Article · Plume Libre · avril 1993
415 martyrs en devenir
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Adama Ouattara
- Editeur
-
Plume Libre
- Date
- avril 1993
- numéro
- 14
- Description
-
Après l’enlèvement et l’assassinat du garde-frontière Nissim Toledano, Israël a expulsé 415 Palestiniens qualifiés de « fondamentalistes » vers la frontière libanaise. Refusant leur entrée sous pression syrienne, le Liban a laissé passer les télévisions mais bloqué les ravitaillements, tandis qu’Israël rejetait les résolutions de l’ONU exigeant leur retour. L’article dénonce la souffrance des bannis, l’impuissance de l’ONU et les calculs liés aux négociations sur le Golan et la paix.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- pages
- 7
- nombre de pages
- 1
- Sujet
- Intégrisme
- Langue
- Français
- Est une partie de
-
Plume Libre #14
- Identifiant
- iwac-article-0008443
- contenu
-
415 martyrs en devenir
Par Ouattara Adama
Après que le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) et le Jihad islamique aient revendiqués l'enlèvement du sergent-chef des gardes- frontières Nissim Toledano, retrouvé égorgé en Cisjordanie occupée, Israël a décidé de bannir temporairement 415 "fondamentalistes" palestiniens et de les expulser vers le Liban. Une énième résolution des Nations-Unies n'a pu contraindre l'Etat hébreu à mieux respecter les droits de l'Homme. Et cela fait des mois que ces hommes luttent contre le froid... sous l'oeil des cameras et donc du monde entier.
Sacrifiés sur l'autel des calculs politiques, ces innocents risquent de mourir de froid et de faim dans les montagnes du sud Liban. Ici, ils font leur prière du matin.
C'EST sous la pression de la Syrie que les dirigeants de Beyrouth ont refusés aux 415 l'accès au territoire libanais, et ceci, pour bien faire voir au monde la barbarie d'Israël. Du coup, ceux qu'on a appelé les "fondamentalistes" se sont retrouvés coincés à la frontière entre les lignes de l'armée libanaise et celles de Tsahal. Et depuis, le Liban laisse passer les équipes de télévision mais bloque les convois de ravitaillement. Résultat : Israël perd en quelques jours la sympathie qu'il avait reconquis avec la victoire du parti travailliste aux élections de juillet 1992. Itzhak Rabin parle de «Complot médiatique international» parce que la télévision a diffusé partout dans le monde les images tristes et révoltantes du calvaire vécu par ces malheureux en passe de devenir des martyrs. Dans les coulisses, la Syrie continue de négocier avec Tel-Aviv la restitution éventuelle d'une partie du nord du plateau du Golan. Quant aux soldats norvégiens de la Force d'interposition de l'ONU, ils campent à quelques Kilomètres des tentes des bannis palestiniens. Ainsi vont les relations internationales en cette fin de siècle, et de ce côté là de la planète, mais a-t-on le droit de laisser mourir ces hommes?
Une résolution de l'ONU- encore une autre ! - visant à contraindre Israël à permettre le retour des bannis palestiniens est restée lettre morte. Le gouvernement Rabin a tout au plus accepté d'en laisser rentrer quelques uns qui auraient été expulsés par erreur, ce qui a évidemment été rejeté par les concernés par solidarité avec les autres. Ce refus d'obtempérer aux résolutions de l'ONU est révélateur d'un certain nombre de choses. D'abord, cela met à nu l'incapacité de cette organisation à faire appliquer ses décisions si celles-ci heurtent la sensibilité de l'Amérique. Cette continuelle perte d'autorité entame sa crédibilité et conforte ceux qui pensent que la "Maison de Verre" est dépassée et qu'une révision de ses structures et même de son fonctionnement s'impose. Doit-on dans ce cas être surpris que le Nigéria et l'Inde demandent à bénéficier aussi du droit de véto ?
La "Palestine" n'est pas le Koweït, et Israël n'est pas l'Irak, une autre raison pour ne pas fermer les yeux sur le sort de ces centaines de pères de famille et de responsables expulsés de chez eux. Israël n'est pas à un acte de rébellion près devant les décisions de la communauté internationale mais encore une fois on ne voit pas ceux qui parlent d'Apartheid au Soudan, ou d' "intégristes" en Egypte. On continuera de tuer- longtemps encore? - des palestiniens parce qu'ils veulent récupérer leur terre sans que les occidentaux ne montent sur leurs grands chevaux, c'est pourquoi il est impératif que l'Organisation de la Conférence Islamique en particulier et tous les musulmans en général se donnent la main pour un nouvel ordre mondial fait de plus de justice et d'équité.
Farouk Kaddoumi, le chef de la diplomatie de l'OLP était pour la reprise des négociations de paix avec l'Etat juif lancées à Madrid (Espagne) en Octobre 1991, alors que le chef de la centrale palestinienne, Yasser Arafat posait une condition : revenir sur les expulsions. La situation des expulsés qui était lamentable déjà au départ se détériore davantage chaque jour qui passe. Nous ne pouvons pas permettre qu'ils meurent dans ces conditions, c'est pourquoi nous joignons nos prières à celles de tous nos frères à travers le monde. Vivement qu'une issue heureuse soit trouvée à cette situation pour que ces frères ne deviennent pas des martyrs mais puissent regagner rapidement leurs foyers★Annotations de valeur
- AI Model - OCR
- Gemini 3.0 Pro
- Gemma 4 31B - Centrality
- Central
- Gemma 4 31B - Centrality Justification
- fr L'article lie le sort des expulsés à des mouvements comme le Hamas et le Jihad islamique, et conclut par un appel à la solidarité de « tous les musulmans ».
- Gemma 4 31B - Polarity
- Très positif
- Gemma 4 31B - Polarity Justification
- fr Le texte présente les musulmans comme des victimes injustement traitées et appelle la communauté islamique à œuvrer pour la « justice et l'équité ».
- Gemma 4 31B - Subjectivity Score
- Très subjectif
- Gemma 4 31B - Subjectivity Justification
- fr L'auteur utilise un lexique émotionnel et engagé, qualifiant les expulsés d'« innocents » et dénonçant la « barbarie d'Israël ».
Comment citer ce document
Ouattara, Adama. “415 martyrs en devenir.” Plume Libre, avril 1993. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/65659.
Ouattara, A. (1993, avril). 415 martyrs en devenir. Plume Libre. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/65659.
Ouattara, Adama. “415 martyrs en devenir.” Plume Libre, avril 1993. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/65659.
Ressources liées
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| Vignette | Titre | Relation | Type | Date |
|---|---|---|---|---|
|
Plume Libre #14 | A une partie |
Numéro |
1993-04 |
Visualisations
AI sentiment
Polarity, centrality to Islam and Muslim communities, and subjectivity ratings for this article, produced by three AI models (GPT-5.6 Luna, Mistral Small 4, DeepSeek V4 Flash). Read directly from this item’s record.
Polarity
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GPT-5.6 Luna Positive
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Mistral Small 4 Positive
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DeepSeek V4 Flash Very positive
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Les Palestiniens musulmans sont présentés de manière empathique comme des victimes innocentes menacées de mourir de faim et de froid, tandis que l'article appelle à la solidarité de « tous nos frères à travers le monde ».
L'article valorise l'islam et les musulmans en les présentant comme des acteurs légitimes pour la défense des droits des Palestiniens (appel à l'OCI et à 'tous les musulmans'), sans aucune critique ou hostilité envers cette religion ou ses fidèles.
L'article dresse un portrait extrêmement favorable des expulsés musulmans, décrits comme des « innocents » sacrifiés, des « pères de famille » en passe de devenir des « martyrs », et appelle à les sauver par solidarité musulmane. Le lexique est hagiographique et compassionnel, sans aucune critique envers ces musulmans, uniquement envers Israël, l'ONU et l'Occident.
Centrality
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GPT-5.6 Luna Central
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Mistral Small 4 Secondary
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DeepSeek V4 Flash Central
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L'article traite principalement de Palestiniens expulsés dans un contexte impliquant le Hamas et le Jihad islamique, et insiste sur leur prière, leur solidarité avec les « frères » musulmans et le rôle de l'Organisation de la Conférence Islamique.
L'article traite principalement de la crise humanitaire des Palestiniens expulsés, mais mentionne explicitement l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) et appelle à l'action des musulmans, ce qui donne une dimension religieuse secondaire mais significative.
L'article est consacré au sort de 415 Palestiniens expulsés, présentés comme des victimes, mais la dimension islamique est explicite et récurrente : mention des groupes islamiques Hamas et Jihad islamique, scène de la prière du matin, et appel final à l'Organisation de la Conférence Islamique et à « tous les musulmans » pour un nouvel ordre mondial. Toutefois, le sujet premier reste une crise politique internationale israélo-palestinienne, ce qui en fait un thème important partagé avec d'autres enjeux.
Subjectivity
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GPT-5.6 Luna Rather subjective
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Mistral Small 4 Very subjective
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DeepSeek V4 Flash Very subjective
Show reasoning
Le récit mêle des faits à un lexique fortement engagé, qualifiant les expulsés d'« innocents », de « malheureux » et dénonçant la « barbarie d'Israël », tout en appelant les musulmans à agir.
L'article exprime des jugements de valeur forts ('barbarie d'Israël', 'calvaire vécu par ces malheureux'), prend clairement parti pour les Palestiniens, et appelle à l'action des musulmans, ce qui révèle un engagement énonciatif marqué et une adhésion explicite à une cause.
Le texte est un éditorial engagé qui prend ouvertement parti : les expulsés sont qualifiés d'« innocents » et de « malheureux », Israël est accusé de « barbarie », et l'auteur multiplie les questions rhétoriques (« a-t-on le droit de laisser mourir ces hommes ? ») et les appels à la solidarité (« nous joignons nos prières »). Aucune distance journalistique n'est maintenue, le ton est celui de l'opinion et de l'émotion.