Article · Notre Voie · 24 mai 2006 Citer
Affaire Hadj 2004 : un promoteur réclame 41 millions à Dja Blé
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Coulibaly Zié Oumar
- Editeur
-
Notre Voie
- Date
- 24 mai 2006
- Description
-
Pour le Hadj 2004, l’association Fidunyan de Bêma Fofana avait réuni 362 pèlerins et versé 140 millions de FCFA pour un charter de 360 places vers La Mecque. Faute du complément de 90 millions promis par la présidence, le voyage n’a pas eu lieu ; l’avionneur a retenu 10 millions et remis les 130 millions restants au consul ivoirien à Djeddah. Fofana réclame désormais 41.710.993 FCFA d’acompte, versés au ministre de l’Intérieur mais non restitués, tandis que son conseil demande un règlement avant le 30 octobre.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Sujet
- Hadj
- Désiré Gnonkonté
- Laurent Gbagbo
- Charles Konan Banny
- Bema Fofana
- Politique
- Gouvernement
- Corruption
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0006683
- contenu
-
M. Bêma Fofana, promoteur de Hadj, réclame à M. Dja Blé Joseph, ministre de l'Intérieur, la somme de 41.710.993 FCFA représentant une partie des 130 millions, CFA que Vazoumana Fofana, consul général de la Côte d'Ivoire à Djeddah doit à M. Fofana. L'affaire remonte au mois de janvier 2004.
M. Fofana, à la tête de l'association "Fidunyan", décide d'organiser un convoi de façon parallèle aux structures habituelles pour le Hadj 2004. Il se rend donc à la Mecque où il prend contact avec des Saoudiens avec qui il conclut un marché pour un charter de 360 personnes. M. Fofana et sa structure ont sur leur calepin 362 pèlerins qui ont payé, au total, 140 millions FCFA. Cet argent est expédié à l'avionneur en Arabie saoudite, en attendant de trouver le complément qui est de 90 millions FCFA. Pour avoir ce complément, M. Fofana sollicite par écrit une aide du Président Laurent Gbagbo qui aurait répondu favorablement. Mais, le hic dans cette affaire, c'est que, selon M. Fofana, il n'a jamais touché l'argent qui aurait été décaissé par le chef de l'Etat. Conséquence, les 362 pèlerins n'ont pu effectuer leur Hadj. Entre-temps, l'avionneur défalque 10 millions sur les 140 millions FCFA pour les pertes qu'il aurait subies. Reste donc 130 millions FCFA qui auraient été remis so us forme de chèque le 29 janvier 2004 au consul général de la Côte d'Ivoire à Djeddah, M. Touré.
Cet argent devrait être remis à M. Fofana pour rembourser les pèlerins. Pour entrer dans ses fonds, le promoteur engage M. Kouyaté Franck, directeur général du cabinet de recouvrement-contentieux, pour l'aider à récupérer son argent avec le consul et aussi pour voir le Président Gbagbo en vue de récupérer les 30 millions FCFA qu'il lui aurait promis. A cet effet, le 16 avril dernier, M. Kouyaté Franck affirme que le Président Gbagbo a reçu son client à Mama, en présence de plusieurs témoins. Le chef de l'Etat se serait engagé à régler ce problème de sorte que M. Fofana puisse rembourser les pèlerins avant le Hadj de cette année. Entre-temps, M. Dja Blé, nommé ministre de l'Intérieur, succède à M. Gnonkonté, ministre des Cultes. Le ministre Dja Blé prend le dossier en main. De son côté, M. Touré, le consul de la Côte d'Ivoire, verse finalement, deux ans après, un acompte de 41.710 .993 FCFA sur les 130 millions FCFA qu'il avait encaissés. Mais il remet cet argent au ministre de l'Intérieur qui a ordonné, par ailleurs, que MM. Fofana et Kouyaté Franck soient entendus par les renseignements généraux le 28 mars dernier. Mais, jusqu'à présent, M. Fofana n'a pas encore touché ses 41 millions FCFA, alors que les pèlerins lui mettent la pression. Son conseil, M. Kouyaté Franck , a saisi par écrit le Premier ministre Charles Konan Banny pour qu'il ordonne à son ministre de restituer l'argent à M. Fofana, son client. Par ailleurs, M. Kouyaté Franck a proposé un échéancier de paiement à l'amiable au consul de la Côte d'Ivoire à Djeddah. De sorte qu'au plus tard le 30 octobre prochain, tous les paiements soient effectués.
Selon M. Kouyaté Franck, le président Gbagbo a bel et bien remis les 90 millions FCFA. M. Fofana ajoute que le ministre Gnonkonté lui aurait dit qu'il aurait reçu l'argent du Président Gbagbo en sa qualité de ministre des Cultes. Le vol n'ayant pas eu lieu, où est donc parti l'argent?
Il appartient à la Présidence de tirer cette affaire au clair. M. Kouyaté Franck le souhaite abondamment, car il trouve anormal que certains musulmans aillent "la nuit prendre l'argent du Président et le jour, se mettent à le vilipender". "C'est malhonnête et c'est regrettable", a soutenu M. Kouyaté Franck.
Comment citer ce document
Oumar, Coulibaly Zié. “Affaire Hadj 2004 : un promoteur réclame 41 millions à Dja Blé.” Notre Voie, 24 mai 2006. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/46487.
Oumar, C. Z. (2006, mai 24). Affaire Hadj 2004 : un promoteur réclame 41 millions à Dja Blé. Notre Voie. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/46487
Oumar, Coulibaly Zié. “Affaire Hadj 2004 : un promoteur réclame 41 millions à Dja Blé.” Notre Voie, 24 mai 2006. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/46487.
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Polarité
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Neutre
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L’article décrit un litige financier lié au Hadj sans généraliser les accusations aux musulmans ; les propos critiques sont explicitement attribués à M. Kouyaté Franck.
L'article présente les différentes versions des faits sans prendre clairement position, en citant les acteurs impliqués. Le ton est factuel et équilibré.
Le texte traite d'un contentieux financier sans porter de jugement sur l'islam ni sur les musulmans en général, et la critique d'un comportement individuel citée en fin d'article est explicitement attribuée à M. Kouyaté Franck, sans être reprise par l'écriture journalistique.
L'article se borne à rapporter un conflit administratif et financier sans porter de jugement de valeur sur l'islam ou les musulmans.
L'article se borne à rapporter un différend financier sans exprimer de jugement sur l'islam ou les musulmans en tant que tels ; la mention finale de « certains musulmans » est strictement attribuée à M. Kouyaté Franck et non reprise par le texte.
Centralité
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DeepSeek V4 Flash Très central
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Secondaire
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Secondaire
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L’article porte principalement sur l’organisation du Hadj 2004, les 362 pèlerins empêchés de partir et le remboursement de leurs frais.
L'article traite principalement de l'organisation du Hadj (pèlerinage musulman), avec des acteurs et institutions musulmanes (association Fidunyan, consul à Djeddah, ministre des Cultes) et des enjeux financiers liés à ce pèlerinage.
Le litige financier rapporté par l'article découle entièrement de l'organisation d'un convoi pour le Hadj, avec des pèlerins, un promoteur de Hadj, un consul à Djeddah et un ministère des Cultes : la pratique religieuse est au cœur même du sujet.
L'article relate un litige financier lié à l'organisation du Hadj et mentionne les pèlerins ainsi que la Mecque.
Le Hadj, les pèlerins et la Mecque constituent le cadre générateur du litige, mais l'article porte essentiellement sur un contentieux financier et politique (« 41.710.993 FCFA », « renseignements généraux », « Premier ministre »), la dimension religieuse servant de contexte sans être développée en elle-même.
Subjectivité
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Plutôt objectif
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Le texte rapporte principalement des faits et attribue les accusations à M. Fofana et à son conseil, même s’il reprend certains termes orientés comme « le hic » et cite le jugement de « malhonnêteté ».
L'article rapporte principalement des faits et des déclarations de différentes parties, avec une citation subjective mais attribuée à un tiers. Le ton général reste informatif.
L'article se borne à exposer des faits et des déclarations attribuées à M. Fofana et à son conseil, sans jugement explicite du journaliste, même si l'angle privilégie le point de vue du promoteur et la question rhétorique finale suggère une orientation légère.
Le texte reste globalement factuel dans son compte rendu du litige, bien que l'auteur utilise une expression imagée (« le hic ») pour introduire le problème.
Le récit est largement factuel (montants, dates, noms) avec des formules d'attribution (« selon M. Fofana », « se serait engagé »), mais la question rhétorique « Le vol n'ayant pas eu lieu, où est donc parti l'argent ? » et la sélection quasi exclusive des sources du camp Fofana introduisent une légère orientation.

