Article · Fraternité Hebdo · 29 août 1985 Citer
L'Az-Zakat : l'impôt religieux dans l'Islam
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Karamoko Sylla
- Editeur
-
Fraternité Hebdo
- Date
- 29 août 1985
- Description
-
Ce texte de France-Islam présente la zakat comme le troisième des cinq piliers de l’islam et distingue cet impôt religieux obligatoire de l’aumône facultative. Il précise ses bénéficiaires, ses deux formes — zakatoul-fitr et zakatoul-mâl — ainsi que les conditions et taux applicables aux biens, à l’or, à l’argent, aux billets et au commerce. La zakatoul-fitr correspond à quatre moudds de nourriture, ou environ 500 à 750 francs CFA par personne ; la zakat sur les sommes imposables est généralement fixée à 2,5 %, soit un quarantième.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- pages
- 14
- 15
- nombre de pages
- 2
- Langue
- Français
- Contributeur
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Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0007763
- contenu
-
L'Az-ZAKAT : l'impôt religieux dans l'Islam
Az-zakat (l'impôt religieux) est le troisième pilier de l'islam.
L'acquittement de la Zakat incombe au musulman majeur, libre, sain d'esprit, qui est en possession des biens soumis à la Zakat.
La Zakat n'est pas commandée par l'islam seul, elle est également prescrite par les religions antérieurement révélées.
IMPORTANCE DE LA ZAKAT DANS L'ISLAM
Parce qu'il est l'un des cinq piliers de l'islam, l'acquittement de la zakat est obligatoire pour tout fidèle qui est en mesure de satisfaire à ce devoir religieux. Celui qui, tout en reconnaissant son caractère obligatoire, refuserait néanmoins de le payer détruirait par là-même un important pilier de l'islam.
La Zakat en tant que mode d'adoration de Dieu par les moyens des biens est aussi un acte de solidarité sociale.
DIFFERENCE ENTRE L'AUMONE (ÇADAKAH) et AZ-ZAKAT (IMPOT RELIGIEUX)
Dans l'islam existent des lois précises qui ont pour objet de resserrer les liens d'amour fraternel.Lire le texte intégral — 1 162 mots restants Réduire le texte intégral
La plus importante consiste à faire convenable, secourir les besogneux et éduquer l'âme dans l'accomplissement du bien général. Les conséquences qui en résultent ne profitent pas uniquement aux malheureux, elles sont également avantageuses pour les bienfaiteurs eux-mêmes (tant dans la vie d'ici-bas que dans celle de l'au-delà) qu'elles protègent de la haine, de l'envie et des nombreux inconvénients de l'avarice.
Il importe de savoir que l'aumône (Çadakah) et az-zakat (impôt religieux) ne sont pas synonymes dans l'islam car, alors que la première est un acte facultatif très recommandé dont l'importance est laissée à la libre appréciation du fidèle, le second est au contraire un véritable impôt dû sur les biens et dont l'acquittement obligatoire est soumis à des règles bien définies.
En résumé, Az-zakat signifie à la fois croissance de la richesse et purification de l'âme. Quant à l'aumône (çadakah), elle constitue une preuve de la véracité de la piété.
EFFET D'AZ-ZAKAT SUR L'INDIVIDU ET SUR LA SOCIETE
Az-Zakat et l'aumône produisent deux sortes d'effets : les effets intéressant l'individu en particulier et les effets sociaux.
Ceux qui s'acquittent de la Zakat sont assurés d'une grande récompense auprès de Dieu.
Par la pratique de la Zakat, le fidèle s'habitue à manifester de la compassion envers ses proches.
L'acquittement de la Zakat réalise l'équilibre social en rapprochant toutes les couches de la société sans distinction : il empêche la détention exclusive des biens par une minorité.
LES BENEFICIAIRES DE LA ZAKAT
Les différents bénéficiaires de la Zakat ont été déterminés par le Saint Coran comme suit :
Les besogneux, les pauvres, ceux œuvrant pour elle (les employés de l'administration de la Zakat).
Ceux dont les cœurs sont à gagner à l'islam : l'esclave ou le captif, les endettés; ceux qui soutiennent la lutte dans le soutien de Dieu, pour le voyageur qui a perdu son argent ou a été victime d'un vol ou a autrement besoin d'aide.
CALSSIFICATION DE LA ZAKAT
On distingue deux sortes de zakat :
1) - Zakatoul-fitr (Zakat de la fête de la rupture du jeûne)
2) - Zahatoul-mal ou zakat sur les biens. biens.
A) - ZAKATOUL FITR
Zakatoul-fitr est une pratique traditionnelle obligatoire prescrite par le prophète, pour permettre aux pauvres de prendre part avec les riches aux réjouissances de la fête de la rupture du jeûne.
A qui est-il fait obligation d'acquérir Zakatoul-fitr ? Zakatoul-fitr est dû par tout musulman des deux sexes, libre ou esclave, majeur ou mineur, sous réserve qu'il possède de quoi l'acquitter après prélèvement du minimum vital nécessaire à lui-même et à toutes les personnes dont il a la charge.
Il est recommandé aux fidèles d'acquitter la Zakatoul-fitr avant de sortir de leur demeure pour se rendre aux lieux de prière de la fête.
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Montant de Zakatoul-fitr:
Celui à qui incombe l'acquittement de la zakatoul-fitr doit payer par personne un « ça » de la contenance du « ça » du prophète soit 4 (Moudds) de la nourriture la plus répandue: blé, avoine, riz, maïs, orge, mil, sorgho etc... Elle peut également être acquittée sous forme d'argent; cela étant profitable aux pauvres qui peuvent l'utiliser ainsi pour s'acheter des denrées alimentaires, des médicaments, des vêtements ou autres choses.
Dans les conditions ci-dessus elle équivaut à environ 500 ou 750 francs CFA par personne.
A qui est-il fait obligation d'acquitter le zakatoul-mâl? L'acquittement de zakatoul-mâl est obligatoire pour tout individu des deux sexes répondant aux conditions suivantes: Etre musulman, majeur, libre, et être sain d'esprit, c'est-à-dire avoir toute sa raison.
Posséder en propre les biens qui nécessitent le paiement du zakatoul-mâl sous réserve que ces biens ne soient pas grevés par des dettes et que leur période réglementaire de possession atteigne un an.
ACQUITTEMENT DE ZAKATOUL-MAL SUR L'OR, L'ARGENT ET LES BILLETS DE BANQUE
A) Toute quantité d'or inférieure à vingt dinars n'est pas soumise au paiement de la Zakat: si la quantité d'or atteint vingt dinars (96 grammes) et plus, le prélèvement de la zakat s'opère sur la base de 2,5%, soit le quarantième de la quantité considérée.
B) Zakat due sur l'argent
Point de Zakat sur l'argent en quantité inférieure à deux cents dirhams, la zakat est due sur la base de 2,5% soit le quarantième de la quantité imposable.
C) La zakat sur les billets de banque
Lorsque les billets de banque sont utilisés à la place de l'or et de l'argent l'acquittement de la zakat devient obligatoire si le montant de ces billets atteint 20 livres sterling, soit 10.000 francs CFA.
En conséquence, toute somme égale ou supérieure à ce montant, est soumise paiement de la zakat, lequel est calculé comme précédemment sur la base de 2,5%.
Remarque: Pour le calcul facile de la zakat, il suffit de diviser la somme imposable par 40: le 1/40° ainsi obtenu représente le montant de la Zakat due sur la somme considérée.
Exemple: Supposons que vous ayez possédé 500.000 francs CFA pendant un an, le montant de la zakat due sur cette somme s'obtient en divisant 500.000 francs CFA par 40 soit 500.000/40: 12.500 francs CFA.
Nul n'est tenu d'acquitter la zakat sur sa maison, son cheval ou sa voiture personnelle, ni sur toutes choses destinées à l'usage personnel; de même, nulle femme n'est tenue de payer la zakat sur ses bijoux (en or, en argent etc) qu'elle réserve pour son propre usage.
Nul créancier n'est tenu de payer la zakat pour la somme qu'il a prêtée à un autre, même si celle-ci demeure pendant plusieurs années entre les mains des débiteurs. Le créancier ne paiera, la zakat qu'à partir de la date où la créance lui aura été remboursée et resta inutilisée dans sa possession pendant toute une année.
Lorsqu'un fidèle possède des objets qu'il destine au commerce (épicerie, vêtements, animaux, autos, fournitures scolaires, ustensiles de ménage et tous autres objets semblables) il doit payer la zakat sur ces biens, à la double condition que leur valeur nécessite l'acquittement de la zakat et qu'elle s'étende sur une année lunaire au jour du palement. Le prélèvement de la zakat (2,5%) s'opère sur la valeur totale des objets de commerce augmentée du montant de l'argent (recettes) déjà encaissé.
Il est interdit au fidèle qui donne la Zakat et l'aumône de profiter de ces occasions pour se comporter de manière désobligeante envers les bénéficiaires de sa largesse (murmures, reproches etc...) ou encore de se montrer inique de quelque autre façon que ce soit à leur endroit...
La zakat est donc un moyen d'établir l'amour et l'amitié parmi les membres de la communauté.
PEINES ENCOURUES PAR LE FIDELE QUI NE PAIE PAS DE ZAKAT SUR SES BIENS
La pratique de la zakat représente un des cinq piliers de l'Islam. Quiconque en nie le caractère d'obligation divine devient un mécréant et tourne en conséquence le dos à l'Islam. Mais tout fidèle qui reconnaît le caractère obligatoire divin de la zakat sans cependant en observer le prélèvement s'expose à un grand châtiment de la part du Seigneur des mondes.
SYLLA KARAMOKO
Source France-Islam
Comment citer ce document
Sylla, Karamoko. “L'Az-Zakat : l'impôt religieux dans l'Islam.” Fraternité Hebdo, 29 août 1985. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/62444.
Sylla, K. (1985, août 29). L'Az-Zakat : l'impôt religieux dans l'Islam. Fraternité Hebdo. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/62444
Sylla, Karamoko. “L'Az-Zakat : l'impôt religieux dans l'Islam.” Fraternité Hebdo, 29 août 1985. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/62444.
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Positif
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La zakat est valorisée comme un acte d’adoration, de solidarité et d’équilibre social, même si des peines religieuses sont mentionnées pour ceux qui ne la paient pas.
L'article décrit les principes et obligations de la zakat sans les évaluer ni les critiquer, en adoptant un ton strictement informatif et descriptif.
L'article valorise la zakat comme un acte de purification, de solidarité sociale et de rapprochement entre les couches, la présentant comme un moyen d'établir l'amour et l'amitié dans la communauté, avec un lexique élogieux (
L'islam est présenté comme un facteur d'« amour fraternel », de « purification de l'âme » et d'« équilibre social ».
La Zakat est systématiquement présentée sous un jour favorable — « acte de solidarité sociale », « moyen d'établir l'amour et l'amitié parmi les membres de la communauté » — sans qu'aucun aspect critique ou contradictoire ne soit évoqué.
Centralité
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Très central
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Très central
Voir les justifications
L’article est entièrement consacré à la zakat, présentée comme un pilier de l’islam et une obligation pour les musulmans.
L'article est entièrement consacré à la zakat, troisième pilier de l'islam, avec des détails exhaustifs sur ses règles, ses bénéficiaires, ses montants et ses implications sociales et spirituelles.
L'article est entièrement consacré à la zakat, troisième pilier de l'islam, et détaille ses règles, ses bénéficiaires et ses effets, ce qui en fait le sujet principal.
L'article est un guide pédagogique entièrement consacré à l'explication de la Zakat, définie comme le troisième pilier de l'islam.
L'article est entièrement consacré à la Zakat, « troisième pilier de l'islam », de sa définition à ses modalités de calcul, en passant par ses bénéficiaires et les peines encourues pour le fidèle qui s'y soustrait.
Subjectivité
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Mistral Small 4 Très objectif
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DeepSeek V4 Flash Très objectif
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Gemma 4 31B
Plutôt subjectif
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Plutôt objectif
Voir les justifications
Le texte adopte un point de vue doctrinal et normatif, affirmant notamment que la zakat est obligatoire et que son refus expose à un châtiment divin.
Le texte présente des informations factuelles et juridiques sur la zakat de manière neutre, sans jugement de valeur ni marque d'appréciation personnelle.
L'article adopte un ton didactique et informatif, exposant les prescriptions coraniques et les modalités pratiques de la zakat sans exprimer de jugement personnel ni d'appréciation sur l'islam ou les musulmans.
L'auteur utilise un lexique prescriptif et moralisateur, affirmant que le refus de payer la zakat « détruirait » un pilier de l'islam.
Le texte adopte un ton didactique et normatif (« il est recommandé », « le prélèvement de la zakat s'opère sur la base de 2,5 % »), mais le cadrage reste celui d'un croyant exposant la doctrine sans distance critique, comme le montrent les formulations « mode d'adoration de Dieu » et « grand châtiment de la part du Seigneur des mondes ».
