours, fascicule N°1, avril 1992).
Nè à Taïba-Niassène dans l'actuelle région du Sine-Saloum (Sénégal ) en octobre 1900 et mort à Londre le 26 juillet 1975, Ibrahim Niasse fils de Abdoulaye Niasse (1844-1922), importante figure de la Tijaniyya Sénégalaise et agriculteur prospère du bassin arachidier
La position stratégique de Kaolack et les relations suivies de son père avec les lettrés du Sénégal et de la Mauritanie et l'Afrique du nord font de sa maison paternelle un endroit privilégié où le jeune Ibrahim étudie non seulement les science religieuses exégèse, juruisprudence, théologie, grammaire arabe, rhétorique, métrique, biographie du Prophète (SAS), etc., mais également cultive un goût prononcé pour le mysticisme musulman. Témoigne de ses connaissances ésotoriques d'acquisition précoce, son premier ouvrage rûh al adab écrit à l'âge de 18 ans (En fait l'auteur Ibrahima Niass dit à la fin de son ouvrage qu'il avait 21 ans quand il écrivit son œuvre, Note du présentateur) , ainsi que son fameux kâshif al ilbas (1930) [Traité fondamental de Soufisme et de la Voie Tijaniyya. Note du présentateur].
A la mort de son père, en 1922, son frère aîné Mouhammad (Khalifa) prend en charge la communauté des "Niassènes" et Ibrahima enseigne dans les écoles coraniques de son père de Taïba, Kossi et Kaolack. Son érudition et sa piété lui attirent très vite de nombreux adeptes. Dès 1930, il se proclame héritier spirituel de Ahmed Tijani, et obtient l'allégeance massive des disciples de son père ainsi que celle de nombreux cheikhs maures qu'il initie à la tarbiyya (initiation mystique) dont le but est de parvenir à la ma'rifa (gnose) qui marque la spécificité de sa branche Tijaniyya. Toutefois son audience reste limitée jusqu'en 1937, année où il effectue son premier pélérinage à la Mecque et y rencontre l'Emir de Kano, Abdoulahi Bayero qui renouvelle son affiliation à la Tijaniyya auprès de lui et l'invite à Kano. Il y obtient l'adhésion de la majorité des oulémas de la Tijaniyya qui, dès la fin de la deuxième guerre mondiale, se font les moteurs de l'expansion de son mouvement dans toute l'Afrique de l'Ouest. A la mort de l'Emir Abdoulahi Bayero en 1953, son fils Mouhamed Sanuss lui succède et renforce ses liens avec Ibrahima Niasse. A la fin des années 60, grâce à ses appuis politiques, le zèle de ses disciples nord-nigérians, son action éducative, le zèle de son prosélytisme, il se trouve à la tête d'une communauté transnationale de plusieurs millions de membres répartis entre le Nord Nigéria, lieu par excellence de son rayonnement, le Ghana, le Niger, le Togo, le Libéria, la Sierra Leone, le Tchad, le Caméron, la Gambie, la Mauritanie et la région du Sine saloum. Selon Mervyn Hiskett (Development of Islam in West Africa, p.287), "by the end of colonial period, there is little doubt that it was by then the largest single Muslim organisation in West Africa." (Il n'y a aucun doute que son mouvement était la plus grande organisation musulmane en Afrique de l'Ouest à la fin de la période coloniale).
Premier Chef religieux ouest-africain à établir des contacts avec les organisations islamiques internationales, Ibrahim Niasse a été membre fondateur et vice-président de la ligue Mondiale Islamique basée à la Mecque, membre de l'Académie de Recherches de l'Université d'Al-Azhar et vice-président de la Conférence Mondiale Islamique dont le siège est à Karachi.
Plus qu'un érudit et un leader charismatique, Ibrahima Niasse était un homme politique d'envergure. Non seulment, il entretenait des relations étroites avec des leaders africains et arabes dont l'ancien président égyptien Nasser et le premier président du Ghana Kwamé Nkrumah qui, bien que chrétien, passe pour avoir été un de ses disciples, mais il a été dans les années 1950 et 1960, très actif dans l'arène politique africaine en général et nigérianne en particulier.
Le titre est de la Rédaction
Al Maoulid Mag
Périodique Islamique d'Information et de réflexion paraissant à l'occasion des fêtes du maoulid
N°10 du 08/09 Mars 2009
(56ème edition de Kiota)
Tel: (227) 96 59 00 62
E-mail: almaoulidinfo@yahoo.fr
Directeur de publication :
Elh. Barham Cheikh
Comité de rédaction :
Dr. Med Rabany Zakarya
Mamadoul Tayab Issa
Mouhamed Mamoudou
Dr. Abdoul Lawi Cheikh
Service commercial :
Boubé Kountchetarey
Impression IBB
2000 exemplaires
Al Maoulid Mag N°10 de Juillet 2009
--- Page 4 ---
**Societe**
**4**
**Anniversaire de Cheikh Ibrahima Niasse:**
**“Où est Barhama et qui est Barhama!”**
Dicton de Baye Niasse
Chaque année la fête d'anniversaire de Cheikh al islam Elhadj Ibrahima Niasse, affectueusement appelé Baye Niasse du côté de Kaolack, draine une foule immense, transnationale. Et cette rencontre qui fait, de plus en plus tâche d'huile est l'occasion de découvrire davantage la vie et l'oeuvre gigantissime de cette personnalité riche et emblématique qui marque encore notre vie et notre religion en Afrique de l'ouest.
Cette année encore, à Kiota, son maoulid avait fait le plein du monde du 07 au 15 Juillet 2009. C'était l'occasion pour écouter des témoignages vivants et des histoires vécues en rapport avec le Cheikh. Toute chose qui concourait à faire plonger les fidèles talibés dans cet océan de sciences et de mysticisme que fut la vie de Baye Niass.
Le maoulid en réalité est une fête islamique sensée commémorer une importante personnalité musulmane tout en proposant des pistes de reflexion sur les voies et moyens de traduire en acte ses enseignements.
Baye Niass est, sans conteste, l'une des figures importantes de l'islam contemporaine. C'est un *Bahrul ilm, bila sahel*, (c'est-à-dire un océan de connaissances, sans rivage). Homme de Dieu, il le fut dans l'acception pleine du terme, C'était un érudit prolixe ayant à son actif plusieurs dizaines d'ouvrage de valeur couvrant tous les domaines des sciences islamiques. Sa stature politique et son aura internationale ne sont plus à démontrer. Il avait côtoyé N'kurumah et Nasser et présida en son temps des instances islamiques internationales. Ce même Baye Niasse disait que la tidjaniya n'est pas une voie faite pour des ignorants indolants, mais une voie pour de gens détérminés à chercher le savoir "du berceau à la tombe"!.
Sans connaissance, comment serait-il possible de découvrir son Créateur? comment pourrait-on se positionner par rapport à Lui? Voilà qui nous interpelle déjà sur le rôle central du savoir dans l'adoration d'Allah mais aussi sur notre système d'éducation de façon générale. Seuls la connaissance et la persevenrence permettent l'elevation spirituelle au plus haut sommet de la *Ma'rifa* (gnose), laquelle peut se manifester par des miracles. Lesquels miracles ne sont que la conséquence d'un travail et non le travail lui-même.
Dès lors, ce serait contrarier Cheikh al islam que de rester ignorant tout en se réclamant de lui. Et ce serait mal le servir que de circonscrire sa personnalité si immense à de simples "faits" miraculeux parfois fantaisites dont elle n'a que faire!
L'amour pour Baye et pour le prophète, doit être une louange au Créateur et non un slogan encore moins une simple effigie! Aimer Baye, être un vrai disciple de Baye, c'est copier Baye dans ce qu'il avait le mieux possédé au monde; le savoir et la foi! Aimer cet homme, c'est surtout éviter de distraire ses disciples devant l'urgence de traduire en actes concrets ses précieux enseignements!. Car Baye avait tracé un immense chantier à ses disciples dans tous les domaines de la vie. Membre observateur à l'OUA et au non aligné, Baye était proche des mouvement d'émancipation des peuples et de la société civile plus qu'il ne l'était avec les partis politiques classics. Quand bien même il était fièr de voir ses disciples investir tous les champs de la vie. Ecoutons ce qu'il disait à propos dans la *"Lettre de Niamey"*: "Ces millions de croyants musulmans d'obédience tidjane sont en fait de l'élite des fils d'Afrique. Car nous avons constaté leur presence effective dans les petites et grandes Mosquées tout comme sur les périmètres agricoles, dans les écoles, les universités, les Marchés, dans les formations politiques, les parlements, les gouvernements, dans les palais de justice, les usines et partout ailleur." Et il ajoute: "Oui! il y a aujourd'hui devant le musulman africain un large chantier de reflexion et d'action; A vous de persévérer dans le cadre de vos écoles pour former des promotions qui soient rigoureuses dans leur pensée, consciencieuses dans leur foi mais aussi respectueuses des gens pieux avec lesquel elles sont appelées à traiter avec vérité, sincérité et crainte d'Allah!"
Il est indéniable que le Cheikh se préoccupait beaucoup des enjeux du monde contemporaine. L'intellectuel chevronné qu'il était n'hésitait pas à prendre sa plume, à chaque fois que nécessaire, pour matérialiser ses idées sur des questions internationales et islamiques brûlantes comme ce fut le cas lors de la polémique suscitée un moment par un projet de déplacement de la station d'Abraham du pied de la Kaba vers un autre endroit plus éloigné, pour une raison de modernisation disait-on. Baye Niasse prit alors sa plume et sortit un bouquin qui fut forte sensation et qui conduit finalement à l'abandon, par les saoudiens, du-dit projet.
Voyageur infatigable, il avait toujours en main son bâton de pelèrinage à parcourir le monde pour la cause juste, la cause de l'islam. Pour Cheikh al islam, les rues du Caire, de Londres de Paris, de Hong Kong, de Bangkok, de Karachi, de Lahore, de Kano, de Konakry ou de Niamey n'ont plus de secret.Ses écrits sont une véritable encyclopédie géographique du monde.
L'Imam Cheikh Hassan Cissé, son petit fils et son pur produit, décédé le 13 Août 2008, est l'un des rares à s'être bien saisi de l'héritage du Cheikh. Il avait ouvert à la tidjaniya le nouveau monde ainsi que l'Europe et l'Afrique du Sud! Si l'Imam Hassane avait réussi ce "miracle", c'est justement en raison d'une application stricte d'un principe simple du maître: Faire du savoir et de la foi son cheval de bataille.
L'Imam Hassane, en ce qui le concerne, ne s'était pas laissé aller à la facilité improductive qui consiste à réssasser à longueur du temps, les miracles de Baye comme moyen de l'aimer, non! il s'était attelé avec courage et abnégation au travail laissé par lui.
Les miracles, comme certains en raffolent! Ils ont beau être spectaculaires, ne font pourtant pas la réligion ni le soufisme d'ailleurs. Baye, à son corps défendant, en avait prdouit des plus beaux, mais que pesent tous les miracles du monde devant un seul écrit de Baye?. Les plus petits des miracles; chez Baye, n'est-ce pas ce sont justement...ses miracles(miracles, en termes de faits mystiques sortant de l'ordinaire)? Les vrais miracles de Cheikh al islam, pour ceux qui ne l'ont pas encore compris, sont à chercher justement au délà de simples manifestations mystiques de circonstance!
**Barham Cheikh**
*Al Maoulid Mag N°10 de Juillet 2009*
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Al Maoulid Société 5
Cheikh Kiota,
Une autre incarnation de Baye Niasse
L'amour de son Cheikh par l'amour de son travail ...
Agriculteur né, reconnu et salué en son temps pour cela par le Président Kountché qui ne perdait pas de vue les grands agriculteurs de son espece, Cheikh Kiota n'en est pas moins un grand chef spirituel. Ses champs sont kilometriques. L'homme avait tôt fait du travail de la terre, l'un des trois piliers sacrés de son système à savoir : La foi, la recherche du savoir et le travail de la terre.
Contrairement à d'autres, le Cheikh adore le progrès et la nouveauté. Il innovait dans le domaine agricole en introduisant de nouvelles variétés qu'il commandait parfois de l'exterieur. Il fut le premier à introduire dans la zone la traction animale et divers autres systèmes de mécanisation dont les tracteurs. Enfants déjà, c'était sur les chantiers du Cheikh que nous découvrions pour la première fois les visages des techniciens chinois qui y venaient régulièrement flanqués de leurs interprètes.
Dans le Boboye où l'eau de la nappe fréatique se trouve en moyenne à moins de deux metres de la surface en moyenne, les gens ignoraient, jusqu'au retour du Cheikh de ses etudes, tout de l'irrigation et du jardinage. Ainsi, lors de grandes famines, il arrivait que le Boboye aussi se vide de sa population au même titre que les hauts plateaux sinistrés alors même que sa population avait un océan sous les pieds ! Cheikh Kiota fut ainsi donc l'inspirateur et le prêcheur par l'exemple, en faveur de l'introduction d'une nouvelle façon de produire de la nourriture par la culture dite, plutard, de contre saison. Une veritable révolution se rappelait-il plutard, parceque personne à l'époque n'était en mesure de comprendre sa démarche !
De même il fut incompris à ses débuts, pour son amour poussé de la diversifaction sur ses perimetres agricoles même si les céréales occupaient toujours l'essentiel de ses travaux. Histoire d'effacer tout tabou dans le domaine agricole. L'agriculture pour lui est aussi une école. Il eût ainsi l'initiative d'installer pour la première fois au Niger une usine de production de farine de manioc connu sous le nom de "Gari" tout en assurant en amont un vaste champs de manioc frais. Un projet qui interessa particulierement le President Kountché connu pour sa quête effrennée de l'auto suffisance alimentaire.
Pour Cheikh Kiota, le travail est une composante de la foi musulmane avant d'être un acte éducatif social ou politique. "Ce que la terre ne vous donne pas, personne d'autre ne vous le donnera !" plaisentait-il souvent. Rigueur et détermination sont ses maîtres mots dans le travail. Une philosophie qu'il tenait de Baye Niasse, son maître qu'il avait eu le temps d'observer. Mais malgrès son ouverture d'esprit et son amour pour la diversification et l'innovation agricole, il est une culture que le Cheikh détestait presque, c'est la culture de l'arachide ! Pour avoir vu les cultivateurs senegalais sacrifier les cultures vivrières au profit de la seule culture de rente qu'est l'arachide, Cheikh Kiota en était presque choqué "C'est une culture qui a plongé les agriculteurs sénégalais dans la misère et la famine chronique ! Puisque quelle que soit la quantité produite en une saison, on finit toujours par la céder contre des billets de Banque pour ensuite s'acheter de quoi offrir à sa famille. Quel gachie !. Et dites-moi, quel est le père de famile qui, le soir tombant osera se presenter devant sa femme et ses enfants avec une gousse d'arachide comme repas ?!." S'interrogeait-il.
Curieusement, le Cheikh a toujours réservé un lopin de terre à l'arachide, allant parfois même jusqu'à y réaliser des prouesses ! Pourquoi cela ? "j'ai vu Cheikh al islam le faire, et je voudrais faire comme lui, c'est tout !" disait-il.
Barham Cheikh
Al Maoulid Mag N°10 de Juillet 2009
--- Page 6 ---
Al Maoulid Société 6
Voyage aux source
Pour la première fois, une centaine de dignitaires religieux Tidjanes du Niger conduits par le khalife Cheikh Moussa de Kiota s'était rendu au Maroc pour une Ziyara à la grande Zawiya-mère de la Tidjaniya de Fez.
Cette grande Ziyara qui s'était déroulée du 17 au 23 Mai 2009 avait de toute évidence tenu toutes ses promesses tant sur les plans spirituels, touristiques qu'organisationnel : Non seulement c'était un rassemblement de toute la crème tidjane de ce pays, mais ce fut un voyage inoubliable qui avait bénéficié d'une parfaite organisation menée de main de maître par l'agence organisatrice, l'agence CROIX DU SUD.
La veille du départ déjà, le vendredi 14 Mai, en avant goût, l'arrivée à Niamey du Khalife Cheikh Moussa depuis Kiota avait connu un accueil sans précédent le long de la route menant de Kiota à Niamey ; Dans chaque village ou hameau, et souvent en plein brousses, les foules se massaient des deux côtés de la voie bitumée pour saluer le départ du Khalife. On avait même vu des localités, où cela ne s'était jamais produit au paravent, accueillir le Khalife ce jour là. Et à chaque étape, le long cortège était obligé de s'arrêter. C'est ainsi que la prière du Maghreb prévu pour se dérouler à la grande zawiya du quartier complexe où déjà une foule impressionnante attendait depuis les environs de 16H, s'était finalement déroulé à Sorey près de Niamey !
A Niamey, les fidèles durent finalement se contenter de prier l'Isha avec le Khalife qui prononça à la fin un discours où il remercia les fidèles avant de situer le but du voyage ainsi que son importance dans la vie du disciple tidjane. Le Khalife ne manqua pas de voir dans l'effervescence et la mobilisation extraordinaire spontanées suscitées par ce voyage, le signe manifeste par avance d'une bénédiction. Il annonça enfin le départ pour le lendemain tard dans la nuit. Et compte tenu de l'heure tardive, 3H du matin, le Khalife dispensa les accompagnateurs de vouloir faire le déplacement à l'Aéroport.
SAMEDI 17 MAI : Le départ de l'Aéroport Diori Hamani de Niamey
Vers 2H du matin, plusieurs dignitaires religieux arrivèrent au domicile du Khalife dont Sidi Ibrahim, le khalife de Cheikh Chouaïb Ali, avec sa suite, et vers 3H 00 c'était un grand cortège qui s'ébranla en direction de l'Aéroport. Devant l'Aérogare, il y avait déjà foule. Chacun des pèlerins (ils étaient une centaine), s'était habillé en boubous blancs, une simple coïncidence, ce qui donnait à l'événement un cachet supplémentaire de solennité. Les formalités ayant été déjà faites par l'agence, le passage à la salle d'attente se fit sans coup férir. Et un peu avant 4H00, le vol 730-700 d'Air Maroc s'immobilisa sur le tarmac de l'Aéroport.
Une fois à bord, après le décollage, était servi un petit déjeuner chaud fait de poulet et des légumes frais, ce qui contribua à rendre le trajet beaucoup moins long pour les passagers dont certains venaient de prendre l'avion pour la première fois de leur vie.
La distance Niamey-Casablanca fut parcourue en 3H30 mn. Et notre première surprise fut cet accueil extraordinaire qui nous fut réservé dans la pure tradition marocaine, dans le hall même de l'Aéroport Mohamed V, et devant une foule de casablancais médusés. Il y'avait eu d'abord une cérémonie de présentation d'un bouquet de fleur à Mama Kiota qui faisait partie du voyage, par une jeune femme marocaine puis l'installation des visiteurs sur un air aménagé où fut servie une quantité d'amuse-gueule allant des dattes aux gâteaux en passant par des limonades, du thé, du café etc. C'était un service impeccable mené de main de maître par des hommes et des femmes bien attentionnés et habillés en smoking. Séduits, certains marocains venus accueillir les leurs ne purent résister à la tentation de se joindre à nous...
Au dehors, deux grands bus climatisés flambant neufs attendent déjà d'embarquer tout le monde en direction de Fez. Le programme tracé ne prévoyant pas d'escale à l'aller à Casa. On prit la route confortablement installés par un temps très clément. Le seul souci à présent était de rattraper la prière du matin que personne n'avait pu faire alors qu'il faisait déjà 11H00 heure locale !
Encore une bonne demi-heure de marche, le chauffeur rangea son camion dans le parking d'un espace aménagé doté de boutiques et restaurants pour marquer une pause pour la prière. Il y'avait aussi toutes les commodités dont aurait besoin un groupe de musulmans dans de telles circonstances, à commencer par une petite et coquette Mosquée très bien tenue.
Le devoir religieux accompli, on avait l'impression, devant tant de restaurants, de sentir un petit creux dans le ventre, mais rien hélas n'était prévu comme restauration avant la destination Fez. On dut prendre son mal en patience. Pourtant entre Fez et Casa, c'était près de 400 km ! Le voyage était plaisant et il y'avait tant d'autres merveilles à voir à vous couper...la faim ! : A commencer par le climat et surtout les paysages, tout était absolument magnifiques ! Ni la fatigue ni cette petite faim qui gagnait du terrain, n'empêchaient de se délecter des étendues des champs de blé qui attendaient d'être moissonnés. Même en période morte les champs contrasteaient fortement avec les nôtres.
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s de la Tidjaniya
Des champs de blé qui forment un tapis doré ondulant sur les dunes et montagnes à l'infini ! On devinait aisément la beauté paradisiaque de ces pleines marocains une fois les premières goûtes de pluies tombées...
Après quelques quatre heures de route, disons d'autoroute, la ville de Fez se pointa enfin. Les bus traversèrent toute la ville pour nous déposer devant un restaurant appelé ZAGORA dans le quartier du centre vile à Fez Saïs où la délégation nigérienne se vit servir le fameux Tajine marocain, un plat de viande de bœuf agrémenté d'olives et de légumes divers. Pour des nigériens grands consommateurs de viande, ce plat à priori pas particulièrement exotique, peut-on dire, facilita le premier contact avec la cuisine marocaine !.
Au bout d'une heure de temps, on regagna les bus, direction l'Hôtel TGHAT ! C'était un Hôtel quatre étoiles de quatre étages situé en plein centre ville avec des chambres climatisées bien propres. On repartit les occupants en deux par chambre, exceptés les Khalifes et d'autres dignitaires qui avaient droit à des chambres individuelles. Quant au repas de la nuit, il était servi en service libre dans le restaurant juste au rez de chaussé. Le reste de la soirée était réservé au repos..
DIMANCHE 18 MAI : Visite de la ville de Fez
Après une bonne nuit réparatrice et grâce à une baisse sensible de la température, la délégation se réveilla très tôt dans la bonne humeur pour accomplir la prière matinale autour du Khalife qui était logé au troisième étage.
Une petite Mosquée informelle fut improvisée devant la chambre du Khalife Cheikh Moussa où, dans ses moments, les Wirds habituels sont tenus. Après quoi tout le monde redescendit pour un petit déjeuner copieux dans le restaurant, toujours en libre service.
La journée de ce dimanche devait être mis à profit pour attendre la venue le soir même d'une partie de la délégation composée de treize personnes laissées à Niamey faute de place dans l'avion. Dans ces conditions, la visite du Mausolée de Cheikh Ahmed Tidjani ne commencerait donc que le lendemain après l'arrivée de la suite du convoi.
N'empêche que l'agence du voyage avait prévu une randonnée à travers la ville de Fez. Elle dota chaque bus d'un guide professionnel flanqué d'un traducteur improvisée en Haoussa et Djerma, ce qui permit à la délégation de remonter l'histoire millénaire de cette glorieuse cité de Fez. Les guides nous conduirent ainsi tout d'abord devant le Palais royal de Fez, le plus imposant de tout le Royaume semble-t-il. Le roi Mohamed VI, nous apprend-on, s'y trouvait d'ailleurs depuis six mois au moment de notre visite, cela se savait d'ailleurs par la présence des gardes royaux habillés de blancs, de toc et tenant des sabres dorés. Le jeune monarque était venu semble-t-il au chevet du prince heritier qui souffrait d'une crise d'asthme.
Du somptueux palais aux portails géants dorés bien hermétiques, on nous guida vers un vieux fort colonial situé en hauteur de la ville de Fez et qui sert aujourd'hui de musé. L'endroit était très apprécié des touristes européens pour la vue panoramique magnifique qu'il offre de la ville de Fez et surtout de la Médina. De là on pouvait apercevoir le minaret du Mausole du fondateur de la Tidjaniya juste derrière celui de la Qaraouiyine. La délégation apprécia passionnément surtout que nos guides, en fin connaisseurs, n'étaient surtout pas avares de détails intéressants concernant la vie et l'histoire de cette ville qui nous a toujours fasciné nous les Tidjanes en particulier et les soufis en general. A la lumière des explications, on se rend compte que Fez qui a 1200 ans est l'une des plus vieilles villes islamiques et les plus riches en patrimoines islamiques de valeur.
On profita de la présence sur place de vendeurs ambulants d'objets divers et des photographes pour faire quelques souvenirs. L'occasion de faire des photos était propice surtout qu'on trouvait là à moindre frais tout ce que le Niger compte de grands dignitaires tidjanes.
A écouter nos guides marocains, veritables griots modernes, impossible de voir s'écouler le temps. Il était déjà treize heurs, alors que la prière du Zouhr était prévue pour se dérouler à la Mosquée Tagmaati, la plus grande de Fez, située en plein centre ville. On dut refaire le tour des remparts et de la médina avant d'y arriver. Les remparts ces murailles géantes protégeant autrefois la ville des assauts extérieurs, souffraient de vétusté tout comme la médina faisait face à un grave problème de surpopulation. De nombreux échafaudages en bois attestent d'ailleurs de la continuation des efforts de restauration entrepris depuis des années par l'UNESCO pour la sauvegarde de ces sites classés patrimoines historiques de l'humanité.
A la Mosquée Tagmaati, les fessis(habitants de Fez), visiblement impressionnés par la présence de tous ces Cheikhs noirs habillés de blancs et regroupés autour d'un guide, n'avaient pas hésité, la prière finie, à nous témoigner toute leur déférence et à demander la bénédiction du Khalife. Les plus curieux demandaient aussi notre nationalité. Les fessis se disaient "tous tidjanes" et surout honorés de
(Suite en page 10-11)
Seidina Cheikh Ahmed Tidjani a dit :
" Celui qui m'aime pour l'amour d'Allah et de son Messager est béni, mais quant à celui qui m'aime pour autre raison, je ne suis qu'un mortel "
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Photos
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Accueil au bouquet de fleur
Arrivée de la délégation dans la Medina
Le voyage s'était fait en autobus...
Embrassade entre le Khalife Moussa et le sherif
Cheikh Hassan Kotchiré et Dandakoye
La troupe du recital
Seyda Zahra Cheikh et sa fille Une ambiance de fête...
Mosquée Hassan II "Le trône de Dieu était sur l'eau..."
Cheikh Elh. Abacar Oumarou
Les bus devant l'hotel
Le festin...
Mosquée Hassan II... Admiration de la beauté architecturale!
Le Mausolée de Sidi Ahmed Tidjani
Un des portails impressionnants de la Mosquée
Cheikh Ousmane
Un jeune sherif
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photos
Une photo devant le palais royal de Fez
Cheikh Mounir et Cheikh Zindigorou...
Les Khalifes Sidi brahim et Ali Cissé
Le sherif Moulaye Zoubir ben Slimane
Gigantisme et somptuosité
Photo de famille devant la Mosquée Hassan II
Seyda Oumoul kheir Niass
Un des organisateurs du [?]
Le Sherif de Sidi Bel Arabi As Saeri
L'entrée du Mausolée
La séance de Wazifaa la Zawiya-mère
Sortie de la Mosquée
Le charme infini de la Mosquée
Le Cheikh d'Hassan Koberi
Le Cheikh de Tarbiyat
Le Mausolée Sidi bel Arabi
Marocains demandant la bénédiction
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notre presence sur le sol du Royaume. Les Marocains en général ont de très bon sentiments vis-à-vis des délégations tidjanes. Mêmes les quelques salafistes barbus très sourcilleux qui autrefois tentaient désepèrement de dissuader les visiteurs tidjanes à coup de propagandes mensongères, se sont trouvé d'autres occupations. A plus d'une fois, nous avions vu des gentils marocains s'improviser guides afin de nous frayer du chemin dans une foule!...
LUNDI 19 MAI : A la rencontre de Cheikh Ahmed Tidjani
Dans l'après midi du Lundi, c'était une délégation au grand complet qui prit place dans les deux bus pour reprendre à peu de choses près le même trajectoire que la veille, car la Zawiya de Cheikh Ahmed Tidjani se trouve dans l'ancienne médina. Les ruelles tortueuses et exigües de la vieille citée ne permettaient pas à nos imposants autobus d'accéder jusqu'au Mausolée. Dans ce cas, le restant du trajet, une centaine de mètres tout au plus, devait se faire à pied. Ce spectacle bien impressionnant de boubous déferlant sur le quartier de la Médina, ne pouvait échapper naturellement à la curiosité des marocains qui nous souhaitaient qui la bienvenue qui un salut poli etc.
Et tout au long du trajet étroit, les marocains autrefois quelques peu moqueurs, se relayaient presque pour dégager sur notre passage la ruelle continuellement encombrée par des ânes et autres mulets chargés de bagages...C'est aussi cela la Médina!
Enfin la Zawiya ! Le bâtiment qui fait office de nombril de la tariqa Tidjaniya est constitué d'une seule Mosquée, si l'on peu dire, et qui abritait le Mausolée du fondateur en son sein. Les portails bien scultésde l'édifice, étaient grandement ouvertes pour la circonstance laisseant entrevoir le maître des lieux, le Shérif Moulaye Zoubir bin Slimane qui semblait attendre avec impatience notre arrivée. L'homme, la cinquantaine, habillé d'un boubou blanc en shedda cousu " à la mode haoussa " partit d'un pas accéléré vers le Khalife Cheikh Moussa, un large sourire aux lèvres. Les deux hommes s'embrassèrent longuement en répétant des politesses, des bienvenues et des salamalecs à n'en plus finir! Le Khalife Cheikh Moussa lui présenta aussi les autres Cheikhs qui étaient avec lui dont Cheikh Sidi Ibrahim, le Cheikh Ali Cissé de Koussa et d'autres. C'est alors que l'arrière-arrière petit fils de Cheikh Tidjani invita tout le monde à prendre place.
Dans un discours en arabe, non écrit, le Shérif salua les fidèles avant de souligner l'importance de cette Zawiya en ce sens qu'elle représente la Zawiya-mère de la tidjaniya dans sa globalité, celle fondée par le saint shérif, Sidina Cheikh Ahmed el tidjani lui-même. C'est aussi la Zawiya où repose encore son corps béni. C'est une Zawiya qui avait vu défiler tous les Mouquaddams de Cheikh Ahmed Tidjani ceux de son vivant que ceux d'après, disait-il. Dans cette Zawiya, avait-il poursuivi, il existe un des grands noms d'Allah un ( Ismullah al a'azam ) qui aurait été dissimulé dans un des piliers de l'édifice par le fondateur lui-même au moment de la construction des fondements de la Mosquée. Ce pilier est assurément un pilier béni. C'est au terme d'un long discours englobant plusieurs aspects de la foi, qu'intervint la prière du Maghreb suivie de la traditionnelle Wazifa, un moment de grande émotion, un instant très attendu.
Dans la première Zawiya de la tariqa Tidjaniya, les anneaux formés autour du toile blanc pour la lecture de la Wazifa se fait sur toute la longueur de la Mosquée. L'émotion était réelle pour les fidèles d'accomplir ce zikr dans la Zawiya où repose son fondateur. Aussitôt après le zikr, on fit la prière de l'isha avant de passer à la visite du tombeau du Cheikh.
Afin de permettre à tout le monde d'y accéder, le Khalife Cheikh Moussa prit la décision de scinder la délégation en trois groupes qui allaient se succéder pour le recueillement sur la tombe de Cheikh Ahmed Tidjani, compte tenu de l'exigüité de l'enclos autour de la tombe. Une fois à l'intérieur des grilles du Mausolée, il était demandé à chacun de lire simplement une douzaine de Jawharatul kamali (la perle de la perfection), une prière sur le prophète Mohamed formulée par Cheikh Ahmed Tidjani lui-même.
La visite du Mausolée qui est pourtant un des temps forts de la Ziyara, prit ainsi fin dans la plus grande simplicité. On allait vider les locaux n'eut été l'hospitalité légendaire des Shourafa, nos hôtes, ces descendants de Cheikh Ahmed Tidjani qui étaient venus en nombre pour la circonstances, et qui invitèrent la délégation à écouter un bel récital composé d'un chant d'Alburdat à l'honneur du prophète Mohamed(psl). Bercés et transportés par les douces voix des chanteurs, on eût bien du mal à s'y extraire pour prendre place autour du
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fameux plat de couscous marocain présenté sur des plateaux géants. Uncouscous qui était garni de gros poulets, de légumes et le tout arrosé d'une sauce jaunâtre dans la pure tradition légendaire marocaine. Ce fut un festin inoubliable vu la valeur des locaux et des convives. C'est ainsi que prit fin la visite du Mausolée de Cheikh Ahmed Tidjani dans la saveur spirituelle, la senteur culinaire et la bonne humeur peut-on dire!. Au sein de la délégation c'était le sentiment d'un devoir bien accompli.
Et dès le lendemain matin, on peut vaquer à ses occupations. La délégation visita ainsi les sources thérmales de Moulaye Yacoub à une vingtaine de km de Fez avant de reprendre la route pour Casablanca.
MARDI 20 MAI :
L'escale au Mausolée Sidi Al Arabi As Saeh :
Après trois heures de route marquée d'une seule escale pour les prières, c'était à la tombée de la nuit que les bus s'arrêtèrent devant le Mausolée de SIDI BEL ARABI AS SAEH à Sallé, dans la banlieue de Rabat. Ce saint bien connu au Maroc, n'était pas un compagnon de Sidi Ahmed tidjani. Il était tout aussi valeureux que lui et avait fini, au terme d'un rêve prémonitoire, de lui faire symboliquement allégeance avant même la naissance du fondateur de la Tidjaniya. Après une brève visite du tombeau qui était situé avant l'entrée de la Mosquée, le Sherif Moulaye Attaher, le maître des lieux, très âgé, reçut la délégation nigérienne. Il se dit très fier de la visite et fit longuement les éloges du khalife Cheikh Moussa et de son action très bénéfiques en faveur de la tidjaniya au Niger. Le Sherif fit des prières et des invocations avant de libérer la délégation.
MERCREDI 21 MAI :
Visite à la Mosquée Hassane II
A l'arrivée de la délégation nigérienne sur les lieux, c'était un petit peu le branle-bas général chez les gardiens et autres photographes-chasseur d'image. Quant aux touristes européens qui ne cessaient de débarquer sur les lieux et qui tiraient sur tout ce qui bougeait, ils profitèrent de l'aubaine que représentait notre présence, pour faire de belles images de souvenir. En effet, " ce n'est pas tous les jours qu'un tel nombre de dignitaires religieux qui, plus est, africains, se voit ici " nous confie un gardien.
Pour notre part, on était resté ébahi devant le gigantisme phénoménal du monument. Des guides nous ont restitué toute l'historique de la Mosquée avant de nous faire visiter les différentes merveilles qu'elle contenait. " Erigée en partie sur l'eau, la Mosquée Hassan II est l'une des plus belles édifications initiées par feu Sa Majesté le Roi Hassan II en se référant au verset du coran qui dit "...le trône de Dieu était sur l'eau ". Chef d'œuvre de l'architecture arabo-musulmane, la Mosquée Hassan II est l'une des prouesses du vingtième siècle. Elle est unique à travers le monde de par ses dimensions et son architecture" Peut-on lire sur un dépliant.
Cette Mosquée, le moins qu'on puisse dire, fait la fierté de tout musulman digne de ce nom. A sa construction, les marocains de toutes les couches sociales ont cotisé parait-il, ce qui restitue davantage tout son côté symbolique!
C'était vraiement l'endroit idéal pour filmer tous ces dignitaires tidjanes présents sur le site, les uns et les autres en profitèrent largement pour faire des photos uniques en leur genre gâce à un bon ensoleillement et à la presence de photographes professionnels installés sur le site.
Dans l'après midi, la délégation profita pour faire des achats et visiter, pour ceux qui le désiraient, le Mausolée de Moulaye Youssef, le grand père de Hassan II, un sherif.
MERCREDI 22 MAI :
Prière de vendredi à la Mosquée Hassan II et départ pour l'Aéroport
Comme la veille, notre retour sur l'esplanade de cette Mosquée géante ne pouvait passer inaperçu. Surtout en ce jour de vendredi où les lieux craquaient de monde. Les sempiternels paparazzis et la télévision nationale qui était là comme d'habitude le vendredi, filma abondamment la délégation. Regroupé autour du Khalife, les nigériens prirent place au milieu de la Mosquée juste au moment où l'imam montait sur la chair pour donner le sermon. Le thème du jour portait surtout sur la tolérance en islam, une nécessité, avait rappelé l'Imam, pour le parachèvement de la foi chez le croyant. Il plaida par la suite, hadiths et versets du coran à l'appui, sur la nécessité pour la société marocaine en particulier et les sociétés musulmanes en général, d'un retour aux valeurs islamiques fondamentales, celles de tolérance et du respect mutuel, notamment le respect dû aux personnes âgées. Cette valeur aujourd'hui menacée, devrait être replacée, disait-il, au centre du système éducatif à tous les niveaux dans nos pays.
Une fois la prière terminée, alors que les gardiens paraissaient pressés de refermer les portails géants de la Mosquée, la délégation resta sur place pour une ultime prière, celle devant clore la Ziyara. Très touchés, beaucoup de casablancais en profitèrent pour prier à nos côtés. D'autres se sont précipités devant le Khalife Moussa pour recueillir prières et bénédiction.
C'était sur ce beau tableau que prit fin le séjour marocain d'une semaine du Khalife de la Tidjaniya du Niger, Cheikh Moussa Aboubacar et de sa délégation. Un véritable succès dans l'utile et l'agréable. Cette visite qui s'était déroulée sans le moindre contact officiel, interessa, les plus hautes autorités marocaines dont le Roi Mohamed VI qui expirma son interert et même son regret, d'après certaines sources, de n'avoir pas rencontrer un representant de la délégation nigerienne.
Normal, c'était qu'une visite spirituelle, après tout.
Barham Cheikh. A
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Le sens et l'ensens d'une Ziyara à Fez
La visite des tidjanes du Niger à Fez en Avril dernier, sous la direction du khalife Cheikh Moussa de Kiota, reste incontestablement un évènement historique majeure et un tournant dans la vie de cette communauté. Au délà de la réussite de cette visite, les enseignements à en tirer sont nombreux.
D'abord en décidant de cette Ziyara de manière si spontanée et en la menant sans la moindre difficulté, et avec l'adhésion et la presence physique de tous les dignitaires tidjanes de ce pays et d'autres venus des pays voisins, le khalife de Kiota confirme, si besoin est, son incontestable leadership.
Quant à la communauté tidjaniya, elle venait ainsi de faire la preuve de son unité jamais démentie, une unité qui s'affirme plus que jamais autour des objectifs communs et autour d'un leader charismatique.
Si le Khalife de Kiota avait en personne pris cette mission en main, c'est parce que c'était plus une visite initiatique qu'une simple visite routinière pour beaucoup de jeunes leaders tidjanes qui l'accompagnaient. En effet ces dernières années, la classe dirigeante tidjane s'est fortement renouvellé suite à la disparition presque totale de la vieille garde. Et c'était donc une clase dirigeante tidjane, jeune, rénouvellée à 80%, qui avait participé au voyage.
L'extinction normale de l'ancienne classe dirigeante, loin d'être un malheur absolu, a favorisé plutôt une renaissance salutaire de la tidjaniya qui se trouve désormais aux mains de jeunes formés à l'école moderne. N'en déplaise aux soi-disant réformistes musulmans qui jubilent si cyniquement à la mort de chaque grand Cheikh croyant naïvement à la fin d'une frange aussi importante de l'islam qu'est la Tidjaniya.
Autres enseignements de ce voyage, l'apprentissage indispensable de l'humilité dont le disciple tidjane doit faire preuve en toute circonstance. Dès Niamey, pour montrer la voie, le Khalife Moussa s'était défait de son petit turban ne gardant que le bonnet, par humilité et respect envers la mémoire de Seïdina Ahmed Tidjani. Et tous les autres leaders avaient dû faire autant. Quant à la visite proprement dite du Mausolée, elle avait commencé par un prêche et deux prières(Maghreb et Isha) à leur heures respectives, suivies de la Wazifa et d'une autre séance de chant d'Alburdat avant de se terminer sur la tombe de Cheikh Ahmed Tidjane. Comme quoi la visite en tant que telle de la tombe de Cheikh Tidjane ne figurait pas, contrairement à l'imagination fertile de certains, au premier plan de cette Ziyara. Au contraire c'était par le contact physique qi l'on peut dire, avec le tombeau que la visite prit fin. Et d'ailleur, à l'intérieur de ce Mauslée très décoré, tout ce qui avait été lu par la délégation était une prière sur le prophète Mohamed(psl) que Cheikh Tidjani avait lui-même formulée.
Au-délà de l'hospitalité et de l'acueil plus que chaleureux des marocains, un autre enseignement de cette visite resté vif dans les mémoires, est la volonté des marocains de s'approprier de maniere definitive la Tidjaniya comme un patrimoine spirituel national irremplaçable.
B.C
COMMENT VISITER LE TOMBEAU DE SEÏDINA AHMED TIDJANI...
Cette formule bien connue est tiré du livre Kachf el Hiajab de l'Imam Soukeirej La visite ou Ziyara comprend au moins quatre étapes :
1) Se mettre face au tombeau et reciter :
" Attahiyaatu lillehi wa zakiyaatu lillahi wa tayibaatu salwaatu lillahi, Assalamou Aleika Ayyouha nabi wa rahamatoullah " à lire 7 fois
Puis à la 8ème fois, la réciter entièrement jusqu'a "...wa barkatouhou Assalamou Alaïna wa ala ibaadullahi saalihin, Ach'hadou an laa illaha ilia llah wahdahou la charika lahou wa ach'hadou anna Mouhammadan abdouhou wa rassoulouhou. "
2) Puis dire :
" Assalamou alaïka ya khalifatou-llah, Assalamou alaïka ya khalifatou rassouloul-lah, Assalam alaïka ya ayyouhal qoutboul makhtoum, Assalam alaïka ya Seïdina wa Cheikhina wa Maoulana Ahmed Tidjani.
Traduction :
" Que le salut soit sur toi Ô ! Khalife d'Allah, que le salut soit sur toi Ô ! Khalife du Messager d'Allah, que le salut soit sur toi Ô ! Pôle caché, que le salut soit sur toi Ô ! notre excellence, notre Cheikh et notre maître Ahmed Tidjani. "
3) Réciter 4 fois la fâtiha el Kitab et réciter 11 fois la Salat al fatihi (ou plus selon la capacité de chacun) en offrant la récompense à Seïdina Cheikh Ahmed Tidjani.
4) Dire enfin :
" Allahoumma bi haqqi ibadika allazina iza nazarta ileihim sakana ghadabouka wa bi haqqil haffina min hawlil 'arch, wa bi haqqi Seïdina Mouhammaadin wa bi haqqi Seïdina wa Chaïkhina wa mawlana Ahmad Tidjani if'al li...(puis nommer ce qu'on désire) "
Traduction :
Ô ! Seigneur par le droit de tes esclaves qui lorsque Tu les regardes, Ta colère s'estompe, et par le droit de ceux qui entourent le Trône et par le droit de notre excellence Mohammed et par le droit de notre excellence, notre Cheikh et maître Ahmed Tidjani, je te demande ...(nommer ce qu'on désire) "
Traduction de la Zawiya Tidjaniya el Kobra d'Europe
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Ces salafistes qui se veulent
plus modernes que Bil Gates
Les salafistes sont un mouvement de souche Wahhabite, les izalistes aussi tout comme les yan Boko haram, les Tablighs et autres Talibans. Tout ce beau monde est Issus du même tronc fondamentaliste, ils se nourrissent tous de la même sève. C'est la même veine islamiste réformiste et radicaliste.
Tous prônent un retour aux valeurs d'entan y compris les plus moyen âgeux, seule façon selon eux, de rester dans l'authenticité islamique. Ils partagent aussi et surtout le rêve chimérique de voir un jour la fin de l'existence du monde occidental en tant que civilisation, seul moyen selon eux de rétablir l'islam dans sa gloire et sa splendeur d'autre fois !
Et voilà que des voix se lèvent aujourd'hui, chez nous, au Niger, pour qualifier des tels individus de "modernes", voir même de plus modernes que le commun des croyants des musulmans! C'est ce qu'avait tenté de faire avaler à son auditoire en ce début de ramadan, un conferancier, barbu de son état, lors d'une conferance. "La modernité, disait-il, peut être une arme pour atteindre facilement les objectifs du salafisme!" Ah! oui! quel est donc ces objectifs avait-on envie de dire?! Bien malin qui le saura, car notre conferancier se garda d'en dire plus. Il révéla toutefois que, Bile Gates, le célèbre magna de l'informatique américain, n"est en fait qu'un "ouvrier" crée par Dieu au service des salafistes!! Si jamais un agent de la CIA rôdait par là, il se serait déjà lancé aux trousses de Bil Gates, n'est-ce pas?
voilà un thème bateau, un des registres favorits sur lesquels jouent ces barbus pour tenter de charmer la masse des croyants dans la lutte féroce qu'ils mènent, depuis un temps, pour le contrôle du pays. Soutenus par de fonds arabes occultes, que d'aucuns qualifient de FIS pour "Fonds Islamiques de Subversion" dont l'objectif inavoué est de constituer une large clientèle dans les PPTI (Pays Pauvres Très Islamisés) au profit de quelques riches Emirats pétroliers du Golf, les mercenaires , formés et armés, usent alors et abusent des qualificatifs venimeux envers les autres confessions et congrégations religieuses tout en se reservant les qualificatifs les plus doux et les plus heureux.Alors qu'en réalité ils sont à mille lieux de là. Ils se disent d'abord pompeusement "sunnites" avant de se faire appeler dans les villes "réformistes" ou "modernistes" puis enfin "salafistes". L'idée est de fuire leur véritable identité de Wahhabites qui leur colle deseperement aux f...
Peut-on seulement être à la fois modernistes et salafistes? C'est en tout cas la contradiction flagrante, en noir et blanc, dans laquelle ils se debatent. Il ne suffit pas seulement d'utiliser les nouvelles technologies de l'information et de la communication pour s'attribuer l'etiquette d'homme moderne, car le salafisme et la modernité c'est comme le jour et la nuit. Etre slafiste, pour un homme d'aujourd'hui, c'est pratiquement être un homme de la caverne (rappelez-vous de cette image d'un Ben Laden assis dans une de ces grottes de tora-bora ou enfourchant une de ces montures médiévales...) Le salafisme par definition nous renvoie en arrière au fond des obscurités des temps et des grottes... Il se traduit, dans sa forme la plus pure, par le rejet sans autres formes de procès de tout progrès! Les yan Boko Haram qui sont une des forme les plus parfaites du salafisme, ne revendique-t-il pas d'ailleurs leur appartenance à la mouvence taliban? Dans le mouvement islamiste réformiste, il existe plusieurs courants et sensibilités diffenerentes mais qui remontent tous vers une même source, celle des salafs.
De même que les groupes de Tabligh préparent le terrain au wahhabisme pur et dur, celui-ci à son tour prepare bien le tertrain au salafisme pur et dur. Et c'est le cerle vicieux. Le Wahhabisme n'est desormais qu'un nom générique, il s'est trouvé, depuis long temps, un nom d'emprunt sous tous les cieux.
Bachir Ousman
dit Giles
Al Maoulid Mag N°10 du de Juillet 2009
CEDEF
Les réserves émises par le Niger, traduites et commentées en langue arabe!
Afin de permettre à la grande majorité des musulmans toujours exclue des débats sur les questions interessant la vie de la nation, le journal Al Maoulid, dans sa version arabe, met à la disposition des Oulémas une documentation traduite leur permettant d'acceder en toute objectivité aux contenus du texte du fameux "protocole" connu sous le nom de la CEDEF:
Lisez et faites lire le Magasine Al Maoulid en version arabe.
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Al Maoulid Réligion 14
A propos du tissu blanc de la Wazifa...
A Fez, la wazifa est lue sans heure. C'est-à-dir à chaque fois qu'il y a un groupe de visiteurs, elle est lue et toujours avec la fameuse toile blanche. Ici le tissu n'a pas été taillée dans une forme carrée ou rectangulaire, il est longitudinal et couvre toute la longueur des deux premières rangées de la Mosquée. Cette toile blanche que l'on trouve, sous une forme ou une autre, partout où la wazifa est lue dans le monde, avait fait couler tant d'encre du fait que des professionnels du mensonge en islam ne voulaient y voir qu'un objet de " Chirk ".
A quand remonte donc l'usage de ce tissu blanc chez les tidjanes ? A quoi est dû cet usage ?
Avant que ne soit construite la Zawiya bénie de Fez, les séances de zikr se faisaient dans la demeure même du Cheikh Ahmed Tidjani et précisément dans un petit couloir qui devait aussi être traversé par les passants. C'est alors que, pour confirmer la piété des lieux où le nom de Dieu est évoqué, Cheikh Ahmed Tidjani fit installer un tissu blanc sur lequel il s'installa lui et ses compagnons le temps du zikr pour éviter ainsi d'être perturbés et pour que la pureté symbolique des lieux soit préservée.
Par la suite, cet agissement fut conservé même lorsqu'il y eût la Zawiya bénie et c'était devenu un acte méritoire dans la récitation en groupe et ce n'est en aucun cas une condition de validité du zikr. (C'est à-dire que son usage ou non n'a aucune conséquence sur la validité du zikr).
La pose du tissu prend aussi le symbole d'honorer la présence des Anges en mettant ce qui permet d'avoir un surplus de pureté.
Cette pratique honorifique était accomplie par le prophète et ses compagnons, en effet il est établi que le prophète a étendu son noble rida (tissu servant à couvrir le haut de la personne), pour honorer sa sœur de lait, Chaïma, lorsqu'elle vint le voir. De même le prophète a fait la même chose pour Dahiya El Kalbi lorsqu'il vint chercher l'islam.
Il est établi aussi d'Abou Bakr Siddiq (premier Khalife de l'islam) qu'il étendait un tissu pour les Anges comme cela est rapporté par Ch'arani dans le livre AHOUD MOHAMMEDIYA, il rapporte aussi dans Tanbiyh el Moughtarine que Ibrahim Adham a dit : " il nous a été rapporté que Othman bin Affan (le troisième Khalife), étendait son rida à la porte du lieu d'isolement(toilette) en disant : " asseyez-vous ici jusqu'à ce que je revienne (en parlant aux Anges scribes) "
Ainsi donc il n'y a aucune réprobation que ce soit au niveau de la logique ou au niveau de la Loi concernant le fait de poser un drap pour honorer la présence des êtres purs et honorables tels les Anges qui participent à ces cercles d'évocation comme cela a été rapporté par le célèbre Muslim, d'près Abou Horeira, que le prophète Mohamed(psl) avait dit :
" Allah a des Anges itinérants de très grand mérite. Ils vivent à la recherche des cercles d'évocation de Dieu. Dès qu'ils trouvent une réunion où l'on évoque Dieu, ils s'associent avec eux... "
Tout cela montre que les critiques des " réformistes " islamistes ne sont d'aucun fondement. Est-ce vraiment l'innovation qui dérange tant certains qui critiquent une chose sans vraiment la connaitre ou c'est la maladie du cœur qui les met dans cet état ?
L'imam Chafi'i a dit :
" Tout rejet ou contestation d'une chose sans connaissance approfondie de celle-ci est une forme de Chirk . "
LE TAPIS BID'A !
Les tapis de prières et autres moquettes seraient-ils du " chirka " ? La question peut surprendre plus d'un. Pourtant des hadiths du bien aimé prophète le disent!.
D'après Tabarani dans Mou'jam el Aoussat selon Houdheifa le prophète avait dit :
" Il n'y a pas un état où l'adorateur est le plus aimé de Dieu que celui où il le voit prosterné, la face contre terre. "
Et de même il blâma un serviteur qui répugnait de poser son front sur la terre, en effet Oum Salma a déclaré : " Le prophète vit souffler pendant sa prosternation un serviteur à nous du nom d'Aflah, il lui dit : " Ô! Aflah que ton visage soit couvert de terre ! " (Rapporté par Tirmidhi et Ibn Hibban)
C'est pour cette raison que dans l'école juridique Chiite il est recommandé de se prosterner sur une matière d'origine naturelle tel les cailloux, la pailles, la pière, le sable etc.
Donc ils seraient de leur droit, n'est-ce pas, de dire sur nous (les gens de la Sounnah) que nous commettons de la Bid'a (innovation) en nous prosternant sur des tapis et des moquettes...
Moralité: il faut essayer d'etre moins critique envers les autres, car la Loi (Charia) a ses règles que chacun se doit de respecter pour ne pas juger et condamner selon des penchants maladifs car avant d'utiliser des mots tel que " innovation ", " Bid'a ", il faut en connaitre le sens , les implications et les conséquences.sous peine de tomber dans l'intolérance religieuse.
Al Maoulid Mag N°10 de Juillet 2009
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Al Maoulid SOCIETE 15
Souvenir de Fez
Par :
Abdou Adamou
APDI/Dosso
De mémoire d'hommes, les disciples de la Tidjaniya du Niger n'ont jamais vu pareille ziyara ! En effet, du 17 au 24 Mai s'était déroulé la ziyara tidjaniya de Fez 2009 avec la participation d'une centaine de marabouts nigériens, et pas des moindres, dont le khalife de Kiota et beaucoup d'autres.
Pour les adeptes tidjanes que nous sommes, il s'agissait avant tout d'une ziyara spirituelle alors que pour l'agence organisatrice, la Croix du Sud et de son correspondant Marocain, "Objectif Maroc", la visite s'inscrivait aussi et surtout dans le cadre d'un circuit touristique normal avec pour objectif principal la visite de la ville de Fez et de ses nombreux sites historiques, puis les villes cosmopolites de Rabat et de Casablanca.
Dès le Lundi 18 Mai, après une nuit et plus d'une démi journée de voyage, le contact tant rêvé avec la ville sainte de Fez devint une réalité. Embarqués dans des bus et flanqués de guides dignes de touristes européens fortunés, nous découvrîmes la ville millénaire de Fez dans toute sa splendeur.
A l'origine du mot Fez, il y a sa version originale en arabe "Faass" qui signifie une pioche. Le nom de la ville vient, dit-on d'une pioche retrouvée sur place et le Roi Moulaye Idriss décida de nommer ainsi sa ville. Autrefois, c'était une zone hautement stratégique car protégée par les collines alentour qui lui servent de remparts naturels, Fez est aussi gâtée par la nature avec la presence en abondance de l'eau de l'oued, mais aussi des célèbres sources thérmales de Moulaye Yacoub et de Sidi Harazem. La légende fessie parle d'une quarantaine de sources d'eau disséminées à travers toute la ville. Tout cela fit dire au Roi Moulaye Idriss que le choix du site de Fez ne relevait pas d'un hasard.
Ancienne capitale du royaume, de par le traité de colonisation de 1912 à 1956 avant que les français transfèrent la capitale à Rabat, aujourd'hui, Fez est une grande ville très moderne, c'est un joyau qui a su merveilleusement conserver ses traditions dans la modernité. En témoignent ses vieux quartiers bien entretenus comme la célèbre Médina ou le quartier royal ou encore celui de Melha (qui veut dire le sel en arabe marocain) lesquels côtoient harmonieusement les nouveaux quartiers chics. A l'origine, Melha fut un quartier des juifs lesquels y vendaient autrefois du sel, d'où son nom. Il faut rappeler que Fez, comme le reste du Royaume, abrite toujours une importante communauté juive qui vivait depuis des millénaires aux côtés des autres marocains musulmans comme des citoyens à part entière. Aujourd'hui, du fait de la promiscuité qui gangrène la Médina et le vieux quartier Melha, les juifs ont, en grande partie quitté les lieux au profit de quartiers plus modernes. Preuve que Fez, à l'image de tout le Maroc d'ailleur, reste une ville de paix et de tolérance.
Fez, pour nous autres visiteurs, c'est aussi ces remparts géants bâtis par les Al Mouahad il y'a de cela 1200 ans. ces murailles emblématiques qui sont ornés de treize portes collossales taillées selon l'architecture islamique. Les remparts sont les signes d'une citée imprénable, d'une ville impériale témoin d'un passé faste et glorieux. Ces remparts géants aujourd'hui en restauration semblent protéger de nos jours encore une riche patrimoine de l'histoire de l'humanité.
Fez est une ville grouillante à l'économie florissante du fait de sa position de ville-carrefour et de sa proximité d'avec l'Europe. Sa population, surtout celle des vieux quartiers, vivent du tourisme et de l'artisanat, toute chose qui rapportent énormément de devises à la ville.
Autre quartier important de la ville, le quartier royal, autrement dit, le palais royal, le plus grand de tout le Maroc, le Palais est implanté hors de la Médina sur 85 ha. Et pas moins de sept portails géants sont scultées dans ses murs(les chiffres 7 n'est pas sans évoquer les 7 jours de la semaine mais aussi les 7 versets de la prémière sourate du saint coran). A la devanture de chaque portail du palais, se trouve un vieux quartier de cimetière ! Preuve que les Alawites (c'est ainsi qu'on appelle la famille régnante qui sont des Shourafa'a, c'est-à-dire des descendants du prophète Mohamed(psl)), sont proches du peuple et font une place à la mort comme le recommande de l'islam à tout croyant doté de foi.
La ville de Fez est surplombée d'un vieux fort millitaire vestige du règne des Sahadiens, les maîtres de Marrakeche. Les lieux qui sont devenus un veritable site d'observation de la ville sainte, sont occupés par les millitaires. De là on pouvait parfaitement appercevoir le Mausolée où repose le saint shérif Sidi Ahmed Tidjani dont le Mausolée côtoie la célèbre université des Qarawiyyine.
Sidi Ahmed Tidjani (né en 1150H et mort en 1230 à l'âge de 80 ans), repose dans une Zawiya qui est assurément l'une des attractions de cette ville. Cheikh Tidjani est non seulement un descendant du prophète mais aussi un érudit et surtout un grand saint qui réçut son "izn" (permis) de la part du prophète Mohamed(psl). Son corps repose ici dans l'enceinte même de sa Mosquée où il avait enfoui de ses saintes mains un secret (un nom caché d'Allah) accompagnée d'une prière destinée à protéger les lieux et ses adeptes. Cheikh Tidjani n'avait pas inventé la tidjaniya par hasard. A l'âge de sept ans il mémorisa le saint coran et à 15 ans, il devint Mufti. Sidi Tdjani, comme l'appellent affectueusement les marocains, embrassa plusieurs wirds differents avant de fonder le sien propre, le wird Tidjani, après une vingtaine d'année passée dans la retraite spirituelle.
C'est ce digne fils d'Afrique, ce grand Waly, que les tidjanes du Niger avaient visité. Et au-délà de notre délégation, c'était le Niger tout entier qui s'était vu honoré lors de ce mémorable voyage !
Al Maoulid Mag N°10 de Juillet 2009
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Al Maoulid Magazine #11. (2009, July). Al Maoulid Magazine(11). https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/11341
Al Maoulid Magazine #11. Al Maoulid Magazine, July 2009, no. 11. https://islam.zmo.de/s/westafrica/item/11341.