Article · Notre Temps · 17 juin 1992 Citer
Revoilà le Conseil supérieur islamique
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Cheikh Oumar
- Editeur
-
Notre Temps
- Date
- 17 juin 1992
- Description
-
Le texte critique la gestion du pèlerinage en Côte d’Ivoire par le ministère de l’Intérieur, avec l’administration territoriale dirigée par Ipaud Lago et le Conseil supérieur islamique, présenté comme représentant d’office les associations musulmanes sans congrès constitutif. Il dénonce les longues attentes à l’aéroport d’Abidjan-Port-Bouët, l’abandon des pèlerins à La Mecque, l’annulation d’une enquête d’Ali Yoda et la non-restitution de 50 millions de francs de cautions, puis réclame une représentation saoudienne ou l’ouverture de l’organisation à d’autres associations.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- pages
- 2
- nombre de pages
- 1
- Sujet
- Conseil Supérieur Islamique
-
Conseil Supérieur des Imams, des Mosquées et des Affaires islamiques
- Hadj
- Intégrisme
- Ipaud Lago
- Ligue Islamique des Prédicateurs de Côte d'Ivoire
- Ali Yoda
- Gouvernement
- Corruption
- Diplomatie
- Démocratie
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0007483
- contenu
-
En Côte d’Ivoire, l’organisation du pèlerinage a été confiée au ministère de l’Intérieur, en lieu et place de celui des Affaires Etrangères. L'Arabie Saoudite n'ayant pas de représentation diplomatique chez nous. C'est l'administration territoriale, dirigée par M. Ipaud Lago, qui en est chargé dans ce ministère. Ces dernières années, le Conseil supérieur islamique a été associé à cette organisation. Un conseil supérieur qui regrouperait d'office toutes les associations musulmanes de Côte d'Ivoire et ceci sans un congrès constitutif.
Par ailleurs, les noms des présidents de ces associations ne figurent pas sur la liste de l'instance dirigeante de ce conseil supérieur. Malgré cette collaboration (intéressée ou bénévole), le calvaire de nos pèlerins dure et perdure. En effet, qui n'a pas vu, ou ne verra pas encore nos futurs pèlerins ainsi que leurs parents passer deux ou quatre jours voire une semaine dans le hall et sur la pelouse de l'aéroport d'Abidjan Port-Bouët ? Qui n'a pas entendu les témoignages de nos pèlerins, à leur retour, sur les mauvaises conditions de leur séjour ? Ils sont laissés à eux-mêmes une fois arrivés à la Mecque certains s'égarant, d'autres mal-nourris, mal soignés, mal logés, etc… Les encadreurs étant plus préoccupés par l'accomplissement du pèlerinage que par le suivi des pèlerins.
L'année dernière, une enquête réalisée par Ali Yoda qui devrait nous situer sur les conditions de séjour de nos pèlerins a été annulée au dernier moment (censure ou auto-censure ?). Manifestement cette, collaboration du Conseil supérieur avec l'administration territoriale ces dernières années a échoué et cet échec aboutira à une révélation scandaleuse : 50 millions, au titre des cautions des pèlerins sont restés en Côte d'Ivoire, l'année dernière. Cette somme n'a pas été utilisée pour le pèlerinage, et n'a pas été restituée aux pèlerins à leur retour des lieux saints.
C'est dans ce contexte que d'autres associations ont décidé de s'investir dans l'organisation du pèlerinage pour soulager nos pèlerins, et on leur apprend que seul le Conseil supérieur est habilité à gérer l'organisation du pèlerinage, malgré son incompétence manifeste, avec l'administration territoriale. Et pour enfoncer le clou, on met en garde tout intégriste qui passera outre cette prérogative du conseil supérieur islamique. Alors questions : pourquoi impose-t-on le Conseil supérieur comme seul représentant des musulmans s'agissant du pèlerinage ? A-t-il plus d'autorité morale que le Conseil des Imams, la LIPCI ? Qu'est-ce que ce conseil a fait de concret pour la communauté musulmane de Côte d’Ivoire pour mériter un tel privilège ?
Vivement qu'on pense à l'installation d'une représentation diplomatique de l'Arabie Saoudite en Côte d'Ivoire pour mettre fin au calvaire de nos pèlerins. À défaut, qu'on "démocratise" l'organisation du pèlerinage en Côte d'Ivoire en donnant la possibilité à d'autres associations de s'en occuper, ceci pour le bonheur de la "oumma" musulmane de Côte d'Ivoire. Seigneur, aie pitié de nous et pardonne-nous nos péchés! Seigneur, fais de nous des croyants et des fidèles et dirige-nous sur le droit chemin!
Seigneur, donne-nous la force sur les infidèles et les hypocrites! Allah Akbar!
CHEIKH OUMAR
(LE TALIBE)
A ABIDJAN
Comment citer ce document
Oumar, Cheikh. “Revoilà le Conseil supérieur islamique.” Notre Temps, 17 juin 1992. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/61301.
Oumar, C. (1992, juin 17). Revoilà le Conseil supérieur islamique. Notre Temps. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/61301.
Oumar, Cheikh. “Revoilà le Conseil supérieur islamique.” Notre Temps, 17 juin 1992. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/61301.
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Polarité, centralité à l’islam et aux communautés musulmanes, et subjectivité de cet article, évaluées indépendamment par GPT-5.6 Luna, Mistral Small 4, DeepSeek V4 Flash, Gemma 4 31B, Qwen3.8 27B. Lues directement dans la notice de ce document.
Polarité
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Neutre
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Neutre
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La représentation des instances musulmanes chargées du pèlerinage est fortement défavorable, décrites comme ayant échoué et laissant les pèlerins « mal-nourris, mal soignés, mal logés ».
L'article est très critique envers le Conseil supérieur islamique et l'administration territoriale, dénonçant corruption, incompétence et mauvais traitement des pèlerins, avec un ton globalement négatif envers ces institutions.
L'article défend les pèlerins musulmans et la « oumma » de Côte d'Ivoire avec bienveillance, aspirant à leur « bonheur » et concluant par une invocation religieuse fervente ; la critique vise la gestion institutionnelle, non l'islam ou les musulmans.
L'hostilité est dirigée vers les institutions administratives et le Conseil supérieur islamique pour leur gestion, et non vers l'islam ou les musulmans en tant que tels.
L'auteur, membre de la communauté, dénonce des manquements institutionnels (conditions d'accueil, opacité des cautions, monopole du Conseil supérieur) en s'adressant à ses coreligionnaires (« nos pèlerins », « la oumma »), sans que la critique s'étende à l'islam lui-même ; la dévotion finale (« Seigneur, aie pitié de nous… Allah Akbar! ») rétablit un cadre solidaire plutôt qu'hostile.
Centralité
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Très central
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L’article porte entièrement sur l’organisation du pèlerinage à La Mecque, les associations musulmanes ivoiriennes et les conditions des pèlerins.
Le texte traite principalement de l'organisation du pèlerinage, un rite islamique central, et du Conseil supérieur islamique, avec des références à l'oumma musulmane.
L'article est entièrement consacré à l'organisation du pèlerinage à La Mecque en Côte d'Ivoire — une pratique islamique explicite — et à ses acteurs (Conseil supérieur islamique, pèlerins), sans aucun autre sujet.
L'article traite exclusivement de l'organisation du pèlerinage à la Mecque et des tensions entre les instances de représentation des musulmans en Côte d'Ivoire.
L'article porte exclusivement sur l'organisation du pèlerinage (hadj) en Côte d'Ivoire, le Conseil supérieur islamique, les associations musulmanes, la communauté de la « oumma » et le Conseil des Imams : l'islam et ses institutions constituent l'intégralité du sujet.
Subjectivité
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DeepSeek V4 Flash Très subjectif
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Très subjectif
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Très subjectif
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Le texte adopte un ton polémique et accusateur, évoquant notamment l’« incompétence manifeste », le « calvaire » des pèlerins et une possible « révélation scandaleuse ».
L'article exprime des opinions fortes, des critiques et des jugements sur l'organisation du pèlerinage, avec un ton engagé, des questions rhétoriques et des prières finales.
Tribune signée avec parti pris assumé : questions rhétoriques répétées (« pourquoi impose-t-on… », « Qu'est-ce que ce conseil a fait de concret… »), jugements dépréciateurs (« calvaire », « incompétence manifeste », « révélation scandaleuse ») et prières finales (« Seigneur, aie pitié de nous… »), sans distance ni contrepoint.
L'auteur utilise un ton polémique et passionné, employant des questions rhétoriques et des appels à la prière pour dénoncer une situation.
Lettre ouverte signée (« CHEIKH OUMAR (LE TALIBE) »), le texte est traversé par l'indignation du rédacteur : « le calvaire de nos pèlerins dure et perdure », « incompétence manifeste », « révélation scandaleuse », interrogations rhétoriques successives, et une clôture par l'invocation religieuse et « Allah Akbar », marques d'un engagement énonciatif très marqué.


