Article · Sidwaya · 23 août 1995 Citer
Célébration du Mouloud à Hamdalaye : l'occasion d'une réconciliation
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Moustapha Sana
- Editeur
-
Sidwaya
- Date
- 23 août 1995
- Description
-
La fête du Mouloud a repris à Hamdalaye dans la nuit du 8 au 9 août 1995, après avoir été suspendue depuis 1993 pour des raisons de sécurité liées au conflit de succession entre Cheik Adama Gansonré, frère du fondateur, et Cheik Kassams Gansonré, son fils. Leur réconciliation, obtenue avec l’appui des autorités, a rassemblé des milliers de fidèles sous une pluie battante autour de la lecture du Coran, tandis que des responsables religieux saluaient la fin des querelles et appelaient à soutenir la reconstruction de la mosquée.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- nombre de pages
- 1
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0003970
- contenu
-
La fête du Mouloud (Naissance du Prophète) a été célébrée à Hamdalaye, village situé à 35 km à l'Ouest de Kongoussi sur l'axe Kongoussi-Ouahigouya dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 août 1995.
Le village de Hamdalaye a été fondé en 1951 par le regretté Cheik Hassane Moctar considéré comme l'une des grandes figures de la religion musulmane dans le département de Tikaré. Cheik Hassane Moctar est né en 1891 et fut rappelé à Dieu en 1982 ; il a été un homme influent, et grâce à sa foi en l'islam, il a pu répandre cette religion dans la région.
A sa mort, de sérieux problèmes se sont posés quant à sa succession. D'un côté, le sieur Adama Gansonré, petit frère du défunt devait être, pour certains, le nouveau Cheik de Hamdalaye. Ainsi celui-ci avec l'appui d'un groupe se voyait comme la deuxième figure de la religion musulmane à Hamdalaye. De l'autre côté le sieur Kassams, fils de Cheik Hassane Moctar alors étudiant à Dakar (Sénégal) rentre au village pour succéder à son père. Il est aussitôt soutenu par un autre groupe et se déclara Cheik de Hamdalaye. A en croire les dires des populations du Bam et singulièrement de Hamdalaye, ces querelles mesquines autour de la succession, les imixions de certaines personnes dans cette affaire, ces différents troubles qui se répétaient ont amené les autorités provinciales à suspendre la célébration du Mouloud dans ce village depuis 1993 et cela pour raisons de sécurité.
A quelques mois de la célébration du Mouloud de l'année 1995 les deux (2) Cheik (Cheik Adama Gansonré et Cheik Kassams Gansonré) avec le concours de certaines bonnes volontés se sont vus obligés de rentrer en contact avec le préfet de Tikaré pour lui signifier leur désir de se réconcilier. Suite à cette requête des deux parties, la suspension de la célébration du Mouloud à Hamdalaye a été levée par les autorités. La nuit du 8 au 9 août 1995 à Hamdalaye a été une nuit quelque peu particulière avec une grande mobilisation. La joie des retrouvailles se lisaient sur tous les visages. C'est cela une vraie réconciliation une réconciliation sans contours, ni détour, c'est du moins, ce que nous ont laissé entendre certaines personnes proches de la famille.
Malgré le mauvais état de la route menant à Hamdalaye, c'est sous une pluie battante que les fidèles musulmans (des milliers) ont lu le Saint-Coran sous la responsabilité du Cheik Kassams Gansonré, fils du défunt. La présence physique de son oncle paternel Cheik Adama Gansonré a été positivement saluée par la population, ce qui témoigne d'une vraie réconciliation.
De hautes personnalités religieuses venues du Yatenga et du Bam ont pris la parole pour remercier “Allah" d'avoir oeuvré à l'avènement de cette réconciliation.
Le Cheik Kassams Gansonré au cours de sa bénédiction a surtout remercié les autorités provinciales et départementales du Bam, le chef de Canton de Zitenga, la sécurité (police, gendarmerie) la presse, qui n'ont ménagé aucun effort pour amener les 2 Cheiks à la raison, à l'entente. La hâche de guerre est désormais enterrée. Finis les coups bas et les règlements de compte, les montages de toutes pièces, Hamdalaye a enfin retrouvé sa dignité d'antan, ont clamé des artisans de cette réconciliation.
Un de ces principaux artisans, M. Hamidou Gansonré a souhaité que la population s'organise davantage et soutienne le Cheick Kassams Gansonré en vue de reconstruire la mosquée de Hamdalaye avec l'appui des ONG et de toutes les bonnes volontés.
Moustapha Sana/AIB-Bam
Comment citer ce document
Sana, Moustapha. “Célébration du Mouloud à Hamdalaye : l'occasion d'une réconciliation.” Sidwaya, 23 août 1995. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/8519.
Sana, M. (1995, août 23). Célébration du Mouloud à Hamdalaye : l'occasion d'une réconciliation. Sidwaya. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/8519
Sana, Moustapha. “Célébration du Mouloud à Hamdalaye : l'occasion d'une réconciliation.” Sidwaya, 23 août 1995. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/8519.
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L’article valorise la communauté musulmane et la réconciliation entre les deux cheiks, décrite comme une victoire ayant suscité « la joie des retrouvailles » et l’enterrement de la « hache de guerre ».
L'article décrit une réconciliation et une célébration joyeuse, avec des éléments valorisants pour l'islam et les musulmans, comme la mobilisation des fidèles et les remerciements à Allah.
La représentation de l'islam est valorisante : la foi de Cheik Hassane Moctar a « répandu cette religion », les fidèles lisent le Saint-Coran, et la réconciliation est célébrée comme un retour à la dignité — ton optimiste et bienveillant.
Le texte présente l'islam et ses figures locales de manière bienveillante, soulignant comment la foi a permis de répandre la religion dans la région.
Le cadre est uniformément bienveillant : le fondateur du village est qualifié de « grande figure de la religion musulmane », la réconciliation est célébrée comme une « hâche de guerre » enterrée, la dévotion des fidèles sous la pluie est mise en valeur, et la clôture évoque la « dignité » retrouvée du village, sans aucun contrepoint critique.
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L’article est entièrement consacré à la célébration du Mouloud, à la succession de deux cheiks musulmans, à la lecture du Coran et à la reconstruction de la mosquée.
L'article est entièrement centré sur la célébration du Mouloud (fête islamique), les figures religieuses musulmanes (Cheik Hassane Moctar, Cheik Kassams Gansonré, Cheik Adama Gansonré) et un conflit de succession lié à la religion.
L'article est entièrement consacré à la célébration du Mouloud à Hamdalaye, aux querelles de succession entre deux Cheikhs et à leur réconciliation : le sujet est exclusivement l'islam local.
L'article est entièrement centré sur la célébration du Mouloud et un conflit de succession pour le titre de Cheik au sein de la communauté musulmane de Hamdalaye.
L'article porte intégralement sur la célébration du Mouloud, la succession entre deux Cheiks, la lecture du Saint-Coran par des milliers de fidèles et la reconstruction de la mosquée de Hamdalaye : l'islam et ses pratiquants constituent le sujet principal de bout en bout.
Subjectivité
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Le récit rapporte principalement des faits et des déclarations attribuées, mais emploie aussi des appréciations comme « vraie réconciliation », « querelles mesquines » et « retrouvé sa dignité d’antan ».
L'article inclut des jugements de valeur et une tonalité positive marquée dans la description de la réconciliation et de la célébration, avec des expressions comme 'vraie réconciliation sans contours' ou 'Hamdalaye a enfin retrouvé sa dignité d'antan'.
Le journaliste emploie des jugements explicites comme « querelles mesquines », « vraie réconciliation » et « Hamdalaye a enfin retrouvé sa dignité d'antan », tout en rapportant des faits et des propos ; il prend parti pour la réconciliation.
L'auteur adopte un ton laudatif en qualifiant la résolution du conflit de « vraie réconciliation » et en évoquant la « dignité d'antan » du village.
Le texte est essentiellement factuel (dates, noms, déroulement), mais comporte des marques d'appréciation dans le choix des mots : « querelles mesquines » pour qualifier la succession, « la joie des retrouvailles se lisaient sur tous les visages », et l'insistance sur une « vraie réconciliation » qui traduit une sympathy éditoriale sans basculer dans l'opinion explicite.
