Article
Entretien avec Hani Ramadan, le petit fils de Hassan El Bana...
- Titre
- Entretien avec Hani Ramadan, le petit fils de Hassan El Bana...
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Omar Ben Babri
- Editeur
-
L'Appel
- Date
- septembre 1997 – octobre 1997
- numéro
- 17
- pages
- 9
- 10
- 11
- nombre de pages
- 3
- Sujet
- Laïcité
- Langue
- Français
- Est une partie de
-
L'Appel #17
- contenu
-
L'APPEL : Qui est Hani Ramadan ?
Hani Ramadan (H.R.) : Je suis d'origine Egyptienne. Je vie à Genève en Suisse. Je suis le fils du Docteur Saïd RAMADAN et le petit fils de HASSAN EL BANA. Je suis actuellement enseignant dans un cycle au niveau secondaire où je faits la littérature française. Je suis également le Directeur du Centre Islamique de Genève. Marié, je suis père de trois (3) filles.
L'APPEL : Quels commentaires réflexions vous inspire votre expérience personnelle dans le travail de la Da'awa.
H.R : Personnellement, ce que cela m'inspire, c'est que Al hamdoullilah partout où je suis allé et notamment au Niger, j'ai été étonné par l'enthousiasme, par l'engagement, la sincérité de l'engagement de beaucoup de frères et je vois toujours partout le même phénomène qui va dans le sens de la Da'awa et de l'organisation islamique, du mouvement islamique mondial qui fait que les musulmans finalement travaillent partout de part le monde pour une même cause. Et cela donne des fruits et c'est très encourageant.
L'APPEL : Quelle est la situation actuelle de l'Islam en Occident.
H.R : Si on tient compte de la présence des musulmans en tant que minorité, il y a d'abord que les minorités musulmanes cherchent à s'implanter, à s'intégrer dans la communauté occidentale en considérant qu'un musulman peut parfaitement être le citoyen du pays dans lequel il vit en minorité, mais que cela ne l'empêche pas de conserver son identité musulmane. Si par citoyenneté on entend le fait de respecter les réglementations du pays dans lequel on vit, le fait de considérer qu'il y a des droits et des devoirs équivalents pour chaque citoyen, le fait que le citoyen à l'obligation de défendre l'intérêt national, rien ne s'oppose à ce qu'un musulman vivant dans un pays en occident respecte ces droits et soit un citoyen à part entière. Pour autant qu'on ne lui impose pas de renier ses convictions religieuses ou d'aller contre les commandements de l'Islam.
A titre d'exemple, vous avez la question du voile qui montre bien que là, nous ne pouvons pas accepter que l'on empêche les femmes et les jeunes femmes en âge de porter le voile, de répondre à l'injonction divine et de suivre les recommandations du prophète (saw). Ceci étant, l'Islam progresse en occident ; l'organisation du mouvement islamique se fait de plus en plus évident ; le travail est continue et porte ses fruits incha'allah !
L'APPEL : Votre jugement sur certaines tragédies qui traverses certains Etats musulmans comme l'Algérie et l'Afghanistan.
H.R : Je reviens en Occident pour dire que l'un des plus grands problèmes que nous rencontrons à l'heure actuelle en occident, c'est que l'Islam n'est pas compris. Il y a entre les musulmans et les occidentaux, un fossé et il y a une multitude de préjugés qui font qu'ils ne comprennent pas ce qu'est l'Islam. Les médias travaillent jours et nuits à défigurer le vrai visage de l'Islam ou du moins à le masquer. L'Islam est ainsi assimilé à la violence, à un retour en arrière... La preuve voyez ce qui se passe en Algérie, en Afghanistan avec les Talibans. C'est vraiment tel que présenté une religion qui menace l'ensemble de l'humanité. Il y a une incompréhension aussi par rapport au statut de la femme. Si on ajoute à tout cela les préjugés qui viennent de la nuit des temps ; la construction de l'Europe qui s'est faite contre l'Islam à travers les croisades, on comprend bien la situation actuelle de l'Islam. L'Europe aujourd'hui a tendance justement à se construire contre les intérêts de l'Islam, mais, il ne reste pas moins vrai que les chefs d'Etat et ceux qui observent cette progression de l'Islam se rendent bien compte qu'une confrontation serait dramatique et qu'il faut absolument entrer dans la logique du dialogue et non pas une logique de guerre et de confrontation afin de définir cette citoyenneté des musulmans et de leur permettre une intégration.
Certains prêchent l'assimilation, c'est à dire que les musulmans vont être assimilés. On va faire d'eux des Français et des Suisses à part entière et ils vont perdre leur identité. Nous sommes pour une intégration positive mais tout en permettant aux musulmans de préserver leur identité.
En ce qui concerne l'Algérie, il ne faut pas oublier qu'en 1991, le mouvement islamique, le F.I.S. avait remporté les élections et quelques soit le jugement que l'on peut porter sur ce mouvement, il a été victime d'une injustice flagrante, d'un coup d'Etat qui a été soutenu par toutes les puissances occidentales de près ou de loin. Ce qui montre bien qu'il y a eu une politique de deux poids, deux mesures ; la démocratie chez eux, mais chez nous, on ne la défend pas parce qu'elle signifierait que les musulmans pourraient se libérer des chaînes qu'on leur impose et désigner leur responsables selon l'Islam qu'ils connaissent et qu'ils veulent appliquer. Il y a une injustice flagrante et c'est à partir de là qu'il faut analyser les événements. Le F.I.S. lui-même n'étant pas particulièrement organisé a perdu lorsque ses leaders se sont retrouvés en prison. Le peuple qui s'était regroupé s'est fragmenté parfois en groupuscules dont certains se sont, il est vrai fanatisés ; on considérés qu'ils pouvaient utiliser la violence et même parfois ont agressé dans des situations assez dramatiques d'autres musulmans. Mais en réalité, le responsable est le Gouvernement. C'est le Gouvernement Algérien qui a nourri cette guerre civile. Les atrocités qui sont commises contre le peuple Algérien, les membres du F.I.S. nous ont toujours dit qu'ils s'y opposaient. La vérité, disent-ils, c'est le Gouvernement ; ce sont les militaires qui engagent ce type d'action pour noircir le visage de l'Islam. Quelqu'un me disait, il n'y pas assez de Cameras en Algérie et la télévision n'est pas très riche. Pourtant, il se trouve très souvent que la télévision se trouve justement là où il y a une action criminelle ; l'on voit en gros plans des enfants égorgés. C'est un peu grossier, flagrant même. Il y a de la part du Gouvernement, une volonté systématique de noircir le visage de l'islam, mais ce n'est pas comme cela pour autant qu'il va acquérir une légitimité qu'il n'a jamais eu parce qu'il s'est assis au pouvoir par l'entremise d'un coup d'Etat.
Les Talibans en Afghanistan sont des musulmans qui considèrent que le maz'hab (Ecole juridique, doctrine religieuse) est la religion. C'est dire qu'ils ont un maz'hab qui leur est particulier et pour eux, celui qui ne conçoit pas la religion comme eux n'est pas musulman. Bien entendu, pour devenir un bon musulman, il faut rentrer dans leur système. Chose importante, c'est qu'ils n'ont rien d'étudiants en religion, mais que très souvent, ce sont des gens qui ont des connaissance primaires en Islam. Aidés par les Américains, le Gouvernement Saoudien et le Pakistan, leur rôle a été de prévenir une coalition qui pouvait se faire entre l'Afghanistan, l'Iran, les pays musulmans de la région et la Turquie pour travailler pour les intérêts de l'Islam. Les Talibans ont donc été une pièce maîtresse de façon à briser cette unité qui se dessinait progressivement entre les musulmans et ils ont été soutenus. Ce soutien visait deux objectifs. D'une part, ils vont rejeter le projet d'un Etat islamique qui correspond au critère de ce que nous connaissons de ce que représente réellement un Etat Islamique. Bourhanedine Rabani et Mass'oud sont des gens qui ont une perspective tout à fait excellente, une compréhension qui est juste de l'Islam. Donc, il s'agissait de renverser cette tendance-là pour diriger l'Afghanistan d'une toute autre manière. D'autre part par rapport à l'Occident, c'est la possibilité de dire, voyez les musulmans, ils viennent au pouvoir et voyez ce que cela représente ; ce sont des gens capable d'interdire aux femmes de rester à l'extérieur, de poursuivre leurs études, la tenue vestimentaire est épouvantable dans la mesure où la femme est complètement enfermée. Donc aussi, on averti l'Occident et en même temps, on aide le mouvement pour briser les musulmans dans la région. C'est ça qu'il faut comprendre.
L'APPEL : On a l'impression qu'il y a un paradoxe. L'Islam est persécuté parce que tenue par l'histoire, parce que minoritaire en Occident. Mais en même temps, on a l'impression que c'est de là bas que sortira ce renouveau de l'Islam. Qu'est-ce que vous en pensez ?
H.R : Ce que vous dites est très important. A la fin des années 80, lorsque l'Union des Organisations Islamiques en France réunissait un Congrès, il y avait 2.500 personnes. Ce mois de Décembre dernier, à Paris, au Bourget, 35.000 personnes assistaient au Congrès. Cela montre bien que la tendance est la progression de l'Islam et cela est tout à fait évident et certain. Cela montre aussi que en Occident, il y a des conversions malgré la désinformation contre l'Islam, malgré les préjugés, malgré le dénigrement systématique de nos valeurs. Et c'est vrai que c'est un phénomène nouveau qui parfois inquiète les responsables politiques qui voient l'Islam grandir, évoluer et s'organiser. L'Occident promet donc beaucoup pour l'Islam.
L'APPEL : Quel rôle exact la femme musulmane doit-elle remplir dans la société ?
H. R. : Le rôle essentiel de la femme en tant qu'épouse est son rôle dans le foyer. Elle est d'abord et avant tout une épouse, une mère de famille. A ce titre, elle a un rôle important à jouer. Si le père est au travail, si la mère est au travail, qui va s'occuper des enfants ? Quand on parle de délinquance, de déséquilibre familial, cela vient du fait que la femme s'est désinvestie ou bien ne joue plus le rôle qui est le sien et finalement voulant imiter l'homme, elle perd tout. Elle perd sa féminité, son droit à la maternité et l'épanouissement qu'elle pouvait acquérir dans une vie familiale selon les critères de l'Islam.
Cependant, l'Islam n'empêche pas la femme de s'investir à l'extérieur, de travailler, d'étudier, bien entendu d'avoir certaines fonctions. Elle peut travailler en tant qu'infirmière, médecin, enseignante... Il y a beaucoup de choses où la présence des femmes est nécessaire. Elle a un rôle communautaire à jouer. Même quand elle est mère au foyer ou femme vivant dans l'espace familial, elle a aussi la possibilité de s'organiser dans le travail islamique avec les soeurs et de s'investir dans l'engagement social, dans l'aide humanitaire, dans les activités culturelles et tout cela fait parti de son engagement en tant que musulmane.
L'APPEL : Quel est votre commentaire sur la laïcité ?
H.R : En tant que doctrine, la laïcité est complètement étrangère à l'Islam. La laïcité est un concept qui est née de la culture occidentale, d'une vision que l'on avait des choses lancées par le domaine religieux et le domaine des activités mondaines ; la séparation entre l'église et l'Etat, la séparation entre les sciences et la religion, la séparation entre la foi et la raison. Toutes ces conceptions propres à la culture chrétienne ont fait qu'on a constamment considéré qu'il y a les affaires de l'au-delà et les affaires de ce bas monde et que ce sont deux domaines séparés. Cette vision des choses est complètement étrangère à l'Islam, parce que l'Islam nous enseigne un monothéisme où la foi et la raison sont unies. L'Islam nous parle d'une civilisation où la religion était à l'origine de l'essor de la science ; il conçoit une structure au niveau de l'Etat où la mosquée est au cœur de la cité ; il n'y a pas de séparation entre le pouvoir temporel et le pouvoir religieux. Voyez donc que d'un point de vue doctrinal, ce sont deux conceptions complètement opposées.
Cependant, on doit nous autres musulmans, tenir compte de certaines réalités. Si je suis musulman et que je vie dans une société laïque, par exemple en Occident, pour moi, il s'agit d'assurer une certaine intégration tout simplement pour pouvoir survivre et pouvoir bénéficier des acquis de cette civilisation même si elle n'est pas islamique. Nos juristes et nos savants musulmans ont fait des recherches pour déterminer quel est le statut du musulman vivant dans une communauté qui n'est pas musulmane ; le statut du musulman vivant en tant que minorité dans un Etat qui n'est pas islamique. A ce niveau là, les musulmans dans la laïcité peuvent parfaitement être des citoyens à part entière de ces Etats tout en préservant leur identité et cela c'est une autre question, une autre perspective.
L'APPEL : Votre commentaire présente la laïcité comme acceptable pour les musulmans vivant en tant que minorités en Occident par exemple. Qu'en est il d'une société ou l'Islam est majoritaire, mais où la laïcité est adopté comme système ?
H.R : Je ne pense pas qu'il se trouve quelqu'un qui n'a pas assez de lucidité pour se rendre compte que ce système ne correspond pas aux aspirations des musulmans eux-mêmes. Ils sont importés et s'ils sont établis dans nos pays, c'est parce qu'il y a une certaines dépendance qui est due à des facteurs économiques. Donc, si l'on aide les pays africains, c'est moyennant le fait que ces pays vont adopter un système de civilisation qui est conforme aux normes de l'Occident. Remarquez de passage que ce système est assez odieux parce que on ne peut pas contraindre des peuples à vivre selon un mode de vie qui est étranger à leur culture. Il s'agit d'une forme de colonialisme même si elle n'est pas clairement exprimée.
Donc dans des pays islamiques, nous devons chercher à établir des Etats islamiques. Je pense que le problème ne se trouve pas souvent au niveau des gouvernants et des gouvernés. Avec des peuples qui ont une identité musulmane, la laïcité ne peut pas avec le temps s'imposer. Elle ne pourra pas. Avec le temps, c'est à nous musulmans d'organiser la communauté. Nous ne devons pas engager une confrontation par rapport au système étatique. Nous devons progressivement construire la Ouma. Nous voulons l'individu musulman, la famille musulmane, la communauté musulmane et le reste va venir d'une manière ou d'une autre. Mais il faut que cela soit l'effort de l'ensemble du peuple dans le sens où il y a une éducation progressive qui se fait du côté de l'Islam.
L'APPEL : Que dire de la démocratie ?
H.R : La Démocratie, nous ne pouvons pas dire de la rejeter. Nous allons dire que le système gouvernemental islamique ne repose pas sur le principe de la démocratie dans le sens que la souveraineté appartient au peuple, ce qui est le sens étymologique du terme. La souveraineté en Islam appartient à Dieu. Mais ce qu'il faut souligner, c'est que les éléments les plus positifs de la démocratie sont présents dans l'Islam. Par exemple l'égalité devant la loi. La seule différence de taille, c'est que chez nous, cette égalité se fait devant la loi de Dieu, mais pas devant la loi des hommes. Aujourd'hui, les démocraties servent très souvent des nations pour dominer d'autres ; elles n'en sont que le prétexte parce qu'on impose un système de loi qui est le fruit d'une culture et d'une civilisation étrangère. Il faut tenir compte des aspirations des peuples à disposer de leur avenir selon leur conviction. L'Islam a un système étatique qui se suffit à lui même et qui libère les hommes parce qu'il se soumet à Dieu et à lui seul. Au contraire, on observe en Occident que très souvent, la Démocratie est le prétexte pour asseoir des dictatures. Cela ne gène personne. En occident, on ne se gène pas de voir au pouvoir des dictateurs, des pétromonarques ou des régimes militaires dans beaucoup de pays du tiers monde.
Si réellement on donnait la parole aux peuples de l'Islam par la démocratie, on allait voir comment ces peuples allaient se déterminer. Lorsque cela a été fait en Algérie, on ne l'a pas admis parce qu'on a choisi un état islamique. On l'admettra pas non plus parce qu'il y a une injustice flagrante et il s'agit non pas de défendre des principes et valeurs de civilisation mais d'exploiter des peuples, de les dominer, de mettre l'humanité au service d'un système qui est des plus scandaleux que l'on puisse imaginer. Un système où 1/3 de la population mondiale exploite les 1/4, vie dans l'opulence pendant que chaque jour, un nombre incalculable de femmes, d'enfants meurent de malnutrition et dans des conditions épouvantables. Ce système, ce nouveau désordre mondial puisque c'est de cela qu'il s'agit, doit être décrié pour nous permettre de revenir à des valeurs humaines ou vraiment nous luttons pour le bien de l'humanité.
L'APPEL : A quel défis majeurs pensez-vous que l'Islam soit confronté aujourd'hui ?
H.R : C'est une vaste question. L'un des grands défis, c'est le fossé qu'il y a entre l'enseignement de l'Islam et la vie que nous menons, la pratique que nous avons de l'Islam. Les défis majeurs, c'est de parvenir à faire en sorte que la foi musulmane se traduise par un engagement concret dans la société, qu'elle transforme la société pour qu'elle se tourne vers l'Islam. C'est un travail de tous les jours qui est immense et qui demande beaucoup de sacrifices. Le grand défis auquel nous sommes confrontés, c'est non pas de rester au niveau du discours théorique, du débat interculturel et des discussions que nous pouvons avoir sur des thèmes, mais notre propos à nous, c'est de vivre l'Islam et cela n'est pas un discours. C'est un travail concret qu'on doit faire sur le terrain pour réaliser une société islamique. Un des grands défis, c'est de montrer aussi par rapport à la culture occidentale qui détient aujourd'hui matériellement les clés d'un certain pouvoir, que cette civilisation est en proie à des maux que seul l'Islam peut guérir. Le monde occidental souffre aujourd'hui d'un vide idéologique, d'une absence de spiritualité, d'une absence de finalité. C'est à dire qu'on peut donner à l'homme des moyens d'existence, on peut lui donner un travail, le confort et le luxe. Et puis, quand il a obtenu tout cela, qu'est-ce qu'il en fait. Il va jouir, user, abuser des biens terrestres mais il n'a pas d'autres perspectives étant donné l'absence de cette spiritualité.
Dans la culture islamique, le bien qui nous est donné est mis au service d'une finalité qui dépasse l'aspect purement éphémère et matériel des choses de la vie et qui donne un sens à l'existence. Le grand défis aujourd'hui, c'est de montrer que seul l'Islam peut donner un sens à l'existence et engager les hommes sur la voie d'un idéal qui soit la mesure de leur humanité, de leur aspiration spirituelle parce que l'homme n'est pas que animal, il a aussi une spiritualité. Nul part en occident on ne propose un idéal qui soit à cette mesure. Cet idéal il ne peut venir donc que de Dieu, que de la révélation. Aujourd'hui nous avons à démontrer que seul l'Islam à préservé cette révélation. Le Judaïsme avec son particularisme étroit s'est traduit aujourd'hui par le sionisme, l'idée de cette race qui est élue. Et donc, ce n'est pas l'affaire de l'humanité, c'est l'affaire d'une élite et donc pas une réponse aux maux de l'humanité. Le Christianisme aujourd'hui n'est pas toujours très crédible ; parce que dans le passé, il a lutté contre cette civilisation matérialiste. Il a nié les valeurs de la science. Les Eglises sont aujourd'hui vides alors que les mosquées sont pleines. En occident l'Islam est en pleine croissance parce que à travers ce culte, il y a un mode de vie. l'Islam, c'est la foi, mais aussi, la loi ; c'est l'individu, mais aussi la communauté. Nous avons donc nous musulmans, un projet et le défis c'est de montrer que notre projet est le meilleur.
Propos recueillis par Omar Ben Babri