Article · La Nation · 1 mars 2018 Citer
Affaire Cissé : Sylvain Akindès révèle les combines du "marabout" du président
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Kokouvi Eklou
- Editeur
-
La Nation
- Date
- 1 mars 2018
- Description
-
La mort de Mohamed Amadou Cissé, survenue dans la nuit du 10 au 11 février, ravive au Bénin le souvenir de son influence pendant la période révolutionnaire. Selon l’ancien ministre Adékpédjou Sylvain Akindès, présenté comme le « charlatan » de Mathieu Kérékou, Cissé contrôlait des nominations aux hauts postes de l’État et a fait verser frauduleusement 1,825 milliard de francs CFA de la Banque commerciale du Bénin vers des comptes en France entre novembre 1987 et novembre 1988. Extradé de Côte d’Ivoire le 27 juillet 1990, condamné à dix ans de prison et vingt ans d’interdiction de séjour, il fut libéré le 8 juin 2001.
Annotations de valeur
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- pages
- 16
- nombre de pages
- 1
- Sujet
- Barnabé Bidouzo
- Corruption
-
Mathieu Kérékou
- Mohamed Ahmadou Cissé
- Moustapha Niasse
- Sylvain Adékpédjou Akindès
- Politique
- Justice
- Langue
- Français
- Source
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La Nation
- Identifiant
- iwac-article-0003678
- Détenteur des droits
-
La Nation
- contenu
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Le dimanche 11 février dernier, le Bénin apprend avec émoi la disparition de Mohamed Amadou Cissé. Celui qui a été ministre occulte du président Mathieu Kérékou et impliqué dans plusieurs dossiers de malversations et de détournement de deniers publics a laissé à son pays d'accueil un lourd passif sur lequel revient l’ancien ministre Adékpédjou Sylvain Akindès.
Presque dans l’anonymat Mohamed Amadou Cissé s'est éteint dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 février sur sa terre natale. Au Bénin, pays qui l’a adopté un moment et banni pour ses impairs par la suite, sa disparition n'est pas passée sous silence. L'émoi a été grand. Et des témoins privilégiés de l’histoire politique du pays ne se sont pas privés de revenir sur le passé de l'homme fort de la période révolutionnaire.
Si l'ancien ministre Adékpédjou Sylvain Akindès ne s'est pas prononcé publiquement sur la mort du célèbre marabout du Grand Caméléon, il s’est épanché sur le rôle non moins majeur qu'il a tenu au cours de la période révolutionnaire à travers son livre Essai d'histoire du temps présent au Bénin postcolonial : Problématique d'un engagement politique Tome II. Pour ce dernier. Mohamed Amadou Cissé était considéré comme le "charlatan” du président Kérékou. Et à ce titre, il bénéficiait de tous les passe-droits. « Il régna en maître sur le Bénin, au centre des promotions aux très hauts postes de l’Etat : ministres, directeurs généraux des sociétés d’Etat (notamment du secteur économique et surtout du secteur financier), etc.»
Son action la plus importante et la plus néfaste a été le pillage de la Banque commerciale du Bénin, souligne l’ancien ministre. La principale banque des petits épargnants béninois a en effet connu le détournement de leurs avoirs au profit du marabout. Quoique l’on note un clair-sombre autour des montants exacts soutirés des comptes de la banque, il est toutefois admis qu'une somme totale de 1 825 000 000 francs Cfa a été frauduleusement versée par la banque sur des comptes en France ouverts au nom de Cissé Mohamed Amadou, en une seule année, de novembre 1987 à novembre 1988.
Par ailleurs, le ministre révèle dans son ouvrage que pour avoir eu la faveur d'être nommé ministre des Finances et de l’Economie, Barnabé Bidouzo, s'est engagé le 2 mars 1986 à tout mettre en œuvre pour que les projets économiques et financiers qu’il sera amené à réaliser en République populaire du Bénin engendrent d’ici cinq ans à compter de sa date de nomination, un profit cumulé de 4 milliards de francs Cfa dont 3,5 milliards seront remis au fur et à mesure de leur production au camarade Cissé M. Amadou, en espèces ou par virements bancaires dans des comptes à désigner par le bénéficiaire. Autant de faits qui ont conduit à son extradition le 27 juillet 1990 de la Côte d’Ivoire où il retrouvait une nouvelle vie à l’avènement du Renouveau démocratique au Bénin. Condamné à une peine d'emprisonnement de dix ans et d'interdiction de séjour pendant 20 ans au Bénin pour ses crimes, l'homme responsable de la faillite de nombreuses banques du pays, libéré le 8 juin 2001 sur ordonnance de la Cour suprême, s'est définitivement retiré de la scène. Après une longue procédure judiciaire engagée contre Moustapha Niasse, actuel président de l’Assemblée nationale sénégalaise avec qui il était en affaires à une certaine époque. Une bataille qu’il a fini par perdre, débouté par la justice sénégalaise.
Comment citer ce document
Eklou, Kokouvi. “Affaire Cissé : Sylvain Akindès révèle les combines du "marabout" du président.” La Nation, 1 mars 2018. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/7915.
Eklou, K. (2018, mars 1). Affaire Cissé : Sylvain Akindès révèle les combines du "marabout" du président. La Nation. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/7915
Eklou, Kokouvi. “Affaire Cissé : Sylvain Akindès révèle les combines du "marabout" du président.” La Nation, 1 mars 2018. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/7915.
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L’article décrit négativement les actes attribués à cet individu, mais n’étend pas ces critiques à l’islam ou aux musulmans en général et ne développe pas de jugement religieux.
L'article utilise des termes péjoratifs comme 'charlatan' et met en avant les détournements de fonds et les malversations attribués à Cissé, orientant vers une représentation négative de la figure islamique.
Le marabout est présenté comme un 'charlatan' responsable de détournements et de la faillite de banques, ce qui constitue un portrait très défavorable d'une figure musulmane, même si l'article ne généralise pas à l'ensemble de l'islam.
Le traitement est centré sur des faits judiciaires et politiques ; le fait que le protagoniste soit un marabout n'est pas utilisé pour discréditer l'islam en général.
Les éléments négatifs visent la personne de Cissé pour ses faits de corruption et sa condamnation pénale, sans généralisation à l'islam ou aux musulmans ; le qualificatif « marabout » est employé comme simple désignation de fonction religieuse, sans charge valorisante ou dépréciative envers la religion elle-même.
Centralité
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Marginal
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Marginal
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La figure de Mohamed Amadou Cissé est présentée à plusieurs reprises comme un « marabout » et un « charlatan », mais l’article porte principalement sur son influence politique et ses malversations financières.
Le personnage principal est explicitement décrit comme un 'marabout', une figure religieuse islamique centrale dans l'article.
Le terme 'marabout' revient à plusieurs reprises, mais l'article se concentre sur les malversations financières et le parcours politique de Mohamed Amadou Cissé, sans développer la dimension religieuse.
L'islam est évoqué uniquement à travers le terme « marabout », utilisé deux fois pour qualifier le statut de Mohamed Amadou Cissé.
L'article porte sur la mort et le passé criminel de Mohamed Amadou Cissé, figure politique ; le terme « marabout » apparaît deux fois (« célèbre marabout du Grand Caméléon », « au profit du marabout ») comme identifiant de son statut, sans que la dimension religieuse de son pouvoir soit développée.
Subjectivité
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Plutôt objectif
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Le traitement repose surtout sur des faits, des montants et des procédures judiciaires, même si le terme « charlatan » et l’expression « action la plus […] néfaste » introduisent une appréciation défavorable.
L'article rapporte des faits et des citations de sources (ancien ministre, justice) sans ajouter de jugement de valeur explicite, adoptant un ton informatif.
L'article utilise des termes comme 'néfaste', 'pillage' et 'crimes' pour qualifier les actions de Cissé, reprenant ainsi les accusations de l'ancien ministre sans distance critique.
L'article critique sévèrement l'individu pour ses malversations financières, mais ne porte aucun jugement ni opinion sur la religion musulmane elle-même.
Le cadrage éditorial initial (« ministre occulte », « lourd passif ») introduit une teinte critique, mais les jugements les plus forts (« charlatan », « pillage », « crimes ») sont explicitement attribués à l'ouvrage de l'ancien ministre Akindès, ce qui maintient une distance énonciative.





