Article · Alif · janvier 1995
Comprendre
- Type
- Article de presse
- Créateur
- K. Siddique
- Editeur
-
Alif
- Date
- janvier 1995
- numéro
- 26
- Description
-
K. Siddique critique le revirement du PDCI et du gouvernement sur le vote des étrangers et le nouveau code électoral, jugés contraires à la Constitution, après trente ans de non-application de certaines dispositions et du multipartisme. Il dénonce les contradictions entre le président, le gouvernement et le secrétaire général du PDCI, ainsi que l’arrestation du rédacteur en chef et d’un journaliste du Bélier. Le texte condamne aussi le tribalisme, les pressions politiques dans les mosquées et l’interdiction d’activités de l’AEEMCI au Lycée Municipal d’Attécoubé.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- pages
- 9
- nombre de pages
- 1
- Sujet
- Intégrisme
- Langue
- Français
- Est une partie de
-
Alif #26
- Identifiant
- iwac-article-0008412
- contenu
-
COMPRENDRE
Je ne comprends pas que le parti au pouvoir change subitement de fusil d'épaule. En effet, le cheval de bataille du PDCI, du gouvernement c etait le vote des étrangers. L'opposition s'appuyant sur la loi fondamentale a estimé que c'était anticonstitutionnel. Et le PDCI recula.
Je ne comprends pas que le PDCI qui était apparemment l'ami des non Ivoiriens devient leur bourreau.
Je ne comprends pas que le pays soit dans l'illégalité depuis plus de 30 ans.
Je ne comprends pas que l'on ait «oublié» d'application l'article 7 de notre loi fondamentale pendant 30 ans.
Je ne comprends pas qu'on ait attendu les protestations pour enfin appliquer le multipartisme.
Je ne comprends pas certains ivoiriens qui sont prêts à se flageller pour sauvegarder leurs instincts alimentaires et sexuels.
Je ne comprends pas qu'ils soient à ce stade de la bestialité car l'animal a deux besoins primordiaux à satisfaire dans la journée à savoir s'accoupler et manger. Une fois ces désirs satisfaits; plus rien ne les intéresse.
Je ne comprends pas que ce que le président dit est en contradiction avec ce que le gouvernement dit et fait (code électoral) et le secrétaire général du PDCI.
Je ne comprends pas que sans changer la constitution ivoirienne l'on prenne des lois qui la contredisent.
Je ne comprends pas que les gens ne soient pas assez courageux pour aller au fond de leur logique. Il faut qu'ils assument leur responsabilité en modifiant la loi fondamentale en particulier l'article 5 du code de la nationalité. Je ne comprends pas que le SG soit contre le code électoral alors qu'il y a quelques mois il soutenait que pour être nommé responsable dans toute entreprise, la compétence était un sacrilège, il fallait plutôt une dose PDCI.
Je ne comprends pas les intellectuels qui une fois obnubilés par leurs intérêts égoïstes ne savent plus raisonner.
Je ne comprends pas pourquoi le rédacteur en chef et un journaliste du journal le «Bélier» ont été arrêtés.
L'argument pour les arrêter serait lié à un article où il demandait aux «mastas» d'aller se faire voir ailleurs qu'en Côte d'ivoire. Ils ne méritaient pas ce traitement occasionnel, car ils n'ont fait que dire haut ce que certains responsables pensent avec le nouveau code électoral.
Je ne comprends pas ceux qui se proclament d'être des ivoiriens authentiques alors qu'ils ne sont que des tribalistes de pur sang.
Je comprends difficilement cette coïncidence à Fraternité-Matin où le PDG est un Baoulé ; Le secrétaire général de rédaction est Baoulé, le secrétaire général adjoint est Baoulé, le rédacteur en chef d'Ivoir Soir est aussi Baoulé c'est une coïncidence qui prête à interprétation.
Je ne comprends pas que ceux qui sont ancrés dans les partis refusent aux autres d'avoir le droit d'être ailleurs ou de ne pas avoir de parti.
Je ne comprends pas certaines autorités qui sont toujours prêtes à demander aux musulmans de les supporter publiquement.
je ne les comprends pas lorsque ces derniers refusent que les mosquées ne soient pas le lieu de campagne de certaines personnes en mal de légitimité. Je ne comprends qu'on les taxe d'intégristes.
Je ne comprends pas que les plus zélés dans cette chasse aux sorcières soient des «frères» musulmans en quête de leur pitance quotidienne à l'image de certains proviseurs qui interdisent les activités des sous-sections AEEMCI dans l'établissement qu'ils dirigent exemple le Lycée Municipal d'Attécoubé.
Je ne comprends pas certains chefs qui veulent faire l'unanimité autour d'eux en obligeant les gens à être avec eux.
Je voudrais qu'ils comprennent que même Dieu notre créateur n'a jamais fait l'unanimité sur lui.
K. SiddiqueAnnotations de valeur
- AI Model - OCR
- Gemini 3.0 Pro
Comment citer ce document
Siddique, K. “Comprendre.” Alif, janvier 1995. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/65596.
Siddique, K. (1995, janvier). Comprendre. Alif. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/65596.
Siddique, K. “Comprendre.” Alif, janvier 1995. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/65596.
Ressources liées
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| Vignette | Titre | Relation | Type | Date |
|---|---|---|---|---|
|
Alif #26 | A une partie |
Numéro |
1995-01 |
Visualizations
AI sentiment
Polarity, centrality to Islam and Muslim communities, and subjectivity ratings for this article, produced by three AI models (GPT-5.6 Luna, Mistral Small 4, DeepSeek V4 Flash). Read directly from the Omeka item metadata.
Polarity
Models disagree
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GPT-5.6 Luna Negative
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Mistral Small 4 Very negative
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DeepSeek V4 Flash Positive
Show reasoning
La représentation de certains acteurs musulmans est nettement dépréciative, comme le montrent les accusations d’opportunisme et de « chasse aux sorcières », même si l’article défend par ailleurs le refus de transformer les mosquées en lieux de campagne.
L'article exprime une critique très forte et hostile envers les autorités qui instrumentalisent l'islam et envers les musulmans qui se soumettent à cette instrumentalisation, avec un ton méprisant et accusateur.
L'article prend la défense des musulmans en dénonçant l'instrumentalisation politique des mosquées et en rejetant l'accusation d'intégrisme (« Je ne comprends qu'on les taxe d'intégristes »). Il exprime en revanche une critique ciblée contre certains musulmans zélés, mais dans l'ensemble, le traitement est bienveillant envers la communauté musulmane, tout en restant critique sur des cas individuels.
Centrality
Models nearly agree
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GPT-5.6 Luna Secondary
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Mistral Small 4 Central
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DeepSeek V4 Flash Secondary
Show reasoning
L’article est principalement consacré aux conflits politiques et électoraux, mais traite significativement de la mobilisation des musulmans, de l’usage des mosquées à des fins de campagne et des activités de l’AEEMCI.
L'auteur consacre plusieurs paragraphes à la critique des autorités qui instrumentalisent les musulmans et des musulmans qui se soumettent à cette instrumentalisation, ce qui montre une importance significative du thème.
L'article est une tribune de critique politique générale sur la Côte d'Ivoire (code électoral, tribalisme, libertés). L'islam et les musulmans apparaissent dans des passages ciblés : la demande de soutien public des musulmans, la tenue de campagnes dans les mosquées, l'accusation d'intégrisme, et le comportement de certains proviseurs musulmans. Ces mentions sont significatives mais restent subordonnées à la critique politique d'ensemble.
Subjectivity
Models agree
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GPT-5.6 Luna Very subjective
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Mistral Small 4 Very subjective
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DeepSeek V4 Flash Very subjective
Show reasoning
Le texte adopte un ton polémique et multiplie les jugements personnels, notamment en dénonçant des « frères » musulmans « en quête de leur pitance quotidienne » et en qualifiant certains opposants de « tribalistes ».
L'article est une tribune d'opinion où l'auteur exprime ses incompréhensions, critiques et jugements de manière très explicite et répétée, avec un ton émotionnel et partisan.
Le texte est une lettre ouverte personnelle marquée par des jugements de valeur et des sarcasmes : « Je ne comprends pas », « stade de la bestialité », « tribalistes de pur sang », « chasse aux sorcières ». L'auteur prend parti et exprime ses opinions sur la question des musulmans, comme lorsqu'il dénonce le fait de les taxer d'intégristes.