Numéro · Al-Azan · juin 2003 Citer
Al-Azan #107
- Type
- Périodique islamique
- Editeur
-
Al-Azan
- Date
- juin 2003
- numéro
- 107
- Résumé
- Bulletin Mensuel de l’AJMCI Plateau-Dokui
- nombre de pages
- 4
- Langue
- Français
- Source
- Nurudine Oyewolé
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-issue-0001403
- Table des matières
-
-
p. 1 [EDITO - AZAN] SAUVONS NOS ENFANTS, AIDONS LES PARENTS (Nur'dine O.)
Cet éditorial aborde la crise de l'éducation des enfants et le manque de respect envers les parents, exacerbés par l'influence des modèles occidentaux et des médias. L'auteur préconise un retour aux enseignements du Coran et de la Sunnah pour restaurer les valeurs familiales. Il encourage la communauté musulmane à investir activement dans des structures socio-éducatives adaptées. Enfin, il suggère d'utiliser les occasions de communication, comme la fête des mères, pour promouvoir les principes de l'Islam auprès des jeunes générations.
-
p. 2 [ASSALAM ALEY KOUM, OUSTAZ !] Question sur le travail dans la restauration rapide vendant du porc
Un employé musulman chez McDonald's sollicite un avis religieux sur la licéité de son emploi dans un établissement vendant du porc. La réponse rappelle fermement le caractère illicite de la consommation et de la commercialisation du porc selon les préceptes de l'Islam. Toutefois, elle apporte une nuance importante concernant la nécessité absolue de subsistance pour la famille. L'auteur conseille de poursuivre l'emploi temporairement tout en cherchant activement une alternative professionnelle plus conforme aux exigences de la foi.
-
p. 2 [ECHO DU MINARET] LA CAUSE PALESTINIENNE : Plaidoyer pour une prise de conscience (AMAO N.)
L'auteur livre un plaidoyer poignant appelant la communauté musulmane à sortir de l'indifférence face aux souffrances du peuple palestinien. Il souligne l'importance historique et spirituelle de Jérusalem, reconnue comme la troisième terre sainte de l'Islam. Le texte insiste sur le fait que la solidarité et l'assistance envers les frères dans la foi sont des devoirs impératifs pour chaque musulman. Ce message vise à raviver la conscience collective sur la situation critique en Palestine.
-
p. 3 [GROS PLAN, SUR...] LES FUNERAILLES D'UNE REINE-MERE MUSULMANE EN PAYS AGNI. (Koffi Abdoulaye)
Cet article relate le déroulement des obsèques de la Reine-mère du Djuablin, Hadja Nanan Ama N'guessan Fatouman, décédée le 20 janvier. Le récit décrit l'annonce officielle du décès selon les coutumes ancestrales du pays Agni. Les funérailles ont été marquées par une harmonieuse fusion entre les traditions locales et les rites islamiques. L'hommage a été ponctué par la lecture du Coran et s'est conclu par l'inhumation à la grande Mosquée.
-
p. 4 [CONFIDENCES] Interview du Dr Koné Sayon, médecin résident du centre médical Khadidja (CMK) (Fadiga Issa)
Cet article présente une interview avec le Dr Koné Sayon, responsable du deuxième centre médical Khadidja (CMK) au Plateau-Dokui. Le médecin dresse un bilan positif après six mois d'ouverture de cet établissement sanitaire communautaire. Le centre propose diverses consultations médicales accessibles à la population locale. L'objectif principal est d'offrir des soins de qualité tout en respectant les recommandations de la Sunnah et du Coran dans la pratique médicale.
-
p. 4 [REPORTAGE] La fête du Mawlid 1424
Ce reportage relate la célébration de la fête du Mawlid 1424 au Dokui, qui a eu lieu le mardi 12 mai 2003. Cette édition particulière a été spécialement dédiée aux enfants de la communauté. Près de 300 enfants, vêtus de vert et de blanc, ont activement participé aux festivités. Le programme comprenait des récitations du Coran, des dialogues en arabe et des invocations, marquant ainsi une célébration spirituelle et éducative.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- Gemini 3.5 Flash
-
- contenu
-
AL AZAN
Bulletin Mensuel de l'AJMCI - Plateau-Dokui
Paraissant depuis le 10 Juin 1994
RABIL-ISNANI 1424 H (JUIN 2003 )
N° 107
Prix : 50 Frs
EDITO - AZAN
SAUVONS NOS ENFANTS, AIDONS LES PARENTS
Face à la reforme sociale en France se dresse une opposition des fonctionnaires français. Ce front du refus est surtout ressenti dans le domaine de l'éducation. Car d'une part, la décentralisation de l'éducation Nationale en France s'apparente beaucoup à sa privatisation, mais surtout les enseignants français ne semblent pas prêts à une rallonge de leur vie professionnelle face à des élèves de plus en plus violents, impolis et sans égard pour leurs aînés et enseignants.
Qu'aurait-on voulu, quand on soutient qu'on ne doit pas sanctionner un enfant, qu'il ne faut pas le battre lorsque cela s'impose, mais plutôt qu'il faut chercher à le comprendre à souder ses désirs et sentiments. Certes, nous ne remettons pas en cause le travail titanesque abattu par nos éminents psychologues et sociologues. Mais l'adage populaire africain ne dit il pas que <<si vous élevez votre enfant au rang de command, un jour arrivera inéluctablement où il viendra vous réclamez l'impôt, vous son père, vous sa mère » ?Lire le texte intégral — 3 146 mots restants Réduire le texte intégral
Ce phénomène est malheureusement en train de gagner du terrain chez nous, dangereusement d'ailleurs, parce qu'au lieu de chercher notre voie en tant qu'africain et musulman, nous avons fait du suivisme. Les dégâts sont là aujourd'hui et on ne sait pas encore quel bout les prendre pour y apporter les solutions adéquates.
Au delà de ce cliché, nous voulons poser la problématique du respect et de l'obéissance des parents par les enfants. Beaucoup d'entre les musulmans, au lieu de suivre le sillon tracé par la Sunnah et le Coran ont préféré plutôt imiter le mirage que nous propose l'occident à travers les séries télévisées que nous a bombardées pendant des décennies la télévision. Aujourd'hui beaucoup de Papitou, de Papou, de Mimi, de Fifi sont devenus des troubles-sommeil pour les parents, car devenus très irrévérencieux envers ceux-ci, baignant dans la toxicomanie et incapables d'être utiles à eux-mêmes à fortiori à leurs parents et plus loin à la communauté.
Que faire ?
Nous n'avons de cesse de le répéter que la Sunna, et le Coran nous instruisent sur la démarche à suivre dans l'éducation de nos enfants. Mais dans un monde comme le notre où les parents sont très souvent absents, c'est aux structures socio-éducatives que va revenir la fonction d'éduquer les enfants. C'est pour cela que nous nous efforçons de sensibiliser à la nécessité pour notre communauté d'asseoir les bases de ces établissements socio-éducatifs. Quand on sait la lenteur qui caractérise notre Umma dans l'initiative de ce type d'actions, il est souhaitable d'envisager d'autres actions pour l'heure.
C'est pourquoi, cela pourrait surprendre plus d'un, la « fête des mères » est selon nous une occasion de communication extraordinaire pour notre communauté. Il faut profiter de cet instant où l'opinion publique semble préoccupée d'avoir des égards pour les parents, pour lancer une offensive d'éducation et de sensibilisation des jeunes. J'ai personnellement été marqué par le geste de politesse et d'humilité de la journaliste Habiba Dembélé lors de la cérémonie organisée par la direction de la RTI au palais de la culture à cette occasion. Elle s'est abaissée devant sa mère pour lui remettre son cadeau. C'est un geste fort symbolique qui montre aux enfants une autre façon de remettre un présent à ses parents.
Nous musulmans devant saisir toutes les occasions de communication de masse pour présenter l'image réelle de notre religion et lancer le message de l'islam.
L'heure est à la guerre de communication, il nous faut s'y préparer et la gagner. Car le message islamique quand il est bien dit, est un message séduisant. Alors, c'est à nous de sortir de notre timidité et de prendre l'initiative.
Qu'Allah nous aide.
(Amin)
Maa Salma
Nur'dine O.
--- Page 2 ---
ASSALAM ALEY KOUM, OUSTAZ !
QUESTION
Je suis un musulman employé par l'entreprise de restauration rapide Mac Donald's. En réalité, l'établissement vend de la viande de Porc. Or, comme vous le savez, il n'est pas facile de trouver un autre emploi pour subsister, compte tenu du fait que j'ai une épouse sur le point d'accoucher et que je suis seul à travailler pour la prendre en charge... Dois-je abandonner cet emploi et en chercher un autre ?
RÉPONSE
Allah a interdit, dans des textes clairs et sans appel, dans son Live, la consommation de la viande de porc. Quant à la commercialisation de celle-ci, il a été prouvé que la Sunna l'a déclarée illicite.
Jâbir Ibn Abd Allah ( RA) rapporte qu'il a entendu l'Envoyé de Dieu ( SAW) dire au cours de l'année de la conquête, alors qu'il se trouvait à la Mecque, « Dieu et son Envoyé déclarent illicite la commercialisation du vin, de (la chair de) la bête morte, du porc et des statut » (hadith rapporte par Muslim et Bûkhâri) Il faut donc chercher une autre source de revenu, et si cela ne nuit pas, il convient de demander aux employeurs à être dispensé de la vente de la viande de porc.
Si cela s'avère difficile, il n'y a pas de mal à poursuivre dans l'emploi actuel si on n'a pas d'autre revenus pour garantir sa subsistance, tout en déployant des efforts pour obtenir un autre emploi, exempt de l'illicite.
Extrait de
« Recueil de Factures »
Edition Tauhid.
ECHO DU MINARET
LA CAUSE PALESTINIENNE :
Plaidoyer pour une prise de conscience
Que n'a-t-on pas écrit ou dit au sujet du conflit Israélo-palestinienne ? Que n'a-t-on pas entendu dire sur cette situation chaotique qui perdure. Voilà au moins un demi siècles que deux peuples sont en conflit pour une question de terre. Mais surtout Voilà au moins cinquante ans qu'un peuple innocent est privé de territoire. Mais qu'importe ! Cela a tellement duré qu'il ne représente plus rien aux yeux de personne. Le temps écoulé nous a-t-il rendu tant insensible. Cette situation que vivent ces populations palestiniennes nous est insignifiante ?
Chers frères et sœurs, l'histoire, elle est aussi simple. C'est l'histoire d'un peuple musulman, innocent, qu'on a dépossédé de ses terres pour les donner à d'autres. Depuis, ce peuple ne cesse de souffrir dans son âme et dans sa chair. Ces populations palestiniennes se sont nos frères dans la foi. Ce sont nos frères et sœurs en Dieu . Et pour cela nous avons les devoirs envers eux, ils ont un droit sur nous. Le minimum est d'être solidaire de leur cause. Combien sommes-nous qui réagissent devant les images choquante de populations palestiniennes tuées ? Combien sommes-nous qui dénoncions cette injustice apparente ? Combien sommes-nous qui restions préoccupés devant des villages, des maisons, des champs détruits ? Non ! La fraternité et la conscience que tous les musulmans de la terre forment une seule communauté doivent-elles passives ?
En vérité face à ces atrocités quotidiennes, chacun chaque musulman, chez lui devrait ressentir toute la douleur que ressent ces frères, ces serviteurs de Dieu. La cause des palestinnienes est notre cause à tous . Elle nous concerne de très près. Elle doit être liée à l'intimité de chaque musulman. Chaque maison détruite dans ces territoires palestinien doit être preçue comme la nôtre. Chaque enfant tué sur le champ de resistance doit être perçu comme le nôtre et chaque homme ou chaque femme abattus doit être ressenti dans notre fort interrieur. Ce sont nos frères et soeurs dans la foi. Cessons d'être indifférents. Ayons conscience que ces frères martyrisés, on aurait pu être à leur place. Les populations palestiniennes qui luttent et qui tombent sous les balles défendent notre terre à tous ; Jérusalem est la troisième terre sainte de l'islam. Elle appartient à cbaque musulman, comme la Mecque et Médine. La défense de Jérusalem est une cause noble. A défaut de les joindre dans la lutte, il faut en être solidaire ; alors arrêtons d'être indifférents. Chaque homme ou femme innocent tués sur cette terre doit susciter notre indignation à plus forte raison quand ce sont des musulmans comme nous. Des frères tout simplement nous leur devons dans cette situation , assistance et secours. Et commence d'abord pour nous débarrasser de notre attitude d'indifférence. Encore une fois, soyons solidaire de leur cause, de notre cause. AMAO N.
INVOCATION DU MOIS
Invocation lors de la rencontre avec l'ennemi ou quand on a peur d'une autorité
Allahouma inna nadj alouka fi nouhourihim wa na ouzou bika mine chourou rihim.
(Seigneur nous te plaçons en face d'eux et nous nous réfugions auprès de toi contre leur mal)
LE HADITH A MEDITER
Evitez de vous asseoir sur les voies publiques. On répondit(au Prophète). Mais nous ne pouvons pas faire autrement, car elles sont nos places pour nos réunions, et pour causer. Dans ce cas, si vous ne trouvez pas d'autres endroits, observez bien les exigences de ces voies publiques. Et quelles sont ces exigences ? Le prophète répliqua : Baisser les yeux, ne nuire à personne, rendre le salut, ordonner de faire du bien, et défendre de commettre des actes répréhensibles. (rapporté par AlBokhari)
--- Page 3 ---
GROS PLAN SUR...
LES FUNERAILLES D'UNE REINE-MERE MUSULMANE EN PAYS AGNI.
Décédée le 20 janvier dernier dans sa 92ème année, la Reine-mère du Djuablin, Hadja Nanan Ama N'guessan Fatouman a été inhumée le vendredi 11 avril dernier. Al Azan relate pour vous les derniers jours des obsèques.
Depuis que, par des indiscrétions, le peuple Agni-Djuablin a appris la disparition de sa Reine-mère, toute la population, remuée jusqu'au plus profond de son être, retient ses sanglots. La raison est que l'annonce officielle du décès n'a pas encore été faite selon la coutume royale. Gare au malheureux-ignorant qui, donnant les nouvelles de sa présence au village, se risquerait à parler de décès de la Reine-mère ! Il se verrait énergiquement conspué ! Quelques caciques pourraient même lui infliger une amende allant jusqu'à l'achat d'un mouton. On ne badine pas avec la tradition ancestrale. Il faut plutôt, conformément à l'usage, dire ceci : « Nous avons appris que Nanan a mal à la dent (ou encore Nanan a mal au pied) et nous accourons à son chevet afin de lui apporter notre soutien et notre réconfort. » Voilà !
Les funérailles se sont déroulées en deux parties : une à la manière traditionnelle avec des danses et autres libations, et une consacrée à la lecture de Coran, avec des « Bayt » très enlevés et d'une rare intensité. Cela a duré jusqu'à l'annonce du décès de Nanan Hadja Ama N'guessan. Vient le jour de l'annonce officielle. Tôt le matin, les notables, parents et toute la population prennent d'assaut les deux cours royales, au quartier Agnikro. D'une manière générale, les hommes se rendent au domicile du Roi du Djuablin (fils de la défunte) tandis que les femmes convergent vers les appartements de la regrettée où le corps est exposé sur un lit richement orné. Des jeunes filles montent la garde avec des chasses-mouches dorés. De l'autre côté de la cour, la lecture du Coran se poursuit.
L'attente est longue et pleine d'émotion. Tout à coup, vers 13 heures, des clameurs se font entendre. Les personnes chargées de l'annonce font leur apparition dans un tohu-bohu indescriptible. Le groupe se compose d'hommes et des femmes, à l'allure de fantassins, le visage maculé de noir, un bandeau rouge vif sur la tête ou sur le bras, les vêtements cousus en sacs de jute, volontairement taillés en haillons (signe de deuil et de tristesse). Précédés de leur porte-parole, un chef de village du Royaume, désigné par le conseil des sages), ils se dirigeront tour à tour chez le roi et la reine-mère vénérée.
Chez les hommes, la nouvelle suscite quelques murmures et quelques reniflements, pas plus. Du côté des femmes, la réaction est tout autre. Lorsque le porte-parole lâche la phrase funeste : « Nanan a vowou hooh ! » (la Reine est décédée), l'effet fut immédiat. Hystérie, pleurs, lamentations, jérémiades, tout y passe. Le spectacle est hallucinant. On a du mal à croire que certaines parmi elles, il y a quelques minutes, devisaient, tranquillement, doucement en respectant-bien sûr le deuil. Ces pleurs durent de longues minutes. Puis c'est le calme. Nos envoyés ont disparu. On ne reverra plus jusqu'à la fin des funérailles. Entre temps, l'annonce de la nouvelle et ce qui s'en est suivi a mis fin à la lecture du Coran. Celle-ci reprendra, plus tard, dans la soirée.
Le lendemain, jour de l'enterrement, l'atmosphère est lourde, les visages sont tristes. On reconnait les enfants par leurs tenues noires tandis que les petits-enfants, dont l'auteur de cet article, se distinguent par leurs vêtements blancs.
L'inhumation aura lieu dans la cour de la grande Mosquée d'Agnibilékrou, aux côtés de son frères, l'ex roi du Djuablin, Kouao-Bilé Abdoulaye, bâtisseur de ladite Mosquée, décédé en 1982. L'heure est fixée après la prière de Asr. IL faut signaler qu'initialement, la mise en terre était prévue pour... 23heures, pour respecter le secret de l'enterrement des rois. Finalement, ici, le côté islamique a pris le dessus sur la volonté des défenseurs de la coutume. Faut-il le rappeler ? Nanan Ama-N'guessan, à l'instar de son frère Kouao-Bilé, oncle de l'actuel détenteur du trône, Agnini-Bilé II (qui, lui est chrétien), et de la majorité des habitants du Djuablin, Nanan Ama, disions-nous, était une musulmane pratiquante. Elle a fait son pèlerinage à la Mecque.
La prière d'Asr terminée, au moment où le cortège funèbre quitte Agnikro pour Dioulakro, lieu de l'inhumation, des signes d'un violent orage s'annoncent. En l'espace de quelques minutes, une pluie diluvienne s'abat sur la ville. C'est donc sous cet orage que, les corps trempés, mais les cœurs serrés et meurtris par la douleur de l'ultime séparation, que l'immense foule arrive à la Grande Mosquée. Sur place, alors que la pluie observe un reprit, le corps est enseveli, dans le recueillement, après la prière mortuaire dirigée par l'Imam.
Sur le chemin de retour, la foule compacte ne cessait de commenter cette forte pluie. Les uns estimaient que c'est une bénédiction de Dieu qui agrée auprès de lui un de ses fidèles serviteurs. Pour les autres, elle est le fait des ancêtres qui se lamentent et manifestent bruyamment leur douleur.
En attendant une autre Reine-mère, une famille a été désignée pour assurer l'intérim auprès de Nanan Agnini-Bilé II.
Il est à noter que plusieurs délégations, au plus haut sommet de l'Etat, ont effectué le déplacement pour assister aux obsèques.
Koffi Abdoulaye
Centre Médical Khadidja (CMK)
du Dokui Ouvert 24/24
Consultations : Médecine gle, Pédiatrie, Gynécologie, ophtamologie, Chirurgie...
Position géographique : à l'emplacement de la "clinique l'Amitié", à 50 m après l'entrée du Dokui par l'arrêt de bus
Tarif étudié
HETEC
Route Zoo
Arrêt Bus abobo
CMKD
--- Page 4 ---
**CONFIDENCES**
Depuis plus de 6 mois, le plateau-Dokui abrite le 2e centre médical Khadidja (MCK) après celui de Williamsville qui fonctionne depuis plus de 2 ans. Ces centres hospitaliers sont à l'initiative des frères et sœurs médecins musulmans, décidés à apporter leur condition à l'instance médicale de la communauté musulmane conformément à la vision islamique de ce métier. Pour en savoir plus sur ces 6 mois de parcours, Al Azan est allé à la rencontre du responsable de ce centre Dr Koné Sayon médecin résident.
AL AZAN : Pouvez-vous présenter votre structure sanitaire ?
Dr KONÉ SAYON : Waleykoum Salam. Le centre médical Khadidja (CMK) du Dokui est un établissement sanitaire a pour vocation de recevoir des patients pour des raisons diverses. Nous existons depuis Octobre 2002, date de l'ouverture, mais c'est seulement depuis Janvier 2003 que nous sommes réellement opérationnel. Comme service, nous offrons des consultations de médecine générale, de pédiatrie, de gynécologie, de chirurgie, d'ophtamologie et autres spécialités médicales. Nous avons également une pharmacie qui offre des médicaments de premiers nécessité. Le CMK est sous la direction de votre serviteur (médecin résident), assisté par des médecins vacataires.
AL AZAN : De qui vient cette initiative ?
Dr KONÉ SAYON : l'initiative vient d'un groupe de médecins dynamiques regroupés au sein d'une ONG sanitaire dénommée SOLIDAMI (Solidarité Médicale Internationale). Mais ce centre a vu le jour grâce à la générosité du Dr Fofana fondateur de la "Clinique l'Amitié" qui nous a cédé gracieusement une partie de ses locaux.
AL AZAN : Quels sont les objectifs poursuivis par votre centre ?
Dr KONÉ : Nous avons pour objectif principal de porter assistance à la communauté musulmane dans son ensemble en lui offrant des soins de qualité et à moindre coût. A long terme, nous en envisageons de créer un grand centre hospitalier où la prestation que nous offrons sera conforme aux recommandations de la Sunnah et du coran, sans distinction de race, de sexe, de nationalité, d'ethnie et de religion.
AL AZAN : Après 6 mois d'ouverture, quel bilan partiel pouvez-vous dresser ?
Dr KONÉ : c'est un bilan globalement satisfaisant dans la mesure où le CMK existe et est fonctionnel. Cependant nous n'avons pas encore atteint un taux de fréquentation qui nous permet d'être autonome. Il faut savoir que nous ne recevons aucune aide extérieure. Nous sommes encore à la phase du bénévolat grâce à la détermination militante qui habite les membres de l'ONG SALIDAMI et la générosité du Dr Fofana qui ne nous réclame pas de loyer.
AL AZAN : Quel appel lancez-vous donc à la communauté musulmane du Dokui en particulier et la nation en général ?
Dr KONE : C'est vrai que, pour l'instant ; les musulmans du Dokui n'ont pas encore adhéré à cette initiative communautaire. Mais nous pensons qu'avec la sensibilisation, les choses pourront s'améliorer. Il faut souligner que chaque musulman a quelque niveau doit pouvoir contribuer à l'épanouissement de la Communauté. C'est ce que nous essayons de faire à notre niveau, en tant que médecin, nous invitons les frères et sœurs à fréquenter ce centre qui est le leur, pour tout problème de santé survenant dans leur famille respectives :
AL AZAN : Un dernier mot ?
Dr KONÉ : d'abord un remerciement sincère au Dr Fofana par la générosité de qui ce centre a vu le jour. Qu'Allah l'en retribue. Ensuite, une invitation aux frères et sœurs du Dokui et d'Abidjan à venir sans hésitation nous voir pour leur problèmes de santé et ceux de leurs frères, sœurs, parents et amis. Nous sommes à leur service. Nous sommes aussi ouverts à leur critique et suggestions pour améliorer notre service. Nous lançons un appel à la COMUDO à l'AJMCI - Dokui, afin de continuer la sensibilisation auprès de leurs membres. Qu'Allah nous guide sur le droit chemin. (Amin)
Propos recueillis par Fadiga Issa.
**LA UMMA AU QUOTIDIEN**
**REPORTAGE**
La fête du Mawlid 1424 a été fêté avec faste au Dokui le mardi 12 Mai 2003. Comme chaque année, cette année a été dédiée aux enfants. Elle a vu la participation de près de 300 enfants tous en uniformes vert et blanc. Cette belle cérémonie pleine d'émotions a vu les enfants réciter le coran, faire des dialogues en arabes, traduire des versets coraniques, réciter des invocations... Il est important de souligner le travail remarquable abattu par les frères Souleymane et Zil-kiff entre les prières de Magrib et Isha et tous les matins de 8 h 30 à 11 h avec les tous petits. Le bureau de la COMUDO a pour l'occasion cassé sa tire lire pour récompenser tous ces enfants. Qu'Allah guide ces enfants sur le chemin des vertueux afin qu'ils soient les porte étendards valeureux de l'Islam dans le futur (Amin).
**DÉCÈS**
Le frère Fofana Aboubacar, précédemment un des adjoints à l'Imam Binaté Ibrahim a perdu son épouse le vendredi 23 Mais 2003 à Anyama. Les cérémonies du 7e jour ont eu lieu le dimanche 1er juin 2003 à Anyama avec la participation d'une délégation du Plateau-Dokui.
El Hadj Sylla Ladji connu sous l'appellation "colonel Sylla" a perdu sa fille. L'enterrement a eu lieu le Mardi 03 Juin 2003. Une lecture de Coran tenant lieu de 7e jour a eu lieu le dimanche 08 Juin 2003 chez le père au Plateau-Dokui.
Qu'Allah pardonne à tous ces defunts et à ceux qui les ont dévancés (Amin).Annotations de valeur
- AI Model - OCR
- Gemini 3.1 Pro
Comment citer ce document
“Al-Azan #107.” Al-Azan, juin 2003. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/45833.
Al-Azan #107. (2003, juin). Al-Azan. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/45833.
“Al-Azan #107.” Al-Azan, juin 2003. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/45833.