Article · Fraternité Hebdo · 9 août 1984 Citer
Islam : le pèlerinage à La Mecque
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Karamoko Sylla
- Editeur
-
Fraternité Hebdo
- Date
- 9 août 1984
- Description
-
Ce texte de Karamoko SYLLA présente le Hadj, cinquième pilier de l’islam, comme une obligation prescrite par le Coran pour le musulman majeur, libre, valide et financièrement capable, après subvenu aux besoins de sa famille. Il détaille les conditions d’accomplissement, les possibilités de pèlerinage par procuration et les préparatifs moraux et matériels. Il classe ensuite les rites obligatoires — intention, course entre Safa et Marva, station à Arafat et Tawaf al-Ifada — ainsi que les pratiques traditionnelles, méritoires et interdites, dont la violation entraîne une expiation.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- pages
- 9
- nombre de pages
- 1
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0007744
- contenu
-
Religion
ISLAM : le pèlerinage à La Mecque
Cinquième pilier de l'Islam, le pèlerinage à La Mecque se dit en arabe « Hadj » et celui qui l'accomplit une fois dans sa vie reçoit le titre de hadj. C'est un titre honorifique qui revalorise celui qui le porte aux yeux de ses concitoyens ; on le suppose, de par son voyage, l'objet de bénédictions particulières de la part d'Allah.
Le pèlerinage à la Mecque est une prescription divine ; son obligation résulte du verset 91 de la sourate 3 du Coran.
Conditions du pèlerinage
Le pèlerinage intéresse tout musulman majeur, libre, valide, en pleine possession de ses facultés mentales, c'est-à-dire qui a les moyens de pourvoir à tous les frais de voyage, après s'être assuré d'avoir laissé le nécessaire aux membres de sa famille pour toute la durée de son absence.
Le pèlerinage n'est pas une obligation pour le non-musulman, pour l'enfant, le fou et l'esclave.
Le fidèle qui a les moyens d'accomplir le pèlerinage et qui meurt sans l'avoir accompli, est libéré de cette obligation si ses descendants font le pèlerinage pour lui avec son argent ou chargent un remplaçant de le faire pour lui.
Le fidèle aisé qui, par suite d'une incapacité physique, de la vieillesse ou d'une maladie, ne peut accomplir le pèlerinage, peut charger une personne de faire le pèlerinage à sa place. On dit que le pèlerinage par procuration n'est valable que si la personne désignée l'a déjà, elle-même accompli.
Pour l'enfant qui accompagne ses parents, son pèlerinage est louable, mais cela ne le dispense pas de l'accomplir quand il sera majeur.
Avant d'entreprendre son voyage, le futur pèlerin commence par redresser les torts qu'il a commis, paye ses dettes, assure l'entretien des siens, restitue les dépôts, n'emporte que des provisions religieusement licites et fait ses adieux à ses parents, ses proches, ses amis et ses voisins.
Les causes du Hadj
Le pèlerinage comporte des pratiques obligatoires, des pratiques traditionnelles, des pratiques méritoires et des pratiques interdites.
1) Les pratiques obligatoires (FARD) sont :
- l'lhoram (qui est l'intention du pèlerinage)
- la course entre SAFA et MARVA (deux collines distantes d'environ 405 mètres)
- la station à ARAFAT. (Arafat est une vaste étendue de terrain située à 22 km de la Mecque. C'est là, où se dresse le mont de la Miséricorde « Djabalou Rahma »)
- TAWAF AL IFADA
L'omission d'une de ces pratiques rend nul le pèlerinage.
2) Les pratiques traditionnelles (SOUNA) snt :
- l'action de porter la tenue d'lhiram au lieu indiqué ; le premier TAWAF qu'on effectue en entrant à La Mecque la nuit que l'on passe à Mouz Dalifat ; le jet des cailloux pour la lapidation ; les deux rakates de Tawaf ; l'action de passer trois nuits à Minane pour la lapidation ; l'immolation, le jour de fête ; l'action de se raser ou de se couper les cheveux le jour de la fête.
L'omission d'une de ces pratiques nécessite un sacrifice en compensation.
3) Les pratiques méritoires sont :
- le bain que l'on fait avant de se mettre en état d'lhram
- l'action d'embrasser ou de toucher la Pierre Noire
- le Tawaf d'Adieu.
4) Les pratiques interdites sont :
- Commettre l'œuvre de chair et ce qui en est la préparation : baiser, attouchement etc…
- porter des habits cousus, des chemises, des pantalons des gants, des foulards etc…
- Contracter un mariage pour soi ou pour un tiers.
Le pèlerin qui se permet une de ces interdictions sera tenu à une expiation, qui consiste à sacrifier un animal, ou à nourrir six pauvres, à raison d'une demi ration de nourriture par personne, ou à jeûner trois jours.
Karamoko SYLLA
L'aéroport de Riad en Arabie Saoudite.
Comment citer ce document
Sylla, Karamoko. “Islam : le pèlerinage à La Mecque.” Fraternité Hebdo, 9 août 1984. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/62405.
Sylla, K. (1984, août 9). Islam : le pèlerinage à La Mecque. Fraternité Hebdo. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/62405
Sylla, Karamoko. “Islam : le pèlerinage à La Mecque.” Fraternité Hebdo, 9 août 1984. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/62405.
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Le pèlerinage est présenté favorablement comme une obligation religieuse et un acte conférant un « titre honorifique », associé à des bénédictions particulières d’Allah.
L'article décrit le hadj comme une obligation honorifique, une source de bénédictions divines et un acte de piété valorisant, ce qui reflète un ton favorable envers l'islam.
Aucun sentiment marqué envers l'islam ou les musulmans : l'article se borne à décrire le hadj et ses règles, sans éloge ni critique.
L'article présente le pèlerinage comme une source de « bénédictions particulières » et décrit le titre de hadj comme « revalorisant » le fidèle.
Le cadre énonciatif est respectueux et valorisant : « titre honorifique qui revalorise celui qui le porte aux yeux de ses concitoyens » et « l'objet de bénédictions particulières de la part d'Allah » inscrivent le pèlerinage dans une lumière favorable, sans toutefois verser dans l'enthousiasme ou l'éditorialisation.
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L’article est entièrement consacré au pèlerinage à La Mecque, présenté comme le cinquième pilier de l’islam et détaillé dans ses conditions et ses rites.
L'article est entièrement consacré au hadj, cinquième pilier de l'islam, avec une description détaillée de ses conditions, pratiques et significations religieuses.
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L'article est un guide détaillé et exhaustif consacré exclusivement au pèlerinage à La Mecque, pilier de l'islam.
L'article est entièrement consacré au Hadj, cinquième pilier de l'Islam, détaillant ses conditions coraniques, ses pratiques obligatoires, traditionnelles, méritoires et interdites, sans autre sujet que la religion.
Subjectivité
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Plutôt objectif
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Le texte adopte directement le cadre normatif religieux en affirmant que le pèlerinage est une « prescription divine » et en qualifiant certaines pratiques de « méritoires » ou d’« interdites ».
L'article présente des informations factuelles et descriptives sur le hadj sans jugement, opinion ou marque d'appréciation de la part de l'auteur.
Le texte expose des prescriptions religieuses (conditions, pratiques obligatoires, interdites) sur un ton purement didactique, sans opinion ni jugement sur l'islam.
Le ton est didactique et descriptif, bien que l'auteur utilise des termes comme « titre honorifique » pour qualifier le statut de hadj.
Le texte adopte une structure didactique et encyclopédique (listes numérotées, renvois au verset 91 de la sourate 3) ; la seule trace d'appréciation se trouve dans l'ouverture (« titre honorifique qui revalorise celui qui le porte »), qui décrit la signification religieuse sans prise de position personnelle de l'auteur.

