Article · Plume Libre · février 1992 Citer
Dossier : crise algérienne. À quand la fin de l'Islamophobie
- Type
- Article de presse
- Créateur
- D. H. L.
- Editeur
-
Plume Libre
- Date
- février 1992
- numéro
- 5
- Description
-
Cet article défend la victoire du FIS aux élections législatives algériennes, après son succès municipal de 1990, et dénonce la condamnation occidentale d’un choix islamique jugé démocratique. Il oppose les 188 sièges du FIS aux 41 obtenus par le FFS et le FLN réunis, accuse la presse et les puissances occidentales de soutenir des manifestations minoritaires, notamment celle organisée par Hocine, et appelle à redéfinir la démocratie selon chaque peuple.
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- GPT-5.6 Luna
- pages
- 6
- nombre de pages
- 1
- Sujet
- Intégrisme
- Langue
- Français
- Est une partie de
-
Plume Libre #05
- Identifiant
- iwac-article-0008429
- contenu
-
A quand la fin de l’Islamophobie ?
En Europe, des partis d’obédience chrétienne sont au pouvoir (notamment en Allemagne avec la CDU et dans certains pays nordiques) sans que personne ne crie au scandale. D’ailleurs cela est tout à fait « légitime ». Mais après la victoire du FIS (Front Islamique du Salut) aux élections législatives en Algérie, on a senti l’« humanité » choquée. Cette seconde victoire du FIS après celle des municipales en 1990 nous amène à poser l’équation suivante : laquelle de la civilisation arabo-islamique ou de la civilisation judéo-chrétienne et sioniste est-elle intolérante ?
ON NE PEUT FALSIFIER LE DESTIN D’UN PEUPLELire le texte intégral — 1 303 mots restants Réduire le texte intégral
Une fois de plus, l’occident et sa presse nocive, avec à sa tête la France qui croit encore que l’Afrique est sa chasse gardée, étale au grand jour son hypocrisie et son intolérance. Les élections législatives en Algérie ont fini par convaincre plus d’un optimiste que le dialogue islamo-chrétien prôné çà et là est une chimère mais que s’il devrait être une réalité, il ne peut se faire qu’au détriment de l’Islam qui devra se vider de sa substance. Le coran se diluant dans la civilisation chrétienne, la valeur « référentielle » par excellence. La civilisation judéo-chrétienne ne veut et ne peut accepter l’existence de l’Islam en tant que force spirituelle, sociale et politique ; c’est dire que les croisades ne font que commencer. En son temps, la révolution islamique d’Iran a été présentée par la presse occidentale comme la plus grande barbarie de notre époque. En quoi un régime aussi dictatorial comme celui du Shah qui détenait une des polices les plus sanguinaires de la planète (la SAVAK) était-il démocratique ? cependant il a régné pendant des décades sous la haute protection américaine.
Aujourd’hui, le peuple algérien dans sa majorité écrasante a fait son choix : le Coran, la Sunnah et l’achourah (1). ce choix « oh ! combien » démocrate a été ressenti par tous les anti-islamiques de la terre comme un tremblement de terre à une échelle jamais égalée pour reprendre les termes de feu le Docteur Youssouf Fofana. une fois de plus, l’occident a été battu sur son propre terrain, celui des urnes ou de la démocratie « universalité ». Le peuple algérien a démontré que l’Islam n’était pas antidémocratique mais qu’il avait des principes et de des méthodes qui diffèrent radicalement de ceux des descendants de Prométhée et de Cicéron. L’occident se résignerait-il enfin à laisser l’Islam à ceux qui l’ont choisi comme principe directeur de leur existence ? « A César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu » aime-t-on dire là-bas. Alors pourquoi cet adage n’est-il pas valable pour les autres ?
La réponse à cette question est évidemment non. La preuve est qu’après ce succès du FIS aux élections législatives, l’occident a cru stopper son ascension en injectant des milliards de dollar dans l’économie algérienne et cela avec une promptitude jamais égalée, parce que pour lui, la victoire du FIS est liée à la crise économique qui secoue l’Algérie. L’occident, plongée dans son économisme ne croit qu’à la venu de l’argent, cette « mère puissance » qui résoud tout. Or toute L’humanité n’est pas encore celle du matérialisme vulgaire et notamment la civilisation musulmane qui croit toujours aux vertus cardinales du saint Qûran. Cette politique de divertissement a été prolongée par les classes dirigeantes en Algérie par une hypothétique politique d’arabisation des institutions nationales (comme l’école et l’administration). La vigilance du peuple algérien a vite fait de déceler ces stratagèmes démoniaques et de sanctionner ses auteurs en votant massivement FIS.
APRES CE QUI S’EST PASSÉ EN ALGÉRIE, IL FAUT DÉFINIR LE CONCEPT DE DEMOCRATIE
Où la démocratie peut-elle encore s’affirmer en dehors des urnes ? Et la presse occidentale et ses satellites de relais présentent le raz-de-marée du FIS comme une montée de l’intégrisme. Alors les récentes démocraties d’Europe de l’Est et d’Afrique Noire sont-elles également de l’intégrisme ? Le mensonge et l’intoxication de la presse anti-islamique se passe de commentaire, les femmes algériennes, les algériens tout court seraient inquiets de la montée du FIS. QUI sont ces algériens ou ces algériennes si ce ne sont les micros de RFI, FR3 ou les antennes de Canal France International ? Ceux qui ont perdu jusqu’à leur identité sont censés parler au nom du peuple algérien. Des partis soutenus et financés pour défendre les intérêts de l’occident mais qui sur le terrain ne représente pas grand chose, sont présentés comme ceux de l’alternative démocratique. Estimons que le F.F.S. (Front des Forces Socialistes ) et le F.L.N. (Front de Libération National) qui réunis, n’ont obtenus que 41 sièges contre 188 pour le FIS gouvernent l’Algérie. A quelle type de démocratie aurions-nous affaire ? Sans doute à une démocratie de type Athénienne, symbole de la démocratie occidentale qui excluait plus de 80 % de sa population du processus électoral pour le simple crime d’avoir été des esclaves (Métèques) ou des femmes.
Après ce qui s’est passé en Algérie, il faut redéfinir le concept de démocratie, du moins chaque peuple doit forger sa forme démocratique car l’occident a démystifié le concept en laissant voir clairement que la « vraie démocratie » est celle qu’elle conçoit et oriente et qui, en définitive doit sauvegarder ses intérêts.
LE COMBLE DE L’IRONIE
Lorsque le F.F.S. réunit dans les rues d’Alger 300 à 400 personnes, ce rassemblement est médiatisé et présenté comme celui de démocrates protestant contre la « flambée intégriste ». Par contre un événement semblable dans le rues de Moscou ou de Léningrad avec 4.00 à 10.000 personnes est une manifestation des nostalgiques du communisme. Ironie du sort. Le comble de l’ironie même est provenu du chef du F.F.S. Hait Hocine qui a organisé une marche à Algérie afin de protester contre une élection démocratique légalement remportée. Cela relève de l’inédit et de l’insolite. Suivons le cours de l’ironie. Il est reproché au F.I.S. d’avoir menacé et intimidé les lecteurs. Quelle arme d’intimidation pouvait-il brandir contre la vieille machine du F.L.N qui a su pactiser pour le moment avec la hiérarchie militaire qui se trouve à la croisée des chemins ? Ses principaux leaders ne sont-ils pas en prison pour un complot qui reste à démontrer ? Tous les arguments, même les plus dénudés sont évoqués pour ternir l’image du Mouvement Islamique. Sa victoire serait due aux taux élevés d’abstention. Les Algériens qui ont boudé les élections n’ont-ils pas pris leur responsabilité ?
En aucun cas, le F.I.S. ne peut être accusé d’avoir été une entrave au processus démocratique en Algérie. Au contraire, c’est bien ceux qui ont décidé d’évoluer à contre-courant qui veulent plonger l’Algérie dans une vague de violence dont l’aboutissement n’est connu que de Dieu. L’exemple du Liban, de l’Afghanistan et de l’Iran doit éclairer tous ceux qui croient encore pouvoir embrigader la civilisation musulmane, objet de tant d’angoisse et de combats vains.
Chaque civilisation a connu son rayonnement. La civilisation judéo-chrétienne qui règne depuis plus de 700 ans a connu son apogée et attend maintenant sa chute comme l’ont été celle de l’Egypte pharaonique, des incas ou des perses... Ce sont les lois de l’histoire qui l’imposent, comme l’a si bien perçu Ibn Khaldoun (2) « une civilisation qui rompt avec le progrès (progrès étant entendu ici dans son sens le plus large possible) se recroqueville en elle même et ne produit plus que les éléments de son autodestruction ». Ce stade, l’occident semble l’avoir atteint avec ses performances inquiétantes dans la régression fulgurante des valeurs humaines. Il a atteint son point de non retour qu’il refuse d’admettre. Sa désintégration sociale et le péril des armes inter-planétaires dans lequel il a plongé l’humanité prouve qu’il n’a plus d’alternative autre que la violence à proposer.
Or, le renouveau islamique ne fait que commencer et rien ne peut le stopper. Sa lumière est contrairement à ce que disent ses détracteurs, celle qui, arrivée au firmament éclairera l’humanité d’un soleil nouveau « la vérité est son propre critère et en même temps celui du mensonge », écrivait Spinoza. Peut-on empêcher la roue de l’histoire de tourner ou arrêter le soleil de luire ?
D. H. L
(1) Mot arabe signifiant la consultation
(2) Sociologue arabe
L’Imam Khomeiny : principal acteur du renouveau islamique en Iran L’Occident aura tout essayer pour lui nuire.
L’exemple du Liban, de l’Afghanistan et de l’Iran doit inspirer tout ceux qui croient encore pouvoir embrigader la civilisation musulmane.
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Comment citer ce document
L., D. H. “Dossier : crise algérienne. À quand la fin de l'Islamophobie.” Plume Libre, février 1992. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/65630.
L., D. H. (1992, février). Dossier : crise algérienne. À quand la fin de l'Islamophobie. Plume Libre(5). https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/65630
L., D. H. “Dossier : crise algérienne. À quand la fin de l'Islamophobie.” Plume Libre, février 1992, n° 5. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/65630.
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| Vignette | Titre | Relation | Type | Date |
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Plume Libre #05 | A une partie |
Numéro |
février 1992 |
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L’islam et la civilisation musulmane sont exaltés comme porteuses de vérité et de renouveau, tandis que le FIS est présenté comme l’expression démocratique légitime du peuple algérien.
L'article présente l'islam comme une force spirituelle, sociale et politique supérieure, porteuse de valeurs démocratiques authentiques, tandis que l'Occident est dépeint comme hypocrite, intolérant et matérialiste, avec une adhésion claire à la vision islamique.
L'article dresse un portrait extrêmement favorable de l'islam, présenté comme une « lumière » qui « éclairera l'humanité d'un soleil nouveau », et du FIS, dont la victoire est décrite comme un choix démocratique du peuple algérien, tandis que les critiques sont attribuées à une presse « anti-islamique ».
Le texte présente le « renouveau islamique » comme une lumière qui « éclairera l’humanité d’un soleil nouveau » et défend la légitimité spirituelle et politique de l'islam.
L'auteur exalte l'islam en termes quasi eschatologiques — « le renouveau islamique ne fait que commencer et rien ne peut le stopper », « sa lumière… éclairera l'humanité d'un soleil nouveau » — tout en présentant systématiquement les musulmans comme victimes d'une « islamophobie » occidentale hypocrite, dans un registre élogieux et triomphaliste soutenu sur l'ensemble du texte.
Centralité
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L’article porte entièrement sur l’islamophobie, la victoire du FIS et la place de l’islam comme force spirituelle, sociale et politique.
L'article est entièrement centré sur la victoire du FIS en Algérie, l'islam comme alternative démocratique et spirituelle, et la critique systématique de l'Occident, avec des références constantes au Coran, à la Sunnah et à la civilisation islamique.
L'article est entièrement consacré à la victoire du FIS en Algérie et à la défense de l'islam comme force politique et spirituelle face à l'Occident, avec des titres comme « A quand la fin de l'Islamophobie ? » et des passages entiers sur le Coran et la Sunnah.
L'article est entièrement consacré à la défense de la civilisation musulmane et à l'analyse de la victoire électorale du Front Islamique du Salut (FIS) en Algérie.
L'article entier est consacré à la victoire du FIS algérien, à la « civilisation arabo-islamique », au « renouveau islamique » et à la figure de Khomeiny présenté comme « principal acteur du renouveau islamique en Iran », faisant de l'islam le sujet unique et dominant du texte.
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Le texte adopte explicitement un ton militant et polémique, qualifiant la presse occidentale de « nocive » et présentant le renouveau islamique comme une force que « rien ne peut stopper ».
L'article exprime des jugements engagés et des opinions militantes, comme la dénonciation de l'hypocrisie occidentale et la défense inconditionnelle de l'islam, avec un ton partisan et une adhésion explicite aux thèses défendues.
Le texte est un éditorial passionné qui prend ouvertement parti, avec un lexique chargé (« presse nocive », « hypocrisie », « stratagèmes démoniaques ») et des jugements de valeur incessants, sans aucune distance critique.
L'auteur utilise un lexique passionné et polémique, qualifiant la presse occidentale de « nocive » et dénonçant des « stratagèmes démoniaques ».
Rédigée sous forme de tribune signée « D. H. L », la pièce est un plaidoyer argumentatif et passionné, chargé de jugements de valeur (« l'occident et sa presse nocive », « stratagèmes démoniaques », « le dialogue islamo-chrétien prôné çà et là est une chimère ») et de prophéties messianiques (« éclairera l'humanité d'un soleil nouveau »), avec très peu de matière factuelle rapportée à distance.