Article · Sidwaya · 10 janvier 1997 Citer
Jeûne de Ramadan : aujourd'hui probablement
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Issouf Zabsonré
- Editeur
-
Sidwaya
- Date
- 10 janvier 1997
- Description
-
À l’occasion du début attendu du Ramadan, Sidwaya interroge El Hadj Issaka Sam, président du Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI), sur le jeûne, troisième pilier de l’islam, destiné à renforcer la foi et la piété. Créé en 1989 pour former les intellectuels musulmans, le CERFI a mis en place une commission nationale chargée d’observer le croissant lunaire et d’annoncer le début et la fin du jeûne afin de réduire les désaccords entre fidèles.
Annotations de valeur
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- GPT-5.6 Luna
- nombre de pages
- 1
- Sujet
- Aboubacar Fofana
- Issaka Sam
- Ramadan
- Relations Côte d'Ivoire-Burkina Faso
-
Cercle d'Études, de Recherches et de Formation Islamiques
- Jeûne
- Formation
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0003915
- contenu
-
C'est aujourd'hui probablement que les fidèles musulmans du Burkina Faso et du monde entier entament le jeûne du mois du Ramadan communément appelé carême. Troisième des cinq (5) piliers de l'islam la religion musulmane, le jeûne est une abstinence de boire, de manger, d'avoir des relations sexuelles et de toutes pratiques contraires à la volonté divine; étalé sur 29 ou 30 jours, le jeûne commence toujours selon l'exigence de l'islam par l'apparition du croissant lunaire.
Pour en savoir davantage sur les contours de ce pilier de l'islam qui mobilisera pendant un mois de millions et de millions de musulmans, Sidwaya s'est entretenu avec le président du Cercle d'études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) El Hadj Issaka Sam.
Le CERFI est une association qui a été crééé en 1989 par les intellectuels musulmans qui pendant leur cursus scolaire -n'ont pas pu avoir une formation islamique très solide afin de bien pratiquer leur religion, l'islam; le système scolaire burkinabè ne permet pas à tout élève musulman de disposer d'une formation religieuse bien suffisante si bien que beaucoup d'intellectuels qui veulent pratiquer leur religion se retrouvent confrontés aux difficultés d'apprentissage de pratique de l'islam. Voilà donc brièvement la raison fondamentale qui a motivé à la création du CERFI qui somme toute est un cadre d'expression, de formation et d'éducation islamiques aux fins de leur permettre de vivre et de pratiquer leur foi sans complaisance et sans complexe.
Abordant la question du jeûne du Ramadan, le président du CERFI soutient qu'il s'agit d'une tradition divine; à cet effet tous les peuples, toutes les civilisations ont connu d'une manière ou d'une autre le jeûne. Et de toutes les créatures, le jeûne a toujours existé dans leurs modes de vie et dans leur évolution.
Pour ce qui est du jeûne des musulmans, concède El hadj Issaka Sam, il s'inscrit dans la logique d'une tradition divine et a été instauré dans la deuxième (2e) année de l'Hégire lorsque le Prophète est allé à Médine; Le jeûne pour le musulman est le troisième pilier de l'islam comme l'indiquent les versets: ‘'Nous avons prescrit le jeûne et peut-être qu'au sortir de ce jeûne, vous seriez pitieux”; A cet effet, le rôle du jeûne est de raffermir la piété du musulman. Dans l'être humain, il y a deux éléments essentiels qui font qu'il ne peut s'en passer: c'est le fait de manger et le fait de boire. Et lorsque l'individu se prive de ces deux éléments, cela lui devient très difficilement insupportable. Mais lorsqu'on le fait pour une cause, sans contrainte, cela signifie que cet individu a atteint un certain niveau de croyance et de piété. “Le jeûne est prescrit dans ce cadre pour permettre d'augmenter la croyance et la piété du musulman, afin de bénéficier la grâce de Dieu, le pardon de Dieu”.
Mais en plus de l'abstinence de manger et de boire durant le lever jusqu'au coucher du soleil, il est également interdit de poser des actes désagréables pour Dieu et pour tout l'entourage humain; se contrôler au maximum parce que c'est le moment du pardon de Dieu et s'adonner beaucoup à la spiritualité pour qu'au sortir de ce jeûne, le croyant se révèle un homme nouveau; aussi les conditions d'une bonne pratique du jeûne dérivent des conditions d'une bonne pratique de l'islam. “Un bon pratiquant du jeûne doit être un bon pratiquant musulman; parce qu'il ne suffit pas de faire un mois de jeûne et se réclamer qu'on est musulman; l'islam est basé sur cinq piliers et si vous pratiquez le 3e pilier alors que vous ne pratiquez pas le premier, cela signifie que vous n'êtes pas un bon musulman” précise le président du CERFI.
Un bon musulman est celui qui accompli donc les cinq (5) prières quotidiennes, celui qui respecte son prochain, celui, qui recherche la piété et c'est pourquoi pendant cette période de jeûne, il y a toujours une effervescence religieuse dans la société et dans les mosquées. Chacun cherche à se surpasser pour rechercher la grâce de Dieu.
“En somme, c'est le moment où le bon musulman se réconcilie d'abord avec soi-même ensuite avec sa famille, ses proches, son prochain et enfin avec toute l'humanité entière. Car c'est une période où on recherche la grâce de Dieu” renchérit El hadj Sam.
A la question de savoir quelles innovations le CERFI propose cette année aux fidèles musulmans, El hadj Issaka Sam constate que depuis quelques années, la communauté musulmane a des difficultés au moment de ce mois; d'abord quelle date précise commencer le jeûne et quelle date exacte terminer le jeûne et fêter le ramadan. En somme comment ensemble jeûner le ramadan et ensemble fêter le ramadan. Et au-delà des tiraillements qui créent des problèmes entre Tidianes ou Sunnites, des problèmes de société, le CERFI a pensé mettre en place une commission nationale Lune ramadan; son rôle est de pouvoir observer le croissant lunaire et de pouvoir informer les fidèles musulmans du début et de la rupture du jeûne. Cette commission a travaillé depuis le mois de ramadan mais on ne peut pas d'ores et déjà dire qu'aujourd'hui vendredi c'est le début du jeûne; parce que le jeûne comporte un élément théologique qui dit: “ Jeûner quand vous voyez la lune et rompez quand vous voyez la lune”; cet élément est important et dès l'apparition de la lune, toutes les provinces seront avisées à temps pour informer tous les musulmans.
“Mais au cas où on ne verra pas la lune et pour éviter des discussions et débats stériles, nous allons attendre de sorte que le mois précédent atteigne les 30 jours et certainement samedi sera le jour du jeûne” a conclu le président du CERFI qui invite les fidèles musulmans à assister à la grande conférence que donnera Boubacar Fofana le dimanche 12 janvier à partir de 9 h au CBC. Le thème de cette conférence est: “le rôle des intellectuels musulmans dans la communauté islamique”.
Issouf ZABSONRE
Comment citer ce document
Zabsonré, Issouf. “Jeûne de Ramadan : aujourd'hui probablement.” Sidwaya, 10 janvier 1997. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/8407.
Zabsonré, I. (1997, janvier 10). Jeûne de Ramadan : aujourd'hui probablement. Sidwaya. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/8407
Zabsonré, Issouf. “Jeûne de Ramadan : aujourd'hui probablement.” Sidwaya, 10 janvier 1997. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/8407.
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La pratique du Ramadan est présentée favorablement comme un moyen de renforcer la piété, d’obtenir le pardon divin et de se réconcilier avec autrui.
L'article présente le Ramadan et le jeûne comme des traditions divines nobles, mettant en avant leur rôle dans la piété, la spiritualité et la réconciliation, avec un lexique valorisant ('grâce de Dieu', 'homme nouveau', 'effervescence religieuse').
L'article dépeint le jeûne comme une pratique vertueuse (recherche de la piété, du pardon de Dieu, réconciliation avec autrui) et présente le CERFI comme une association utile, sans aucune note critique ni contrepoint, ce qui oriente la représentation de manière favorable.
Le texte se borne à un compte rendu factuel et respectueux des rites du jeûne et de l'organisation de la communauté musulmane.
Le portrait global de la communauté musulmane burkinabè est bienveillant : l'article met en avant l'effervescence religieuse, la piété, la création d'une commission nationale pour harmoniser le début du jeûne et la conférence sur « le rôle des intellectuels musulmans », sans contrepoint critique, ce qui oriente la lecture vers une image d'une communauté organisée, lettrée et spirituellement vivante.
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L’article est entièrement consacré au jeûne du Ramadan, à ses fondements islamiques et aux pratiques de la communauté musulmane burkinabè.
L'article est entièrement consacré au Ramadan et au jeûne, troisième pilier de l'islam, avec des développements détaillés sur les pratiques, les croyances et les institutions islamiques comme le CERFI.
L'article entier est consacré au jeûne du Ramadan, présenté comme « le troisième pilier de l'islam », avec l'interview du président du CERFI qui explique les règles, la finalité et les innovations de cette pratique religieuse.
L'intégralité de l'article est consacrée au mois du Ramadan, aux piliers de l'islam et au rôle d'une association de formation islamique (le CERFI).
L'intégralité de l'article est consacrée au jeûne du Ramadan, « troisième des cinq (5) piliers de l'islam », à l'interview du président du CERFI (Cercle d'études, de recherches et de formation islamiques) et à la conférence sur « le rôle des intellectuels musulmans dans la communauté islamique ».
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Plutôt objectif
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Le texte adopte principalement un format informatif et attribue les interprétations religieuses au président du CERFI, même si l’entretien ne présente pratiquement pas de point de vue contradictoire.
L'article rapporte des faits et des déclarations de manière neutre, sans jugement de valeur apparent, tout en citant des sources comme le président du CERFI de façon équilibrée.
L'article rapporte principalement les explications du président du CERFI, clairement attribuées et citées, et se limite à un travail de présentation et de contextualisation du jeûne, sans jugement explicite du journaliste.
L'auteur adopte un ton purement informatif et rapporte les explications du président du CERFI sans y ajouter de commentaires personnels.
L'article adopte une structure d'interview avec un ton informatif (« Pour en savoir davantage sur les contours de ce pilier de l'islam, Sidwaya s'est entretenu avec… »), rapportant les propos d'El Hadj Issaka Sam sans en faire le commentaire ni y apposer de jugement propre ; la seule inflexion sympathique concerne la présentation du CERFI (« cadre d'expression, de formation et d'éducation islamiques aux fins de leur permettre de vivre et de pratiquer leur foi sans complaisance et sans complexe »), qui reste formulée comme une description de la mission de l'association.

