Article · Le Pays · 14 septembre 2016 Citer
Célébration de la fête de Tabaski : sous le signe de la cohésion sociale et de la sécurité
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Issa Siguire
- Editeur
-
Le Pays
- Date
- 14 septembre 2016
- Description
-
Le 12 septembre 2016, la communauté musulmane a célébré la Tabaski à Ouagadougou par une prière à la place de la Révolution, dirigée par l’imam El Hadj Cheick Aboubacar Sana, puis l’immolation d’un mouton. Son sermon, prononcé en arabe et en mooré, a appelé à la paix, à la tolérance religieuse et à la cohésion sociale, tandis que des responsables musulmans et le ministre Tahirou Barry ont présenté la coexistence interreligieuse comme une force du Burkina Faso. La communauté ahmadyya, dirigée par Mahmood Nasir Saqib, a insisté sur le pardon et la formation des enfants.
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- Sujet
- Ablassé Ouédraogo
- Aboubacar Sana
- Adama Aorèma Ouédraogo
-
Communauté islamique Ahmadiyya Burkina Faso
- Catholiques
- Pluralisme religieux
-
International Crisis Group
- Mahmood Nasir Saqib
- Hadj
- Aïd al-Adha (Tabaski)
- Aïd el-Fitr
- Extrémisme
- Terrorisme
- Radicalisation
- Tahirou Barry
- Alpha Barry
- Adama Ouédraogo
- Issa Siguire
- Communauté Musulmane du Burkina Faso
- Prière
- Sacrifice
- Paix
- Cohésion sociale
- Éducation
- Couverture spatiale
- Ouagadougou
-
Arabie saoudite
-
Burkina Faso
- Place de la Révolution
- La Mecque
- Mont Arafat
- Langue
- Français
- Source
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Le Pays
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0003755
- contenu
-
La communauté musulmane du Burkina Faso a célébré, le lundi 12 septembre 2016, la fête de la Tabaski appelée en arabe Aïd El-Kébîr. A Ouagadougou, une grande prière suivie du sacrifice du mouton à la place de la Révolution, a marqué cette célébration placée sous le signe de la sécurité et de la cohésion entre les différentes religions.
« Invocations, bénédictions, prêches ». Voici les temps forts qui ont marqué la grande prière de la célébration de la Tabaski, le 12 septembre dernier, à la « place de la Révolution ». Sur les lieux où nous sommes arrivés aux environs de 8h, les fidèles musulmans dont la majorité était tout de blanc vêtue, y avaient déjà effectué massivement le déplacement. Assis sur des nattes ou des tapis de prière, ceux-ci écoutaient religieusement les messages véhiculés depuis la tribune de prêche en attendant le début de la prière. Les contenus des messages étaient axés sur la paix, la tolérance religieuse, la cohabitation pacifique, le renforcement de la foi, les bons comportements à adopter dans la vie sociale. De même, l'acte de portée historique posé par le prophète Abraham était rappelé à la gouverne des croyants présents sur le lieu de prière qui refusait petit à petit du monde. Il s'agit de la soumission totale du prophète Abraham à Dieu qui lui avait demandé, pour testerLire le texte intégral — 1 445 mots restants Réduire le texte intégral
sa foi, de sacrifier (d'égorger) son fils Ismaël. Le sacrifice de son seul fils a été accepté par Abraham mais au moment de le faire, Dieu l'a remplacé par un bélier qu'il a immolé, laissant ainsi Ismaël sain et sauf. Au-delà de cet acte fort de soumission à Dieu que les musulmans veulent perpétuer, la célébration de la Tabaski se révèle comme une occasion de solidarité, de communion et de partage avec les voisins, les membres de sa famille, les démunis, etc. Alors que ce cours d'histoire sur la genèse de la Tabaski était passé à la tribune de prêche, les fidèles musulmans continuaient d'arriver sur le lieu de la prière, venant d'horizons divers et parés de leurs plus beaux habits. Il en était de même pour les autorités parmi lesquelles on comptait le président du Conseil constitutionnel, Kassoum Kambou, les ministres en charge de la Culture, Tahirou Barry, des Affaires étrangères, Alpha Barry et d'autres personnalités comme Ablassé Ouédraogo, Mahamadi Kouanda. Ces personnalités, assises au premier plan avec les leaders de la communauté musulmane, seront rejointes par le Mogho Naaba Baongho arrivé à 8h 50mn avec une forte délégation et accueilli par le public qui s'est mis debout. Quelques minutes après, arrive l'imam de la grande mosquée de Ouagadougou, El Hadj Cheick Aboubacar Sana, pour diriger la prière qui a débuté à 9h 00. Après avoir effectué les deux rakates de la prière, celui-ci a procédé à la lecture de son sermon en arabe et en langue nationale mooré. La substance de son message, résumée par le 2e vice-président de la communauté musulmane, El Hadj Ahmed Hatimi Démé, était axée sur l'historique de la Tabaski devenue une tradition musulmane héritée du père du monothéisme, le prophète Abraham. Il a rappelé également la nécessité pour les fidèles qui en ont les moyens, d'immoler un animal en signe de soumission à Allah et de partager le repas avec autrui. Dans son sermon, Cheick Aboubacar Sana a invité les fidèles à observer la paix, la cohabitation pacifique avec tout le peuple burkinabè. « Au Burkina Faso, nous rendons grâce à Dieu. L'extrémisme que nous voyons ailleurs, nous ne disons pas que nous sommes à l'abri, mais nous avons des garde-fous qui nous permettent de parer à toute éventualité. Pour tout cela, l'imam a rendu grâce à Dieu et prié pour toute la nation, pour nos autorités, pour tout le monde, pour la paix », a dévoilé Hatimi Démé à l'issue de l'immolation, séance tenante, du mouton par l'imam Aboubacar Sana. Après cet acte d'immolation, les fidèles se précipitaient pour regagner leurs domiciles afin de continuer la célébration de la fête du « sacrifice » encore appelée « fête du mouton ». Cette célébration est placée, selon le chargé de finances de la communauté musulmane, El Hadj Ahmadé Nour Guenda, sous le signe de la sécurité et de la cohésion entre les différentes religions. « Nous avons besoin de la sécurité dans la pratique de notre foi. C'est ce sur quoi l'imam a beaucoup insisté dans son sermon en faisant appel à nos autorités, aux différents citoyens pour travailler à ce qu'il y ait l'apaisement dans le pays et la cohésion entre les différentes couches sociales », a-t-il rappelé, au regard du thème principal de la célébration de la Tabaski qui intervient 70 jours après celle du Ramadan, soit le 10e jour du mois lunaire du hadj et le lendemain de la montée du mont Arafat par les pèlerins. C'est pourquoi les fidèles musulmans ont eu dans leur prière, a relevé le vice-président de la communauté musulmane, El Hadj Assane Soré, une pensée pour les pèlerins qui séjournent actuellement à La Mecque (Arabie Saoudite). Celui-ci a également apprécié de façon positive, le déplacement de la haute hiérarchie de l'Eglise catholique sur le lieu de prière, qui témoigne de la cohésion entre les différentes religions ici au Faso. A ce propos, un rapport récent publié par l'ONG Crisis group international évoque, a dévoilé Ahmadé Nour Guenda, que la situation est reluisante : « Ce rapport présente une situation de stabilité entre les religions, qui est un exemple pour les autres pays. Au Burkina Faso, nous vivons en symbiose. Nous avons des familles où il y a toutes les religions qui sont représentées et nous n'avons pas du tout de problèmes». Cette cohabitation pacifique entre les religions constitue, foi du ministre en charge de la culture, Tahirou Barry, la « force tranquille » du Burkina Faso : « La force de notre nation réside dans l'esprit de tolérance qui règne. C'est cet esprit qui nous rend toujours plus sereins et qui nous amène toujours à aller de l'avant. Nous implorons toujours la paix et les bénédictions du Seigneur afin que la Nation se porte très bien ». Le même message de paix et de stabilité est formulé par El Hadj Adama Ouédraogo Palm Beach, qui a souhaité une bonne saison de pluie aux producteurs afin que le pays atteigne l'autosuffisance alimentaire.
Saïdou ZOROME (Collaborateur)
Cheick Adama Ouédraogo, fondateur de l'Institut Aorèma
« Abraham était un grand prophète »
Avant de répondre à votre question, permettez-moi de remercier les Editions « Le Pays » pour la pierre précieuse qu'elles apportent dans la construction et le développement du pays. Je salue le Fondateur du journal et tout son personnel. Votre journal va toujours à la source de l'information pour mieux informer ses lecteurs. Concernant la célébration de la fête de la Tabaski, elle revêt une importance capitale car, elle rappelle la soumission du prophète Ibrahim à Dieu. Il était un grand prophète qui avait réellement la foi religieuse. C'est pourquoi il était aimé par Dieu lui-même qui l'appréciait chaque fois devant les anges qui l'admiraient beaucoup pour sa croyance et sa foi religieuse. Je souhaite bonne fête à tous les musulmans et que Dieu bénisse le Burkina Faso (Propos recueillis par Saïdou ZOROME).
El Hadj Mahamadi Kouanda
« Que Dieu protège le Burkina Faso »
La Tabaski, pour moi, est la fête la plus importante de l'année pour les musulmans. C'est la fête où nous devons bien manger, partager et bien boire. Je souhaite bonne fête de Tabaski à toute la communauté musulmane et que Dieu Tout-puissant continue à protéger le Burkina Faso dans la paix et dans la dignité et que l'islam soit une religion sociale, de paix, d'unité, de partage. Les plus jeunes musulmans doivent savoir que l'islam leur appartient. On constate dans nos mosquées, que les jeunes de 15 à 30 ans viennent plus nombreux que les personnes de 50 à 90 ans. Cela veut dire que Dieu a exaucé l'islam et que chaque musulman commence à prendre conscience que sa raison d'être est de prier et de faire du bien à ses parents et à son prochain. Je souhaite bonne fête et je demande à Dieu de donner la santé à ceux qui sont à l'hôpital ou qui sont retenus malgré eux, qui n'ont pas la liberté de prier et de partager la joie avec nous. Que Dieu leur donne la liberté et la dignité.
(Propos recueillis par Saïdou ZOROME)
La communauté Ahmadyya a célébré l'évènement
A l'instar des autres musulmans du Burkina Faso, ceux de la communauté ahmadiyya ont célébré l'Aïd El-Kêbîr. C'est le président et le missionnaire en chef de la communauté islamique ahmadiyya du Burkina Faso, Mahmood Nasir Saqib, qui a dirigé la prière. Après les deux traditionnelles rakates de la prière, dans son sermon, il a invité les fidèles musulmans au pardon. Il les a aussi invités à faire de la formation des jeunes un combat de tous les jours. L'Aïd El-Kêbîr, a-t-il dit, qui est une fête qui perpétue le sacrifice du prophète Ibrahim, est une occasion qui doit faire appel à notre sens de responsabilité dans la formation de nos enfants afin d'inverser la situation. En effet, rappelle Mahmood Nasir Saqib, dans les traditions, il est écrit que quand Ibrahim a vu en rêve qu'il égorgeait sous ordre divin son enfant Ismaël et qu'il lui a raconté le film de son rêve, Ismaël a répondu à son père qu'il est prêt à se sacrifier pour la cause d'Allah et que Ibrahim peut passer à l'exécution du rêve. « Cela témoigne du niveau de formation et du degré d'obéissance qu'Ibrahim avait pu inculquer à son fils Ismaël. Notre sacrifice de mouton n'aura son sens que si nous nous évertuons, à l'instar d'Ibrahim, à éduquer et à former nos enfants comme Ismaël. Si les enfants ne sont pas bien formés, le sacrifice d'Ibrahim n'aura pas de sens pour nous. Tuer un animal c'est bon, mais ce n'est pas ça l'objectif du sacrifice d'Ibrahim », a expliqué Mahmood Nasir Saqib.
(Propos recueillis par Issa SIGUIRE).
Comment citer ce document
Siguire, Issa. “Célébration de la fête de Tabaski : sous le signe de la cohésion sociale et de la sécurité.” Le Pays, 14 septembre 2016. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/8070.
Siguire, I. (2016, septembre 14). Célébration de la fête de Tabaski : sous le signe de la cohésion sociale et de la sécurité. Le Pays. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/8070
Siguire, Issa. “Célébration de la fête de Tabaski : sous le signe de la cohésion sociale et de la sécurité.” Le Pays, 14 septembre 2016. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/8070.
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La représentation de l’islam et des musulmans est favorable, l’article soulignant la foi, le partage, la tolérance et la cohésion entre religions, par exemple lorsque le Burkina Faso est présenté comme vivant « en symbiose ».
L'article met en avant des messages de paix, de tolérance, de cohésion entre religions et de solidarité, sans aucune critique ou ton négatif envers l'islam ou les musulmans.
L'article dresse un portrait très favorable de la communauté musulmane, en soulignant la paix, la cohésion interreligieuse, le partage et la solidarité — les propos rapportés sont tous élogieux ou bienveillants envers l'islam, sans aucun élément critique.
Le texte met systématiquement en avant des valeurs de « paix », de « tolérance » et de « symbiose » entre les religions, valorisant ainsi l'image de l'islam au Burkina Faso.
L'article met en avant la dimension pacifique et fédératrice de l'islam burkinabè : le sermon est résumée autour de « la paix, la tolérance religieuse, la cohabitation pacifique », le rapport Crisis Group est cité pour saluer une « stabilité entre les religions, qui est un exemple pour les autres pays », et le ministre Tahirou Barry qualifie cet esprit de tolérance de « force tranquille » du Burkina.
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L’article est entièrement consacré à la célébration musulmane de la Tabaski, à ses rites, à ses sermons et aux représentants de la communauté islamique.
L'article est entièrement consacré à la célébration de la Tabaski, une fête religieuse musulmane, avec des détails sur les prières, les sermons, et les messages de paix et de solidarité.
L'article est entièrement consacré à la célébration de la Tabaski, une fête religieuse musulmane, et s'attarde sur la prière, les sermons, la communauté musulmane et ses leaders — l'islam est donc le sujet principal du texte.
L'article est entièrement consacré à la célébration de la Tabaski, détaillant les rites, les prêches et les discours de la communauté musulmane.
L'intégralité de l'article est consacrée à la célébration de la Tabaski par la communauté musulmane du Burkina Faso : grande prière à la place de la Révolution, sermon de l'imam El Hadj Cheick Aboubacar Sana, sacrifice du mouton, section dédiée à la communauté ahmadiyya, et interviews de figures musulmanes.
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Le texte prend la forme d’un reportage factuel, avec des descriptions et de nombreuses citations attribuées aux imams et responsables musulmans. L’angle est toutefois nettement valorisant, notamment à travers l’accent mis sur la paix, la solidarité et la cohésion religieuse.
L'article est un reportage factuel décrivant les événements, citant des discours et rapportant des propos sans jugement de valeur apparent.
Le texte est essentiellement descriptif et factuel (déroulement de la prière, arrivée des autorités, résumés des sermons), mais la sélection des citations et l'angle choisi mettent en avant des valeurs positives comme la cohésion et la paix, ce qui constitue une trace subtile d'appréciation.
Le ton est globalement descriptif et informatif, s'appuyant majoritairement sur le compte rendu d'un événement et des citations directes.
Le texte relève majoritairement du compte rendu journalistique (horaires, noms des présents, déroulement de la prière), mais l'angle choisi — « placée sous le signe de la sécurité et de la cohésion entre les différentes religions » — et la sélection unanime de citations tournées vers la paix et la tolérance trahissent une orientation éditoriale subtile.