Article · Fraternité Hebdo · 10 juin 1977 Citer
Dernier hommage de la Nation à Ladji Sidibé, inhumé le 3 juin
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Oumar Coulibaly
- Editeur
-
Fraternité Hebdo
- Date
- 10 juin 1977
- Description
-
Les obsèques nationales de Ladji Sidibé, député, questeur à l’Assemblée nationale, membre du Comité directeur et adjoint au maire de Daloa, se sont déroulées le vendredi 3 juin. Le président Félix Houphouët-Boigny et les principales autorités de l’État et du Parti lui ont rendu hommage à l’Assemblée nationale, où deux oraisons ont retracé son engagement au sein du RDA et son rôle de trait d’union entre les communautés du département de Daloa. Après une prière dite par l’imam El Hadj Vassiriki Diané à la grande mosquée d’Adjamée, il a été inhumé au cimetière municipal.
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- nombre de pages
- 1
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
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- contenu
-
Dernier hommage de la Nation
à Ladji SIDIBÉ, inhumé le 3 Juin
Une douleur silencieuse et digne, le recueillement, ont marqué cette triste journée du vendredi 3 juin dernier qui a vu se dérouler les obsèques de Ladji Sidibé, député, Questeur à l'Assemblée Nationale, membre du Comité Directeur et adjoint au Maire de Daloa. Un grand combattant de la liberté et un des plus anciens et des plus fidèles compagnons du Président Félix Houphouet-Boigny dans la lutte émancipatrice du RDA, aux temps héroïques.
Dans la chapelle ardente dressée à l'Assemblée Nationale où le Chef de l'Etat était venu s'incliner à 12 h 30 sur le corps du défunt, une foule grave et endeuillée de parents, amis et compagnons rendait un dernier grand hommage à cet homme d'exception, à cette grande figure nationale que fut Ladji Sidibé.
Il y avait en ces lieux la Nation ivoirienne rassemblée en ce qu'elle comptait de meilleur, des fils libérateurs les plus prestigieux au plus humble paysan, et qu'une sollicitude douloureuse et fraternelle conduisait par amitié et devoir à rendre un singulier témoignage de reconnaissance à celui qui n'était plus.
Aux côtés du Président Félix Houphouet-Boigny tous les vieux compagnons étaient venus pour le dernier adieu : les Présidents Denise, Ministre d'Etat, Coulibaly du Conseil Economique et Social ; Boni de la Cour Suprême ; le Grand Chancelier Germain Coffi Gadeau, etc.
D'autres grandes figures de l'Etat et du Parti étaient également présentes en les personnes des membres du Gouvernement, du Bureau Politique, du Comité Directeur, des Parlementaires, des Conseillers Economiques et Sociaux, de la Cour Suprême avec à leur côtés les officiers supérieurs de l'Armée et l'AFI.
Deux oraisons funèbres ont été prononcées : l'une par Jean Dodo, un ancien camarade d'école de Ladji Sidibé, l'autre par le député Zunon Kipré au nom du Président de l'Assemblée Nationale M. Yacé et des populations du Département de Daloa. Ces deux témoignages devaient retracer le long et noble itinéraire de celui qui fut un homme d'action et un homme tout court, un militant, un patriote et un bâtisseur.
Ladji Sidibé a été un être naturellement bon, fraternel et communicatif « dont la porte était toujours ouverte, la main généreuse, un homme loyal, persévérant, fidèle à ses convictions avec un sens du devoir jusqu'au sacrifice ».
Il fut cet homme dévoué dont tous les efforts ont tendu à donner un sens à sa vie en servant ses frères. « Sa mémoire demeure un stimulant et à valeur d'exemple ».
Pour tout cela, il appartient désormais à l'Histoire et aussi parce qu'il a été le symbole de la fraternité vraie, le trait d'union entre les diverses communautés et ethnies du Département de Daloa.
De par son itinéraire politique, les grandes étapes de sa vie intense et riche, on peut dire de Ladji Sidibé qu'il a eu un grand destin au service d'une noble cause, celle du Parti et de la Nation Ivoirienne, à laquelle il s'est toujours dévoué avec intelligence, disponibilité et efficacité.
Après ces rappels à l'œuvre remarquable du défunt, celui-ci a été conduit à 13 h 30 à la grande mosquée d'Adjamée où, avec la communauté musulmane, une prière devait être dite par l'Imam El Hadj Vassiriki Diané pour le repos de son âme.
De là, le cortège funèbre a rejoint le cimetière municipal du même quartier, la dernière demeure de celui que toute la Nation Ivoirienne pleure et regrette. Après l'inhumation, le Président de la République, qui a assisté à toute la cérémonie, est allé en Zone 4 présenter ses condoléances et apporter ses réconforts à la Veuve, aux enfants et à la famille du défunt.
Ladji Sidibé s'en est allé, mais sa mémoire restera à jamais chère à notre souvenir, parce qu'il fut un exemple, parce que le message qu'il nous a laissé est de portée inestimable : « Aller toujours de l'avant, lutter et construire contre le désespoir pour le bonheur de tous ». Un remarquable principe de vie.
OUMAR COULIBALY
Comment citer ce document
Coulibaly, Oumar. “Dernier hommage de la Nation à Ladji Sidibé, inhumé le 3 juin.” Fraternité Hebdo, 10 juin 1977. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/62579.
Coulibaly, O. (1977, juin 10). Dernier hommage de la Nation à Ladji Sidibé, inhumé le 3 juin. Fraternité Hebdo. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/62579
Coulibaly, Oumar. “Dernier hommage de la Nation à Ladji Sidibé, inhumé le 3 juin.” Fraternité Hebdo, 10 juin 1977. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/62579.
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L’article décrit sobrement la prière musulmane et la participation de l’imam, sans exprimer de sentiment particulier envers l’islam ou les musulmans.
La mention de la mosquée et de la prière est un fait rapporté dans le cadre d'un hommage, sans connotation positive ou négative envers l'islam ou les musulmans.
La mention de la prière musulmane est neutre, sans jugement positif ou négatif. Elle s'inscrit dans le récit d'un hommage mais ne caractérise pas l'islam favorablement ou défavorablement.
Le texte relate le déroulement des rites funéraires musulmans sans exprimer de sentiment positif ou négatif envers la religion.
La mention de la prière au cimetière et de l'imam est intégrée à la reconstitution chronologique des obsèques sans lexique valorisant ou dépréciatif : le texte ne manifeste ni sympathie particulière ni réserve envers la dimension islamique de la cérémonie.
Centralité
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L’islam apparaît surtout dans la séquence des funérailles, avec la grande mosquée d’Adjamée, la communauté musulmane et la prière de l’imam, tandis que l’article porte principalement sur l’hommage national à un homme politique.
La mention de la grande mosquée d'Adjamé et de la prière de l'Imam El Hadj Vassiriki Diané pour le repos de l'âme du défunt est un élément significatif de la cérémonie funéraire, mais subordonné à l'hommage national rendu à Ladji Sidibé.
L'article évoque l'islam uniquement à travers la cérémonie funéraire : le défunt est conduit à la grande mosquée d'Adjamé et une prière est dite par l'Imam. Cette mention est accessoire par rapport au sujet principal, qui est l'hommage à un homme politique.
L'article mentionne la prière à la grande mosquée d'Adjamé et l'intervention de l'Imam El Hadj Vassiriki Diané.
L'islam n'intervient que par une description procédurale de la prière funéraire : « conduit à 13 h 30 à la grande mosquée d'Adjamée où, avec la communauté musulmane, une prière devait être dite par l'Imam El Hadj Vassiriki Diané pour le repos de son âme », un élément subordonné au sujet principal qu'est l'hommage national rendu au défunt politicien.
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Le traitement de l’islam reste factuel et limité à la description de la cérémonie religieuse, sans jugement explicite sur les musulmans ou leur religion.
L'article relate de manière factuelle la cérémonie funéraire, incluant la prière à la mosquée, sans jugement ni opinion sur l'islam ou les musulmans.
Le passage concernant l'islam est purement factuel : il rapporte la prière à la mosquée sans aucun commentaire ni appréciation. Aucune opinion sur l'islam ou les musulmans n'est exprimée.
Le traitement des éléments liés à l'islam est purement descriptif et factuel, sans jugement de valeur.
Sur le thème proprement islamique, le passage sur la mosquée, l'imam et la communauté musulmane est rapporté de manière factuelle et séquentielle, sans jugement ni commentaire ; la forte subjectivité du texte porte sur la personne du défunt (« homme d'exception », « grand destin ») et non sur sa pratique religieuse.

