Numéro · Al-Azan · mai 2006 Citer
Al-Azan #143
- Type
- Périodique islamique
- Editeur
-
Al-Azan
- Date
- mai 2006
- Résumé
- Bulletin Mensuel de l’AJMCI Plateau-Dokui
- nombre de pages
- 4
- Sujet
- Amicale des Anciens de l'AEEMCI
- Journée de l'Enfant Musulman
- Communauté Musulmane du Plateau Dokui
-
Conseil Supérieur des Imams, des Mosquées et des Affaires islamiques
- Aboubacar Fofana
- Langue
- Français
- Source
- Nurudine Oyewolé
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-issue-0001414
- Table des matières
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p. 1 [Edito-Azan] Nomination du Cheik Fofana : Le signal du renouveau de la Oumma. (NUR'DINE O)
Cet éditorial salue la nomination de l'Imam El Hadj Boikari Fofana comme nouveau guide religieux de la communauté musulmane en Côte d'Ivoire par le COSIM. L'auteur présente ce choix comme judicieux, opportun et mérité au regard du parcours historique du Cheik. Il souligne l'importance de cette figure pour répondre aux défis actuels de la Oumma. Ce texte marque une étape significative dans la gouvernance spirituelle nationale.
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p. 2 [IJTIHAD] LA VENTE A CREDIT (Youssouf Al Qardawi)
Cet article examine la légitimité de la vente à crédit au regard de la jurisprudence islamique. Il explique que la majorité des théologiens considère cette pratique comme licite. L'auteur précise toutefois que l'augmentation du prix ne doit pas constituer une forme d'usure ou d'exploitation. Il rappelle les conditions éthiques nécessaires pour que cette transaction reste conforme aux principes de la charia.
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p. 2 [IDENTITE] LE MUSULMAN ET SES PARENTS (1) (D. Mohamed Ali Al Hachimi)
L'article souligne l'importance primordiale de maintenir et respecter les liens de parenté en Islam, en s'appuyant sur des hadiths du Prophète (SAW). Il rappelle l'ordre de priorité des relations familiales, en insistant particulièrement sur le devoir envers la mère. Ce comportement est présenté comme une source essentielle de bénédictions dans ce monde et dans l'au-delà. L'auteur invite les croyants à méditer sur ces responsabilités sacrées.
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p. 2 [Echos du Minaret] LE MAUVAIS ŒIL (Baïkoro Bamory)
Ce texte aborde le concept du mauvais œil, de la sorcellerie et des djinns comme des réalités spirituelles provoquant des maux physiques. Il préconise de se prémunir contre ces influences par la récitation du Coran et le recours à la médecine prophétique. L'article mentionne les méthodes de Ben Halima Abderaouf et Laila comme des approches de traitement. Il encourage les musulmans à renforcer leur foi pour se protéger efficacement.
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p. 3 [PORTRAIT] ABOU AYYOUB AL ANSARI (Agence des musulmans d'Afrique)
Ce portrait retrace la vie exemplaire d'Abou Ayyoub Al Ansari, illustre compagnon du Prophète (SAW). Il est célèbre pour avoir accueilli le Messager d'Allah lors de son arrivée à Médine. L'article met en lumière son hospitalité légendaire, sa générosité constante et son engagement militaire. Il finit sa vie en combattant sous les murailles de Constantinople à l'âge de 80 ans, laissant un héritage de dévotion.
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p. 3 JEM 2005 : Un beau cadeau des 3 A aux tout-petits
L'article relate la 5ème Édition de la Journée de l'Enfant Musulman (JEM) organisée le 18 mars 2005 par l'Amicale des Anciens de l'AEEMCI. Cette manifestation festive et éducative s'est tenue au Palais de la Culture de Treichville. Parrainée par Tonton Bouba, elle a rassemblé près de 3 000 enfants autour de divers concours et chants islamiques. L'événement a permis de renforcer les liens communautaires et l'éducation religieuse des plus jeunes.
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p. 3 [LAFIA] LE FIBROME UTERIN (BAMBA SIRIKI)
Cet article médical traite du fibrome utérin, une pathologie bénigne fréquente chez la femme en âge de procréer. Il détaille les facteurs de risque, les symptômes révélateurs et les complications potentielles liées à cette tumeur. L'auteur expose les différentes options de traitement, qu'elles soient médicales ou chirurgicales. Il sensibilise les lectrices à l'importance d'un suivi médical régulier pour une meilleure santé reproductive.
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p. 4 [Rencontre] EL HADJ DIRRASSOUIBA AHMED (Président du Comité de Pilotage pour la Construction de la Mosquée du Dokui) (BAMBA INZA)
Cette interview donne la parole à El Hadj Dirrassouba Ahmed concernant le projet de construction de la mosquée du Plateau Dokui. Il explique la genèse du projet et la structuration des commissions techniques et financières. Le budget est estimé à 400 millions de francs CFA, nécessitant une forte mobilisation. L'article se termine par un appel vibrant à la générosité de toute la communauté pour concrétiser ce lieu de culte.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- Gemini 3.5 Flash
-
- contenu
-
**Al-Azan**
Bulletin Mensuel de l'AJMCI PLATEAU-DOKUI
Paraissant depuis le 10 Juin 1994
Prix : 100 Frs
Porteur du Message, Acteur de son Epoque
**SOMMAIRE**
**IDENTITE**
Le musulman et ses parents (I)
**IJTIHAD**
LA VENTE A CREDIT
**ECHOS DU MINARET**
LE MAUVAIS ŒIL
**LAFIA**
LE FIBROME UTERIN
**PORTRAIT**
ABOU AYYOUB AL ANSARI
**ESPACE JEUNES**
JEM 2005
**RENCONTRE**
El Hadj Diarrassouba Ahmed
(Pdt Comité de Pilotage de la mosquée du Dokui)
**HADITH À MÉDITER**
Le meilleur d'entre nous est celui qui ne laisse pas sa vie future pour sa vie mondaine, ou sa vie mondaine pour sa vie future, et qui n'est pas à la charge des autres
(Al Khatib d'après Anass)
**Al-Azan**
Directeur de Publication
NURUDINE Oyewole
Coordinateur
Baikoro BAMORY
Contacts : 07.70.14.83
05.92.32.36 / 05.18.67.67
Site web:www.ifrance.com/alazan
http://alazan.ifrance.com
**Edito-Azan**
Nomination du Cheik Fofana :
Le signal du renouveau de la Oumma.Lire le texte intégral — 3 919 mots restants Réduire le texte intégral
Depuis le 25 Avril 2006, la Communauté musulmane en Côte d'Ivoire a un nouveau guide religieux ; en la personne de l'imam El Hadj Boikari Fofana, Imam de la mosquée d'Aghien. Cette décision du COSIM prise à l'unanimité après un conclave vient de mettre un terme a 8 mois d'attente des fidèles musulmans de Côte d'Ivoire. Mais surtout a répondu favorablement à la grande majorité de ceux-ci. Pour avoir sillonné la Côte d'Ivoire ces derniers temps, l'on peut dire que les musulmans de Côte d'Ivoire attendaient cette désignation avec espoir et appréhension.
En effet, nul n'est besoin de mettre en relief le manque de visibilité qui caractérise la conduite des affaires de notre Oumma ces dernières années. Alors que concomitamment, les besoins spirituels et socio-économiques se font de plus en plus pressants, surtout avec la crise que connait notre pays. Pour les musulmans de Côte d'Ivoire, même jusqu'au fidèle lamda, un redémarrage qualitatif s'impose. En cela, la nomination du nouveau Cheik de ka Oumma, doit constituer le premier signal fort, de sortie du bourbier actuel.
Les premières réactions obtenues çà et là à Abidjan et l'engagement observé à l'intérieur, où les fidèles se préparent déjà à venir reserver un acueil triomphal au nouveau guide, montrent bien que la désignation du Cheik Boikari Fofana est un choix judicieux, opportun et de reconnaissance.
Un choix judicieux parce qu'au regard des enjeux contemporains et du contexte local, la communauté a plus que jamais besoin de leaders impregnés des enjeux du moment. Il était donc important de sortir du cadre traditionnel pour amorcer une nouvelle ère. Celle de chefs dont la grande étendue culturelle aide à conduire une vision communautaire claire et réaliste, pour notre bien-être. Cela, le Cheik Boikari Fofana en a le manteau historique et légitime.
Un choix opportun en ce sens que la Communauté a coûte que coûte besoin d'être "boostée". Pour cela, il fallait trouver une nouvelle personne charismatique pouvant cristalliser tous les espoirs et redonner confiance à toute la communauté en ces moments de grande doute. Là aussi, le Cheik Boikari Fofana est sans nul doute, l'homme du moment.
Un choix de reconnaissance du fait de l'acte historique de reforme engagé depuis 1975 par le Cheik Fofana Boikari et d'autres serviteurs d'Allah (feu Imam Tidiane Bah, Imam Kaba, feu Souleymane Doumbia...) en créant l'AEEMCI, puis la CMR, l'AJMCI, les Communautés de quartier..., le CNI en 1993 puis le COSIM en 1998. Si nous avons l'ossature actuelle de notre communauté, c'est parce que l'Imam Fofana Boikari et sa bande "d'écervellés" l'ont voulue il y a plus de 30 ans, au moment où la communauté musulmane baignait dans son entièreté, dans un chaos atomique qui la mettait à la merci de n'importe qui et de n'importe quoi. Un leader est d'abord un stratège, un visionnaire puis un homme de forte conviction. L'Imam Fofana Boikari l'est, (sans vouloir verser dans un registre dithyrambique). En le nommant, on lui est reconnaissant et, surtout la Oumma l'invite à venir continuer l'œuvre entamée il y a 30 ans.
Nous invitons tout un chacun à son niveau à prier pour le nouveau Cheik afin que ce nouveau départ soit le meilleur pour notre communauté. Pour y arriver Allah nous indique la meilleure posture à adopter. Et suis ce qui t'est révélé, et sois constant jusqu'à ce qu'Allah rende son jugement car Il est le meilleur des juges". S11 V 109
Qu'allah nous éclaire et nous soutienne (Amin)
MAA SALAM
NUR'DINE O
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IJTIHAD
LA VENTE A CREDIT
Il est permis au Musulman d'acheter et de payer comptant comme il lui est permis (avec accord) de retarder pour un certain temps le paiement. Le prophète (SAW) acheta un jour d'un juif de la nourriture pour sa famille mais puisqu'il n'avait pas d'argent, il mit en gage une cotte de maille (El Boukhari).
Si le commerçant augmente son prix en raison de la vente à crédit, comme le font la plupart des commerçants qui vendent de cette façon, il commet l'illicite selon certains théologiens.
Mais un grand nombre de théologiens ne voient dans cette opération aucun caractère illicite puisqu'aucun texte ne va dans ce sens. Elle ne ressemble pas à l'usure, disent ces théologiens. Les commerçants peuvent augmenter leurs prix pour des raisons qu'ils jugent utiles du moment que leurs ventes n'atteignent pas des proportions exagérées et ne soient pas une forme pure d'exploitation. Dans ce cas seulement, la vente à crédit devient illicite.
Source : Le licite et l'illicite
Youssouf Al Qardaw
IDENTITE
LE MUSULMAN ET SES PARENTS (1)
Il maintient les liens de parenté
Le musulman maintient les liens de parenté et ne doit nullement permettre à aucune de ses préoccupations quotidiennes (fortune, femmes, enfants) de l'empêcher d'honorer ce devoir. Les relations parentales sont organisées en Islam selon un ordre de priorité. Elles commencent par la mère, puis le père, les frères et sœurs, les oncles ... selon la proximité de la parenté. Un homme vint demander au prophète (SAW) : "Ô Messager d'Allah, quelle est la personne qui mérite que je tienne avec elle les bonnes relations ?" Il répondit : "Ta mère, ta mère, ta mère, ensuite ton père, puis ceux qui te sont les plus proches" (Al Boukhari et Muslim).
Lorsque le musulman traite ses parents avec bonté et respect, il gagne deux récompenses : une pour avoir maintenu les relations avec eux et l'autre pour leur avoir accordé la charité. Mais les récompenses vont encore plus au-delà. Un homme dit : "Ô Messager d'Allah, indique-moi une bonne action qui me garantira le paradis". Le prophète (SAW) répondit :
"Adore Allah et ne Lui associe rien, accomplis la prière rituelle, verse l'impôt rituel et garde les liens de parenté". (Al Boukhari et Mouslim).
Anas (RA) dit : Le prophète (SAW) dit : "Quiconque veut que ses vivres augmentent et que sa vie se prolonge, devrait soutenir les liens de parenté" (Al Boukhari et Mouslim)
Ibn Oumar (RA) avait l'habitude de dire "Quiconque craint son Seigneur et soutient les liens de parenté, sa vie se prolongera, sa fortune augmentera et sa famille l'aimera davantage" (Al Boukhari)
Comme on le voit, respecter les liens de parenté est une source de bénédiction dans la vie comme dans l'au-delà. Ce qui n'est pas le cas de nos jours. Surtout, les parents devraient apprendre aux enfants à connaître et à fréquenter leurs parents, pour que cette bénédiction puisse demeurer longtemps en famille
Source : La personnalité du Musulman
D. Mohamed Ali Al Hachimi
Echos du Minaret
LE MAUVAIS ŒIL
Le mauvais œil est une affectation tout comme la sorcellerie et les djinns. Elle est la plus légère et en général la personne affectée ne s'en rend pas compte et ne cherche pas à se soigner. Le fait de sentir la lourdeur et la fatigue accompagnées d'un manque d'énergie sont les symptômes fréquents. Par ailleurs les bébés peuvent être affectés par le mauvais œil se manifestant par des fièvres, manque d'appétit, frayeurs nocturnes causées par les Djinns.
Notons que certaines personnes ont ce pouvoir de mauvais œil : dès qu'elles regardent une chose avec admiration, elle se détruit. C'est un effet spirituel qui ne peut-être expliqué par les lois physiques. Heureusement ces personnes sont rares. Le plus souvent ce regard admiratif est accompagné de jalousie et de méchanceté. La cible peut -être une personne, une famille, un véhicule, un magasin, une maison ou quoique ce soit la moindre chose.
Une autre variante du mauvais œ est celle faite par le groupe : les gens se mettent à parler d'une personne, de sa réussite, de sa force, de sa beauté ou de quoi que ce soit et l'énergie de la personne est cassée, on assiste alors à son déclin.
Ceci étant, il est donc de notre devoir de prévenir les populations contre ces fléaux et de leur dire que des moyens de s'en protéger existent, de se soigner dans la mesure du possible et de former des praticiens aux méthodes agréées par l'Islam conformément aux recommandations divines suivantes « Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants » S 17 V 82. « Allah a crée la maladie et le remède, alors soignez-vous et ne vous soignez pas avec une chose interdite » série des habith sahih albani)
Ceci car nous avons une époque où ces affectations : Djinns, sorcellerie et mauvais prennent de l'ampleur : les sorciers et les charlatans se multiplient tandis que les praticiens dans la voix d'Allah sont rares.
Un traitement des Djinns, Sorcellerie et mauvais œil par le coran et la médecine prophétique de BEN HALIMA ABDERAOUF & LAÏLA.
Baïkoro Bamory
Al-Azan Mai 2006
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PORTRAIT
ABOU AYYOUB AL ANSARI
"Cet illustre compagnon s'appelait Khalid Ibn Zayd Ibn Kalaib de la tribu de Bani Najjar, une tribu des Ansars. On les surnommait Abou Ayyoub Al Ansari.
Lorsque le prophète (SAW) arriva à Médine, il choisit de résider chez Abou Ayyoub. Cet fut un grand honneur pour ce dernier qui devint ainsi très connu de tous les musulmans de l'Est et de l'Ouest. Cet évènement est une des plus belles histoires qu'il est bon de rappeler."
En effet, depuis l'annonce de l'arrivée du prophète (SAW), les cœurs des Musulmans de Médine étaient débordants d'amour pour leur prophète (SAW). Ils aspiraient tous rendre un accueil chaleureux à leur illustre hôte. Ainsi ils sortaient chaque jour aux environs de la ville et scrutaient l'horizon à la recherche de la chamelle du prophète (SAW). Le prophète (SAW) pensa des jours à Quba où il construisit la première Mosquée fondée sur la piété.
A son arrivée à Médine, tous les notables de la ville l'accueillirent à l'entrée de la ville, chacun voulait prendre la bride de la chamelle et inviter le prophète (SAW) à être son hôte. "Ô Messager d'Allah ! Suppliait chaque notable. Descends chez moi car je possède des hommes, l'armement et la défense!" Mais le prophète leur répondit : «Ecartez-vous de son chemin car elle avance sous ordre».
La chamelle continua à avancer, attirant vers elle tous les regards et tous les cœurs. Quand elle arriva à un terrain vide devant la maison d'Abou Ayyoub Al Ansari, elle s'arrêta et s'accroupit. Le prophète (SAW) ne descendit pas car la chamelle se leva, fit le tour du tour du terrain et retourna à sa première place pour y baraquer à nouveau. A ce moment là, le cœur d'Abou Ayyoub s'emplit de joie. Il avança vers le prophète (SAW), lui souhaita la bienvenue et porta ses bagages chez lui comme s'il portait toutes les richesses précieuses de la terre.
Le séjour du prophète (SAW) chez Ayyoub : La maison d'Abou Ayyoub se composait d'un rez de chaussée et d'une chambre au premier qu'Ayyoub aménagea pour le Prophète. Mais ce dernier préféra s'installer au rez-de-chaussée. Abou Ayyoub accepta volontiers. A la tombée de la nuit, la peur s'empara de Abou Ayyoub et de sa femme. «Malheur à nous! Qu'avons-nous fait ? Comment avons-nous accepté que le prophète dorme au-rez-de-chaussée et nous au premier ? Comment osons-nous marcher au-dessus de l'envoyé d'Allah ? Ne serions-nous pas un obstacle entre lui et la révélation ?» Le lendemain, il s'expliqua. Le prophète (SAW) le rassura et lui signifia d'avoir choisi le rez-de-chaussée pour accueillir les nombreux visiteurs qu'il aurait à recevoir. Malgré cela, Ayyoub n'était nullement rassuré. Il faisait part chaque fois part de ses inquiétudes au prophète (SAW), à tel point que celui ci accepta d'occuper le premier étage. Le prophète (SAW) logea chez Abou Ayyoub pendant 7 mois jusqu'à ce que sa Mosquée et les appartements attenants furent construits. Abou Ayyoub devint ainsi le voisin du prophète (SAW).
Abou Ayyoub, le généreux : Le prophète (SAW) considérait la maison d'Ayyoub comme la sienne. Un jour de canicule, Abou Bak RA) et Oumar (RA) se rendirent chez le prophète (SAW) tenaillés par la faim. Le prophète (SAW) lui aussi affamé, les invita chez Abou Ayyoub. Ce dernier mettait toujours de côté un peu de nourriture pour le prophète (SAW). A ce moment là, Abou Ayyoub, était en train de jardiner dans son champ de palmiers, entendit la voix du prophète (SAW), accourut vers ses hôtes et dit : «Bienvenue au prophète et à ceux qui l'accompagnent ! Ô Messager d'Allah, d'habitude tu ne viens pas à cette heure-ci! ?» Tu as raison ! Lui répondit le prophète. Abou Ayyoub se dirigea vers un palmier et en touchant un régime de dattes plus ou moins mûres» Au prophète qui plaignait qu'il ait offert des dattes non mûres, il répondit «Ô envoyé d'Allah, j'ai voulu que vous mangiez et les dattes mûres et les dattes qui commencent à mûrir. Aussi n'égorgerais je pour vous une bête». Devant tant de générosité, le prophète (SAW) lui offrit une jeune servante qui s'occupait de sa maison et lui dit. «Prends grand soin d'elle, ô Abou Ayyoub ! Elle nous a fidèlement servi durant tout son séjour chez nous». Abou Ayyoub au lieu de garder cette jeune fille décida plutôt de lui rendre sa liberté.
Abou Ayyoub, un combattant exemplaire : Abou Ayyou passa sa vie à combattre, à tel point que depuis l'époque du prophète (SAW) jusqu'à celle de Muawiya, il ne sortit d'une bataille que pour entrer dans une autre. La dernière à laquelle il participa était celle de Constantinople. A ce moment, Abou Ayyoub avait 80 ans. Dès le déclenchement des hostilités, il tomba malade et fut contraint de garder le lit. Yazib le fils de Muawiya vint lui rendre visite un jour et lui dit : «Que pourrais-je faire pour toi ?» Passe mon bonjour aux soldats de l'Islam et dit leur que je les sollicite de bien vouloir me porter avec eux le plus loin possible dans le pays de l'ennemi et de m'enterrer sous leurs pieds près des murailles de Constantinople» Puis il mourut. Les soldats musulmans exaucèrent les vœux d'Abou Ayyoub. Ils intensifièrent leurs offensives jusqu'à ce qu'ils arrivèrent aux murailles de Constantinople sous lesquelles il creusèrent une tombe et y enterrèrent Abou Ayyoub.
Source : Histoire des compagnons du prophète V1
Agence des musulmans d'Afrique
ESPACE JEUNES
JEM 2005 :
Un beau cadeau des 3 A aux tout-petits
Le samedi 18 Mars 2005 s'est déroulée au palais de la Culture de Treichville, la 5ème Edition de la JEM (Journée de l'Enfant Musulman), organisée par les 3 A (Amicale des Anciens de l'AEEMCI). Cette année, cette activité dont le thème était : «Quelle éducation pour une culture de paix de l'Enfant Musulman» était coparrainée par Me Kouyaté Bitty et Mme Bakayoko. Elle a enregistré la présence des personnalités masculines et féminine du monde musulman et la participation de près de 3.000 enfants.
Animée par l'idole des tout-petits, Tonton Bouba qui pour l'occasion a adapté ses jeux de scène au contexte Islamique, la manifestation s'est meublée de questions-réponses sur l'Islam, de concours d'Azan (appel à la prière), du meilleur Alhaji et de la meilleure Adja. C'est autour de 13 heures que s'est achevée la manifestation avec une belle prestation de Alima, dont les chants étaient repris en cœur par l'assistance
Cette manifestation doit être maintenue pour le bien-être de nos enfants. Cependant, elle mérite d'être revue dans son contenu, afin de lui donner plus d'attraction et de tenir face à d'éventuels concurrents qui pourraient l'imiter.
LUQMAN O.
LAFIA
LE FIBROME UTERIN
C'est une tumeur bénigne développée au dépend de l'utérus. C'est la tumeur bénigne (masse) la plus fréquente chez la femme en âge de procréer.
C'est une affection favorisée par un âge aux premières règles inférieures à 12 ans, la nulliparité (l'absence d'accouchement) et l'infertilité.
La maladie est habituellement révélée par des règles plus abondantes et plus prolongées se répétant à intervalles rapprochés. Mais le plus souvent, le fibrome est muet et il est de découverte fortuite.
Le signe susmentionné doit être un motif de consultation afin que la patiente ne s'expose pas aux complications qui vont des hémorragies aux modifications structurales (nécrose aseptique, calcification ...) du Moyne en passant par les complications mécaniques (torsion, augmentation de volume, compression).
Avant l'apparition des complications, le traitement est médical tandis que la cure du fibrome compliqué est chirurgicale
BAMBA SIRIKI
Al-Azan Mai 2006
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RENCONTRE
EL HADJ DIRRASSOUBA AHMED (Président du Comité de Pilotage pour la Construction de la Mosquée du Dokui)
Après plus de 15 ans de balbutiement et de tentatives avortées, la COMUDO (Communauté Musulmane du Plateau Dokui) sous l'impulsion de son Imam El Hadj Binaté Ibourahim a décidé de débuter effectivement les travaux de construction de sa Mosquée. Al Azan est allé à la rencontre du Pdt du Comité de Pilotage EL HADJ DIRRASSOUBA AHMED. Interview.
A.A : Présentez-vous à nos lecteurs ?
M.Diarrassouba : Je suis DIARRASSOUBA, marié père de trois (03) enfants. Je suis avec Monsieur Soumahoro, président actuel de la communauté, et d'autres personnes, membre fondateur de la COMUDO (Communauté Musulmane du Dokui) en 1990. A l'époque, nous avons mené les démarches pour obtenir le site de la Mosquée actuelle grâce à la sollicitude de monsieur Bamba Vamoussa alors Ministre de la Construction. J'ai commencé mon militantisme à l'AEEMCI depuis le lycée, puis j'ai été jusqu'en 2000 Secrétaire Général de la COMUDO avant mon affectation d'Abidjan pour des raisons professionnelles. Je suis cadre à la Compagnie Ivoirienne d'Electricité (CIE).
A.A. : Qu'est-ce qui explique la création d'un comité chargé de piloter la construction de la Mosquée ?
M.D. : Pour cette question, il faudrait s'adresser à l'Imam puisque c'est lui qui est à l'origine de la création de ce comité.
A.A. : Quelle est la mission confiée à votre équipe ?
M.D. : Notre mission première est de faire en sorte que le projet aboutisse. Depuis 1990 le terrain a été obtenu. Et les fidèles attendent la construction d'une mosquée digne du Dokui, mais toute chose a son temps et nous ne pouvons rien réaliser sans le décret divin. Il y a eu un hangar qui aujourd'hui est totalement couvert. C'est le lieu de rendre hommage à l'équipe qui a réalisé cela en s'investissant physiquement et financièrement. Aujourd'hui, nous sommes à une autre phase. Tout le monde doit s'impliquer pour que le projet aboutisse. De notre côté, nous avons crée plusieurs commissions au sein du comité de pilotage avec des rôles spécifiques afin d'être efficaces.
* La Commission Technique : Elle est chargée de suivre l'élaboration des plans d'architecture et béton. C'est elle qui suit et organise les travaux sur le terrain. Elle est dirigée par le frère Gbané Tidjane, membre fondateur de la COMUDO et ingénieur des Travaux Publics, responsable à la SETAO.
* La Commission Finance : Chargé de mobiliser les ressources financières pour la construction de la Mosquée, cela en interne comme en externe. Elle est dirigée par le frère Dagnogo Bamory, cadre à la SIB.
* La Commission Communication et Marketing : Dirigée par le frère Nurdine Oyewolé, Secrétaire Générale de la Comudo, et titulaire d'un Master en Communication, cette commission est chargée d'informer la communauté sur le projet et son évolution, de prendre les contacts en internes et en externe pour les aides.
A.A. : La construction de la Mosquée a été annoncée depuis longtemps sans suite, qu'est-ce qui nous dit que cette nouvelle campagne ira jusqu'au bout ?
M.D. : Il n'y a que Dieu qui peut donner cette assurance. Nous ne pouvons que formuler le souhait de la voir aboutir. C'est pourquoi nous demandons les prières et bénédictions des sages et des doyens. L'œuvre est énorme. Que toute la communauté se mobilise. Nous ne sommes que des porte-étendards, ce n'est pas le projet du seul comité de pilotage. Le projet demande des moyens financiers. Que chacun apporte sa contribution, tout le monde étudiants, ouvriers, manoeuvre, commerçants et cela de façon régulière jusqu'à la fin du projet. De notre côté nous nous engageons à rendre compte de façon régulière et cela se verra dans l'évolution de la construction.
A.A. : A combien s'élève le budget de construction de cette Mosquée ?
M.D. : Je ne peux donner un coût exact, mais il s'élève à environ 400.000.000 de francs CFA. Pour réunir cette somme, chacun doit se sentir concerné. J'ai parlé de ceux qui peuvent aider. Certains peuvent donner de l'argent, mais d'autres peuvent apporter leurs compétences qu'ils soient maçons, menuisiers, etc ... Et chacun a quelque chose à donner en argent, en nature ou en force de travail.
A.A. : Quelles sont les ressources dont vous disposez pour réunir cette somme ?
M.D. : La première force, c'est la communauté. Ce chiffre n'est pas grand pour une communauté. Rien n'est assez grand quand on veut donner à Dieu, et cette somme est à la mesure de ce que nous voulons lui donner. J'habite depuis longtemps ce quartier, plusieurs immeubles sont sortis de terre et ils appartiennent en majorité à des musulmans. Et c'est sur ces derniers que nous comptons d'abord. Ensuite, les musulmans des autres communautés du pays, enfin les donateurs extérieurs qui peuvent nous aider. Mais, il faut le dire, nous comptons d'abord sur la communauté du Dokui. Contribuer à la construction d'une Mosquée est une œuvre éternelle dont les mérites continuent jusque dans la tombe. C'est donc l'occasion d'une saine concurrence sur le sentier de Dieu.
A.A. : Certaines communautés pour construire leurs Mosquées se rabattent sur les pays arabes. Avez-vous ausculté cette piste ?
M.D. : J'ai dit que notre première force c'est d'abord nous mêmes, c'est-à-dire la communauté du Dokui, ensuite les musulmans de Côte d'Ivoire et enfin ceux des pays arabes. Mais je ne mets pas ceux-ci au premier plan. C'est en démontrant notre engagement et nos efforts propres que nous leur montrerons notre sérieux et arriverons à les convaincre de nous aider. Pour le moment, nous n'avons aucune promesse, nous comptons sur l'aide des frères qui ont des contacts dans ce milieu afin de bénéficier de ces faveurs.
A.A. : Quelles sont les différentes étapes de la construction de la Mosquée ?
M.D. : La commission technique aurait été mieux placée pour donner cette information, mais ce que je puis dire, c'est qu'il y a une cérémonie de pose de première pierre prévue début Juin. Après cela, nous espérons commencer immédiatement les travaux pour être à un niveau avancé début Ramadan.
A.A. : A la fin des travaux, à quoi les fidèles auront-ils droit exactement ?
M.D. : Ils auront droit à un complexe. Unes vaste salle de prière : entre 800 et 1.000 places chez les hommes et 300 à 500 places chez les femmes. Il y aura aussi un sous-sol réservé aux cérémonies (conférences, mariages ...), sans oublier le logement pour l'Imam.
A.A. : Votre mot pour mettre fin à cette interview ?
M.D. : Mon mot de fin est un appel à toute la communauté. Nous disons aux fidèles que le comité de pilotage n'est que le porte-étendard de ce projet. En toute chose il faut des gens pour tirer les autres. Cela ne nous donne pas plus de droit, mais le devoir pour les motiver. Depuis longtemps les fidèles attendaient la construction de la Mosquée. C'est l'occasion pour tout le monde de participer à sa réalisation. Que chacun apporte sa contribution financière, matérielle ... Aucune aide ne sera ni trop grande ni trop petite. Que Dieu nous accorde sa bénédiction, sa paix et sa miséricorde.
Je vous remercie
Téléphone : 07.36.80.48 BAMBA INZA
Musulmans et Musulmanes du Dokui, jeunes et âgés, chômeurs et salariés, ton concours est très attendu. Participe sans calculs à la noble œuvre de construction de ta Mosquée.
Al-Azan Mai 2006Annotations de valeur
- AI Model - OCR
- Gemini 3.1 Pro
Comment citer ce document
“Al-Azan #143.” Al-Azan, mai 2006. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/45844.
Al-Azan #143. (2006, mai). Al-Azan. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/45844.
“Al-Azan #143.” Al-Azan, mai 2006. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/45844.