Le régime qui s'installe en 1974 au Niger, soucieux d'affirmer sa légitimité en tenant compte du poids sociologique de l'islam mais méfiant envers les cadres maraboutiques traditionnels, se tourne vers ceux qui, parmi les musulmans, apparaissent comme des 'modernistes', c'est-à-dire les 'licenciés du Caire'. Cette expression est utilisée dans cet article pour désigner tous les cadres qui, après la 'médersa' (école franco-arabe) au Niger, ont poursuivi leur formation dans les universités du monde arabe, et pas seulement au Caire. L'auteur examine les rapports entre l'État, les marabouts traditionnels, l'élite francophone et les 'licenciés du Caire'. Ces derniers deviennent les alliés islamiques privilégiés des militaires au pouvoir et par le biais de l'AIN (Association islamique du Niger) ils deviennent les porte-parole de l'islam 'légitime' et les médiateurs des relations entre le Niger et le monde arabe. Les arabisants qui se veulent uniques représentants légitimes de 'l'oumma' (communauté des croyants) au Niger, ont des conflits de légitimité avec d'une part l'élite religieuse traditionnelle, d'autre part l'élite francophone. Seuls les franco-arabisés, qui ont su maîtriser le français, ont trouvé leur place dans l'appareil étatique; les purs arabisants, la grande masse des jeunes formés dans les écoles coraniques traditionnelles, semblent n'avoir pour avenir que le chômage.
Les autorités du Bénin et du Togo doivent veiller à ce que les droits humains soient respectés dans le cadre de la lutte contre les groupes armés, a déclaré Amnesty International le 27 juillet alors que des informations font état d’arrestations et détentions arbitraires et de violations des droits à la liberté de réunion pacifique et d’expression, et alors que le président Emmanuel Macron effectue une visite au Bénin les 27 et 28 juillet 2022.
This paper looks at the effects of Islamization and colonialism on women in Hausaland. Beginning with the jihad and subsequent Islamic government of ‘dan Fodio, I examine the changes impacting Hausa women in and outside of the Caliphate he established. Women inside of the Caliphate were increasingly pushed out of public life and relegated to the domestic space. Islamic law was widely established, and large-scale slave production became key to the economy of the Caliphate. In contrast, Hausa women outside of the Caliphate were better able to maintain historical positions of authority in political and religious realms. As the French and British colonized Hausaland, the partition they made corresponded roughly with those Hausas inside and outside of the Caliphate. The British colonized the Caliphate through a system of indirect rule, which reinforced many of the Caliphate’s ways of governance. The British did, however, abolish slavery and impose a new legal system, both of which had significant effects on Hausa women in Nigeria. The French colonized the northern Hausa kingdoms, which had resisted the Caliphate’s rule. Through patriarchal French colonial policies, Hausa women in Niger found they could no longer exercise the political and religious authority that they historically had held. The literature on Hausa women in Niger is considerably less well developed than it is for Hausa women in Nigeria. This paper serves as an inquiry into the types of questions that need to be explored in future research on gender issues in Nigerien Hausaland.