Article · Fraternité Hebdo · 13 mai 1977 Citer
Amadou Hampaté Bâ auteur et compositeur d'une chanson sur la Côte d'Ivoire
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Ben Soumahoro
- Editeur
-
Fraternité Hebdo
- Date
- 13 mai 1977
- Description
-
Dans l’émission télévisée Témoins de notre temps, Amadou Hampaté Ba présente une chanson composée pour célébrer la Côte d’Ivoire, ses villes côtières et Yamoussoukro, puis explique qu’il partagera désormais son activité entre le Mali, la Côte d’Ivoire et les membres de son ordre répartis en Afrique. Il a retiré son poème du concours « Côte d’Ivoire la Belle » lorsque le prix a été porté à 20 millions, refusant de chanter Houphouët pour de l’argent; corrigé à Yamoussoukro avec l’ajout du Liberia, le texte a été enregistré avec le musicien malien Farka, dont le président a commandé 1 000 exemplaires.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- nombre de pages
- 1
- Sujet
- Ben Soumahoro
- Amadou Hampâté Bâ
- Germain Coffi Gadeau
- Culture
- Musique
- Politique
- Éducation
- Unité
- Couverture spatiale
-
Côte d'Ivoire
- Grand-Bassam
- Sassandra
- Tabou
- San-Pédro
- Yamoussoukro
-
Mali
-
Bénin
- Liberia
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0007839
- contenu
-
Culture
Nous venons, durant sept semaines, de laisser la parole à M. Amadou Hamaté Ba, le gardien du port, comme il se surnomme lui-même; nous avons appris de sa bouche, dans le cadre de l'émission télévisée *Témoins de notre temps* certains aspects inédits de l'Histoire du RDA, et aussi de la «Fédération du Mali». Aujourd'hui nous découvrons un autre aspect, insolite, de ce très grand ami de la Côte d'Ivoire.
BEN SOUMAHORO
Maintenant nous avons une surprise pour nos téléspectateurs, une vraie surprise.
Ben Soumahoro fait entendre sur disque une chanson dont l'auteur est Amadou Hampaté Ba:
«Raconte dis-moi tout, de la Côte d'Ivoire.
Eh bien! c'est le pays qui plonge son pied dans la mer, à Grand-Bassam, Sassandra, Tabou, Grand-Lahou, San-Pédro nouvellement fondée.
Dans ce pays, Yamoussoukro scintille comme une perle».
Voilà nous allons demander à Amadou Hampaté Ba de nous expliquer le sens de cette musique que nous venons d'entendre. Parce que, c'est à son initiative que nous devons d'entendre cette magnifique musique à la fin de cette émission. D'abord on ne vous connaissait pas ce talent. Du moins tout le monde ne connaissait pas ce talent d'Amadou Hampaté Ba, compositeur, auteur. Il faut nous expliquer tout cela.
AMADOU HAMPATE BA
Vous savez, le doyen que je dois remplacer à la tête de l'école de Thiemo Aboubacar n'en peut plus, parce qu'il a près de 92 ans; alors il a décidé tout dernièrement de me passer les rênes. Mais il y a un mais, parce que cela suppose que je doive rentrer au Mali pour aller à la Genvia, au centre. Donc, de prime abord il paraîtrait que je dois abandonner la Côte d'Ivoire pour rentrer au Mali. Là aussi il n'en est pas question.
Je vais me partager entre la Côte d'Ivoire et le Mali... et les autres, parce que le rôle que je vais jouer m'obligera à passer partout où il y a des membres de l'ordre; ils sont répandus dans toute l'Afrique; depuis l'Afrique du Nord, jusqu'au Sud, depuis l'Ouest jusqu'à l'Est.
Et quand j'en ai parlé à Félix, il a été très compréhensif, et il m'a dit une chose, en plus de son mot: «Je le garde pour moi» (parce que pour moi, c'est une référence: «Je le garde pour moi»); il m'a aidé à m'installer, donc, il est large d'idée; un autre dirait: «Comment, moi j'ai fait tout pour lui, et maintenant il veut s'en aller chez lui !».
Mais ça n'a pas été du tout le cas. Il a dit seulement: «Tu es du Mali c'est vrai, et tu es de la Côte d'Ivoire». Et comme d'autres ajoutent: «Tu es de toute l'Afrique», maintenant j'ai honte de dire que je suis Malien. Et je suis obligé de dire que je suis un des doyens africains. Et c'est ce que je voudrais que tout Africain pense et réalise. Nous sommes des Africains.
Avant d'être des Noirs, pour rehausser maintenant l'ethnie noire, il faut que chacun de nous parte depuis sa famille, perfectionne sa famille, perfectionne son ethnie. Et chaque perfection va se joindre à l'autre pour que nous puissions enfin former l'unité.
Et le ministère de l'Information, dont vous êtes le Directeur général, a lancé un concours «Côte d'Ivoire la Belle». Et tout le monde est venu, il y a eu trois émissions. Personnellement j'ai trouvé que ces émissions, sur le plan local, c'était bon, c'était ça. Pour une certaine couche. C'était ça, parce que c'est le rythme, c'est la couture, c'est comme ça. Mais si on voulait ça pour les autres, alors ça ne signifierait rien; et j'ai trouvé que la Côte d'Ivoire méritait mieux, c'est pourquoi j'ai composé ce poème et je l'ai fait traduire en français. Et je l'ai chanté moi-même, avec mon neveu. Je l'ai envoyé à votre ministre pour le mettre dans le concours, et moi je suis allé au Dahomey où il y avait une réunion de l'UNESCO. À mon retour j'ai appris que le Président avait trouvé que les manifestations qui ont été faites, ce n'était pas ça, mais que le prix était porté à vingt millions. Alors, j'ai immédiatement écrit pour demander à Coffi Gadeau qui était le Président du jury, de retirer mon poème, parce que les Peulhs ne me pardonneraient jamais d'avoir chanté Houphouet pour de l'argent. Et d'autre part, je sais que si j'ai besoin de 20 millions j'irais dire à Houphouet donne-moi 20 millions, il m'en donnera parce qu'il m'en a déjà donné. Donc ce n'est pas la peine que je chante pour 20 millions.
J'ai donc retiré mon poème, mais je ne sais pas comment il l'a appris, c'est un homme plein d'oreille ! Il m'a demandé de faire venir le poème à Yamoussoukro; je suis parti avec le poème; et mon neveu et moi nous l'avons chanté. C'était le premier jet. Il a dit: «Je ne parle pas peulh», mais il m'a corrigé, parce que je n'avais pas mis «Libéria», dans les pays limitrophes; il m'a dit «Libéria manque». Je venais avec mon poème, et j'ai donc ajouté Libéria, et il m'a dit: «On va en faire un disque». C'est ce disque là que vous entendez. Le Président en a commandé mille exemplaires. Pour ses amis, certainement.
BEN SOUMAHORO
Est-ce qu'on peut en entendre davantage?
DOUDOU GUEYE
Le côté peulh.
BEN SOUMAHORO
En tout cas c'est une musique merveilleuse. L'orchestre est venu d'où?
AMADOU HAMPATE BA
Lorsque le Président m'a dit: «On va en faire un disque», je lui ai dit d'attendre que je fasse venir un musicien traditionnel du Mali. Je suis allé exposer mon projet au ministre de l'Information du Mali qui a été très compréhensif, il m'a détaché Farka qui est un compositeur traditionaliste; celui-ci est resté chez moi un mois. Et je l'ai dirigé comme j'avais dirigé les Talla et les Benzoumana pour faire «l'hymne du Mali», car l'hymne du Mali, je le dis entre parenthèses, a été composé chez moi. C'est moi qui suis allé chercher les renseignements pour l'hymne du Mali et la composition a été faite par moi.
Comment citer ce document
Soumahoro, Ben. “Amadou Hampaté Bâ auteur et compositeur d'une chanson sur la Côte d'Ivoire.” Fraternité Hebdo, 13 mai 1977. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/62580.
Soumahoro, B. (1977, mai 13). Amadou Hampaté Bâ auteur et compositeur d'une chanson sur la Côte d'Ivoire. Fraternité Hebdo. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/62580.
Soumahoro, Ben. “Amadou Hampaté Bâ auteur et compositeur d'une chanson sur la Côte d'Ivoire.” Fraternité Hebdo, 13 mai 1977. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/62580.
Visualisations
Sentiment IA
Polarité, centralité à l’islam et aux communautés musulmanes, et subjectivité de cet article, évaluées indépendamment par GPT-5.6 Luna, Mistral Small 4, DeepSeek V4 Flash, Gemma 4 31B, Qwen3.8 27B. Lues directement dans la notice de ce document.
Polarité
Les modèles s’accordent
-
GPT-5.6 Luna Non applicable
-
Mistral Small 4 Neutre
-
DeepSeek V4 Flash Neutre
-
Gemma 4 31B
Non applicable
-
Qwen3.8 27B
Neutre
Voir les justifications
Non applicable car le sujet n'est pas abordé.
L'article ne traite pas directement de l'islam ou des musulmans et ne manifeste aucun sentiment marqué à leur égard, se contentant de présenter des faits et des citations sans connotation positive ou négative.
Aucun sentiment favorable ou défavorable n'est exprimé envers l'islam ou les musulmans : les rares mentions sont factuelles et très brèves.
Non applicable car le sujet n'est pas abordé.
L'article ne porte aucun jugement sur l'islam ou les musulmans : les mentions de l'ordre et de l'école sont intégrées dans un portrait culturel bienveillant de la personne d'Amadou Hampaté Ba, sans tonalité particulière vis-à-vis de sa dimension religieuse.
Centralité
Les modèles divergent
-
GPT-5.6 Luna Non abordé
-
Mistral Small 4 Secondaire
-
DeepSeek V4 Flash Marginal
-
Gemma 4 31B
Non abordé
-
Qwen3.8 27B
Marginal
Voir les justifications
Le texte traite d’Amadou Hampaté Bâ, de son activité artistique et de l’unité africaine, sans mention explicite de l’islam ou des musulmans.
L'islam et les musulmans sont évoqués indirectement à travers l'appartenance peule d'Amadou Hampaté Ba, son appartenance à un ordre soufi et la composition de l'hymne national du Mali, mais ces éléments restent subordonnés à son portrait et à ses activités culturelles.
L'école de Thiemo Aboubacar et les « membres de l'ordre » sont évoqués au passage, pour expliquer les obligations de déplacement de M. Hampaté Ba, sans que leur dimension religieuse soit développée ; le propos porte avant tout sur sa chanson et son attachement à la Côte d'Ivoire.
L'article traite de l'histoire, de la culture et du panafricanisme sans mentionner l'islam ou les musulmans.
L'islam n'apparaît que dans la mention de «l'ordre» dont les membres sont «répandus dans toute l'Afrique» et de «l'école de Thiemo Aboubacar», évoqués en une phrase comme contexte de la nouvelle fonction d'Amadou Hampaté Ba, sans développement ultérieur.
Subjectivité
Les modèles s’accordent presque
-
Mistral Small 4 Très objectif
-
DeepSeek V4 Flash Très objectif
-
Qwen3.8 27B
Plutôt objectif
Voir les justifications
L'article est une transcription factuelle d'une émission télévisée avec des citations directes et un ton informatif, sans jugement de valeur ni opinion marquée sur le thème de l'islam ou des musulmans.
Le passage concernant l'école et l'ordre est purement informatif : aucune opinion, appréciation ou prise de position n'y est visible.
Les références à l'ordre et à l'école sont rapportées comme des faits biographiques, sans commentaire valorisant ni dépréciatif sur la dimension religuelle ; l'appréciation chaleureuse du texte («cette magnifique musique», «une musique merveilleuse») vise l'œuvre musicale et non l'islam.
