Article · Le Jour Plus · 9 décembre 2008 Citer
Aïd el-Kebir : la "fête du mouton" ne connait pas la crise
- Type
- Article de presse
- Editeur
-
Le Jour Plus
- Date
- 9 décembre 2008
- Description
-
La fête de l’Aïd el-Kebir est rendue plus coûteuse par la flambée du prix des moutons : au Maroc, un animal moyen atteint 3 500 dirhams contre 2 500 l’an dernier, tandis qu’à Dakar le prix minimal de 70 000 FCFA représente le double du salaire minimum. Pour permettre aux familles pauvres de perpétuer la tradition, le Sénégal verse une aide de 20 000 à 100 000 FCFA par foyer. En Irak, sécheresse et hausse du fourrage aggravent la situation ; en France, l’achat direct chez l’éleveur ou sur Halaldom.com inclut une redistribution aux nécessiteux.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- pages
- 9
- nombre de pages
- 1
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0010224
- contenu
-
L'Aïd el-Kebir, ou Aïd el-Adha, la fête du sacrifice, un événement important pour l'alimentation. Gros ou maigre, «Sardi» ou «Bergui», le mouton de l'Aïd sera prendre des mesures pour aider les plus démunis comme au Sénégal.
Le mouton est plus cher cette année. Et pourtant, tous les catégories sociales respirent la tradition de la grande fête de l'Aïd el-Kebir. A Riyad, la capitale saoudienne, le 8 décembre 2008 (Photo : Reuters)
Aujourd'hui, les musulmans célèbrent la fête de l'Aïd elKebir qui commémore le sacrifice qu'Abraham était prêt à faire en signe de soumission à Dieu. Celui-ci, constatant la soumission totale d'Abraham, a, au dernier moment, arrêté son bras et lui a donné un mouton à égorger à la place de son enfant. En commémoration de cela, chaque famille musulmane doit sacrifier un mouton (ou une vache, une chèvre ou bien encore un chameau) avec ses proches dans une ambiance conviviale. Mais en cette période de conjoncture difficile, certaines familles musulmanes auront parfois des difficultés à respecter la tradition, car cette année, le mouton se vend à prix d'or. Les témoignages forts nombreux parus dans la presse le révèlent. Dans les points de ventes, les citoyens n'ont qu'un mot à la bouche : «les prix sont élevés». Ainsi au Maroc, un mouton moyen coûte aujourd'hui près de 3500 dirhams ( 320 euros) contre 2500 ( 230 euros) l'an dernier. A Alger, ils sont à 20 000 dinars ( 220 euros) et ce n'est que la moyenne, car les prix atteignent les cimes de 40000 ( 440 euros), selon des informations rapportées par le quotidien algérien El Watan. Les prix sont si élevés que bon nombre de familles dans les villes ont préféré réaliser leurs achats à la dernière minute. En effet, acheter son mouton plusieurs jours avant l'Aïd équivaut à des dépenses en plus, avec l'achat du fourrage.
Acheter son mouton sur Internet A Bamako, au Mali, il faut compter pour un mouton de bonne qualité 150000 FCFA ( 225 euros). Au Sénégal, le quotidien Walfadjri a été faire un tour dans les boutiques. A Dakar, les moutons se vendent au minimum pour 70000 francs CFA ( 106 euros), le double du salaire mensuel minimum au Sénégal, où la hausse des prix générée par la crise alimentaire mondiale a déjà grevé les budgets tout au long de l'année. Pour la plupart des ménages sénégalais, les charges de cette fête pèse cette année particulièrement lourd.
Mais crise ou pas, rares sont les exceptions et les plus pauvres préfèrent emprunter pour perpétuer la tradition. Le gouvernement sénégalais a donc décidé d'accorder une aide sociale pour célébrer cette fête. Un mandat dont le montant varie de 20000 à 100000 FCFA ( 30 à 152 euros) par foyer. En Irak, le mouton se vend également à prix d'or cette année, en raison de la sécheresse, notamment dans le sud du pays, et du prix du fourrage. L'absence de pluies et le faible débit du Tigre et de l'Euphrate ont, en effet, considérablement réduit les pâturages.
Le prix de la tonne d'orge est ainsi passé de 125000 dinars ( 85 euros) à 750000 dinars ( 510 euros). Le prix d'un mouton varie de 135 euros à 260 euros, contre 85 euros l'an dernier. Cette flambée des prix intervient alors que le gouvernement a réduit les salaires des fonctionnaires à la demande du Fonds monétaire international (FMI) pour lutter contre l'inflation et réduire le déficit budgétaire. En France, les clients musulmans préfèrent désormais acheter leurs moutons vivants directement chez les éleveurs. La raison en est le coût. L'animal entier se vend 120 à 200 euros selon son poids. Le réseau Internet est également un canal de distribution puisque l'on peut désormais acheter son mouton sur la Toile. Le site Halaldom.com spécialisé dans la vente en ligne de produits halal propone ainsi des moutons au prix de 180 euros ou 210 euros. Et comme le veut la tradition musulmane, on ne célèbre pas la fête de l'Aïd sans laisser une part du mouton aux plus démunis. Autre innovation, ce site choisit de s'associer à des organisations humanitaires pour redistribuer cette aumône à des familles dans le besoin.
Comment citer ce document
“Aïd el-Kebir : la "fête du mouton" ne connait pas la crise.” Le Jour Plus, 9 décembre 2008. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/71607.
Aïd el-Kebir : la "fête du mouton" ne connait pas la crise. (2008, décembre 9). Le Jour Plus. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/71607.
“Aïd el-Kebir : la "fête du mouton" ne connait pas la crise.” Le Jour Plus, 9 décembre 2008. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/71607.
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Polarité, centralité à l’islam et aux communautés musulmanes, et subjectivité de cet article, évaluées indépendamment par GPT-5.6 Luna, Mistral Small 4, DeepSeek V4 Flash, Gemma 4 31B, Qwen3.8 27B. Lues directement dans la notice de ce document.
Polarité
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Positif
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L’article présente favorablement la tradition de l’Aïd et la solidarité envers les plus démunis, notamment l’aide sociale sénégalaise et la redistribution de l’aumône, malgré l’accent mis sur les difficultés économiques.
Le texte relate une situation économique difficile (hausse des prix, difficultés financières) sans prendre position ni adopter un ton critique ou élogieux marqué, maintenant un équilibre factuel.
L'article rapporte les hausses de prix et les difficultés des familles sans jugement sur l'islam ni sur les musulmans, tout en mentionnant l'aide sénégalaise et la tradition de partage avec les plus démunis.
L'article relate les faits et les traditions liés à la fête sans porter de jugement, en se concentrant sur l'aspect économique du prix du mouton.
Le lexique est uniformément valorisant envers la pratique religieuse («grande fête», «ambiance conviviale», «tradition»), et l'article se termine sur la redistribution charitable du mouton à «des familles dans le besoin», présentant la communauté musulmane comme solidaire et résiliente face aux difficultés économiques.
Centralité
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Très central
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L’article est entièrement consacré à l’Aïd el-Kebir, à sa signification religieuse, à la pratique du sacrifice et aux difficultés des familles musulmanes à la célébrer.
L'article est entièrement consacré à l'Aïd el-Kebir, une fête musulmane centrale, avec des détails sur ses pratiques religieuses et son impact socio-économique sur les communautés musulmanes.
L'article est entièrement consacré à la fête musulmane de l'Aïd el-Kebir, à son sens religieux et au coût du mouton pour les familles musulmanes.
L'intégralité de l'article est consacrée à la fête de l'Aïd el-Kebir, expliquant tant son origine religieuse (sacrifice d'Abraham) que ses pratiques sociales.
L'article est entièrement consacré à la fête de l'Aïd el-Kebir, expliquant son origine religieuse («le sacrifice qu'Abraham était prêt à faire en signe de soumission à Dieu»), la pratique du sacrifice animal et ses implications économiques pour les «familles musulmanes» dans une dizaine de pays.
Subjectivité
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Très objectif
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Plutôt objectif
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Le traitement est principalement factuel et s’appuie sur des prix, des données économiques et des témoignages rapportés, avec quelques formulations générales comme « ambiance conviviale » ou « prix d’or ».
L'article présente des faits, des chiffres et des témoignages sans expression d'opinion ou de jugement de la part de l'auteur, se limitant à un ton informatif.
Le propos reste largement factuel et chiffré, mais des formules comme «le mouton se vend à prix d'or» ou «pèse cette année particulièrement lourd» marquent une mise en relief sans prise de position religieuse.
Le texte adopte un ton informatif et s'appuie sur des données chiffrées et des sources journalistiques (Reuters, El Watan, Walfadjri) pour décrire la situation.
Le texte reste essentiellement informatif — il cite des prix précis (3500 dirhams au Maroc, 150000 FCFA à Bamako), des mesures gouvernementales et des alternatives pratiques — mais un léger angle empathique transparaît dans le choix de mettre en avant la précarité des plus pauvres et la «perpétuation» de la tradition malgré la crise.





