Article · L'Observateur Paalga · 9 décembre 1999 Citer
Jeûne musulman : la signification du Ramadan
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Ahl-Assane Rouamba
- Editeur
-
L'Observateur Paalga
- Date
- 9 décembre 1999
- Description
-
Ahl-Assane Rouamba présente le jeûne du Ramadan comme le quatrième pilier de l’islam et l’apogée des actes d’adoration, seulement dépassé par le Hadj. En s’appuyant sur le Coran, Bukhari et des commentateurs, il explique que le jeûne discipline les passions, protège du péché et rappelle la révélation du Coran à Mohammed par l’ange Djibril durant ce mois. Le nom Ramadan est relié à la chaleur de la soif, à l’effacement des péchés et à l’amour de Dieu et des humains; son ancien nom aurait été Natiq.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- nombre de pages
- 1
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0002710
- contenu
-
A l'occasion du jeûne musulman qui en principe a déjà commencé ce matin, nous vous proposons ce texte de Ahl-Assane Rouamba qui nous donne la signification de ce jeûne du mois de Ramadan.
“Oh vous qui croyez, le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit à vos devanciers, afin que vous deveniez justes". Versets 184 et 185 surate al Bagara.
“Le jeûne prescrit est d'un nombre de jours déterminé mais quiconque serait malade ou en voyage devra jeûner ultérieurement pendant le même nombre de jours et pour ceux qui ne peuvent jeûner qu'avec difficulté il y a une expiation, nourrir un pauvre. Et quiconque fera le bien de son propre gré, ce sera mieux pour lui. Et le jeûne vous est bénéfique, si seulement vous saviez”. (St. Coran).
Le jeûne est en fait le quatrième pilier des cinq de l'islam, aussi bien dans l'ordre usuel d'énumération que dans l'ordre d'importance religieuse. Certains théologiens qui font autorité aux yeux de millions de musulmans à travers la Oumma (c'est-à-dire la communauté islamique mondiale) considèrent d'ailleurs le jeûne du mois du Ramadan comme le mi'raj de l'ibadate, autrement dit l'apogée de toutes les formes d'adoration qui y atteignent leur point de culmination à l'exception toutefois du Hadj qui seul le dépasse en bénédictions spirituelles.
Aussi, est-ce pour tout musulman un manquement grave à ses responsabilités spirituelles envers Allah, le prophète et lui-même et une perte inestimable que de négliger le jeûne, ce bouclier efficace contre les péchés, qui aide le fidèle à discipliner ses instincts, ses passions. C'est d'ailleurs uniquement dans ce sens qu'il faut comprendre les paroles du prophète selon lesquelles les portes de l'enfer sont fermées pendant le mois du Ramadan, mois de la révélation de la première portion du Saint Coran d'après Jabir, mais aussi de tout le Coran, puisque toute la Révélation était répétée chaque année à Mohammed par l'ange Djibril (Gabriel en français) chaque fois dans le mois du Ramadan, 9e mois du calendrier lunaire qu'est le calendrier islamique. Et cette pratique de la répétition annuelle de toute la Révélation que le prophète avait reçue jusque-là, depuis le début un 24 du mois du Ramadan se poursuivit jusqu'au tout dernier moment de sa vie où tout le Coran lui fit répéter par l'ange Djibril à en croire Bukhari. Tout le Coran peut donc être considéré comme ayant été révélé exclusivement pendant le mois du Ramadan d'où l'importance spéciale de ce mois. Le mot Ramadan lui-même est un dérivé du mot arabe Ramada qui désigne aussi bien la chaleur du soleil que celle du feu, chaleur que l'islam met en parallèle avec le réchauffement que la soif provoque dans l'organisme du jeûneur.
D'après les commentateurs du Coran, le mois dû jeûné a été baptisé Ramadan pour les trois raisons suivantes :
1) jeûner élève la température du corps du fait de la soif ;
2) l'adoration durant ce mois aurait lag vertu de brûler toute trace de péché selon Asakir et Mardawaih ;
3) les actes d'adoration pendant ce mois feraient naître dans le cœur du fidèle un amour chaleureux envers Dieu et ses semblables.
Le mot Ramadan est donc le nom islamique donné à ce mois dont le nom. anté-islamique était Natiq selon Qadir.
(Pour les aspects médicaux du jeûne, voir notre article dans l'Observateur dimanche n°200 du 10 au 16 décembre 1999).
Ahl-Assane Rouamba
Sources : notes de lectures
Comment citer ce document
Rouamba, Ahl-Assane. “Jeûne musulman : la signification du Ramadan.” L'Observateur Paalga, 9 décembre 1999. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/5975.
Rouamba, A.-A. (1999, décembre 9). Jeûne musulman : la signification du Ramadan. L'Observateur Paalga. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/5975
Rouamba, Ahl-Assane. “Jeûne musulman : la signification du Ramadan.” L'Observateur Paalga, 9 décembre 1999. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/5975.
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Le Ramadan et le jeûne sont décrits de manière très favorable, comme bénéfiques, spirituellement culminants et capables de discipliner les instincts et de brûler les péchés.
L'article valorise le jeûne et l'islam en mettant en avant ses aspects spirituels, bénéfiques et même médicaux, sans critique ni nuance négative.
L'article dresse un portrait extrêmement favorable du jeûne et de l'islam, le présentant comme une pratique bénéfique qui élève le fidèle, brûle les péchés et rapproche de Dieu.
L'islam et sa pratique sont représentés de manière extrêmement favorable, mettant en avant les « bénédictions spirituelles » et l'amour envers Dieu et autrui.
L'ensemble du lexique est valorisant et révérenciel : le jeûne est « bénéfique », « bouclier efficace contre les péchés », « apogée de toutes les formes d'adoration », et son négligement est présenté comme une « perte inestimable », sans la moindre nuance critique.
Centralité
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L’article est entièrement consacré au jeûne du Ramadan, à sa signification religieuse et à sa place parmi les piliers de l’islam.
L'article est entièrement consacré au jeûne du Ramadan, un pilier central de l'islam, avec des explications religieuses, historiques et médicales détaillées.
L'article est entièrement consacré au jeûne du Ramadan, expliqué comme quatrième pilier de l'islam, avec commentaires et citations du Coran.
L'intégralité de l'article est consacrée à l'explication et à la signification religieuse du jeûne du mois de Ramadan.
L'intégralité du texte est consacrée au jeûne du Ramadan, son statut de « quatrième pilier des cinq de l'islam », sa signification théologique et étymologique, ainsi que son lien à la révélation du Coran.
Subjectivité
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Le texte adopte un registre religieux et normatif, présentant notamment le jeûne comme un « bouclier efficace contre les péchés » et sa négligence comme un « manquement grave ».
Le texte se limite à présenter des informations factuelles, des citations coraniques et des traditions sans exprimer d'opinion ou de jugement personnel.
Le texte expose la doctrine en prenant à son compte des affirmations évaluatives comme 'manquement grave', 'perte inestimable' ou 'bouclier efficace contre les péchés', ce qui relève d'un jugement religieux sur la pratique du jeûne.
Le texte adopte un ton pédagogique et spirituel, utilisant des qualificatifs mélioratifs comme le « bouclier efficace contre les péchés ».
Le texte adopte le registre dévotionnel de l'intérieur de la foi (« vous qui croyez », « manquement grave à ses responsabilités spirituelles envers Allah », « perte inestimable ») et présente les vertus du jeûne comme des vérités spirituelles sans distance énonciative, au-delà d'un simple exposé informatif.
