id 78006 Url https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/78006 Modèle de ressource Newspaper article Classe de ressource bibo:Article Titre Tentative d'enlèvement du président du CNI : le gouvernement se fourvoie Créateur https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/62145 Fernand T. Dédeh Sujet https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/1057 Idriss Koudouss Koné Editeur https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item-set/48249 La Voie Contributeur https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/858 Frédérick Madore Date 1995-01-16 Type https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/67396 Article de presse Identifiant iwac-article-0012324 Source https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/821 Centre de Recherche et d'Action pour la Paix Langue https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/8355 Français Droits In Copyright - Educational Use Permitted Contenu Stupeur dans les milieux religieux et politique de la société civile, samedi, avec l'annonce de la tentative d'enlèvement du président du Conseil national islamique, El Hadj Idriss Koudouss. Qui donc veut mettre ce pays dans la tourmente religieuse ? Le gouvernement ivoirien, dans sa tentative de justification de l'enlèvement raté du président du Conseil national islamique, El Hadj Idriss Koudouss, s'est littéralement planté. Il a même donné raison à ceux qui le soupçonnent d'en vouloir, par l'intermédiaire de ses bras séculiers, à l'organisation présidée par El Hadj Idriss Koudouss. Premièrement, alors que l'événement a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, le gouvernement qui, selon les termes de son communiqué lu au journal de 20h samedi était bien informé, n'a cru devoir réagir qu'après l'annonce des faits par "la Voie", RFI et BBC. Deuxièmement, en soutenant la thèse des actes commis par des bandits de grands chemins, le gouvernement qui croit tourner en bourrique l'opinion nationale, dévoile son incapacité à assurer la protection des leaders d'opinion dans notre pays. D'autre part, le gouvernement soutient que le ministère de la Sécurité informé par Idriss Koudouss, a pris les mesures nécessaires pour retrouver la voiture du président du CNI. Ce qui est totalement contraire à la version de l'enfant du chef religieux qui avait été pris en otage par les cinq (5) assaillants et qui n'a dû son salut qu'au fait que ce n'était pas lui qui était visé, mais son père. Il faut signaler qu'au mois de novembre dernier, la voiture de Idriss Koudouss avait essuyé des coups de feu dans le Nord du pays. Questions. Quels sont ces brigands de grands chemins qui poursuivent le président du CNI et qui le menacent d'avoir sa peau ? Et pourquoi le gouvernement, bien au faîte des menaces qui planent sur Idriss Koudouss, ne prend-il pas les mesures pour le protéger ? Le pouvoir ivoirien lui-même s'est discrédité en montant régulièrement des complots puérils, vite dévoilés dès leur mise en boîte. D'autre part, on se le rappelle, en 1992, l'enlèvement de l'ex-secrétaire général de la FESCI, Ahipeaud Martial, par les services des renseignements généraux. Combien de fois n'a-t-on pas annoncé de vrais-faux complots sur le dos des organisations ? Ce mauvais jeu auquel le pouvoir a habitué les Ivoiriens se retournent aujourd'hui contre lui-même. A telle enseigne qu'il se débat chaque fois pour tenter de sortir la tête de l'eau, avec des explications approximatives. Une chose est sûre, le gouvernement, plutôt que d'user de communiqués lus d'ailleurs tardivement, doit prendre des mesures adéquates pour éviter de créer des situations irréparables dans notre pays, par ses atermoiements. Parce qu'on ne s'amuse pas avec la religion. Fernand T. Dédeh Nombre de pages 1 Pages 4 --