Article · Le Pays · 5 juillet 1993 Citer
Bam : deux "Cheikh" ennemis se donnent la main
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Moustapha Sana
- Editeur
-
Le Pays
- Date
- 5 juillet 1993
- Description
-
À Hamdalaye, un conflit opposait depuis 1981 Gansonré Kassams, fils de Cheikh Assane Moctar Gansonré, à Gansonré Adama, désigné Cheikh par le défunt. Rentré en 1990 après ses études à Dakar, Kassams avait dû partager la prédication islamique avec Adama, dans un contexte qui paralysait le développement local. Le 21 juin, les deux hommes se sont réconciliés lors d’une cérémonie réunissant autorités, forces de sécurité et responsables religieux ; Kassams a reconnu le titre d’Adama et appelé à l’unité, au pardon et au progrès.
Annotations de valeur
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- GPT-5.6 Luna
- nombre de pages
- 1
- Langue
- Français
- Source
-
Le Pays
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0003719
- contenu
-
A Hamdalaye, deux "Cheikh" en mauvais termes pendant longtemps ont courageusement décidé de passer l'éponge, de se donner la main et de regarder dans la même direction. Un exemple à suivre...
Depuis 1981, année de la disparition de Cheikh Assane Moctar Gansonré, un conflit douloureux oppose le sieur Gansonré Kassams fils du défunt au sieur Gansonré Adama nommé Cheikh par Cheikh Assane Moctar avant sa mort.
En 1990, le sieur Kassams, fils du défunt, après ses études à Dakar devait regagner son village Hamdalaye avec le titre de Ckeik où il devait propager l'Islam. Difficile et pénible mission pour ce dernier qui trouvera devant lui son frère Cheikh Adama Gansonré qui semblait déjà être maître du terrain.
Face donc à cette crise ouverte, aucune action de développement n'était envisageable dans ce village, tant la situation était très difficile et délicate pour les autorités administratives et les forces de sécurité que pour les ONG et projets.
C'est pour permettre aux populations de Hamdalaye de respirer un vent nouveau de paix, et de réconciliation que les deux frères musulmans sont arrivés à une entente le 21 juin dernier à Hamdalaye.
Cette réconciliation a été l'objet d'une cérémonie à laquelle participaient le Préfet-maire de Tikaré, les forces de sécurité, le chef de canton de Zitenga, le représentant de l'Imam de Kongoussi, l'Imam de Tikaré, El hadji Sankara Ousséni et de nombreux fidèles.
Plusieurs interventions ont ponctué la cérémonie. Le Cheikh Kassams, fils du défunt, après avoir situé la genèse du conflit a dit : "devant Dieu et devant vous tous, je m'engage à me réconcilier avec mon frère. Aussi, je reconnais sans réserve le titre de Cheik au sieur Adama Gansonré qui a été investi par mon père Cheik Assane Moctar. Je demande à Cheik Adama Gansonré de m'accepter, de m'épauler, de me comprendre car nous sommes tous appelés à lutter pour le meilleur, devenir de l'Islam".
Non à la division
Quant au préfet-maire de Tikaré, il a exprimé sa joie de voir les frères musulmans se réconcilier. Cette crise qui a secoué toute la province du Bam et singulièrement le département de Tikaré a fait l'objet de diverses spéculations au niveau de l'administration. Cette réconciliation entreprise par des hommes de bonne foi est hautement appréciable. Seuls l'unité, l'entente, le respect mutuel devront nous guider à tout moment.
Tous les autres intervenants ont souhaité que cette réconciliation ouvre la voie au développement économique, social et culturel. Aucune région, aucun village si importants soient-ils ne peuvent se développer dans la haine, les querelles mesquines.
Un appel pressant a été lancé à l'endroit de certains intellectuels, certains hauts-fonctionnaires qui se servaient des querelles mesquines pour leurs intérêts égoïstes, pour qu'ils se mettent à l'écart, car dans le village de Hamdalaye souffle désormais un vent nouveau.
Les populations de Hamdalaye sauront dire maintenant non à la division, à la mésentente, aux débats stériles, et oui à l'unité, à l'entente, à la compréhension mutuelle, au pardon et au progrès économique, social et culturel.
Puisse cette réconciliation servir d'exemple et surtout d'expériences à tous ceux qui, individuellement ou collectivement souffrent de jour comme de nuit dans les foyers de tension. Nous sommes tous, autant que nous sommes, les enfants d'un même père, d'une même mère.
Moustapha Sana
AIB/Bam - Kongoussi
Comment citer ce document
Sana, Moustapha. “Bam : deux "Cheikh" ennemis se donnent la main.” Le Pays, 5 juillet 1993. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/7990.
Sana, M. (1993, juillet 5). Bam : deux "Cheikh" ennemis se donnent la main. Le Pays. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/7990
Sana, Moustapha. “Bam : deux "Cheikh" ennemis se donnent la main.” Le Pays, 5 juillet 1993. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/7990.
Visualisations
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L’article présente les musulmans et la réconciliation religieuse de manière favorable, en appelant à « l’unité », à « l’entente », au pardon et au progrès.
L'article présente la réconciliation entre deux Cheikh comme un exemple positif pour l'islam, avec des discours qui valorisent l'unité et la propagation de l'islam, sans excès d'éloges.
L'article dresse un portrait extrêmement élogieux des acteurs musulmans, présentés comme des « hommes de bonne foi » apportant un « vent nouveau de paix », et se conclut par une exhortation à l'unité et au pardon, sans aucune distance critique.
Le texte valorise la réconciliation des « frères musulmans », qualifiant cet acte de « courageux » et d'« exemple à suivre ».
L'article cadre la réconciliation comme une victoire morale du groupe musulman local («vent nouveau de paix», «non à la division», «unité, entente, compréhension mutuelle, pardon et au progrès»), avec une tonalité résolument bienveillante et optimiste envers les Cheikhs et leur communauté.
Centralité
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Très central
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L’article porte principalement sur deux cheikhs musulmans, leur conflit autour de l’autorité religieuse et leur réconciliation, avec la participation d’imams et de fidèles.
Le conflit et la réconciliation sont entièrement liés à des figures religieuses musulmanes (Cheikh) et à la propagation de l'islam, avec une cérémonie religieuse et des discours centrés sur l'islam.
Le sujet principal de l'article est la réconciliation de deux Cheikh musulmans à Hamdalaye, avec la reconnaissance d'un titre religieux, la présence d'imams et la référence explicite à la « propagation de l'Islam ».
L'article relate un conflit et une réconciliation entre deux dignitaires religieux (Cheikhs) autour de leur mission de propager l'Islam.
L'intégralité de l'article porte sur le conflit et la réconciliation entre deux Cheikhs (dirigeants islamiques) à Hamdalaye, la mission de «propager l'Islam» est explicitement mentionnée, et la cérémonie mobilise des Imams et des «fidèles».
Subjectivité
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Le récit est factuel, mais l’auteur valorise explicitement la réconciliation à travers des expressions comme « courageusement », « hommes de bonne foi » et « vent nouveau de paix ».
Le vocabulaire valorisant ('courageusement', 'exemple à suivre', 'hautement appréciable') et l'absence de contrepoint ou de distance critique montrent une subjectivité positive marquée.
Le journaliste prend clairement parti en faveur de la réconciliation avec des formules comme « Un exemple à suivre », « courageusement décidé » et un appel final « Puisse cette réconciliation servir d'exemple », qui relèvent du jugement personnel plus que de la simple information.
L'auteur manifeste un engagement explicite en utilisant un lexique mélioratif comme « hautement appréciable » pour qualifier l'entente.
Le lexique est traversé par des jugements valorisants assumés — «courageusement décidé», «Un exemple à suivre…», «hommes de bonne foi», «hautement appréciable» — et le dernier paragraphe («Puisse cette réconciliation servir d'exemple…») constitue un éditorial explicite au sein d'un compte rendu sinon factuel.