Article · L'Observateur Paalga · 16 mai 2000 Citer
Société : une mosquée pour Soum
- Type
- Article de presse
- Créateur
- D. Evariste Ouédraogo
- Editeur
-
L'Observateur Paalga
- Date
- 16 mai 2000
- Description
-
La mosquée de Soum, dans le département de Nanoro, a été inaugurée le 12 mai 2000 à 13 heures par une cérémonie de près de deux heures réunissant la communauté musulmane du Burkina, les chefs Naaba Tigré et Naaba Baogo, les autorités et de nombreux fidèles. Financée à hauteur d’environ 4 700 000 F CFA par Pierre Romuald Djigma, elle compte 100 tôles et rejoint les lieux de culte catholique et protestant du village, présenté comme un exemple de tolérance religieuse. La population attend désormais un barrage sur le Wranso, susceptible de retenir plus de 40 millions de m³ d’eau et de limiter l’exode rural.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- nombre de pages
- 1
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0002601
- contenu
-
Soum dans le département de Nanoro a désormais sa mosquée. L'inauguration de ladite mosquée a eu lieu le vendredi 12 mai 2000 à 13 heures en présence d'une délégation du bureau national de la communauté musulmane du Burkina, de sa Majesté le Naaba Tigré de Nanoro, de Naaba Baogo de Soum, de nombreux ressortissants de la région... et de fidèles musulmans fortement mobilisés. Nous étions aussi de la fête et vous proposons dans les lignes suivantes notre témoignage.
Vendredi 12 mai 2000, à la place où se tient la nouvelle mosquée, il est 12 heures. Le monde grossissait à vue d'œil. Les notabilités de la région sont là, les représentants de l'administration aussi. Les différentes délégations venant des villages voisins continuaient d'affluer, accueillies dès leur arrivée avec l'eau de l'étranger et des plats bien garnis préparés avec soin pour l'occasion. C'est l'entrée en matière avant la grande prière du vendredi que devait présider la délégation de la communauté musulmane du Burkina qui était attendue avec impatience.
L'attente, même si elle fut longue ne fut pas insupportable, car une animation conséquente fixait déjà les fidèles au cœur de l'événement et une pluie bienfaisante, la nuit précédante a permis d'adourcir le climat tout au long de la journée.
13 heures, la délégation de Ouagadougou est enfin là. La cérémonie pouvait commencer.
On assistera tour à tour à l'appel du muezzin, au rassemblement des fidèles pour suivre des enseignements donnés sur l'historique de la mosquée selon le Coran, enseignements donnés par un coopérant d'une université islamique d'Egypte au Burkina depuis 7 ans. Ensuite interviendra l'ouverture officielle des portes de la mosquée suivie de la grande prière du vendredi et des séances de bénédiction par les imams présents. Toute la cérémonie aura duré près de deux heures.
La mosquée de Soum, un édifice de 100 tôles, aurait coûté la somme de près de 4.700.000 F CFA et est l'œuvre de M. Pierre Romuald Djigma, natif de Soum et ancien président de la Fédération burkinabè de football. Après de bons et loyaux services rendus à la nation en qualité d'administrateur des services financiers, M. Djigma devait séjourner deux ans au Nigeria dans un projet de gestion des mauvaises herbes dont la Jacinthe d'eau. Il s'était alors promis de dire merci à Dieu à sa manière par la construction dans son village, d'une église pour les catholiques et d'une mosquée. En offrant une mosquée à ses frères musulmans, M. Djigma donne là un témoignage de tolérance entre les différentes religions. A Soum en effet, les différentes confessions s'entendent à merveille et s'assistent mutuellement en toute circonstance, foi du chef.
La construction de la mosquée de Soum est à saluer selon le chef de Soum. Une villa, une maison peut avoir, ajoute-t-il, une grande valeur, mais un lieu de prière, aussi petit soit-il ne saurait être comparé. Soum a désormais une église catholique, une église protestante et une mosquée pour prier le même Dieu qui nous a tous créés. Ce qui tient maintenant à cœur à la population c'est la réalisation d'un barrage. Le problème d'eau malgré quelques forages demeure et la maladie du ver de Guinée sévit bien qu'étant en régression.
Le projet de barrage avait déjà été élaboré depuis Maurice Yaméogo mais depuis, rien. Il se pose jusque-là un problème de suivi. te site du barrage constitué par une large vallée drainée par le Wranso, affluent principal du Mouhoun, pourrait s'il venait à être réalisé, permettre de retenir plus de 40 millions de m3 d'eau et inonderait plus de 1200 ha de terre d'utilisations diverses.
Il pourrait également répondre à des objectifs agricoles, pastoraux, humains, piscicoles, industriels (adduction d'eau potable, microcentrale hydroélectrique...). Ce barrage serait un frein à l'exode rurale très accentué à Soum. (3/4 de la population active vivent en Côte d'Ivoire). Vivement donc que ce barrage voit le jour.
D. Evariste Ouédraogo
Brève présentation de Soum
Soum est un des 18 villages que compte Nanoro. Il a été créé par le Naaba Koumbèba, frère aîné du Wagdogo Naaba Wangsé.
Vaillant guerrier, il préféra aller de Ouagadougou à l'arrivée d'Oubri parce que disait-il : "Deux puissances ne sauraient cohabiter". il eu 1001 enfants dont Naaba Banko (fils aîné) qui donna le nom Soum au village, Soum voulant dire en mooré, "rassembler les gens". Aujourd'hui règne sur Soum, le 37e chef, le Naaba Baogo (5 ans de chefferie).
La religion musulmane existe à Soum depuis 32 ans et on compte près de 1000 adeptes sur une population de près de 3745 âmes. Soum est situé à 17 km de Nanoro et à 6 km de Kordié. Il compte une école primaire à 3 classes avec un logement dé maître (délabré). On y note une absence totale de structures sanitaires.
D.E.O
Comment citer ce document
Ouédraogo, Evariste. “Société : une mosquée pour Soum.” L'Observateur Paalga, 16 mai 2000. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/5766.
Ouédraogo, E. (2000, mai 16). Société : une mosquée pour Soum. L'Observateur Paalga. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/5766
Ouédraogo, Evariste. “Société : une mosquée pour Soum.” L'Observateur Paalga, 16 mai 2000. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/5766.
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La mosquée est présentée favorablement comme un lieu de prière important et comme un signe de bonne entente entre les confessions, qui « s’entendent à merveille et s’assistent mutuellement ».
L'article met en avant la construction d'une mosquée et souligne la tolérance religieuse à travers l'action de M. Djigma, qui a aussi construit une église, ce qui suggère une représentation positive de l'islam et des musulmans.
L'article est élogieux et enthousiaste : il salue la construction de la mosquée comme un « témoignage de tolérance », décrit une « pluie bienfaisante » et une « animation conséquente », et rapporte les propos du chef de Soum qui valorise le lieu de prière comme incomparable, ce qui donne une représentation très favorable de l'islam et des musulmans.
Le texte valorise la construction de l'édifice comme un « témoignage de tolérance » et affirme que les différentes confessions « s'entendent à merveille ».
Le traitement est globalement bienveillant et célébratoire : la construction de la mosquée est qualifiée de « témoignage de tolérance », la coexistence confessionnelle est louée (« s'entendent à merveille et s'assistent mutuellement »), et la formule « prier le même Dieu qui nous ont tous créés » inscrit l'ensemble dans une logique d'harmonie et de reconnaissance.
Centralité
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Central
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Très central
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L’article est entièrement consacré à l’inauguration d’une mosquée, aux fidèles, aux imams et à la pratique de la prière musulmane à Soum.
L'article est entièrement centré sur l'inauguration d'une mosquée, avec une délégation musulmane, des enseignements coraniques, la prière du vendredi et des imams, faisant de l'islam le sujet principal.
L'article est entièrement consacré à l'inauguration d'une mosquée à Soum, avec description de la cérémonie, des enseignements coraniques, de la grande prière et des bénédictions des imams, ce qui fait de l'islam et de la communauté musulmane le sujet principal.
L'article est centré sur l'inauguration d'une mosquée et la présence de la « communauté musulmane du Burkina », bien qu'il consacre une partie importante aux besoins en infrastructures du village.
L'article est structuré autour de l'inauguration de la mosquée de Soum : appel du muezzin, grande prière du vendredi, enseignements donnés « selon le Coran » par un coopérant d'une université islamique égyptienne, séances de bénédiction par les imams — l'islam et la communauté musulmane constituent le sujet principal, les autres thèmes (barrage, histoire du village) étant subordonnés.
Subjectivité
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DeepSeek V4 Flash Plutôt subjectif
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Gemma 4 31B
Plutôt subjectif
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Qwen3.8 27B
Très subjectif
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Le récit repose principalement sur des faits précis, mais emploie quelques formulations valorisantes comme « témoignage de tolérance » et « construction [...] à saluer ».
L'article décrit les événements de manière factuelle, avec des détails concrets sur la cérémonie et les participants, tout en incluant une brève mention subjective du journaliste.
L'article s'écrit à la première personne (« nous étions aussi de la fête et vous proposons notre témoignage ») et prend explicitement position en affirmant que « la construction de la mosquée de Soum est à saluer », mêlant faits et jugements personnels, sans toutefois verser dans un parti pris virulent.
L'auteur s'implique personnellement en proposant « notre témoignage » et utilise un lexique mélioratif comme « pluie bienfaisante » ou un acte « à saluer ».
L'auteur se présente comme témoin (« Nous étions aussi de la fête et vous proposons… notre témoignage ») et adopte un ton chaleureux et évaluatif tout au long : « une pluie bienfaisante », « témoignage de tolérance entre les différentes religions », « les différentes confessions s'entendent à merveille », « Vivement donc que ce barrage voit le jour », marques d'engagement personnel qui dépassent le simple compte rendu.




