Article · Le Jour · 12 février 2003 Citer
Célébration de la Tabaski hier : la communauté musulmane adhère à Linas Marcoussis
- Type
- Article de presse
- Editeur
-
Le Jour
- Date
- 12 février 2003
- Description
-
À l’occasion de la Tabaski célébrée le mardi 11 février 2003, les musulmans de Côte d’Ivoire ont soutenu l’accord de Linas-Marcoussis, présenté par les imams comme une voie vers la paix, la non-violence et la réconciliation. À Abidjan, les imams Aboubacar Coulibaly et Idriss Koudouss ont appelé les signataires à respecter leurs engagements et les responsables politiques à examiner les conséquences de la guerre commencée le 19 septembre 2002. La récession et la flambée des prix, de 90 000 à 200 000 francs CFA pour les moutons, ont empêché de nombreuses familles d’accomplir le sacrifice.
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- Sujet
- Aboubacar Coulibaly
- Aboubacar Fofana
- Idriss Koudouss Koné
- Ediémou Blin Jacob
- Mahomet
- Abraham
- Hagar
- Collectif de la société civile pour la paix
- Aïd al-Adha (Tabaski)
- Paix
- Réconciliation
- Guerre
- Hadj
- Économie
- Seydou Diarra
- Honoré Guié
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Arabie saoudite
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- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0011211
- contenu
-
MÉNINGITE
Déjà 53 morts au Burkina
le jour
L'INFORMATION AU JOUR LE JOUR
N° 2345. MERCREDI 12 FÉVRIER 2003 • CÔTE D'IVOIRE : 200 F. CFA ZONE UEMOA : 300 F
LE GOUVERNEMENT DE RÉCONCILIATION COINCE
SEYDOU DIARRA À LA TÊTE DE L'ANCIENNE ÉQUIPE ?
Cinq mois après le début de la crise ivoirienne, les protagonistes sont parvenus le 24 janvier dernier à Paris en France, à un accord. Pour engager son application sur le terrain, qui prévoit notamment la mise en place d'un gouvernement de réconciliation nationale, un mini-sommet des chefs d'Etat de la Cedeao s'est tenu lundi dernier à Yamoussoukro, en vue de l'accélération du processus de formation du nouveau gouvernement.
◆ Le Premier ministre sur des braises
◆ Le voyage de Bouaké reporté
TABASKI
Les musulmans soutiennent les accords de Marcoussis
◆ La fête dans la sobriété
Les fidèles musulmans de Côte d'Ivoire ont célébré hier la fête de la Tabaski sans grande faste. Pour cause, la guerre que vit la Côte d'Ivoire depuis le 19 septembre 2002 avec son corollaire de récession économique n'a pas permis à bon nombre de musulmans d'honorer le rituel d'immolation d'animaux.
◆ Une bousculade fait 14 morts à la Mecque
◆ LES COMBATS SE POURSUIVENT À L'OUEST
LA RÉBELLION MAINTIENT SON ULTIMATUM
"La Défense et la sécurité sont non négociables...Lire le texte intégral — 1 218 mots restants Réduire le texte intégral
◆ ... ou alors nous marcherons sur Abidjan"
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SOCIETE
Célébration de la Tabaski hier
La communauté musulmane adhère à Linas Marcoussis
La communauté musulmane a célébré hier mardi, la fête de la Tabaski ou l'Aïd El Kebir. A Abidjan dans la plupart des mosquées et espaces de prière, les fidèles musulmans n'ont pas omis la grave crise qui secoue la Côte d'Ivoire. C'est pourquoi, ils apprécient l'accord de paix de Linas Marcoussis signé par les forces et les mouvements politiques de la scène nationale. Pour la communauté musulmane, cette démarche, sous l'égide du gouvernement français, renferme les trois notions enseignées par le prophète Mahomet (Saw). A savoir le respect de l'être humain et de ses biens, la non-violence et la nécessité de la réconciliation.
« Nous apprécions à sa juste valeur, la démarche des partis politiques et des protagonistes du conflit qui déchire le pays depuis quelques mois, lesquels ont accepté de se rencontrer et de se parler, sous l'égide du gouvernement français, afin de trouver une issue heureuse à la crise ivoirienne », a indiqué hier mardi à la grande mosquée d'Aghien à Abidjan, l'imam Aboubacar Coulibaly, dans son sermon lors de la prière de la Tabaski. Cette prise de position, à en croire le guide religieux, se fonde sur deux arguments. Pour la communauté musulmane, en effet, Marcoussis représente le point de départ, l'ouverture d'un sillon qui est celui de la paix, de la fraternité et de l'amour « afin que la Côte d'Ivoire redevienne comme par le passé, une terre bénie de Dieu », indique l'imam.
Toujours selon l'adjoint de l'imam Aboubacar Fofana, la démarche des partis politiques et des protagonistes au conflit se situe dans le cadre des recommandations du prophète Mohamed (Saw) à l'occasion de son dernier sermon prononcé à Arafat. « Le prophète Mohamed (Saw) nous a enseigné, entre autres, trois notions : le respect de l'être humain et de ses biens ; la non-violence et la nécessité de la réconciliation (...) Nous devons donc faire de ce message le nôtre. Nous nous situons dans le cadre de ces recommandations (...) », s'est justifié l'imam Aboubacar Coulibaly.
A la mosquée Bilal de Port-Bouët II à Yopougon, l'imam Idriss Koudouss a saisi pour sa part la présence de plusieurs leaders de confessions religieuses pour interpeller les hommes politiques sur la situation socio-politique. « L'exemple du sacrifice d'Abraham doit servir à tous. C'est le combat de soi-même. Et personne n'ose faire ceci en Côte d'Ivoire. Personne ne veut mener une guerre contre soi-même mais plutôt contre les autres. Nos cœurs sont malades. Nos cœurs sont remplis de haine. Les chefs religieux de Côte d'Ivoire sont unis pour de bon. Ils sont décidés à consacrer leur vie pour la paix. C'est une image forte qui doit interpeller les hommés politiques. Nous souhaitons ardemment que tous ceux qui ont signé l'accord de Linas Marcoussis respectent leurs engagements. Nous invitons les hommes politiques à faire leur examen de conscience sur les conséquences de cette guerre. Cela est absolument nécessaire pour ne pas que l'on tombe dans les mêmes erreurs. », a indiqué l'imam Idriss Koné Koudouss.
Honoré Guié, porte-parole du collectif de la société civile pour la paix a remercié les chefs religieux pour « tout le travail qu'ils abattent pour la consolidation de la paix ». Le senior évangélique Jacob Ediémou Blin, président des confessions religieuses a, quant à lui, imploré Dieu pour sa grâce. Selon lui, tout ce qui arrive à la Côte d'Ivoire a été prévu par Dieu. Il a rappelé la coïncidence de deux évènements : la rencontre des chefs d'Etat de la Cedeao à Yamoussoukro pour la mise en route de l'accord de Marcoussis et la fête de la Tabaski. « Nous avons foi que Dieu a déjà puni la Côte d'Ivoire. Maintenant, c'est l'heure de l'union et de la consolidation de la paix », a-t-il expliqué.
La situation socio-politique n'a toutefois pas occulqué le sens de la célébration de la fête de la Tabaski. Pour l'imam Coulibaly de la grande mosquée d'Aghien, l'Aïd El kebir n'est autre que la victoire de la soumission, la victoire de la reconnaissance envers Allah, celle de la foi sincère sur l'hypocrisie, l'ingratitude et la mécréance. C'est pourquoi, il a invité les fidèles musulmans au pardon, à la repentance. Tout en se souvenant d'Abraham de son épouse Hagar et son fils Ismaël. « C'est la famille musulmane modèle, représentant pour le croyant, le symbole parfait de l'acception de la volonté de Dieu », a conseillé le dignitaire religieux qui a saisi les deux rackats rituels pour appeler ses coréligionnaires à faire des prières et des bénédictions pour que le séjour des pèlerins à la Mecque se termine dans de meilleures conditions.
A. TRAORÉ ET L. C.
La communauté musulmane pour l'application de l'accord de Linas Marcoussis.
Face à la flambée des prix des moutons, beaucoup de fidèles musulmans n'ont pas pu s'acquitter de l'immolation.
Une fête sans faste
Les fidèles musulmans de Côte d'Ivoire ont célébré hier la fête de la Tabaski sans grande faste. Pour cause, la guerre que vit la Côte d'Ivoire depuis le 19 septembre 2002 avec son corollaire de récession économique n'a pas permis à bon nombre de musulmans d'honorer le rituel d'immolation d'animaux. Les prix des bêtes ont flambé au grand désespoir des familles modestes. « Le plus maigrelet des moutons que j'ai vu coûtait 90 000 Fcfa. Quant aux autres, ce n'est pas la peine parce que les prix partent de 150 000 Fcfa à 200 000 Fcfa », se plaint Moussa Cissé du côté de l'abattoir de Port-Bouët. Les petites bourses se sont simplement contentées d'acheter des poulets ou de la viande au détail sur le marché. A défaut du bélier - animal de sacrifice par excellence - beaucoup de fidèles musulmans se sont contentés d'une brebis ou tout simplement de la viande de bœuf. L'Islam, selon l'imam Idriss Koudouss, président du CNI, dispense aux pauvres l'immolation. « Celui qui n'a pas les moyens d'immoler une bête est couvert par le sacrifice universel fait par le prophète à la Mecque au nom des pauvres », a-t-il expliqué. Mieux, ceux qui n'ont pas pu s'acquitter de l'immolation le jour de la Tabaski ont jusqu'au 12e jour du zoul hidja (2 jours après la Tabaski) pour le faire. Faut-il le rappeler, le sacrifice du bélier est non seulement un acte de soumission, mais aussi un dépôt auprès du Seigneur du jour de la rétribution. En effet, dans l'un de ses hadiths, le prophète Mohammad affirme que chaque poil de la bête sacrifiée sera bénédiction le jour du jugement dernier, pour celui qui aura accompli ce rite.
A. L. I.
Pèlerinage à la Mecque : 14 pèlerins tués lors de bousculades à Mina
Quatorze personnes effectuant le pèlerinage annuel de La Mecque ont été tuées lors de bousculades à Mina, à l'occasion de la fête musulmane du Sacrifice (Aïd el-Ahda), a annoncé l'agence de presse saoudienne SPA.
On dénombre un nombre indéterminé de blessés.
L'accident s'est produit dans la matinée aux abords du pont Jamarat de Mina lorsque les pèlerins ont, conformément au rituel, lapidé un pilier censé symboliser Satan.
On estime à deux millions le nombre de «hadji» cette année en Arabie saoudite, gardienne des deux lieux les plus saints de l'islam (La Mecque et Mina).
Reuters
Comment citer ce document
“Célébration de la Tabaski hier : la communauté musulmane adhère à Linas Marcoussis.” Le Jour, 12 février 2003. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/74440.
Célébration de la Tabaski hier : la communauté musulmane adhère à Linas Marcoussis. (2003, février 12). Le Jour. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/74440
“Célébration de la Tabaski hier : la communauté musulmane adhère à Linas Marcoussis.” Le Jour, 12 février 2003. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/74440.
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L'article rapporte factuellement les rites, les difficultés économiques et les déclarations favorables à la paix, sans généralisation hostile ni prise de position explicite de la rédaction.
L'article met en avant des valeurs positives portées par la communauté musulmane (paix, réconciliation, respect de l'être humain, non-violence) à travers les discours des imams et des leaders religieux, sans contrepoint critique.
L'article présente la communauté musulmane adhérant à la paix et les difficultés de la fête sur un ton factuel, sans jugement favorable ou défavorable envers l'islam ou les musulmans ; les propos des imams sont rapportés avec neutralité.
Le traitement est factuel ; il relate le soutien des musulmans à l'accord de Marcoussis et les difficultés financières des fidèles sans utiliser de lexique orienté.
Les sous-titres valorisent la posture pacifiste (« Les musulmans soutiennent les accords de Marcoussis », « La communauté musulmane adhère à Linas Marcoussis ») et le traitement des fidèles est bienveillant (« au grand désespoir des familles modestes »), présentant la communauté comme une force morale au service de la réconciliation nationale.
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L'article est consacré à la célébration de la Tabaski, aux pratiques musulmanes et aux prises de position d'imams et de la communauté musulmane sur la crise ivoirienne.
L'article est entièrement consacré à la célébration de la Tabaski en Côte d'Ivoire, avec des développements sur les positions des musulmans ivoiriens face à l'accord de Linas Marcoussis, incluant des citations d'imams et des références religieuses.
L'article est entièrement consacré à la célébration de la Tabaski, à la prise de position de la communauté musulmane ivoirienne sur les accords de Marcoussis, aux difficultés financières des fidèles pour le sacrifice et au pèlerinage à la Mecque, avec plusieurs sections dédiées à ces thèmes.
L'essentiel du texte est consacré à la célébration de la Tabaski et à l'implication de la communauté musulmane ivoirienne dans le processus de paix.
L'article consacre plusieurs blocs à la célébration de la Tabaski en Côte d'Ivoire et à la position de la communauté musulmane sur l'accord de Linas Marcoussis (sermon de l'imam Coulibaly, intervention de l'imam Koudouss, contraintes économiques du sacrifice), tout en partageant l'espace avec la crise politique ivoirienne et le drame de la méningite au Burkina.
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Le traitement est essentiellement informatif et les jugements sont attribués aux imams cités, même si l'article privilégie leurs appels à la paix et à la réconciliation.
L'article rapporte principalement des faits (célébration de la Tabaski, prix des moutons, bousculade à la Mecque) et des propos d'imams et de leaders religieux, sans marquer d'opinion ou de jugement de valeur de la part de l'auteur.
Le journaliste rapporte des sermons d'imams, des déclarations attribuées et des constats factuels (prix des moutons, bousculade à Mina) sans exprimer d'opinion personnelle ni recourir à un lexique orienté sur le thème de l'islam.
L'article adopte un style purement informatif, rapportant des faits et des citations directes, comme celles de l'imam Aboubacar Coulibaly, sans commentaire éditorial.
Le texte rapporte les sermons et déclarations des imams avec attribution explicite (« a indiqué », « a-t-il expliqué ») et les prix des moutons à Port-Bouët, sans commentaire éditorial, mais le cadrage (« La fête dans la sobriété », « au grand désespoir des familles modestes ») introduit une légère empathie journalistique.
